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24/07/2012

JeuneAfrique : Faites maintenant le portrait de Alassane Dramane Ouattara!

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Dans son article paru ce jour 24 juillet 2012 sur son site internet, jeuneafrique dépeint négativement le Dr Check Modibo Diarra et veut le faire passer pour l'homme qui serait à la base de l'échec de la résolution de la crise malienne parce qu'il ne serait pas le toutou de big Ouattara, l'homme au carnet d'adresses très chargé qui est plus dans les airs que sur les réalités de la terre. Dans cet article ci-dessous, l'on dresse même le curriculum vitae du personnage. Il est écrit qu'un diplomate ouest-africain parlant de lui a dit ceci: « C'est un grand scientifique, mais un très mauvais politique, commente sèchement un haut diplomate ouest-africain. Il tourne en rond, s'agite, parce que la mission le dépasse. Il n'a pas la carrure. »
Nous savons que nul n'est prophète chez soi, mais ce n'est pas normal et digne de détruire nos dirigeants parce qu'ils ne sont pas d'accord ou n'ont pas la même vision que le brave tchè (surnom donné à Ouattara par ses admirateurs).

Nous demandons à jeuneafrique de faire la pareille pour Alassane Dramane Ouattara, que l'on nous a présenté comme un grand économiste aux milles solutions (ADO solutions marque déposée), qui n'a malheureusement que des embargos, des armes, des hommes armés et des guerres dans sa serviette. Or donc un "grand" économiste ne fait pas forcement un bon politique!!!

Ci-dessous l'article de jeuneafrique

Par 24/07/2012 à 12h:05 Par Malika Groga-Bada

Crise malienne : la comète Cheick Modibo Diarra
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Beaucoup de déceptions et très peu de résultats pour le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra, en fonction depuis avril dernier. Le pays est toujours au bord du précipice. L'ancien ingénieur de la Nasa découvre une planète pour laquelle il n'est, à l'évidence, pas fait.

« I've always been lucky in my life » (« J'ai toujours été chanceux dans la vie »), avait l'habitude de déclarer Cheick Modibo Diarra. L'est-il toujours autant ? Trois mois après sa prise de fonctions, le Premier ministre de transition, 60 ans, a perdu de nombreux soutiens. Au Mali, mais surtout à l'extérieur, où l'on a fini par se lasser de ses atermoiements. Réunis à Ouagadougou les 6 et 7 juillet, les chefs d'État du groupe de contact de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) ne l'ont pas invité et l'ont mis sur la touche. En demandant aux « forces vives » de proposer des noms au président Dioncounda Traoré, encore convalescent en France, pour la formation d'un gouvernement d'union nationale avant le 31 juillet. « C'est un grand scientifique, mais un très mauvais politique, commente sèchement un haut diplomate ouest-africain. Il tourne en rond, s'agite, parce que la mission le dépasse. Il n'a pas la carrure. »

Espoirs et déceptions

Il tourne en rond, s'agite, la mission le dépasse. Selon un diplomate ouest-africain

La tension était montée d'un cran lors du précédent sommet, le 29 juin, à Yamoussoukro. Le déclencheur ? Un échange houleux avec Boni Yayi, le chef de l'État béninois et président en exercice de l'Union africaine, à propos du retour au pays de Dioncounda Traoré. Modibo Diarra affirme que le président par intérim, « à qui [il] parle quotidiennement », veut rentrer même si le souvenir de son agression, en plein palais présidentiel, est encore vivace. Boni Yayi, qui l'a rencontré à Paris le 1er juin, dit le contraire. La tension monte. Excédé, le président béninois finit par s'emporter : « Monsieur le Premier ministre, me traiteriez-vous de menteur ? » Ambiance... « Modibo est un chic type, mais il ne respecte pas les codes de la bienséance, ne connaît pas le personnel politique ni le fonctionnement d'un État », résume l'un de ses amis. Cela fait beaucoup de handicaps lorsqu'on conduit la destinée d'un pays au bord du précipice.

Pourtant, il suscitait beaucoup d'espoirs lorsqu'il a pris ses fonctions le 17 avril. Dans le Nord, les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et les combattants djihadistes occupent le territoire. Dans le Sud, l'imbroglio après le coup d'État du 21 mars qui a renversé Amadou Toumani Touré ne trouve pas d'issue. Après deux semaines de tractations entre le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État (CNRDRE, l'ex-junte militaire) et la classe politique malienne, sa feuille de route est ambitieuse mais claire : la pacification du Nord - par la négociation ou par la force - et l'organisation d'élections transparentes. Un contrat à durée déterminée de un an qui semblait convenir à ce candidat à la présidentielle avortée d'avril dont la précampagne ne décollait pas. Du côté de la classe politique, l'on a fait fi du fait qu'il a vécu une grande partie de sa jeunesse à Ségou, ville d'origine du capitaine putschiste Amadou Haya Sanogo. Jusqu'à ce qu'il confie le portefeuille de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à Harouna Kanté, oncle du militaire. Le gradé et le Premier ministre ont, semble-t-il, beaucoup échangé jusqu'au mois dernier. De quoi dessiner les contours d'une convergence de vues, voire d'une alliance objective. Quant aux conclusions des Conseils des ministres, elles sont une succession de nominations de militaires...

Pendant ce temps, les Maliens attendent toujours un plan de sortie de crise. Les groupes armés plastronnent chèche au vent dans l'immensité saharienne, instaurent la charia et commencent à détruire des mausolées dans la ville sainte de Tombouctou... Quant à l'opération militaire africaine préconisée par la Cedeao et l'Union africaine, Bamako n'a cessé d'envoyer des messages contradictoires plaidant surtout pour une solution nationale. Pis, le gouvernement a annoncé, le 9 juillet, la création d'un corps d'élite de 1 200 hommes pour sécuriser les institutions et reconquérir le Nord. Cela ressemble presque à une opération de torpillage des scénarios militaires élaborés par les voisins. Et les fréquents déplacements à l'étranger du Premier ministre - parfois avec l'avion présidentiel - irritent les Maliens, inquiets des dépenses qu'ils engendrent. « Tous ces voyages ne servent à rien, s'énerve-t-on à l'Alliance IBK Mali 2012, une coalition de partis politiques qui soutenait la candidature d'Ibrahim Boubacar Keïta. Dire qu'il prétendait avoir un réseau. Tout cela, c'est de la poudre aux yeux ! »

En effet, les Maliens attendaient beaucoup du docteur Cheick Modibo Diarra et de ses connexions à l'international. Une réputation bâtie sur son expérience à la Nasa, l'agence spatiale américaine. La mission d'exploration de la planète rouge, Mars Pathfinder, ce serait lui. Sa percée médiatique date de juillet 1997, lorsque France 2 diffuse un reportage sur l'Africain de l'agence américaine. Diarra a alors 45 ans, il travaille depuis neuf ans dans le Saint des Saints de la recherche spatiale, le Jet Propulsion Laboratory (JPL), filiale de la Nasa, et est marié depuis 1993 à Assa, la fille de l'ex-président Moussa Traoré.

Son parcours est si impressionnant qu'il est nommé en 1998 ambassadeur de bonne volonté de l'Unesco, agence onusienne pour l'éducation, la science et la culture. En 1999, Diarra crée la Fondation Pathfinder pour l'éducation et le développement, qui offre chaque année des bourses d'études supérieures à des lycéennes africaines en Europe ou aux États-Unis, financée par la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. En 2002, il est recteur de l'Université virtuelle africaine (UVA), basée à Nairobi, un projet financé en grande partie par la Banque mondiale et soutenu notamment par Microsoft, avant de lancer son propre projet, l'Université numérique francophone mondiale, en 2005. Puis, en janvier 2006, Modibo Diarra devient président de Microsoft Afrique, avec pour mission d'oeuvrer à l'émergence des nouvelles technologies de la communication et de l'information.

Zones d'ombre

Voix grave et sourire débonnaire, c'est aussi un émotif qui n'hésite pas à pleurer en public, comme lors de l'agression du président de transition. Auréolé de son statut de navigateur interplanétaire et d'ambassadeur de bonne volonté, il impressionne et séduit jeunes et moins jeunes. Toutes les portes s'ouvrent devant ce colosse au verbe facile, qui parle avec les mains en regardant son interlocuteur droit dans les yeux. Familier du Palais du bord de mer du temps d'Omar Bongo Ondimba, il sera nommé conseiller spécial de son fils et successeur, Ali Bongo Ondimba, en 2009. Il finit même par vaincre les réticences du méfiant Blaise Compaoré, puis à devenir régulier du palais de Kosyam.

Il n'empêche. Des zones d'ombre subsistent dans le parcours atypique de l'enfant de Nioro du Sahel, petite bourgade située non loin de la frontière mauritanienne. S'il est présenté comme le chef de la mission Mars Pathfinder, les archives de la Nasa n'en gardent pas les mêmes traces (lire encadré p. 30). Son entrée à l'UVA s'est faite en grande pompe, en 2001. Son départ, un an plus tard, a été beaucoup plus discret. Seule certitude, il a été contraint à la démission, « votée à l'unanimité par les membres du conseil d'administration », relate une source très informée. En 2003, il était un familier de la tente de l'ex-« Guide » libyen, Mouammar Kaddafi. Celui-ci l'a-t-il aidé à monter l'Université numérique francophone mondiale en 2005 ? Quand à son titre, ronflant, de président Afrique de Microsoft, avec des bureaux à Johannesburg, en Afrique du Sud, ce n'est qu'un leurre. Les décisions opérationnelles sont toujours prises par un directeur exécutif à Johannesburg ou à Dubaï. Un « passeport » en tout cas pour celui qui a fait le tour du continent et de ses dirigeants pour défendre l'idée d'une « Afrique numérique ».

Cheick Modibo Diarra dirigera-t-il le nouveau gouvernement d'union nationale ? Pour l'heure, l'intéressé se dit « ouvert » et a annoncé le lancement de « larges consultations ». « Pas sûr qu'il reste en poste, anticipe toutefois notre diplomate ouest-africain. Diarra a de mauvais rapports avec la plupart des chefs d'État de la Cedeao : Ouattara ne le reçoit pas, et Compaoré, qui avait pourtant cru en lui, donne des signes de lassitude. Il faut des autorités crédibles, et cela passe sans doute par une miniconférence nationale pour organiser cette transition et les prochaines élections. » Avant de lâcher : « Il faut tout reprendre à zéro. »

Un "navigateur vulgarisateur"

Dans son autobiographie, Navigateur interplanétaire (Albin Michel, 2000), le scientifique raconte avec force détails les missions de la Nasa sur lesquelles il a travaillé pendant plus d'une dizaine d'années. Ce diplômé en ingénierie spatiale calculait les trajectoires des sondes envoyées par l'agence américaine. Mais concernant la mission Mars Pathfinder, en 1996 et 1997, dont la légende - qu'il a laissée prospérer - le plaçait à la tête de l'opération, il convient d'être plus mesuré. « Son travail a d'abord porté sur la navigation [le guidage de l'engin spatial, NDLR], mais son rôle principal a ensuite porté sur la vulgarisation », raconte Donna Shirley, avec qui il a travaillé de 1994 à 1998. « Il a notamment développé le site internet et conçu le programme pédagogique pour les enfants », précise la directrice du programme d'exploration de Mars au sein du Jet Propulsion Laboratory, qui ajoute : « Cheick est un homme merveilleux, brillant, et je pense très fort à lui depuis qu'il est rentré au Mali. » Jean-Eric Boulin, à New York.


Bio express

1952 Naissance à Nioro du Sahel

1972 Arrivée en France

1979 S'installe aux États-Unis

1983 Diplômé en ingénierie spatiale, il enseigne à l'université Howard, à Washington

1988 Entre au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa

1997 Premières apparitions télé à propos de Mars Pathfinder

1998 Ambassadeur de bonne volonté de l'Unesco

2000 Parution de son autobiographie

2002 Recteur de l'Université virtuelle africaine

2006 Présidentde Microsoft Afrique

2012 Premier ministre du Mali.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Crise malienne : la comète Cheick Modibo Diarra

11/07/2012

CEDEAO - MALI: Le Journal Malien "Le Pretoire" allume Ouattara: Un pyromane à la tête de la Cedeao

Il accéda aux fonctions de président de la République de Cote d’Ivoire dans le fracas des armes, dans les larmes et la douleur des familles endeuillées par sa boulimie du pouvoir.
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Son Excellence Alassane Dramane Ouattara Il voulut contraindre l’organisation sous régionale a intervenir pour chasser son rival du pouvoir pour s’y installer même si c’était au prix d’un bain de sang effroyable. Goodluck Jonathan, présidant la Cedeao, a l’époque des faits, sous l’emprise de la modération, avait brandi l’utilisation de la force légitime sans jamais y recourir. Il privilégiait les sanctions qui d’ailleurs avaient commencer a porter leurs fruits L’impatience de grimper au sommet de la plus haute fonction de l’Etat de Cote d’Ivoire et la crainte de voir cette échéance s’éloigner avait crée chez Alassane Dramane Ouattara(ADO) un complexe terrible du vainqueur floué et rien ne devait s’opposer a ce qui était son objectif ultime, la Présidence.

La fin justifiant les moyens, il lança ses troupes a l’assaut des villes et de la grande capitale Abidjan. L’appui de Sarko et de ses diplomates ont amené la communauté internationale à lui prêter main forte au prix de 3000 morts, pas tous trépassés sous les balles du camp Gbagbo.

On n’oublia de dire que la lutte pour le pouvoir avait été engagé par lui en 2002 et visait a rompre l’ordre constitutionnel en Cote D’Ivoire. Il échoua. Mais le pays fut divisé en deux pendant une décennie, puis fut réunifié par la glaive et le plomb des rebelles.

De victime expiatoire de l’ivoirite, ADO se transforma en vainqueur implacable de la démocratie du Bazooka.

Alors qu’un décompte impartial des voix lors de la crise post électorale aurait pu être une solution sans morts inutiles, Ado s’arcbouta sur une posture de date butoir et d’ultimatum donnés au camp au pouvoir pour déguerpir, sachant bien que les ultimatums empêchent les belligérants de faire du recul sous peine d’être traité de lâche par leurs partisans et d’être la risée du monde.

Il voulait casser du Gbagbo à tout prix et détruire son infrastructure politique et militaire comme Bush l’a fait a Saddam. Parvenu au pouvoir avec les rebelles qui pourtant s’étaient rendus coupables du déclenchement d’une guerre civile atroce et parvenu a la tête de la Cedeao, ADO, adopta une posture hostile aux intérêts du peuple du Mali qu’il mît sous embargo en agitant la diplomatie des dates butoirs contre la junte du capitaine Sanogo. Or ce peuple avait accueilli sa Mère nourricière et ses sœurs une décennie durant dans un élan de compassion et d’hospitalité.
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Lorsque le Mali fut frappé a son tour par la calamité de la rébellion et de la lutte pour le pouvoir, il prit fait et cause pour le sortant ATT et ses partisans. Il manœuvra l’institution sous régionale pour casser la réussite d’un putsch salvateur qui avait mis fin au régime corrompu de ATT. Ce qu’ADO et ses collègues craignaient par dessus tout est que l’onde de choc de ce coup de force ne se propage a grande vitesse dans la sous région et ne serve de cas d’école pour d’autres forces hostiles à leur gouvernement. Il veut casser à tout prix l’expérience malienne qui détruirait sur son passage les pseudos démocraties en gestation dans la région et donnerait un mode d’emploi à ses propres militaires selon son analyse de la situation. Il fut soutenu par le Guinéen Alpha Condé, qui avait réchappé a un scénario a la malienne tandis que la Guinée Bissau succombait a son tour a la rupture violente de l’ordre constitutionnel établi.

Les changements violents de l’ordre constitutionnel sont rarement le fruit du hasard, ils sont la résultante d’une gestion calamiteuse du pouvoir.

ADO est Président d’un pays dans lequel le rétablissement de l’ordre constitutionnel est loin d’être conforme aux standards internationaux.

En 2002, la rébellion dont certains disaient qu’il était le parrain, s’est soulevée contre l’ordre constitutionnel et a semé les ingrédients de la guerre civile dont ADO fut a la fois le sherpa et l’héritier.

La quête de la démocratie ne peut être une permission de tuer des êtres humains pour arriver au pouvoir. Or c’est ce qui se passa chez ADO et c’est au nom de cette démocratie qu’il veut instaurer un ordre impérial au Mali sous le joug de la Cedeao sans se préoccuper des souffrances du peuple malien.

Il veut exporter au Mali la graine de la violence absurde pour régler un problème dans l’urgence alors que toutes les voies de recours ne sont pas épuisées. Si une guerre éclate par sa folie meurtrière entre le Nord et le Sud par le fait de la Cédeao, ce sera fini du Mali comme Etat viable.

Qui dit qu’ADO ne va pas renier ses convictions et s’aligner derrière le Mnla si tel est l’intérêt des grandes puissances qui financent la reconstruction de l’économie ivoirienne ? C’est un technocrate froid, qui n’a pas d’Etat d’âme. Les maliens doivent savoir raison garder et mener des négociations sérieuses pour la paix, en donnant le maximum de chance et de gages pour une paix durable. Prenons garde de ne pas céder aux sirènes de la Cédeao pilotée par ADO. Entre deux sommets, il a renié le statut d’ancien chef d’état à Sanogo alors qu’aucune disposition des textes de la Cédéao ou du Mali ne lui permettait une telle ingérence dans les affaires intérieures du Mali.

On est ancien chef d’Etat lorsqu’on assume la fonction pendant quelques temps. Le capitaine l’est de facto. Cela ne s’octroie pas en termes de statut par une organisation dont le Mali est membre. Il parle au nom de la Cedeao, mais quelle est le mécanisme de décision mis en œuvre pour accorder le statut d’ancien chef de l’Etat a Sanogo et quelles sont les critères énoncés par lesquels ont perd le statut?

Si c’est pour les honneurs, il peut ne pas recevoir Sanogo en ancien chef d’Etat Mais au Mali, nul ne lui contestera ce statut. Ce sont les textes que le capitaine a signé qui ont permis que la transition soit enclenchée. C’est lui qui permit la sortie du pays de ATT pour l’exil et de Dioncounda pour la France, c’est lui qui signa un document en l’occurrence l’Accord Cadre qui permit aux députés de proroger leurs mandats, c’est lui qui rétablit l’ordre constitutionnel permettant la mise en place d’un président intérimaire et la démission d’Att.

Qu’ADO nous dise si cela n’est pas la prérogative d’un chef d’ ‘Etat, qu’est ce que c’est ?

Lui même et ses pairs avaient pris l’avion pour venir rencontrer le chef d’Etat de facto qu’était devenu Sanogo.

Alors par ses prises de positions incohérentes ADO a affaiblit le prestige de la CEDEAO et ternit son image.

Par ailleurs le médiateur dans la crise malienne, Blaise a été humilié par ADO. Jamais de mémoire de Burkinabé, Blaise n’avait avalé autant de couleuvres. C’est son négociateur Djibrill Bassole qui était au cœur du brasier malien pour arrondir les angles et éteindre les passions volcaniques du Fdr et de la Copam englués dans un bras de fer post putsch qui pouvait basculer a tout moment en des affrontements fratricides sanglants comme en Cote d’Ivoire , il y a peine un (1) an . La lutte pour le pouvoir est aveugle. C’est comme un sortilège jeté aux belligérants ADO en sait quelque chose. Tous les prébendes que Blaise a distribué sous forme de position sociale à la junte ont été balayés d’un revers de la main par un ADO qui croit que le Mali est son arrière cour.

Il convie a nouveau les chefs d’Etat pour un voyage d’agrément a Ouaga, pour parler cette fois ci de la composition du gouvernement inclusif du Mali qui semble t’il n’est pas assez représentatif des forces vives. Ce qui n’avait échappé à personne. Mais ayant nommé un PM pleins pouvoirs, on lui a donné carte blanche pour former une équipe de combat, mais pas un gouvernement de salut public dans lequel devrait cohabiter des chapelles politiques antagoniques.

Cette nouvelle réunion du groupe de contact à Ouaga est inspirée de l’expérience ivoirienne, ou les partis au conflit s’étaient réuni pour élaborer l’architecture d’un gouvernement d’union nationale à Marcoussis en France. On se souvient qu’ADO et ses partisans s’étaient adjugé les ministères stratégiques de la sécurité intérieure. Ce qui fit draper le processus en son temps.


Dioncounda a compris qu’en allant a OUAGA, il allait être mis dans une camisole de force, ADO allait rééditer le coup de lui faire endosser des décisions très impopulaires, a la limite de la légalité républicaine. Il annula le déplacement sur OUAGA ce samedi 6 juillet sous la pression des partisans de la junte et maquilla cette reculade en opposition de ses médecins. Il aurait eu du mal justifié son voyage de Paris à Ouaga aller et retour sans faire l’escale de Bamako. On comprend bien que c’est la décision d’ADO de proroger de façon unilatérale son bail à la tête de la transition malienne qui est a l’origine de son exil parisien et du risque de lynchage qu’il a encouru. ADO a déjà sur la conscience la déchirure du tissu des forces vives entre pro Cedeao et anti Cedeao.

C’est bien la raison pour laquelle une partie importante de ces forces a boycotté la réunion de Ouaga qui s’est terminée en queue de poisson.


Nouhoum DICKO

in Journal Malien "Le Pretoire du 9 juillet 2012 Rubrique: CEDEAO,Politique

03/07/2012

Côte d'Ivoire : LE CAS DE L'OUEST DU PAYS, enfin les médias étrangers en parlent avec objectivité.

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Le cas de l'OUEST de la Côte d'Ivoire est très sérieux et préoccupant. Là où le pouvoir d'Abidjan ne voit que des miliciens pro-gbagbo, la communauté internationale à travers ses médias commence à prendre du recul et cherche à savoir et commence à comprendre que le véritable problème de l'OUEST est un problème foncier et de colonisation d'immigrants de la CEDEAO.

Voici ci-dessous les articles de jeuneafrique et tv5 :

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Côte d'Ivoire : la réconciliation impossible ?

Côte d'Ivoire : la réconciliation impossible ?

03/07/2012 à 09h:01 Par Pascal Airault

Difficile de faire la paix, un an après la fin de la crise postélectorale. Les attaques répétées dans l'ouest de la Côte d'Ivoire et la violence du débat politique à Abidjan n'aident pas. Pas plus que les accusations de complot portées contre des proches de l'ancien président.

Diéhiba, Para, Saho, Sakré... Des villages attaqués les uns après les autres. La frontière avec le Liberia n'est pas loin et, en moins de deux mois, vingt-huit personnes (vingt civils, sept Casques bleus nigériens et un militaire) ont été tuées au cours de raids menés par des hommes en armes. Un an après la fin de la crise postélectorale, les violences ne se sont pas tues dans l'extrême ouest de la Côte d'Ivoire, compliquant le travail des humanitaires et le retour des réfugiés et des déplacés de guerre. Selon les Nations unies, 140 000 d'entre eux devaient pourtant rejoindre leurs villages cette année.

À Abidjan, pouvoir et opposition se renvoient la responsabilité de ces attaques. Si l'ONU reste prudente sur l'identité de leurs commanditaires, l'ONG Human Rights Watch (HRW) y voit la main d'anciens combattants pro-Gbagbo et de mercenaires libériens. Ces derniers seraient près de 400, qui s'entraîneraient dans des camps au Liberia et y recruteraient des enfants-soldats avant de passer la frontière. L'argent, ce sont d'anciens caciques du régime de Laurent Gbagbo qui le leur fourniraient. Ils le trouveraient aussi en exploitant des mines d'or artisanales. Ils auraient également de nombreuses caches d'armes en Côte d'Ivoire, dissimulées dans la forêt ou dans les villages. La végétation est dense, la frontière est poreuse et les assaillants passent facilement d'un pays à l'autre, compromettant les efforts de réconciliation. Les autorités ivoiriennes ont d'ailleurs affirmé, début juin, avoir déjoué un putsch ourdi par des pro-Gbagbo en exil.

L'ouest de la Côte d'Ivoire, c'est le carrefour de la haine.
Francis Akindès, Université de Bouaké

L'Ouest a toujours été une région difficile. Ses populations ont d'abord résisté au colonisateur français avant de défier l'autorité du président Félix Houphouët-Boigny. Depuis vingt ans, les conflits fonciers opposent autochtones, allochtones et allogènes originaires du Burkina Faso et du Mali venus travailler dans les plantations de cacao et d'hévéas. Les agriculteurs étrangers ont parfois été chassés des terres qu'ils cultivaient. Après septembre 2002, des affrontements sanglants ont opposé des miliciens pro-Gbagbo et des rebelles venus du Nord. « C'est le carrefour de la haine », explique le professeur Francis Akindès, de l'université de Bouaké. Fidèles à Laurent Gbagbo, les natifs de la région ont beaucoup perdu à la faveur de la crise postélectorale : nombre d'entre eux se sont vus chassés de leurs maisons et de leurs terres, à l'exemple des Oubis, expropriés au profit de nouveaux arrivants.

L'installation des étrangers et des travailleurs agricoles originaires du Nord est appuyée par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI, dont le commandement est assuré dans la région par Losseni Fofana, dit Loss, un ex-rebelle) et par les Dozos, ces chasseurs traditionnels d'Afrique de l'Ouest qui ont troqué leurs vieux fusils contre des kalachnikovs. Ces derniers seraient aujourd'hui 10 000, contre un petit millier avant la crise : ils règnent en seigneurs de guerre et font payer un droit de protection aux nouveaux arrivants. En ville, c'est la même chose. Les commerçants doivent verser leur obole. « Sous l'ancien régime, les étrangers craignaient les miliciens pro-Gbagbo, explique un cadre onusien. Aujourd'hui, les autochtones redoutent les exactions des FRCI et des Dozos, c'est-à-dire les vols, les viols, les tortures et les exécutions sommaires. » Il y a aussi les miliciens burkinabè installés avec les hommes dans les forêts classées de l'Ouest. Parmi eux : Issiaka Tiendrébéogo et Amadé Ouéremi - lequel est soupçonné par HRW d'avoir joué un rôle dans les massacres de Duékoué, en mars 2011.

"Mercenaires de guerre"

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« Ces mercenaires de guerre sont connus mais jamais interpellés », dénonce Laurent Akoun, le secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI, parti de Laurent Gbagbo). Surtout, reconnaît-on à Abidjan, ils entretiennent avec les FRCI un système d'activités illégales mais fort lucratives : trafic d'armes, exportation de cacao vers le Burkina Faso, exploitation aurifère, forestière, et vente de terres.

La police et la gendarmerie ont bien commencé à se redéployer dans la région, mais leurs hommes ne sont pas armés. Pour tenter de régler les conflits et d'apaiser les tensions, le ministère de l'Intérieur a également créé des comités d'alerte rapide composés de chefs traditionnels et de représentants des autorités locales, des partis politiques et de la société civile. Avec peu de résultats pour l'instant. Les préfets s'impliquent, eux aussi, dans la réconciliation, mais les autochtones n'ont guère confiance : leur champion est emprisonné à La Haye, et les fils de la région (Alphonse Voho Sahi, ex-conseiller et plume de Gbagbo, et Marcel Gossio, ancien puissant directeur du port d'Abidjan) sont en exil. Pour ne rien arranger, ils subissent chaque jour arrestations arbitraires, rackets et vexations en tout genre.

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Sur le plan national, le dialogue entre le pouvoir et l'opposition n'enregistre pas plus d'avancées significatives. Hamed Bakayoko, le ministre de l'Intérieur, reçoit régulièrement, dans un cadre plus ou moins formel, les anciens fidèles de Gbagbo. Mais le FPI, qui a boycotté les législatives de décembre 2011, exige toujours la libération de tous « ses » prisonniers, le dégel de leurs avoirs, le retour des exilés volontaires... Les plus radicaux demandent la libération de Gbagbo et la réorganisation des dernières élections. Des exigences jugées aberrantes par le pouvoir. « Pour dialoguer, il faut être deux, explique un proche du président Alassane Ouattara. Les cadres du FPI ne sont pas disposés à s'accorder sur quoi que ce soit au niveau politique. »

Dans ce dialogue de sourds, les durs des deux camps, toujours animés par un esprit de vengeance, mènent la danse, et les modérés n'arrivent pas à imposer leurs vues. La participation de l'opposition - qui n'est représentée que de manière marginale à l'Assemblée nationale - aux élections municipales et régionales programmées fin 2012 est donc très incertaine.

Rien de tout cela ne facilite la tâche de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR), présidée par l'ancien Premier ministre Charles Konan Banny. Installée en grande pompe à Yamoussoukro en septembre, celle-ci avance en terrain miné. Censée être financièrement autonome et juridiquement indépendante, elle a tenu plusieurs missions consultatives, mais peine à rassembler les financements des bailleurs de fonds. Du coup, son déploiement sur le terrain, à travers la création de 36 commissions locales, n'a pas encore débuté. C'est pourtant de cette manière que seront recueillis les témoignages des victimes et que des réparations pourront être accordées. « La réconciliation est sur de très mauvais rails », confie un diplomate ouest-africain.

Début juin, devant les blocages, Banny a envoyé un de ses émissaires rencontrer Laurent Gbagbo, à La Haye, pour jauger son état d'esprit. Difficile toutefois d'envisager de l'impliquer dans le processus de réconciliation tant qu'il sera derrière les barreaux et que les pires charges (crimes de guerre et crimes contre l'humanité) pèseront sur sa tête. Lors d'un séminaire de la CDVR, à Bouaké, les participants ont également évoqué la possibilité d'une amnistie pour les crimes postélectoraux, ce qui permettrait de libérer la parole et d'aider à la manifestation de la vérité. « Je n'y suis pas favorable sans concertation préalable ni accord national, réplique Patrick N'Gouan, président de la Convention de la société civile ivoirienne. Les victimes ont droit à la justice. »

À ce jour, 148 personnes ont été formellement accusées de crimes commis pendant la crise postélectorale. Toutes faisaient partie ou étaient proches du régime de Laurent Gbagbo. Ce qui n'a fait que renforcer le sentiment d'une justice de vainqueurs et d'une situation d'impunité pour les forces qui ont porté Ouattara au pouvoir. Pour la société civile, toutes les questions sont intimement liées. « La réconciliation nationale passe par une remise à plat de tous les problèmes, plaide N'Gouan. Il faut trouver un consensus sur les questions de justice, de sécurité et de refonte de l'armée, de règlement des problèmes fonciers, de politique d'immigration et de naturalisation, de relance de l'emploi. » Les représentants de la société civile ont rencontré le président Ouattara le 16 mai au palais présidentiel d'Abid­jan. « Il paraît plus ouvert au dialogue, conclut N'Gouan. Gbagbo, lui, ne nous avait jamais reçus. »

Reportage TV5 Afrique- les Burkinabés occupent les terres à l'ouest de la Cote d'Ivoire

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