topblog Ivoire blogs

01/05/2011

COTE D'IVOIRE : Quand Maitre AHOUSSOU Jeannot, ministre d'etat, garde des sceaux du regime Tyrannique RHDP, nous ramene dans "les annees sombres de la Cote d'Ivoire"

Me Ahoussou.jpg
Maitre Ahoussou Jeannot, ministre d'etat, garde des sceaux du regime TYRANNIQUE RHDP, pour justifier l'arrestation du Chef de l'etat Laurent Gbagbo, de son epouse, de ses enfants, des membres de sa famille et de son entourage, nous ramene dans "les annees sombres de la Cote d'Ivoire" en invoquant la loi de 1963 qui a fait tant de torts au peuple de Cote d'Ivoire. Il ne prend meme pas la peine de situer cette loi dans son contexte afin de montrer si elle peut s'adapter en 2011.
La question que je me pose est la suivante: Me Ahoussou Jeannot et le clan RHDP veulent-ils vraiment la paix pour ce pays? Sinon comment comprendre que l'on aille chercher "les faux complots d'Houphouet de 1963" qui ont fait tant de torts aux ivoiriens pour justifier des arrestations d'un conflit post-electoral en 2011! Meme si l'on se dit houphouetiste, tout le monde sait que Houphouet n'est pas un saint pour que l'on vienne nous servir ses derives de 1963 en 2011. Si Me Ahoussou Jeannot n'a pas d'arguments juridiques pour justifier la forfaiture du regime tyrannique RHDP, qu'il se taise de peur de reveiller de vieux demons.

Qu'est ce qui s'est passe en 1963 qui a engendre la loi de 1963?

# Janvier et août 1963: Des mesures d'épuration sont prises à la suite de deux présumés complots contre le pouvoir. La prison spéciale d'Assabou est créée à Yamoussoukro, le village natal d'Houphouët-Boigny, pour accueillir les "comploteurs". Elle fera le plein jusqu'en 1967, et ne sera détruite qu'en 1969.
Au congrès du PDCI, en 1963, le jeune Konan Bédié est présenté comme un modèle à l'opposé des militants et autres intellectuels du JRDA-CI qui remplissent la prison d'Assabou.
Début janvier 1963, l'Assemblée vote une loi portant création d 'une cour de sûreté de l'Etat.
Trois ministres (Joachim Bony, Charles Donwahi et Amadou Koné, le fondateur des JRDA-CI) sont relevés de leurs fonctions. Ils rejoindront quelques jours plus tard, plus de cent personnes dont cinq députés, à la prison de Yamoussoukro. Le "modèle" ivoirien" prend forme.
Philippe Yacé, secrétaire général du PDCI et président de l'Assemblée nationale se déchaîne contre les "fauteurs de troubles" (On comprend mieux son amertume et sa fronde anti-Bédié, lorsque le "vieux" ne lui a pas transmis le pouvoir, avant sa mort.).
Houphouët-Boigny rappelle Jean-Baptiste Mockey pour le nommer "président de la cour de sûreté de l'Etat".
Ernest Bocka, alors président de la cour suprême, démissionne pour protester contre ces multiples arrestations.

# 9 avril 1963 : 89 inculpés sont jugés par la cour de sûreté de l'Etat qui prononce cinq condamnations à mort (peines qui ne seront pas exécutées, du moins "officiellement").

# Fin 1963 : Houphouët-Boigny crée une milice du parti de près de 6000 hommes, pour la plupart baoulés, l'ethnie du président. Le "modèle" ivoirien prend du poids.
Obsédé par les complots, Houphouët-Boigny fait envoyer en prison beaucoup de monde : Ernest Bocka (mort sans explication, assassine), Jean-Baptiste Mockey (septembre 1963), son ministre de la justice, Germain Coffi Gadeau, celui de l'Information, Amadou Thiam, et bien d'autres.

# -Décembre 1964 : la cour de sûreté qui juge 96 inculpés prononce six condamnations à mort, dont celle de Jean-Baptiste Mockey, qui sera gracié par la suite.

En 1990, Felix Houphouët-Boigny expliqua que ce complot du chat noir était une manipulation politique et qu'il n'y avait en réalité jamais existé de complot.

Voici a quoi le regime tyrannique RHDP veut nous ramener. Nous esperons qu'ils elucideront les assassinats de 1963 a nos jours. Les crimes qu'ils ont commis et ceux qu'ils comptent commettre les jours a venir.

QUE DIEU AIE PITIE DE NOUS

Les commentaires sont fermés.