topblog Ivoire blogs

14/02/2011

Supervision des elections en Afrique par la Communaute Internationale: Cote d'Ivoire vs Centrafrique

bozize.jpg
Présidentielle centrafricaine : Bozizé au forceps du 12/02/2011 à 17h:13 Par Marianne Meunier sur le site de jeuneafrique.

Le chef de l’État sortant, François Bozizé, est réélu dès le premier tour, selon les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle. Le recours en annulation déposé par trois de ses adversaires est rejeté. Mais certains semblent prêts à composer avec lui. Le vainqueur va-t-il leur tendre la main ?

Que s'est-il vraiment passe dans les zones controlees par les rebelles lors des elections presidentielles ivoiriennes pour que la communaute internationale refuse d'envoyer des observateurs en Centrafrique? Nous esperons un jour le savoir. Car c'est quand meme curieux qu'une election financee a 45% par l'UE, ne soit pas supervisee par des observateurs de cette organisation.

Alors qu'en Cote d'Ivoire, la communaute internationale n'a participe qu'a hauteur de 7%. C'est vrai que c'est l'election la plus chere au monde, plus de 100 milliards de francs cfa, mais est ce que cela donne le droit a l'UE de faire ce qu'elle fait en Cote d'Ivoire. Elle sanctionne tout un peuple pour un probleme d'election dans un pays et dans l'autre, elle dit c'est une election sans importance.

Nous pensons que les arguments de la communaute internationale de ne pas observer les elections en Republique Centrafricaine ne sont que diversions, qu'en realite, les mauvaises experiences des sevices subis par les experts electoraux de l'UE, dans les zones rebelles en Cote d'Ivoire, a servi de lecons a plus d'un et que donc ces derniers ont categoriquement refuse de vivre ces mauvaises experiences de la barbaries des terroristes ivoiriens (rebelles et pro-ouattara) en Centrafrique qui sort aussi de crise militaro-politique.

Lisez le sujet de jeuneafrique suivant et vous aurez votre opinion. Bonne lecture.


Pendant que certaines scènes africaines captivent le monde – la Côte d’Ivoire, la Tunisie, l’Égypte –, d’autres sont sans spectateurs. Figurant au palmarès de la pauvreté, secouée par des rébellions sporadiques depuis 2005, la Centrafrique appartient à la seconde catégorie. La joute électorale qui s’y est déroulée depuis le 23 janvier s'est tenue à huis clos. C’est que le vent de la révolution ne souffle pas sur le pays. François Bozizé, le président sortant, l’a emporté dès le premier tour avec 66,08 % des voix, a annoncé la Commission électorale indépendante (CEI), le 1er février. Son adversaire au second tour de la présidentielle de 2005, Martin Ziguélé, ne recueillait cette fois qu’un maigre 6,46 %. Entre les deux, l’ancien chef de l’État Ange-Félix Patassé, renversé par Bozizé en mars 2003, obtenait 20,1 % des suffrages. Émile Gros-Raymond Nakombo et Jean-Jacques Demafouth s’en tiraient avec respectivement 4,64 % et 2,72 % des voix. Le taux de participation s’élèvait à 54,01 % (soit 986 030 électeurs).

La Cour constitutionnelle a annoncé le 12 février les résultats définitifs en enregistrant des données de bureaux de vote écartées par la CEI, ce qui modifie à peine les scores : Bozizé recueille 64,37 %, Ziguelé 6,80 %, Patassé 21,41 %, Nakombo 4,61 %, Demafouth 2,79 %. L'opposition avait rejeté par avance les résultats et dénoncé de nombreuses « irrégularités ». Elle avait notamment affirmé que 1 262 des 4 618 bureaux de vote du pays n'avaient pas été comptabilisés, soit une occultation de 25 % des votants. Mais les recours en annulation du scrutin déposés par Ziguelé, Patassé et Nakombo ont été rejetés par la Cour constitutionnelle, après que trois membres de la CEI ont été arrêtés.

L'élection a été largement négligée par les observateurs internationaux. Seule l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) aura dépêché une équipe importante le jour J : trente personnes, qui ont toutefois renoncé à se rendre dans la moitié est du pays, jugée insuffisamment peuplée et trop dangereuse. Pour des raisons de sécurité également, l’Union européenne, qui a financé le scrutin à hauteur de 45 % et déploie souvent des missions pour les élections, s’est contentée de deux experts. « Il y a beaucoup de zones où nous n’aurions pu accéder, explique une source à Bruxelles, et nous n’aurions donc pas pu observer un échantillon suffisamment représentatif de bureaux de vote. » Mais la véritable explication, les diplomates occidentaux, empreints de commisération, finissent par l’avouer : la Centrafrique et ses 4 millions d’habitants n’est pas une priorité pour leurs pays.

Source:http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2613p012-013.xml0/

Les commentaires sont fermés.