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17/04/2013

Côte d'Ivoire: Les acteurs de la crise ivoirienne de 2010

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Dans les notes mises en annexe de son ouvrage «Ma vérité sur le complot contre Laurent Gbagbo» publié chez Harmattan- Paris, Alain Dogou, le dernier ministre de la Défense de l’ancien chef d’Etat ivoirien apprécie chaque acteur et fait important de la crise post-électorale.





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Laurent Gbagbo : Président de la République de Côte d’Ivoire de 2000 à 2010, déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 par le conseil constitutionnel. Il devait assuré un nouveau mandat de 5 ans mais sa victoire a été violemment contestée par son adversaire Alassane Ouattara. Il a été chassé militairement du pouvoir par la France et l’Onu qui ont pris fait et cause pour Alassane Ouattara.


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Alassane Ouattara : Candidat à l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire, il a contesté violemment la victoire de Laurent Gbagbo. Il est devenu chef de l’Etat de Côte d’Ivoire le 11 avril 2011, après l’arrestation du président Gbagbo suite à d’intenses bombardements sur sa résidence officielle, des jours durant, par l’armée française et les forces de l’Onu.




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Ban ki Moon : Secrétaire général de l’Onu de 2007- 2011. Réélu pour un nouveau mandat jusqu’au 31 décembre 2016. C’est lui qui, au nom de l’organisation mondiale, a soutenu toutes les forfaitures de son compatriote et son représentant spécial Young-Jin Choi durant la crise ivoirienne.


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ONU : L’Organisation des nations unies, dans toutes les résolutions précises par son Conseil de sécurité, n’a jamais condamné les mouvements rebelles qui ont attaqué la Côte d’Ivoire en septembre 2002. Elle a toujours considéré les (ex ?)-rebelles comme étant une partie au conflit ivoirien, si bien qu’elle les a toujours mis dans ses multiples résolutions, sur le même pied d’égalité que le gouvernement légitime du président Gbagbo. Puis dans la crise post-électorale de 2010, l‘Onu a considéré les mouvements rebelles comme la force régulière de l’Etat indépendant de Côte d’Ivoire.


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Licorne : Force militaire française, en mission dite de paix en Côte d’Ivoire, sous mandat de l’Onu mais sous commandement français. Elle est distincte mais complémentaire de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) dont elle constitue la force d’appui.


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Henri Konan Bédié : Président du Pdci-Rda (opposition civile), ancien président de la République de Côte d’Ivoire de décembre 1993 au 24 décembre 1999, date à laquelle il a été renversé par un coup d’Etat militaire. Candidat malheureux au premier tour de l’élection présidentielle le 31 octobre 2010. Il a appelé ses partisans à accorder au deuxième tour, leurs suffrages à son ancien ennemi juré, Alassane Ouattara à qui il avait consacré un chapitre entier de son ouvrage «Les chemins de ma vie», dans lequel il le traitait d’étranger et par conséquent lui demandait de ne point se mêler des affaires de la Côte d’Ivoire.


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Bakayoko Youssouf : Président de la Cei depuis février 2010, militant du Pdci-Rda (opposition civile), diplomate, ancien député, ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement d’union issu de l’Accord politique de Ouagadougou au titre de son parti politique. En proclamant, à l’insu de ses collègues, dans une chambre d’hôtel, des chiffres non validés, relatifs au scrutin du 28 novembre 2010, il a commis une forfaiture en violant le serment qu’il avait prêté d’appliquer la constitution, le code électoral et la loi portant création, organisation et fonctionnement de la Cei.


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Soro Guillaume : Ancien leader d’un syndicat d’élèves et d’étudiants, il a revendiqué la paternité de l’attaque du 19 septembre 2002 contre les institutions de la Côte-d’Ivoire. Membre de plusieurs gouvernements d’union de 2003 à 2006, il est devenu Premier ministre au lendemain de la signature de l’Accord politique d’Ouagadougou de 2007 à 2010. Pendant la crise post-électorale, il a pris position pour Alassane Ouattara en mettant à sa disposition tous les mouvements rebelles qui occupaient la moitié nord de la Côte d’Ivoire depuis 2002. Il a été récompensé par son maintien au poste de premier ministre pendant une année.


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Paul Yao N’dré : Président du Conseil constitutionnel ivoirien qui a proclamé Laurent Gbagbo vainqueur du 2è tour de l’élection présidentielle. Il était auparavant professeur agrégé de droit à l’université d’Abidjan, militant du Fpi (parti de Laurent Gbagbo), ancien ministre de l’Intérieur et ancien directeur général de l’Ecole nationale d’administration (Ena).


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Aké N’gbo Gilbert-Marie : Premier ministre de Laurent Gbagbo après sa réélection en novembre 2010, homme de culture idéologique socialiste, professeur agrégé d’économie, doyen honoraire de la faculté des sciences économiques et président élu de l’université d’Abidjan. Le gouvernement qu’il a dirigé pendant 4 mois a résisté avec ingéniosité, à toutes les sanctions extérieures diplomatiques, économiques et financières prises contre les Ivoiriens jusqu’au 11 avril 2011.


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Young-jin Choi : Représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Côte d’Ivoire. C’est lui qui a trompé toute la communauté internationale en s’octroyant, au nom d’une pseudo certification, le droit de proclamer à titre définitif, le vainqueur de l’élection présidentielle et, autorisé la mise à disposition des moyens logistiques de l’Onuci au profit des mouvements rebelles des Fafn qui ont attaqué l’armée de Côte-d’Ivoire, les Fanci.


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CCI : Unité mixte composée de soldats de l’armée régulière, les Fanci et des mouvements rebelles les Fafn. Elle avait la charge de réaliser le désarmement des ex-combattants, de sécuriser la zone de confiance et les élections. Les cérémonies officielles de désarmement organisées ont été un leurre et les rebelles des Fafn sont restés en armes pendant les élections, si bien que dans les régions centre, nord et ouest, avec les armes, ils ont orienté les suffrages des électeurs et brutalisé les représentants du candidat Laurent Gbagbo qui ont fini par déserter les bureaux de vote, permettant ainsi au candidat Ouattara d’y réaliser des scores soviétiques.


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CNCA : Autorité administrative indépendante chargée de la régulation des chaînes de radio et de télévision en Côted’Ivoire. Pendant huit ans, son champ d’action s’est limité dans la zone sous contrôle des forces régulière, les Fanci. Les radios et télévisions des zones contrôlées par les Fafn n’obéissaient au respect d’aucun cahier de charges. Ainsi, leurs programmes faisaient une large place aux activités des mouvements rebelles et à l’apologie de leur parrain. Les plages musicales étaient des hymnes à la gloire exclusive de Alassane Ouattara et de ses thuriféraires.


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ONUCI-FM : Radio de l’Opération des nations unies en Côte-d’Ivoire. Créée pour promouvoir des messages de paix, elle s’est révélée à la pratique, le portevoix des mouvements rebelles dans la partie sud du territoire.




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FPI : Parti (socialiste) crée en 1990 par Laurent Gbagbo. Il a remporté l’élection présidentielle en octobre 2000. Son programme de gouvernement a été brusquement arrêté avec l’attaque de la Côted’Ivoire par des mouvements rebelles en septembre 2002. Il est devenu pour cause de recherche de paix, le parti minoritaire dans tous les gouvernements composés entre 2002 et 2010. Son programme initial a été remplacé par celui dit de sortie de crise qui faisait la part belle aux désidératas des mouvements rebelles et à l’opposition civile.



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RDR : Parti d’opposition civile présidé par Alassane Ouattara. Parti politique allié aux mouvements rebelles qui ont attaqué la Côte-d’Ivoire en septembre 2002. Dans les 415 démembrements de la Cei, les représentants des mouvements rebelles (Mpci, Mjp, Mpigo) étaient tous des militants actifs du Rdr.



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PIT : Parti de gauche, fondé en 1990 par l’universitaire Francis Wodié qui fut candidat aux élections présidentielles en 1995, 2000 et 2010. Eliminé au premier tour en octobre 2010 et malgré les divergences idéologique très marquées avec le parti libéral qu’est le Rdr, il a appelé ses disciples (13 409 électeurs soit 0,29% des suffrages exprimés) à voter pour Alassane Ouattara au 2è tour. En récompense, il a été nommé, en violation de la constitution ivoirienne, président du Conseil constitutionnel. Le mandat de son prédécesseur ayant été écourté après le coup d’Etat de la France contre Laurent Gbagbo.



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Désiré Tagro : Ministre de l’Intérieur de 2007 à 2010, nommé secrétaire général de la présidence de la république après la réélection du président Laurent Gbagbo. Il a été abattu alors qu’il tenait un drapeau blanc à la main (signe de sa reddition) par les rebelles des Fafn/Frci, le jour de l’arrestation du président Laurent Gbagbo le 11 avril 2011.



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Amadou Soumahoro : Secrétaire général par intérim du Rdr, représentant le parti d’Alassane Ouattara à la Cei où il occupait un poste de vice-président depuis février 2010. Au moment de la consolidation des résultats de l’élection présidentielle par la Commission centrale de la Cei, c’est lui, alternativement avec Gnénéma Coulibaly, qui présidait les travaux, en l’absence quasi permanente de Bakayoko Youssouf.



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Bamba Yacouba : L’un des six représentants des mouvements rebelles des Forces nouvelles à la Cei. Secrétaire permanent-adjoint et porte-parole de la commission. Après avoir commis une première forfaiture, en rendant public certains résultats des votes à l’étranger qui n’avaient été validés, il a voulu récidiver en proclamant à l’insu de ses collègues d’autres résultats. Il en a été empêché devant les caméras et les journalistes par deux membres de la commission centrale de la Cei, qui représentaient les grands corps de l’Etat notamment, le Conseil supérieur de la magistrature et le ministère de l’Administration du territoire.



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Gnénéma Coulibaly : Magistrat, «parent» de Guillaume Soro, il était l’un des six représentants des mouvements rebelles à la Cei. Membre du bureau en qualité de vice-président, il a assuré pendant les trois jours qu’avait la Cei de proclamer les résultats provisoires de l’élection présidentielle, la présidence des travaux de la commission centrale, alternativement avec le représentant du Rdr Amadou Soumahoro. Après le 11 avril 2011, il a été nommé ministre des Droits de l’homme puis, ministre de la Justice.



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Philippe Mangou : Chef d’état-major des Fanci de 2004 à 2011. Au nom de toutes les composantes des armées, accompagné de tous les commandants des forces, membres du Conseil supérieur de défense, il a fait allégeance au président Laurent Gbagbo le jour même où le Conseil constitutionnel ivoirien l’a proclamé vainqueur à titre définitif de l’élection présidentielle de novembre 2010. Durant la crise, il a connu une grande frayeur du 31 mars au 3 avril 2011 où, face au retrait en cascade et sans combat, de tous les groupements tactiques des Fanci déployés sur la ligne de front et des check-point du système de défense du district d’Abidjan, il s’est abrité dans les locaux de l’ambassade de l’Afrique du sud en Côte-d’Ivoire.



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Détoh Létho : Commandant des forces terrestres des Fanci de 2009 à 2011; il était durant la crise post-électorale, le coordonnateur en chef des opérations du système de défense du district d’Abidjan. Fin mars 2011, au moment de l’offensive générale des Fafn, il a fait défection pour se retrouver du coté des mouvements rebelles à l’hôtel du golf, d’où il lançait des messages de ralliement à Alassane Ouattara.



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Vagba Faussignaux : Commandant des forces navales, son domicile a été pillé au début de la bataille d’Abidjan, si bien qu’il avait élu domicile à la résidence du président Laurent Gbagbo d’où il a été arrêté en même temps que lui le 11 Avril 2011.



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Kassaraté Edouard : Commandant supérieur de la gendarmerie, malgré toutes les rumeurs le concernant, il est resté au milieu de ses troupes au camp d’Agban, au moment de la bataille d’Abidjan. Malgré son allégeance au président Gbagbo, il a préservé durant la crise ses relations personnelles et ses amitiés avec des cadres du Rhdp et des forces nouvelles.



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Guai bi Poin : Commandant du Cecos, il est resté durant la crise, du coté de la légalité constitutionnelle incarnée par Laurent Gbagbo. Au début de l’offensive générale des Frci, et au regard de la faiblesse notoire des équipements des Fanci, il a procédé a un repli stratégique du coté de la frontière est de la Côte d’Ivoire.





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Dogbo blé Brunot : Commandant de la Garde républicaine, il est resté constant tout le long du conflit aux coté de la légalité. Les équipements lourds dont disposaient son unité ont été entièrement détruits par les forces françaises durant les bombardements aériens par les hélicoptères français de types «Apache» et «Tigre».



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Konan Boniface : Commandant des Fanci, en charge de la coordination des groupements tactiques déployés sur la ligne de front qui séparait les Fanci des Fafn de 2002 à 2010 (Com-théâtre). Au regard du déséquilibre affiché entre les équipements militaires des Fanci et ceux de la coalition Fafn, Onuci, Licorne et Cedeao, lui et ses hommes se sont repliés à Abidjan sans combattre. Ils se sont par la suite reconditionnés pour défendre la capitale économique, dans l’attente d’une issue politique à la crise.



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Ibrahim Coulibaly dit IB : Ancien sergent chef des Fanci, l’un des auteurs du coup d’Etat de 1999 qui avait porté au pouvoir le général Guéi. Il était aussi le concepteur de la tentative du coup d’Etat de septembre 2002 contre le président Gbagbo. Il est entré dès 2003 en dissidence avec l’aile politique des forces nouvelles. Exilé depuis 10 ans, il est réapparu en janvier 2011dans la commune d’Abobo en revendiquant la paternité des terroristes du commando dit invisible.



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Capitaine Allah : Officier subalterne de la gendarmerie nationale, ancien commandant d’un sous-groupement tactique de l’ouest de la Côte d’Ivoire au lendemain de l’attaque de 2002. Il avait été remplacé dans le cadre des relèves périodiques des Fanci déployés sur la ligne de front, et mis à la disposition du service chargé du personnel, pour emploi. Il a été le premier officier des Fanci en activité à rejoindre les rebelles des Fafn qui résidaient à l’hôtel du Golf pendant la crise post-électorale.


Adolphe Kadio Djidji : Militant du Pdci-Rda (opposition civile), nommé en janvier 2011, président de la Commission internationale d’enquêtes sur les évènements post-électoraux en Côte d’Ivoire. Sa commission a travaillé dans l’urgence dans un délai de deux mois. Elle s’apprêtait à rendre public le résultat de ses investigations lorsque le coup est intervenu le 11 avril 2011.



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Hamadoun Touré : Porte-parole de l’Onuci qui, au nom de la mission onusienne, organisait chaque semaine une conférence de presse pour rendre compte des activités. Dans la période pré- électorale, où les représentants des candidats étaient régulièrement agressés dans la zone sous contrôle des mouvements rebelles, et à quelques jours du premier tour scrutin en octobre 2010, il a brusquement arrêté de publier l’indice hebdomadaire de sécurité qui était pourtant, l’un des baromètres d’appréciation par l’Onu, de l’environnement pour l’organisation d’élections apaisées, sécurisées et crédibles.



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Patrick Achi : Militant du Pdci-Rda et du Rhdp (opposition civile). Il était ministre et porte-parole du gouvernement d’Alassane Ouattara localisé à l’hôtel du Golf. C’est en cette qualité qu’il a rencontré des experts de l’Onu en charge de l’évaluation de la mesure d’embargo sur les armes. Il a indiqué au cours d’un entretien rapporté par les experts onusiens qu’il reconnaissait la violation de l’embargo sur les armes dans le but d’attaquer les Fanci favorables à Laurent Gbagbo.



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Joseph Koffigoh : Avocat, ancien Premier ministre de transition au Togo, il était le chef de la mission d’observateurs de l’Union africaine en Côte d’Ivoire pendant le scrutin du 28 novembre 2010. La mission a conclu de l’observation de fraudes massives dans les zones centre et nord de la Côte d’Ivoire qui étaient sous contrôle de la rébellion des Fafn. Son rapport a été ignoré par l’Union africaine dans sa recherche de solution politique à la crise ivoirienne. Après l’arrestation du président Laurent Gbagbo, il a repris sa toge d’avocat pour intégrer son équipe de défense.



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Forêt classé du mont Péko : D’une superficie de 34 000 ha, situé à l’ouest de la Côte d’Ivoire, elle a été mise en culture de rente par les populations allogènes, majoritairement d’origine burkinabè. Pour assurer la sécurité de leurs plantations, les Burkinabè ont levé une armée privée de plus de 600 hommes entrainés par des instructeurs européens et dirigée par un sanguinaire répondant au nom d’Amandé Ouédraogo Rémi dit Ourémi, devenu supplétif des Fafn/Frci.



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Addis-Abeba : Capitale de l’Etat d’Ethiopie qui abrite le siège de l’Union africaine. La plupart des membres du comité des experts du panel des chefs d’Etat de l’Union africaine étaient des diplomates en poste au siège de l’Union africaine qui, au vu des dépêches d’agences de presse et des Notes verbales, étaient convaincus de la victoire d’Alassane Ouattara avant d’être nommé comme experts de leur pays. A l’épreuve du terrain, certains parmi eux s’étaient rendu compte qu’ils avaient été manipulés à leur insu.

In «Ma vérité sur le complot contre Laurent Gbagbo» Harmattan, Paris, juin 2012.

12/04/2013

FRANCE - CORRUPTION : entre Ziad Takieddine et Claude Guéant qui ment, qui dit la vérité ?

Par france24

Ziad Takieddine : "Sarkozy a été acheté de toutes pièces par le Qatar"france, corruption, nicolas sarkosy, présidentielle 2007, Libye, Quatar, kadhafi
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Mis en examen dans l'enquête sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, Ziad Takieddine réitère ses accusations contre l'ex-président sur FRANCE 24. "Choqué" par les propos de l’homme d’affaires, Claude Guéant réagit.france, corruption, nicolas sarkosy, présidentielle 2007, Libye, Quatar, kadhafi

Ziad Takieddine… Son nom défraye la chronique judiciaire depuis plusieurs années. Soupçonné d’avoir joué un rôle-clé dans l’affaire Karachi, le richissime homme d’affaires franco-libanais est mis en examen depuis 2011 pour complicité et recel d'abus de biens sociaux, faux témoignages et depuis 2012 pour blanchiment de fonds.

Des accusations farouchement réfutées par l’intéressé qui n’a de cesse de clamer son innocence et a juré de se venger. Ses cibles : Jacques Chirac et désormais Nicolas Sarkozy. Bien qu’il assure détenir les preuves de la culpabilité des anciens présidents dans plusieurs affaires de corruption, aucun document n’a, à ce jour, été dévoilé.

Quelques jours avant la perquisition menée à son domicile parisien, Ziad Takieddine s’était entretenu en exclusivité avec FRANCE 24. Il réitère ses attaques, en accusant le président sortant d’avoir perçu des financements occultes du Qatar et de la Libye dans le cadre de la libération des infirmières bulgares.

FRANCE 24 a ensuite soumis les accusations de Takieddine à l’ex-ministre Claude Guéant, proche de Nicolas Sarkozy et dont le domicile et les locaux ont également été perquisitionnés il y a un mois et demi. Il condamne fermement l’ensemble des accusations de l’homme d’affaires.

L’affaire des infirmières bulgares

Juillet 2007. Après d’ultimes négociations à couteaux tirés, cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien détenus par le régime libyen de Kadhafi sont libérés et ramenés à Sofia par Cécilia Sarkozy, l’épouse à l’époque du président fraîchement élu, et par Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée. Une libération acclamée qui a pourtant bien failli capoter, selon Takieddine.

Ziad Takieddine : "À la dernière minute, avant la libération qui a eu lieu à 4h30 du matin, vers 23h30, je reçois un coup de fil de Claude Guéant. Il me dit : 'On a un problème, ils demandent 135 millions de dollars de garantie par la France sur les contrats à venir avec les sociétés françaises […] Il n’est pas question qu’on accepte.' Puisque Guéant et Sarkozy avaient des relations avec le Qatar, je me suis permis de dire : 'Utilisez vos relations, appelez l’émir du Qatar.'"

Claude Guéant : "C’est vrai qu’il y a eu des contacts entre le Qatar et le gouvernement libyen avant la libération des infirmières. Je ne sais pas le contenu de ces contacts mais ce n’était pas au moment indiqué par Takieddine, c’était beaucoup plus tôt dans la journée…"

FRANCE 24 : Quid des 135 millions de garantie évoqués par Ziad Takieddine ?

Claude Guéant : "Je n’ai pas eu de conversation à ce propos avec Takieddine, je n’en ai aucun souvenir. Je pense que ces questions ont été évoquées avec le Qatar mais je ne connais pas les conclusions données à ces entretiens…"

Les financements occultes du Qatar

Ziad Takieddine affirme que le Qatar, plutôt qu’une garantie de 135 millions de dollars, aurait proposé de donner 300 millions de dollars à la Libye.

FRANCE 24 : Vous affirmez que le Qatar, au lieu de payer la Libye, a envoyé cet argent à travers la Suisse, mais à qui ? Claude Guéant et Nicolas Sarkozy ?

Ziad Takieddine : "Oui totalement. […] Les 300 millions n’ont pas été envoyés. Mais ils ont été payés autrement, par Lugano (importante place financière suisse, ndlr) et autres à travers le Qatar pour finir dans les poches de Guéant et Sarkozy."

FRANCE 24 : Avez-vous des preuves ?

Ziad Takieddine : "Oui, j’ai tout ce qu’il faut. Pas personnellement sur moi mais j’ai vu… Je peux vous dire que le Qatar va avoir beaucoup de peine à prouver que les 300 millions ont été payés à la Libye […] Je sais très bien où se trouve tout ça et je connais très bien quand et comment cela va sortir."

Claude Guéant : "Ce qui est dit là est profondément scandaleux et choquant, c’est inadmissible de tenir des propos comme ça."

Selon Takieddine, si le Qatar intervient dans cette affaire, s’il investit en France, au travers du Paris-Saint-Germain, des prises de participations dans des entreprises ou des biens immobiliers de luxe, c’est qu’il poursuit un double objectif : faire de bonnes affaires et au passage, gagner de l’influence politique.

Ziad Takieddine : "Ces investissements par les dirigeants du Qatar sont faits pour acheter, acheter les dirigeants français. Et ça commence avec Nicolas Sarkozy qu’ils ont acheté de toutes pièces."

Claude Guéant : "Je ne vois pas en quoi le Qatar achète qui que ce soit en France lorsqu’il investit dans un établissement hôtelier. À quoi ça rime ? Ça n’a strictement aucun sens !"

Le financement de la campagne de 2007 par Kadhafi

Autres propos que réfutent Claude Guéant: les accusations selon lesquelles le colonel Mouammar Kadhafi lui-même aurait financé la campagne de Sarkozy en 2007. Elles sont lancées d’abord par Saif al-Islam, le sulfureux fils de Kadhafi lors d’une interview choc en mars 2011, juste avant la guerre en Libye. Puis un an plus tard par le site d’investigation Mediapart. Takieddine avait, à l’époque, nié ce financement libyen sur FRANCE 24 avant de revenir, aujourd’hui, sur ses déclarations.

Ziad Takieddine : "Oui monsieur Sarkozy a été financé par la Libye […] mais sous formes différentes : des contrats non réalisés, des prestations pas faites, des paiements à X, Y ou Z. Aujourd’hui, quand je dis que les montants ont dépassé 400 millions de dollars…" (grand sourire)

Il affirme savoir où se trouvent les preuves de ce financement mais refuse d’en dire plus. Il a abordé le sujet une fois avec le juge Van Ruymbeke fin 2011et Takieddine refuse dorénavant de répondre au magistrat qui l’a mis en examen.

Claude Guéant : "Franchement, c’est absolument faux et c’est vraiment scandaleux que l’on puisse proférer de telles accusations sans fondement."

Accusations véhémentes contre démentis outragés, l’affaire tourne au règlement de comptes. Et pour Takkieddine la meilleure défense, c’est l’attaque.

Ziad Takieddine : "Oui il est corrompu, oui qu’il vienne se défendre M. Sarkozy, qu’il vienne se défendre devant les juges français !"

Vindicte d’un homme blessé, traqué par la justice et qui se sent lâché par les politiques qui le fuient dorénavant comme la peste ? Coup de bluff ? Ziad Takieddine a beau affirmer vouloir tout dire et ne plus fuir la lumière, il garde une part d’ombre que seuls les juges pourront percer.

04/04/2013

Côte d'Ivoire: Com' 2.0 pour le présidentiable Soro

Livres, documentaires et forte présence sur les réseaux sociaux permettent à Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblée nationale, de continuer à occuper le terrain.

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A défaut de recourir à une agence professionnelle, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, désormais affublé du surnom de "PAN" à travers tout le pays, mobilise ses équipes pour veiller à son image de jeune présidentiable très au fait de son époque. Une vingtaine de jeunes sont chargés d'œuvrer à sa communication en animant ses différents comptes sur les réseaux sociaux. Cette stratégie de légitimation médiatique passe également par la multiplication de projets de livres et de documentaires sur ses actions passées et futures. Utilisateur frénétique de Twitter et de Facebook, l’ancien leader des Forces nouvelles (FN) s’est ainsi rapproché du cinéaste congolais Balufu Bakupa-Kanyinda en vue de réaliser un film documentaire sur son parcours d’ex-chef rebelle passé au rang de dauphin présidentiel. Le 23 mars à Paris, le réalisateur a évoqué ce projet avec l'idéologue des FN, Ibrahima Sy Savané, ex-ministre de la communication et actuel président de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA).

De son côté, l’ancien animateur vedette de la télévision ivoirienne, Yves Zogbo Jr, s’est vu confier un projet visant à créer une chaîne parlementaire sur le modèle de la chaîne d’actualité politique LCP de l’Assemblée nationale française. Après son livre d'entretiens paru chez Hachette en 2005 (Pourquoi je suis devenu un rebelle), Guillaume Soro planche actuellement sur la publication d’un nouvel ouvrage. Ce dernier visera à retracer son expérience de premier ministre de 2007 à 2012 et de chef des opérations militaires ayant permis d’installer Alassane Ouattara à la présidence en avril 2012.


par la lettre du continent n°656 du 03/04/2013