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02/06/2012

CPI - CÔTE d'IVOIRE : LES CHEFS D'ACCUSATION D'OCAMPO CONTRE LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO

CHEFS D'ACCUSATION

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C'est vraiment pathétique ces affirmations gratuites d'Ocampo. Ce recit porte fort étrangement la marque d'un certain Ahoussou Jeannot qui a eu la merveilleuse idée d'utiliser la loi de 1963 des faux complots d'Houphouet pour emprisonner les vraies personnalités politiques ivoiriennes.
Ouattara dit qu'il y a eu au moins 3000 morts lors de la crise postélectorale. Ocampo dit que les forces pro-Gbagbo ont tué 153 personnes au moins.
Qui a alors tué les 2847 personnes au moins ????? mystère, Ocampo ne parle pas de cela.

Bref!!!!!!!!! Lisez!!!!!

Meurtre constituant un crime contre l'humanité

(Articles 7-1-a et 25-3-a du Statut)

Entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, les forces composées des FDS, renforcées par les Jeunes Miliciens et des mercenaires, placées sous le contrôle de GBAGBO et des membres de son entourage immédiat (les « forces pro-GBAGBO »), ont tué 153 personnes au moins.

Entre le 16 et le 19 décembre 2010, les forces pro-GBAGBO ont tué 41 personnes au moins à Abidjan pendant et après la manifestation des partisans de OUATTARA qui se rendaient au siège de la RTL Le 3 mars 2011, elles ont tué sept femmes qui avaient pris part à une manifestation de partisanes de OUATTARA à Abobo. Le 17 mars 2011, elles ont tué 25 personnes au moins au marché d'Abobo ou dans les environs en bombardant un secteur densément peuplé et en y ouvrant le feu. Le 12 avril 2011, les forces pro-GBAGBO ont tué à Yopougon 80 personnes au moins, originaires pour la plupart du nord de la Côte d'Ivoire et de pays voisins de l'Afrique de l'Ouest. Ces crimes s'inscrivaient dans le cadre d'une attaque généralisée et systématique dirigée contre des civils pris pour des partisans de OUATTARA, en exécution de la Politique et du Plan commun adoptés par GBAGBO et les membres de son entourage immédiat prévoyant de lancer des attaques violentes contre son opposant politique, OUATTARA, des membres du groupe politique de ce dernier et des civils considérés comme ses partisans, afin de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, y compris par l'emploi de la force meurtrière.

GBAGBO a agi avec l'intention criminelle requise et a contribué à la commission de ces crimes :
a) en définissant et en adoptant le Plan commun ;
b) en créant une structure chargée de le mettre en œuvre ;
c) en fournissant des armes aux forces pro-GBAGBO ;
d) en coordonnant la mise en œuvre du Plan commun ; et
e) en ordonnant à ses subordonnés de l'exécuter. Par conséquent, GBAGBO, en tant que coauteur indirect, par l'intermédiaire des forces pro-GBAGBO, a commis des crimes contre l'humanité sous la forme de meurtres, en violation des articles 7-1-a et 25-3-a du Statut.

Viol et autres formes de violence sexuelle constituant un crime contre l'humanité

(Articles 7-1-g et 25-3-a du Statut)

Entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, les forces composées des FDS, renforcées par les Jeunes Miliciens et des mercenaires, placées sous le contrôle de GBAGBO et des membres de son entourage immédiat (les « forces pro-GBAGBO »), ont violé au moins 32 femmes et jeunes filles.

Entre le 16 et le 19 décembre 2010, les forces pro-GBAGBO ont violé au moins 15 femmes et jeunes filles à Abidjan, pendant et après la manifestation des partisans de OUATTARA qui se rendaient au siège de la RTL Le 12 avril 2011, elles ont violé 17 femmes au moins à Yopougon. Les maris de certaines de ces victimes ont été exécutés à cette occasion. Ces crimes s'inscrivaient dans le cadre d'une attaque généralisée et systématique dirigée contre des civils pris pour des partisans de OUATTARA, en exécution de la Politique et du Plan commun adoptés par GBAGBO et les membres de son entourage immédiat prévoyant de lancer des attaques violentes contre son opposant politique, OUATTARA, des membres du groupe politique de ce dernier et des civils considérés comme ses partisans, afin de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, y compris par l'emploi de la force meurtrière. GBAGBO a agi avec l'intention criminelle requise et a contribué à la commission de ces crimes :
a) en définissant et en adoptant le Plan commun ;
b) encréant une structure chargée de le mettre en oeuvre ;
c) en fournissant des armes aux forces pro-GBAGBO ; d) en coordonnant la mise en oeuvre du Plan commun ; et
e) en ordonnant à ses subordonnés de l'exécuter. Par conséquent, GBAGBO, en tant que coauteur indirect, par l'intermédiaire des forces pro-GBAGBO, a commis des crimes contre l'humanité sous la forme de viols et autres formes de violence sexuelle, en violation des articles 7-1-g et 25-3-a du Statut.

Actes inhumains constituant un crime contre l'humanité


(Articles 7-1-k et 25-3-a du Statut)

Entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, les forces composées des FDS, renforcées par les Jeunes Miliciens et des mercenaires, placées sous le contrôle de GBAGBO et des membres de son entourage immédiat (les « forces pro-GBAGBO »), ont infligé de grandes souffrances à 39 personnes au moins et causé des atteintes graves à leur intégrité physique.

Entre le 16 et le 19 décembre 2010, les forces pro-GBAGBO ont blessé au moins 35 personnes à Abidjan pendant et après la manifestation des partisans de OUATTARA qui se rendaient au siège de la RTI.

Le 3 mars 2011, elles ont blessé deux personnes au moins qui avaient pris part à une
manifestation de partisanes de OUATTARA à Abobo.

Le 17 mars 2011, elles ont blessé 40 personnes au moins au marché d'Abobo ou dans les environs en bombardant un secteur densément peuplé et en y ouvrant le feu.

Le 12 avril 2011, elles ont blessé deux personnes au moins à Yopougon. Ces crimes s'inscrivaient dans le cadre d'une attaque généralisée et systématique dirigée contre des civils pris pour
des partisans de OUATTARA, en exécution de la Politique et du Plan commun adoptés par GBAGBO et les membres de son entourage immédiat prévoyant de lancer des attaques violentes contre son opposant politique, OUATTARA, des membres du groupe politique de ce dernier et des civils considérés comme ses partisans, afin de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, y compris par l'emploi de
la force meurtrière.
GBAGBO a agi avec l'intention criminelle requise et a contribué à la commission de ces crimes :
a) en définissant et en adoptant le Plan commun ;
b) en créant une structure chargée de le mettre en oeuvre ;
c) en fournissant des armes aux forces pro-GBAGBO ;
d) en coordonnant la mise en oeuvre du Plan commun ; et
e) en ordonnant à ses subordonnés de l'exécuter. Par conséquent, GBAGBO, en tant que coauteur indirect, par l'intermédiaire des forces pro-GBAGBO, a commis des crimes contre l'humanité sous la forme d'actes inhumains causant des atteintes graves à l'intégrité physique et de grandes souffrances, en violation des articles 7-1-k et 25-3-a du Statut.

Persécution constituant un crime contre l'humanité


(Articles 7-1-h et 25-3-a du Statut)

Les crimes énoncés dans les chefs 1 à 3 ci-dessus, à titre de référence devant la Cour, ont été commis pour des motifs d'ordre politique, national, ethnique et religieux. Les victimes de ces crimes ont été visées parce qu'elles étaient assimilées à des partisans des groupes politiques de OUATTARA ou parce qu'elles vivaient dans des quartiers d'Abidjan perçus comme des bastions de celui-ci. Elles étaient également prises pour cibles pour des motifs ethniques (Baoulé, Dioula, Mossi, Malinké, Sénoufo), religieux (musulmans) ou nationaux (citoyens d'États ouest-africains tels que le Mali, le Burkina Faso ou le Nigeria et Ivoiriens d'origine ouest-africaine), car les membres de ces groupes étaient pris pour des partisans de OUATTARA. Par conséquent, GBAGBO, en tant que coauteur indirect, par l'intermédiaire des forces pro-GBAGBO, a commis des crimes contre l'humanité sous la forme de persécutions, en violation des articles 7-1-h et 25-3-a du Statut.

Luis Moreno-Ocampo, Procureur

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