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22/04/2013

Côte d'Ivoire : Les échos des élections couplées régionales et municipales

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Côte d’Ivoire : Le calme et l'abstention premières grandes tendances des élections


Par kautcha | 21/04/2013 | 20:44:57

Abidjan le 21 avril 2013 © koaci.com – Selon les premières tendances, tout indique selon notre constat de terrain et nos informations, que cette journée électorale s'est déroulée dans le calme, peu d'incidents relevés pour l'heure mais, et ce sera peut être la grande leçon à retenir, une tendance générale de forte abstention. Les premiers chiffres annonceraient moins de 20% de participation.

Au lot des petits couacs du jour, à Koumassi, un affrontement a été évité de justesse entre les partisans de N’dohi Raymond et ceux de Cissé Bacongo au centre de vote de l’école primaire publique Mondon. Le cas aussi d'un fraudeur attrapé à Yamoussoukro. L’électeur Miézan Adelph Sylver, 37 ans placé en garde à vue dans les locaux de la préfecture de police de la capitale ivoirienne. Ce dernier a été interpellé pour cas de fraude dans le centre de vote de l’EPP Camp militaire au quartier Énergie. A Attecoubé un électeur a été quant à lui pris en flagrant délit de fraude avec deux bulletins de vote dans l’isoloir.

Nous avons choisi de nous intéresser particulièrement à la commune de Yopougon à Abidjan, "géante" dite acquise au parti du président Gbagbo, formation politique qui avait appelé au boycott du scrutin.

Les élections locales tant annoncées ont connu leur déroulement ce Dimanche 21 Avril, sur toute l’étendue du territoire ivoirien. Ces élections couplées Régionales et Municipales ont attiré l’attention particulière de tous dans cette journée dominicale. Les communes de Yopougon et d’Attecoubé que nous avons sillonnées aujourd’hui durant le vote, du moins dans les zones où nous nous sommes rendus, le constat est que le vote s’est passé dans une accalmie totale.

Aucun incident majeur n’a été signalé. Mais l’épineux problème du taux de participation qui était aussi une autre bataille de ces élections couplées, après l’appel du camp Gbagbo pour son boycott, pourrait entacher le scrutin en lui-même. Le constat est alarmant dans les quartiers des deux communes visitées, au soir de la fermeture des bureaux de vote à 17 Heures.

Quelques exemples de ce boycott qui ne dit pas son nom : A Yopougon , Toit rouge au groupe scolaire Offomou Yapo réputé plus grand centre du quartier , vous êtes d’abord accueilli par un désert humain aux enivrions de 16 H20 , soit à 40 mn de la fermeture du bureau de vote , où au bureau de vote 1 qui rassemble plus d’électeurs , avec 400 inscrits , n’a eu pour votant à l’heure indiquée , que 47 personnes. Ce chiffre est partout le même, de l’école Siporex5, au groupe scolaire de la Sogefia Kouté, en passant par l’école Gandhi vers le quartier Koweït, aucun bureau ne présente un chiffre dont le taux a atteint les 15% à 15 heures.

A Attecoubé, c’est pareil, dans le grand quartier d’Abobodoumé, où trois grands lieux de vote nous accueillent, c’est la désapprobation, chez les présidents des bureaux de vote. A l’Epp Abobodoumé Jérusalem 3, sur 336 inscrits au bureau de vote 5, seulement 96 ont voté, avant la fermeture des bureaux. Et là, le commissaire de la CEI dit que c’est le plus nombre élevé des 6 bureaux de votes identifiés dans l’école. Le président du bureau de vote de l’Epp Bad Ake Célestin, toujours à Attecoubé, Mr Dié tente de trouver des explications, à ce qu’il appelle un drame électoral. ‘ ‘Les ivoiriens refusent de voter parce qu’ils sont découragés des acteurs politiques, et aussi d’autres électeurs se sont faits enrôlés dans d’autres lieux, et avec la crise post-électorale ils ont changé de domicile, n’ayant aucune motivation, ils ne peuvent se rendre dans leur anciens lieux pour accomplir leurs droits civiques’’ essaie de justifier le délégué de la CEI.

En attendant la proclamation des véritables données par la Commission Electorale Indépendante (CEI) , dans les jours à venir , sur les résultats et le taux de participation , il faut remarquer que ces élections se sont passées dans les endroits visités sans heurts , mais il faut aussi signaler une plainte du PDCI à Yopougon au collège Offomou Yapo et au groupe scolaire Siporex 5 , parce que les membres du bureau de vote ayant constaté la faible affluence ont fait signer des procès verbaux avant l’heure de fermeture , ce qui a mis les représentants du candidat Doukouré Moustapha dans une colère demandant même l’annulation de ces PV. Mais les choses ont fini par rentrer dans l’ordre.

Même si le premier constat est relatif au calme et au faible taux de participation, sans nul doute par désintérêt des populations et manque d'implication dans les communes des élus dit normalement de terrain, tout indique que les ivoiriens vont pousser un ouf de soulagement de s’être dégagés de ces nombreux rendez vous politiques qui ont meublé la vie du pays de 2010 à 2013, avec son cortège de problèmes dont celui de la présidentielle muée en crise post-électorale et ayant fait plus de 3 000 morts selon l’ONU.

Avant de parler de divorce entre le peuple et ses élites politiques, la part belle irait au gouvernement qui au constat, a, pour l'heure, bel et bien réussi son pari.

Maintenant que les vainqueurs gagnent et que les perdants perdent pour voir la Côte d’Ivoire marcher vers le développement, seule gage de la prospérité des ivoiriens.

Donatien Kautcha


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Elections locales en Côte d'Ivoire: la participation au plus bas

La Côte d’Ivoire votait ce dimanche 21 avril pour des élections régionales et municipales, les premières depuis la crise post-électorale d'il y a deux ans. Au-delà des résultats, la question principale était celle de la participation. A la fermeture des bureaux de vote, celle-ci est très faible, notamment à cause de l’appel au boycott du FPI.

Dans l’un des six bureaux de vote du centre du groupe scolaire Les Aquarelles du nouveau quartier de Yopougon, à une demi-heure de la fermeture du scrutin, il y avait seulement 52 votants pour 368 inscrits, soit environ 15% de participation.

Une participation à l’image de ce qui s’est passé ailleurs. Dans une dizaine de centres de vote visités à Abidjan, seuls 30% des électeurs se seraient déplacés. Quelques bureaux de vote, comme à Treichville, approchent les 40% de participation. Les autres électeurs n’ont pas manifestement pas entendu l’appel du président ivoirien.

Elections dans le calme


Peu avant midi, Alassane Ouattara avait exhorté ses compatriotes à aller voter. Mais à Yopougon, fief du FPI, c’était sans compter sur l’appel au boycott lancé par la direction du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo. Des militants expliquaient que ces élections ne les concernaient pas.

Pour l’instant, aucun incident grave n’a été signalé. Seuls quelques problèmes de logistique ont provoqué des retards ce dimanche matin à l’ouverture du scrutin : absence d’encre indélébile, manque d’urnes, bulletins de vote mal aiguillés... Le temps perdu au début a souvent été récupéré à la fin de la journée. Les bureaux de vote ont en général fermé à 17h30, voire 18h, au lieu de 17h.

La sécurité de ces élections a été assurée par la police. Les FRCI et les gendarmes ne devaient intervenir qu’en cas d’incident grave, ce qui n’a pas été le cas. Les résultats complets de ces élections devraient être publiés d’ici le milieu de la semaine.


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Côte d'Ivoire : faible affluence aux élections locales boudées par le camp Gbagbo

Deux ans après la fin d'une crise postélectorale sanglante, des Ivoiriens étaient peu nombreux à retourner aux urnes, le 21 avril, pour des municipales et régionales marquées par le boycottage du parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, symbole d'une réconciliation en panne.

Mis à jour, le 21 avril à 16h15

Très peu d'Ivoiriens se sont rendus aux urnes , le 21 avril, pour les élections municipales et régionales. Double scrutin boycotté par le Font populaire ivoirien (FPI). Le parti de Laurent Gbagbo boycotte ces scrutins, les qualifiant de « mascarade ».

Le FPI exigeait une réforme de la commission électorale ainsi qu'une amnistie pour les crimes commis durant la crise de 2010-2011 et la libération de ses leaders emprisonnés, à commencer par son leader, détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l'humanité.

Le parti a toutefois dû annoncer la suspension de 15 de ses membres, dont plusieurs maires sortants, qui ont participé à la campagne en dépit de ses consignes. En l'absence du FPI, la bataille électorale a surtout crispé les relations entre les alliés au pouvoir, le RDR et le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ex-chef d'Etat Henri Konan Bédié, qui concourent la plupart du temps en rangs dispersés à ces locales.

Retards

A Abidjan, dans un bureau de vote du quartier populaire de Koumassi (sud), les électeurs ont commencé à voter plus d'une demi-heure après l'ouverture officielle à 7 heures( heures locales), en raison de retards dans l'installation du matériel électoral. Plusieurs dizaines de personnes attendaient leur tour.

Dans une école primaire du quartier d'Abobo, dans la partie nord de la capitale, le vote a démarré avec près d'une heure de retard, comme dans certains secteurs de Bouaké, la grande ville du centre du pays, où Robert Kouladé, chef communautaire d'une quarantaine d'années, a indiqué à l'AFP être venu accomplir son « devoir de citoyen » en espérant que « les Ivoiriens tirent les leçons du passé pour éviter tout dérapage afin qu'on puisse emprunter la voie de la démocratie vraie ».

Les craintes de troubles concernent notamment Abidjan et l'Ouest, région la plus instable et de nouveau en proie en mars à des attaques meurtrières d'hommes armés.

Selon une source onusienne, la mission des Nations unies dans le pays (Onuci) s'est aussi inquiétée du fait que certains hauts cadres de l'armée ivoirienne aient "soutenu de façon flagrante des candidats du RDR" ces derniers jours.

Ces élections sont les dernières avant la présidentielle de 2015 à laquelle, sauf surprise, Alassane Ouattara devrait se représenter. Le chef de l'Etat se flatte d'avoir en deux ans replacé la Côte d'Ivoire sur la scène internationale après une décennie de tourmente, fait largement progresser la sécurité et redémarrer l'économie.

Mais la pauvreté tarde à reculer, l'ampleur de la corruption est régulièrement dénoncée et le régime est accusé de privilégier une "justice des vainqueurs", aucune figure du camp Ouattara n'ayant été inquiétée pour les graves crimes commis durant la dernière crise.

La commission électorale estime pouvoir annoncer les résultats complets du double scrutin d'ici le milieu de la semaine prochaine.

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Faible participation en Côte d'Ivoire

Dernière mise à jour: 21 avril, 2013 - 18:32 GMT

Peu d’Ivoiriens se sont déplacés dans les bureaux de vote dimanche lors des élections municipales et régionales.

Ce sont les premiers scrutins locaux depuis 10 ans.

Les élections ont été marquées par le boycottage du parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, symbole d'une réconciliation en panne.

Malgré quelques retards dans l’organisation dans l’ouverture des bureaux, le scrutin s’est déroulé dans le calme.

Aux commandes depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui avait fait quelque 3.000 morts, le président Alassane Ouattara avait souhaité un vote "dans la paix".

Ces élections sont "importantes pour la gestion décentralisée du pays", a-t-il déclaré en votant à Abidjan.

Quelque 5,7 millions d'inscrits étaient appelés aux urnes en Côte d'ivoire, première puissance économique d'Afrique de l'Ouest francophone.

Le dépouillement des bulletins de votes devait débuter en fin de journée.

La commission électorale estime pouvoir annoncer les résultats complets d'ici le milieu de la semaine prochaine.

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Côte d'Ivoire : Les électeurs qui ont honte fuient l'encre indélébile !


Pour le reconnaitre ''' que Toungara soit habillé dans un boubou cousu ''' Telle était la proposition optative qui n'a jamais eu d'oreilles dans le staff technique du candidat Adama Toungara au point de confondre de nombreux électeurs particulièrement les analphabètes ce dimanche 21 avril jour des élections municipales. Car selon les témoignages recueillis par KOACI.COM dans plusieurs bureaux de vote, des électeurs sont sortis solliciter l'aide des agents de la CEI qui ne pouvaient non plus apporter le moindre coup de pouce aux fidèles de Toungara et aussi bien pour les différents autres candidats tous en course.

Et si par moment cette confusion occasionnait un antagonisme d'idée chez les membres de la CEI et les différents représentants des partis, les règles établies obligeaient toujours à abandonner les électeurs à leur propre sort.

Aussi ce dimanche, pour l'opprobre jeté sur les élections municipales, des électeurs sont très nombreux à fuir l'encre indélébile. On préfère voter incognito pour éviter les regards et les commentaires. Comme en témoignent les propos de Mr Aboki membre de la CEI dans un bureau de vote à Yopougon ''' Ils s'enfuient tous après avoir émarger. Ils ne souhaitent pas être marquer par l'encre. Et Ils ont surtout honte nous disent-ils ''''.

Et donc il s'en suit régulièrement une course poursuite entre membre de la CEI et électeur juste après la phase d'émargement. ''' On a même aspergé certains d'encre indélébile ''' nous raconte Kipré dans une vigilance sans faille et dans son travail de marquer les électeurs.

Adriel


Conclusion :
le taux de participation se situerait entre 10% et 20%.

Mais le magicien Youssouf Bakayoko (monsieur il n'est pas encore minuit) qui n'a pour référence que les élections organisées par un certain Laurent GBAGBO, déclare:

Youssouf Bakoyoko, Président de leur CEI sur RFI:
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"..le faible taux de participation est semblable à celui de 2001.

Les élections locales contrairement aux présidentielles n'ont jamais intéressées les ivoiriens "


20/04/2013

Afrique - Franc-maçonnerie : les francs-maçons à Kinshasa... discrets, mais pas trop

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Début février, quelque 400 maçons se sont réunis à Kinshasa pour la 21e édition des Rehfram. Un rassemblement que les organisateurs n'avaient guère ébruité, mais qui n'a pas manqué d'attirer l'attention. Pas seulement en RDC...

L'agitation qui régnait au Grand Hôtel de Kinshasa, un peu inhabituelle pour un samedi matin et par les temps qui courent, n'a pas manqué de surprendre ce chef d'entreprise. « Quelle est donc cette réunion ? Je n'en ai pas entendu parler. » Il n'était pas le seul. Peu de résidents étaient au courant, et pour cause. La tenue de la 21e édition des Rencontres humanistes et fraternelles africaines et malgaches (Rehfram), du 6 au 9 février, a été entourée d'une très grande discrétion. Pas d'annonce avant l'événement et, bien qu'envisagée, pas de conférence de presse après.

Dans ces conditions, difficile pour le « profane » d'identifier la « qualité » des conférenciers présents, que rien sur le plan vestimentaire ne distinguait d'un quelconque public de congressistes. Et même les « ma soeur » ou « mon frère », entendus ici et là - fréquents en Afrique - ne fournissaient guère d'informations sur leur identité. Néanmoins, l'oeil « initié » aura vite repéré les bijoux maçonniques ornant quelques vestes. Quant à celui qui aura pris la peine d'aller jusqu'à la salle de conférences où se déroulaient les travaux, il aura vite compris de quoi il s'agissait en jetant un coup d'oeil sur les livres présentés à l'entrée.

Pour les francs-maçons de RD Congo, la tenue de cette édition dans leur pays était une première. Un choix qui relève, comme pour toutes les Rehfram, de la Conférence des puissances maçonniques africaines et malgaches (CPMAM). Présidé par les grands maîtres des deux obédiences nationales, l'événement a mobilisé plus de 400 francs-maçons venus seuls ou avec la quinzaine de délégations d'obédiences membres ou amies de la CPMAM. On était loin de l'affluence - quelque 700 participants - des Rehfram de Libreville en 2012. Il est vrai que la RD Congo compte beaucoup moins de francs-maçons que le Gabon.

Précautions

Parmi les maçons venus d'Afrique francophone, ceux du tout proche Congo-Brazzaville, issus notamment du Grand Orient du Congo-Brazzaville et de la Grande Loge de France, étaient les plus nombreux. Ils étaient suivis des Gabonais (Grande Loge symbolique du Gabon), et des Camerounais (Grande Loge unie du Cameroun). Puis des Sénégalais, des Ivoiriens, des Béninois, des Togolais et des Marocains.

En revanche, contrairement aux Français, les soeurs et frères belges étaient peu nombreux. Fidèles au rendez-vous également, des obédiences amies de la CPMAM, comme le Grand Orient de France, la Grande Loge de France, représentée par Marc Henry, son grand maître, la Grande Loge traditionnelle et symbolique, ainsi que le Groupe fraternel d'étude des questions africaines (GFEQA), qui réunit, en France, des francs-maçons d'origine africaine ou sympathisants du continent. On comptait en revanche un seul membre de l'Ordre initiatique et traditionnel de l'art royal (OITAR), obédience récente présente surtout en France et à Madagascar. Comme à l'accoutumée, pas de délégation de la Grande Loge nationale française, sinon quelques-uns de ses frères venus à titre individuel. Des francs-maçons venus de Roumanie, du Brésil et d'Italie ont également participé à ces rencontres.

Avant leur tenue, les organisateurs avaient pris la précaution d'en informer les autorités. « Nous avons envoyé des courriers, notamment à la présidence de la République et au Premier ministre. Tous ont accusé réception. Sans plus. Mais la Direction générale de migration a pris des dispositions pour la délivrance de visas volants », informe le frère chargé de l'organisation. Des consignes avaient aussi été données au personnel du Beach, le port fluvial qui relie Brazzaville et Kinshasa, pour faciliter les entrées.

L'exception congolaise

Avec quelque 300 membres, sur une population estimée à 70 millions d'habitants, la franc-maçonnerie est très peu implantée en RD Congo. Introduite par les Belges à l'époque coloniale, elle fut interdite par Mobutu à son arrivée au pouvoir, en 1965, puis à nouveau autorisée en 1972. C'est ainsi qu'est né, un an plus tard, le Grand Orient du Zaïre, renommé par la suite Grand Orient du Congo (GOC). Son grand maître est Augustin Kabangui. Ce n'est qu'en 1986 qu'une deuxième obédience, la Grande Loge nationale du Congo (GLNC), du rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm, est implantée. Elle est aujourd'hui dirigée par Yesu Kitenge, ancien dignitaire du régime Mobutu.

À part de très rares frères à l'Assemblée nationale ou au Sénat, aucun ministre ne serait franc-maçon, du moins, aucun connu. La RD Congo n'a jamais eu de frères au sommet de l'État. Mobutu, qui avait « frappé à la porte du temple, s'en est vu refuser l'entrée, car il voulait tous les degrés en un seul jour. Approché par ses homologues du Congo-Brazzaville et du Gabon, le président Joseph Kabila résisterait. Jusqu'à quand ?

Ainsi, faute d'un « chef » franc-maçon, l'appartenance à la franc-maçonnerie n'est pas un sésame pour accéder à de hautes fonctions. Elle aurait même un effet contraire. L'autre raison est le poids important des églises évangéliques dans le pays, y compris dans les sphères du pouvoir. Des pasteurs ne cachent d'ailleurs pas leur hostilité à l'égard des francs-maçons, qualifiés de sataniques et de mécréants, une opinion partagée par une grande partie de la population.

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Par Muriel Devey, envoyée spéciale

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Enquête : les nouveaux francs-maçons | RDC : les francs-maçons à Kinshasa... discrets, mais pas trop |

Afrique - Télécommunications : Maroc Télécom; candidature de la dernière heure pour MTN ?

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Alors que la date limite de soumission des candidatures approche, un site spécialisé affirme que trois sources distinctes font état d’une candidature de dernière minute de la part de MTN, le géant des télécoms sud-africain.

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Prévue pour le 22 avril, la date limite de dépôt des dossiers de candidature approche. Et alors que le coréen KT a retiré son offre en tout début de semaine, un nouvel entrant pourrait se manifester. Il s’agit du géant des télécoms sud-africain MTN. En effet, trois sources distinctes qui ont connaissance de la transaction ont révélé à TMT Finance que MTN serait en pleine discussion avec « plusieurs banques » dans une tentative de dernière minute pour lever des fonds afin de financer une offre sur le groupe de télécoms marocain.

Expansion panafricaine

La semaine dernière, le site TeleGeography rapportait que MTN avait pour objectif de dépenser 8 milliards de dollas dans des acquisitions diverses et chercherait des cibles sur le continent. Car en plus de ses opérations au Maroc, Maroc Télécom possède des filiales au Burkina Faso (Onatel), en Mauritanie (Mauritel), au Gabon (Gabon Telecom) et au Mali (Sotelma). La participation de 53% cédée par Vivendi est évaluée à environ 6 milliards de dollars.

Il reste deux autres soumissionnaires, tous deux issus du Moyen-Orient. Il s’agit de Etisalat et d'Ooredoo (anciennement Qatar Telecom) qui ont tout deux sécurisé des financements bancaires de plusieurs milliards de dollars dans l’optique d’emporter la transaction. C’est à l’État marocain, qui contrôle 30% du capital de Maroc Télécom, que reviendra le dernier mot.

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Maroc Télécom : candidature de la dernière heure pour MTN ?