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10/06/2013

France - Justice : Affaire Tapie, le PDG d’Orange Stéphane Richard en garde à vue

URGENT
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AFFAIRE TAPIE : Le patron d'Orange, Stéphane Richard, placé en garde à vue
Le patron d'Orange et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde a été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'arbitrage contesté dans l'affaire qui oppose Bernard Tapie au Crédit lyonnais. Jean-François Rocchi, l'ex-président du Consortium de réalisation, chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais après sa faillite en 1993, a également été placé en garde à vue.



Par RFI

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L’enquête sur l'arbitrage rendu entre le Crédit lyonnais et Bernard Tapie se poursuit. Stéphane Richard, l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde et actuel PDG d'Orange, vient d’être placé en garde à vue pour son rôle dans la décision de recourir à un arbitrage pour mettre fin au litige entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais en 2007. Un arbitrage qui a permis à l'homme d'affaires d'obtenir il y a cinq ans près de 400 millions d'euros.

Le patron d’Orange et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde était entendu ce lundi matin dans le cadre de l’affaire Tapie. Suite à son audition devant la brigade financière, il a été placé en garde à vue. La justice s’intéresse tout particulièrement à son rôle lorsqu’il était le collaborateur de Christine Lagarde, alors ministre de l’Economie, dans l’arbitrage qui a permis à l’homme d’affaires Bernard Tapie d’obtenir près de 400 millions d’euros de compensation de la part de l’Etat.

En dépit de cette garde à vue, Stéphane Richard conserve la tête d’Orange comme vient de l’indiquer le groupe dans un communiqué. Dans le même temps, Jean-François Rocchi, l’ex-président du Consortium de réalisation (CDR), a également été placé en garde à vue dans les locaux de la brigade financière.

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Par FRANCE 24 (texte)

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Le PDG d'Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard (photo), a été placé en garde à vue, ce lundi, dans l'affaire Tapie. L'ex-président du Consortium de réalisation a lui aussi été placé en garde à vue.

Nouvelle avancée dans l’affaire Tapie. Le PDG d'Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard, ainsi que Jean-François Rocchi, président du Consortium de réalisation (CDR), la structure chargée de gérer le passif du Crédit lyonnais après sa faillite en 1993, ont été placés en garde à vue ce lundi 10 juin.

Tous deux doivent s'expliquer sur leur choix en faveur de l'arbitrage dont a bénéficié Bernard Tapie dans son conflit avec le Crédit lyonnais. M. Richard devrait être entendu en détail sur le rôle de Bercy et de l'Elysée.

"Ni ordre, ni pression particulière" de l'Élysée


Il n'y a eu "ni ordre, ni instruction, ni pression particulière de l'Elysée pour aller à l'arbitrage", a affirmé à plusieurs reprises à l'AFP l'ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, l'actuelle patronne du FMI, qui était ministre de l'Economie à l'époque.

Christine Lagarde, qui a quant à elle été placée le 24 mai sous statut de témoin assisté dans ce dossier, a déclaré à plusieurs reprises qu'elle assumait le choix de cette procédure d'arbitrage privé, qui a permis à l'homme d'affaires d'obtenir, en juillet 2008, 403 millions d'euros d'indemnités.

Afin de déterminer si cet arbitrage a été entaché d'irrégularités, les juges d'instruction du pôle financier s'attachent à démonter la chaîne de prises de décision ayant conduit au choix de recourir à un tribunal privé en 2006.

Le mode de désignation des arbitres et la décision du gouvernement de ne pas contester cet arbitrage malgré des soupçons d'irrégularités est particulièrement à l'étude.

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