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25/09/2013

Côte d'Ivoire : Après les enfants soldats pour la guerre de 2002 à 2011, ce sont maintenant les enfants esclaves pour l'exploitation du butin "Les Terres Ivoiriennes" par le régime ouattara et leurs mercénaires burkinabès

Alors que le régime de Ouattara se livre à son jeu favoris "Le mensonge et la propagande à travers le monde entier" par les nombreux voyages de son mentor, voici ci-dessous quelques réalités cruelles du pays profond relatées par france24. Alassane Dramane Ouattara incapable de payer en espèce les miliciens burkinabés qu'il a engagé pour la conquête sanglante du pouvoir d'Etat en Côte d'Ivoire, leur a livré "Les Terres Ivoiriennes" et certainement bientôt le pays tout entier en échange.

Lisez plutôt et faites vous votre opinion sur le sujet :

Des enfants burkinabès, esclaves des trafiquants de cacao de l’Ouest ivoirien

Par Observateurs france24 avec la contribution de Marius Piko.

Des enfants d'origine burkinabè travaillent dans des plantations illégales du mont Péko.cote d'ivoire,alassane dramane ouattara,enfants soldats,café,cacao,rdr,regime ouattara,pro-ouattara,foncier rural,forêt,enfants esclaves,burkinabé,mercenaires,guerres

Dans le parc national du Mont Péko, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, notre Observateur a rencontré des enfants burkinabès qui vivent un calvaire. Souvent âgés d’une dizaine d’années, ils sont exploités dans le cadre d’un trafic de cacao et livrés à eux-mêmes dans des conditions inhumaines et dangereuses.

Situé à la frontière avec le Libéria, le Mont Péko est l’une des principales forêts classées de Côte d’Ivoire. La zone est contrôlée depuis 2003 par les hommes d’Amadé Ouérémi, un chef de guerre burkinabè devenu l’un des plus gros trafiquant de cacao, de bois, de diamant, d'ivoire et de cannabis de la zone. Depuis cette date, le milicien s’est arrogé le contrôle du Mont Péko en dépossédant de leurs terres les propriétaires fonciers guérés, autochtones de la zone, après la crise politico militaire de 2002.

Amadé Ouérémi a également combattu aux côtés des Forces nouvelles d’Alassane Ouattara durant la crise post-électorale de 2011. Depuis, il était recherché pour crimes contre l’humanité. Le chef de guerre est accusé d’avoir fait tuer près de 800 personnes à Duékoué. En mai 2013, FRANCE 24 diffusait des images de son arrestation musclée.

Des jeunes burkinabès dans une plantation illégale du Mont Péko munis de machettes.
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Mais l’arrestation de Ouérémi n’a pas permis de rétablir l’ordre dans le Mont Péko : les montagnes sont toujours une zone de non droit et les exploitations illégales se poursuivent. En juillet, le ministre de la Défense avait donné trois mois aux occupants pour quitter la zone. La semaine dernière, le responsable de l’autorité du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion (ADDR) exhortait les occupants du parc à "sortir sans opposition" en promettant que ceux qui déposeraient leurs armes ne "seraient pas laissés pour compte". À la fin du mois de septembre, une opération de ratissage du Mont Péko par l’armée ivoirienne devrait avoir lieu.

Selon les estimations de la presse ivoirienne, 30 000 personnes occuperaient illégalement des campements dans la forêt du Mont Peko.

"Ces enfants sont piégés, ils ont très peu de chance de s’en sortir"

Marius (pseudonyme) s’est rendu dans le Mont Péko où il a rencontré des enfants qui travaillent dans des exploitations illégales de cacao.

J’ai visité plusieurs campements informels, notamment celui de Sokroini, et je peux affirmer que 90% des gens là bas sont des enfants et des jeunes hommes âgés entre 11 et 20 ans. Les plus jeunes que j’ai rencontrés avaient même 8 ou 9 ans. Ils sont tous burkinabès, originaires de ville comme Bobo-Dioulasso ou Koudougou au Burkina Faso d’où viennent aussi les chefs de milice qui organisent les trafics dans ces campements. D’autres enfants vivaient dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire, notamment à Soubré, où vit une importante communauté burkinabé.

La plupart de ces enfants ne savent même pas pour qui ils travaillent. Selon les miliciens sur place, ce sont des hommes d’affaires burkinabès qui ont fait fortune dans le cacao et qui avaient négocié avec Amadé Ouérémi la mise en place de ce trafic. Les hommes de Ouérémi vont chercher les orphelins dans les rues du Burkina ou font miroiter aux parents des retombées financières importantes pour les emmener.


Agés d'une dizaine d'années, ils manipulent des machettes.
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"Quand je suis arrivé, les miliciens se sont dépêchés de ranger les machettes que les enfants maniaient"

Le travail des enfants, c’est de cueillir le cacao et de le transporter dans des gros paniers à travers des routes impraticables. D’autres sont également employés pour récupérer l’hévéa qui sert à faire le caoutchouc. C’est une zone de montagne, les pentes sont abruptes. Ils parcourent jusqu’à 40 kilomètres avec des grands paniers remplis de leur récolte sur leur tête.

Lorsque je suis arrivé dans le campement, j’ai vu que beaucoup d’entre eux avaient leur machette, des outils que des enfants si jeunes ne devraient pas manier. Les miliciens leur ont rapidement confisqué leurs outils et on fait semblant de les réprimander, en disant qu’ils n’avaient pas à jouer avec ça. Ils ne veulent pas qu’on sache qu’ils font travailler des enfants.


L'homme à droite tente de récupérer les machettes afin que notre Observateur ne puisse pas filmer les enfants avec.
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Un autre homme récupère toutes les machettes pour les ranger.
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"Ils dorment à même le sol, à 30 dans sept mètres carrés"

J’ai réussi à parler à des enfants en les emmenant un peu à l’écart. Les plus anciens sont là depuis 2005 et n’ont pas vu autre chose que le Mont Péko depuis huit ans. Ils sont coupés du monde, ne vont évidemment pas à l’école. Leur salaire varie selon l’âge, mais un garçon de 14 ans gagne en moyenne entre 75 000 et 100 000 francs CFA (entre 114 et 152 euros) par année de travail. Pour eux, c’est une fortune, ils n’ont pas la notion de l’argent. Ceux qui sont dans le business depuis longtemps ont eu une "promotion sociale" et sont parfois propriétaires de plantation.

Leurs conditions de vie sont déplorables au campement : ils dorment tous entassés à même le sol dans des habitations de fortune, jusqu’à 30 enfants dans 7 mètres carrés. Et encore, ils sont chanceux : ceux qui travaillent dans les champs s’abritent sous des tentes faites de bouts de bois et d’une bâche.

"Un enfant de 12 ans pleurait, il m’a dit que son rêve, c’était de retourner à l’école"


Beaucoup d’enfants craquent devant la difficulté du travail. Lorsque j’étais là-bas, un enfant de 12 ans, qui venait de ramener du cacao pleurait de fatigue. Entre deux sanglots, il m’a dit qu’il rêvait de retourner à l’école, là où d’autres sont en ce moment, pendant que lui est là, au milieu de nulle part, sans même savoir où il se trouve. Il est là depuis deux ans et n’a aucune nouvelle de ses parents. Il n’a pas le courage de s’enfuir comme certains de ses camarades, car il sait que les chances de survivre lorsqu’on est seul dans le Mont Péko sont très minces.

Ce qui est très inquiétant, c’est que depuis l’arrestation d’Amadé Ouérémi [en mai], on ne s’occupe plus de ces enfants, certains ne sont même plus du tout payés. On leur dit qu’il faut attendre, et pendant ce temps, ils doivent continuer leur labeur. Comme la zone doit être libérée sous ordre de l’ADDR avant la fin du mois de septembre, les miliciens leur ont dit qu’ils allaient se mettre à l’abri pour quelque temps dans un autre village, dans des zones encore plus inaccessibles et dangereuses d’accès. Ces enfants sont piégés. Si on ne leur vient pas en aide, ils n’ont quasiment aucune chance de s’en sortir.

Un chef du camp surveille les opérations. Toutes les photos ont été prises au début du mois de septembre par notre Observateur Marius.
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16/09/2013

Côte d'Ivoire : La longue liste des assassinats de Ouattara continue

En image l'annonce de la mort du Syndicaliste Mahan Gahé Basile, de la centrale Dignité par les médias. Yako !!!!
Qui va arrêter ça. Que Dieu est pitié de la Côte d'Ivoire !!!!!!!!!!!!!

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13/09/2013

Côte d'Ivoire : Les Profils des futurs candidats présidentiels du régime après Ouattara

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Jean-Louis Billon,
un patron ministre porté par son clan


Jean-Louis Billon est un cas d'espèce en Côte d'Ivoire. Héritier de l'empire Sifca, premier groupe privé fondé par son père, Pierre Billon, il est réputé pour ne pas cultiver de réseaux dans un pays où la cooptation et la culture du carnet d'adresses font figure de règles absolues. A 49 ans, cet homme d'affaires formé aux Etats-Unis se suffit à lui seul, son poids économique à la tête d'une société comptant 17 000 salariés en faisant l'interlocuteur incontournable de la classe politique ivoirienne comme des investisseurs étrangers.
Malgré ses connexions hétéroclites et sa volonté de rester un esprit indépendant, Jean-Louis Billon n'a eu aucune difficulté à intégrer, fin 2012, le gouvernement de Daniel Kablan Duncan comme ministre du commerce. Cette entrée au sein de l'exécutif n'a pas bouleversé son premier cercle. Ce fondu de Formule 1 continue de s'appuyer essentiellement sur sa famille, ses amis issus de son fief de Dabakala (centre) ainsi que sur des collaborateurs formés au sein de Sifca. Ces relations suffiront-elles à satisfaire un dessein politique plus ambitieux ? Rien n'est moins sûr…

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Hamed Bakayoko,
un fidèle d'ADO qui soigne ses amitiés


Actuel ministre de l'intérieur, Hamed Bakayoko a forgé ses réseaux tout au long d'une carrière l'ayant amené à siéger sans discontinuer depuis dix ans sur les plus hautes marches de l'exécutif ivoirien. Membre influent du RDR et fidèle du couple présidentiel, il se pose aujourd'hui comme l'une des figures incontournables de l'entourage d'Alassane Ouattara. Délogé du ministère des NTIC et de la communication pour diriger celui de l'intérieur après la crise postélectorale, cet ancien journaliste et patron de presse a conservé de solides amitiés dans ce secteur. Nombre de ses relations pilotent aujourd'hui les principaux médias de Côte d'Ivoire.
A 48 ans, Hamed Bakayoko fait surtout office de véritable sécurocrate du chef de l'Etat. Faisant preuve d'un certain zèle dans cette mission, il passe pour être le principal pourfendeur des pro-Gbagbo, et a placé ses hommes aussi bien au sein de la franc-maçonnerie (dont il est membre) qu'à la tête des institutions sous la tutelle de son département (surveillance du territoire, renseignement, police…). Son statut de numéro deux du gouvernement et ses ambitions présidentielles ont forcé Hamed Bakayoko à ripoliner son image ces derniers mois en réfrénant son penchant décrié pour la fête. S'il a pris ses distances avec le milieu des boîtes de nuit qu'il a longtemps côtoyé, le ministre d'Etat n'en conserve pas moins de nombreuses relations dans le show-business ou le monde du sport, dont il raffole toujours.


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Guillaume Soro,
du battle dress au complet veston


Les multiples costumes qu'il a endossés, depuis son engagement estudiantin jusqu'à la présidence de l'Assemblée nationale en passant par celui de chef rebelle, ont permis à Guillaume Soro de se forger des réseaux aussi nombreux qu'hétéroclites. Formés en une décennie à peine, ceux-ci embrassent les domaines militaire, institutionnel ainsi que les milieux d'affaires, un cas assez rare dans la Côte d'Ivoire post-Félix Houphouët-Boigny.
Au cours de sa rapide ascension, le deuxième personnage de l'Etat ivoirien, 41 ans, n'a cessé de s'entourer d'une poignée de collaborateurs ayant fait leurs premières armes à ses côtés. Si cette fidélité répond aux valeurs de loyauté sous-tendues par son ethnie Senoufo, elle sert surtout la stratégie de conquête du pouvoir entreprise par Guillaume Soro, dauphin constitutionnel d'Alassane Ouattara.
Ministres, chefs de commandement militaire ou dirigeants d'institutions publiques, ces "frères d'armes", tels Souleymane Koné, Moussa Dosso, Hervé Touré ou Issiaka Ouattara, occupent aujourd'hui des postes au sommet de l'Etat ivoirien. Tous vouent une admiration pour le combat mené par celui qui s'est opposé au concept "d'Ivoirité" puis aux régimes successifs de Robert Guéï et de Laurent Gbagbo. Ces personnalités permettent à Guillaume Soro, premier ministre sans discontinuer de 2007 à 2012, d'étendre son influence à tous les domaines stratégiques.
A cette garde rapprochée viennent se greffer des amitiés que l'histoire chaotique de la Côte d'Ivoire ces dix dernières années a scellées. Outre le couple présidentiel, la galaxie de l'ancien chef de guerre s'est enrichie de nombreuses personnalités comme Mustapha Chafi, le conseiller spécial du président burkinabè Blaise Compaoré, l'architecte Pierre Fakhoury, ou encore de plusieurs figures issues du Rassemblement des républicains (RDR), dont Guillaume Soro convoite la tête dans l'hypothèse d'une course à la présidentielle en 2020.

par la lettre du continent, le titre est de nous.