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06/12/2010

Les erreurs de BAKAYOKO et YAO

Encore une fois, je note ici, mon avis sur les evenements des elections presidentielles censees sortir la Cote d'Ivoire de la crise politico-militaire de septembre 2002, qui au contraire l'enfonce dangereusement vers le chaos. Je note des erreurs car a mon humble avis, les acteurs politiques et leurs mandataires des institutions constitustionnelles n'ont pas voulu jouer franc jeux et voila le resultat. C'est pourquoi je parle de ce que je considere comme des erreurs afin que cela nous serve un jour de lecons.


Les erreurs de BAKAYOKO
Le probleme, ce n'est pas le fait qu'il ait publie les resultats provisoires, mais c'est le lieu qu'il a choisi pour proclamer les resultats provisoires qui l'a discredite (l'Hotel du Golf, le fief du RDR et la rebellion de Soro). C'est vrai nous avons tous vu le malaise a la CEI et l'incapacite de celle-ci a trouver un consensus.

1) Justement en matiere de democratie, on ne cherche pas le consensus mais la mojorite, non au mepris de la minorite mais au respect de ses droits.

2) C'est vrai qu'il etait impossible pour le president Bakayoko de publier les resultats provisoires a la CEI, mais pourquoi ne pas avoir choisi d'aller chez le representant du facilitateur ou dans les locaux de l'ONUCI pour publier les resultats et de rester neutre au lieu de choisir le camp de son parti politique.


Les erreurs de YAO

Le president du Conseil Constitutionnel pour moi avait deux options:

1) Invalider tout le scrutin presidentiel et ramener la pression sur la CEI et le gouvernement de Soro en les enjoignant d'organiser des elections propres, transparentes, sans violences et de permettre a tous les ivoiriens ou qu'ils soient de participer au scrutin surtout les ivoiriens de France, qui n'ont participe ni au 1er tour, ni au second tour. Et non d'invalider certains departements seulements.

2) D'auditionner le president de la CEI et le certificateur de l'ONU pour les confondre si les preuves de fraude qu'il detient sont recevables et irrefutables et de nature a mettre en doute la sincerite des resultats provisoires. Cela aurait evite au certificateur de prendre position mais de suivre la loi. Etant donne qu'il n'a pas ete associe a la deliberation, il ne pouvait que prendre position.

C'est vrai que nous sommes un Etat Souverain, mais n'oublions pas que c'est nous qui les avons invites pour nous aider (certificateur et facilitateur). Ils ont donc leur point de vue a donner. Si nous ne voulons pas que les gens parlent dans notre affaire, ne les invitons pas pour venir regler nos differents.

La lecon que je tire de tout ceci, c'est que les hommes politiques et les presidents des institutions aiment plus et accordent plus d'importance a leurs partis ou groupements politiques qu'au pays, qu'a la nation. Sinon comment expliquer ce qui arrive a mon pays la Cote d'Ivoire.

"Ce n'est qu'un point de vue"

13:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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