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29/04/2013

Côte d'Ivoire : Les ex-"comzones" règnent-ils sur la Côte d'Ivoire ?

Dans un rapport de 300 pages publié dimanche 28 avril, les experts des Nations unies sur la Côte d’Ivoire affirment que les anciens rebelles des Forces nouvelles, qui ont aidé Alassane Ouattara à prendre le pouvoir en 2011, ont utilisé leurs nouvelles responsabilités pour "étendre leur influence politique et économique".
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Août 2011. Le président ivoirien Alassane Ouattara nomme les anciens « comzones » Issiaka Ouattara, dit « Wattao », Chérif Ousamne, et Martin Fofié Kouakou à des postes militaires importants. « Wattao » devient commandant en second de la Garde républicaine alors qu’il dirigeait jusqu’à présent la zone de Séguéla (centre-ouest). L’ex-chef de la zone de Bouaké (centre, fief des FN), Chérif Ousmane, alias « Papa Guépard », est quant à lui promu commandant en second du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR). Martin Fofié Kouakou conserve lui le contrôle de la zone de Korhogo (nord). En décembre 2012, trois anciens chefs de guerre de la rébellion des Forces nouvelles (FN) sont également nommés à la tête de trois régions sensibles.

Depuis, « ces commandants de zone ayant à leur actif un nombre notable de violations du droit international humanitaire ont étendu leur influence économique et politique », dénonce dimanche 28 avril un rapport d'experts des Nations unies. Ces anciens rebelles ont été promus à des postes stratégiques de commandement « sans pour autant que ceux-ci abandonnent leurs activités économiques prédatrices de seigneurs de guerre, qu’ils ont à présent étendues à l’ensemble du territoire ivoirien », fustige le document de 300 pages dont 250 d’annexes.

Imposition parallèle

Les cinq experts (Raymond Debelle, Eugene Fatakanwa, Simon Gilbert, Joel Salek, et Manuel Vázquez-Boidard) dénoncent « le pouvoir et le l’influence croissants dont jouissent les réseaux d’anciens membres des Forces nouvelles de par leur intégration aux corps réguliers chargés de la sécurité » comme le « contrôle qu’ils exercent sur diverses activités économiques illégales ou informelles ».

Ce « réseau militaro-économique au sein de l’administration profite de la contrebande et du sytème d’imposition parallèle » et « divise le pays en zones d’influence économique et les autorités locales ne peuvent rien contre lui », estiment les experts onusiens.

Outre le cacao, les experts font également part de leurs soupçons concernant le commerce de l'or, des diamants, du coton, du bois et d'autres ressources.

Pertes énormes

Dans le cas du cacao, dont la contrebande s’effectue principalement par le Ghana, le manque à gagner est énorme. Les autorités ivoiriennes estiment que, pour la saison 2011-12, il représente 153 000 tonnes, soit des pertes de 400 millions de dollars (près de 1,6 % du produit intérieur brut de 2012, d’un montant total de 25,125 milliards de dollars) pour l’économie nationale et une perte de 76 millions de dollars en recettes fiscales pour le gouvernement. Les experts dont le mandat a été renouvelé par le Conseil de sécurité la semaine dernière font également part de leurs soupçons concernant le commerce de l'or, des diamants, du coton, du bois et d'autres ressources.

Et le rapport d’affirmer que la contrebande finance directement l’achat « d’armes et de matériel militaire », violant ainsi l’embargo auquel est soumis la Côte d’Ivoire, sans pour autant assurer qu'ils bénéficient aux ex-"comzones". D’après les sources du Groupe, des quantités importantes d’armes et de munitions ont ainsi été transférées « après la crise postélectorale dans des positions dans le nord du pays comme Korhogo (sous le commandement de Martin Kouakou Fofié, qui a fait l’objet de sanctions) et Kofiplé, près de Ferkessédougou, lieu de naissance de Guillaume Soro ».

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Par Vincent Duhem - Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Les ex-"comzones" règnent-ils sur la Côte d'Ivoire ? |


La réponse du gouvernement ivoirien

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Le gouvernement ivoirien a déclaré ce lundi 29 avril 2013, attendre "des preuves" après la publication d’un rapport d’experts de l’ONU accusant d’anciens chefs rebelles désormais cadres de l’armée de se livrer au pillage du cacao et d’autres ressources du pays. "Nous ne sommes pas fermés à toutes les dénonciations", a indiqué le ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Gnénéma Coulibaly, lors d’une conférence de presse. "Si l’ONU constate qu’il y a des preuves contre des personnes qui seraient impliquées dans des trafics, nous ne sommes que disposés à recevoir ces preuves et à mener des investigations", a-t-il affirmé. Le gouvernement "ne protège personne" et "ne protégera pas quelqu’un qui vole. Si on nous dit +celui-là a volé et voici les preuves+, nous le poursuivrons", a-t-il insisté.

Note personnelle:

C'est leur butin de guerre mes chers experts. Les pluies de milliards promises ne venant pas, les seigneurs de guerre doivent bien s'occuper de leurs troupes !

Monsieur le ministre high-tech, avec toutes vos technologies, vous cherchez encore des preuves ! Yako. Nous nous vivons cela tous les jours.

Les mercenaires burkinabés conduits par Amédé Ouremi se payent en nature à l'Ouest de la Côte d'Ivoire en occupant et exploitant les forêts classées dont la plus connue, est la forêt du mont Péko.

Les mercenaires guinéens voulaient se payer aussi en nature en annexant une partie de l'Ouest de la Côte d'Ivoire pendant trois semaines. Nous ne savons pas s'ils ont eu gain de cause avant d'abandonner leur projet. Ce qui est sûr, nous savons qu'il y a eu des négociations entre le gouvernement ivoirien et la Guinée. Or en temps normal, l'annexion d'une partie du territoire national par un autre est une déclaration de guerre.

28/04/2013

Côte d'Ivoire : C'est au pied du mur que l'on reconnait le vrai maçon

L'adage dit : " C'EST AU PIED DU MUR QUE L'ON RECONNAIT LE VRAI MAÇON"

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Et oui notre cher président Alassane Dramane Ouattara, clamait à qui voulait l'entendre qu'il était la solution de ce pays depuis 1990.

Nous savons tous qu'il a échoué de 1990 à 1993, dans la mission à lui confiée par feu Felix Houphouet Boigny. Il devrait redresser l'économie de ce pays et il a lamentablement échoué accusant les ténors du PDCI-RDA de ne lui avoir pas laisser les mains libres.

Il est président maintenant, en marchant sur les corps d'environs 10.000 ivoiriens depuis 2002. En deux ans d'exercice du pouvoir (2011 - 2013), il avoue son incapacité, son incompétence et réclame déjà un autre mandat.

Pendant la campagne présidentielle
ADO: Je demande seulement 5 ans pour remettre l'économie de ce pays sur les rails.

Parachuté président après le bombardement de la Côte d'Ivoire

ADO: La Côte d'Ivoire sera émergente à l'horizon 2020

26 avril 2013: à la surprise générale

ADO: Oui, vraisemblablement, je serai amené à solliciter un deuxième mandat, afin, dit-il, de pouvoir poursuivre le redressement du pays. Quand on décide de s'engager en politique, c'est parce qu'on a des objectifs. Le mien était d'être président pour apporter ma contribution au redressement de mon pays. Et a priori je ne pense pas qu'il soit possible de redresser la Côte d'Ivoire comme je le voudrais dans les trois ans à venir.

Du courage mon cher docteur en économie, un pays ce n'est pas le FMI.

Libye : Vive la démocratie des armes

Après l'assassinat de l'ambassadeur des états unis et l'attentat de l'ambassade de France à Tripoli, Cette fois c'est ..........

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Siège musclé d'un ministère à Tripoli
Dernière mise à jour: 28 avril, 2013 - 17:04 GMT, par bbcafrique

Des hommes armés ont encerclé dimanche le ministère libyen des Affaires étrangères, pour exiger que les hauts cadres qui ont travaillé sous le régime de Mouammar Kadhafi soient interdits d'occuper des postes de responsabilité dans la nouvelle administration.

Au moins 20 camions pick-up ont bloqué les accès tandis que des hommes armés d'AK-47 et de fusils d'assaut interdisaient la cirulation autour du bâtiment.

Certains véhicule sont équipés de batteries anti-aériennnes.

Les fonctionnaires ont été empêchés d'entrer dans les bureaux.

Ces protestataires, des vieux, des jeunes, quelques uns en civil, réclament "une épuration" au sein du ministère, frappant les responsables et les ambassadeurs qui étaient en poste sous Mouammar Kadhafi.

Une loi sur l'exclusion politique des collaborateurs du régime déchu est actuellement examinée par le Congrès général national (CGN), la plus haute instance politique.

Mais le projet de loi est actuellement bloqué car les responsables politiques n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le texte.

De hauts responsables et plusieurs ministres risquent d'être mis sur la touche.

Les protestataires ont affirmé qu'ils allaient poursuivre leur action jusqu'à ce qu'ils obtiennent satisfaction et menacent d'étendre le mouvement à d'autres ministères.

Récemment, les membres du CGN avaient été encerclés durant plusieurs heures par des manifestants qui réclamaient l'adoption rapide de la loi.

Les tensions entre le gouvernement et les milices armées se sont aggravées ces dernières semaines depuis le lancement d'une campagne pour déloger des groupes qui se sont implantés dans la capitale.

Depuis que Kadhafi a été renversé par des rebelles soutenu par l'Occident en 2011, les nouveaux dirigeants libyens peinent à asseoir leur autorité dans le pays.