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05/01/2011

Crise post-electorale en Cote d'Ivoire: Chérif Ousmane, le bras armé d'Alassane Ouattara

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Commandant de la zone clé de Bouaké, Chérif Ousmane passe pour l’un des chefs de guerre les plus compétents de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles. Ce militaire de carrière a mis ses troupes au service d’Alassane Ouattara, « le président élu par la communaute internationale»

Source: http://www.la-croix.com/Cherif-Ousmane--le-bras-arme-d-Alassane-Ouattara/article/2449064/55351


Alerte maximale à Bouaké. Dans la grande ville au nord de la Côte d’Ivoire, les anciens rebelles des Forces nouvelles surveillaient jeudi 16 décembre heure par heure l’évolution de la situation à l’intérieur d’Abidjan. C’est là que se concentre le gros des troupes armées fidèles à Alassane Ouattara, le candidat dont ils ont reconnu la victoire au lendemain du second tour de l’élection présidentielle.

Aux dernières nouvelles, non confirmées, la ville abriterait aussi leur état-major, composé du général Soumaïla Bakayoko, de son adjoint Issiaka Wattara et surtout du commandant Chérif Ousmane.

Ce dernier passe aux yeux des observateurs étrangers pour l’un des chefs de guerre les plus compétents des anciens rebelles. Surnommé le « papa Guépard », apprécié des hommes de troupe, fidèle au premier ministre Guillaume Soro, le commandant dirige l’unité d’élite des Guépards qui contrôle la ville de Bouaké.

Ses hommes, évalués à près d’un millier sur les 4 000 soldats des Forces nouvelles, disposent surtout d’équipements légers propices à la guérilla : automitrailleuses, lance-roquettes et armes de défense aérienne.

Membre influent de la rébellion
Le parcours de Chérif Ousmane résume à lui seul les origines de la rébellion qui a tenté vainement de prendre le pouvoir en 2002 puis s’est retranchée dans la moitié nord du pays. Entré dans l’armée en 1989, il a participé au coup d’État du général Robert Gueï en 1999.

À la suite d’une brouille, il est arrêté et torturé sur ordre de son ancien allié. L’arrivée au pouvoir de Laurent Gbagbo en octobre 2000 ne met pas fin à ses déboires. Le nouveau régime le libère, le met sur la touche, puis l’accuse d’être mêlé à une tentative de putsch, ce qui l’oblige à fuir à l’étranger début 2001.

Symbole d’une génération d’officiers originaires du Nord qui s’est senti rejeté par le pouvoir, Chérif Ousmane décide de prendre sa revanche en septembre 2002. Il devient l’un des membres les plus influents de la rébellion, laquelle s’empare en quelques jours de la moitié du pays.

A la disposition d’Alassane Ouattara
Ses fidèles soulignent son courage et ses talents tactiques. Ses détracteurs parlent d’homme des basses œuvres. Ils l’accusent notamment d’avoir dirigé des massacres dans l’ouest du pays en 2003, lors de la reprise en main de la zone occupée par des mercenaires libériens.

Pour beaucoup, Chérif Ousmane demeure l’un des hommes les moins corrompus de la rébellion. En janvier dernier, il avait publiquement déploré les abus des soldats du Nord qui vivent du racket des populations civiles.

Ces derniers mois, il s’était aussi lancé dans l’instruction de plusieurs unités des Forces nouvelles en vue des élections. Depuis le second tour, il s’est mis à la disposition d’Alassane Ouattara. Non sans préciser que lui et ses hommes ne « resteraient pas éternellement les bras croisés ».

Olivier TALLES

Ou sont passes le chef d'etat major des FAFN Soumaila Bakayoko et son adjoint Wattao, pour que l'on ne parle que de Cherif Ousmane??????

23:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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