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04/04/2013

Côte d'Ivoire - CPI: Human Rights Watch s'interroge sur l'impartialité de la CPI en Côte d'Ivoire

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Dans un rapport publié ce jeudi, l'ONG Human Rights Watch reproche à la Cour pénale internationale (CPI) et à la justice ivoirienne de ne poursuivre que des pro-Gbagbo à la suite de la crise post-électorale de 2010-2011.

Par FRANCE 24
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La justice internationale se montre-t-elle trop indulgente avec le camp Ouattara ? C’est, en substance, ce que soupçonne l’association de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) qui s’interroge, dans un rapport publié ce jeudi, sur la bienveillance de la Cour pénale internationale (CPI) à l'égard des poursuites engagées en Côte d'Ivoire contre les auteurs des crimes commis durant les violences post-électorales de décembre 2010-avril 2011. À l'époque, quelque 3 000 personnes avaient trouvé la mort dans les affrontements provoqués par le refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle contre son adversaire, Alassane Ouattara.

L’ONG s’étonne notamment du fait que la CPI ait "légitimé" l’inculpation par la justice ivoirienne de "plus de 150 personnes appartenant au camp de [Laurent] Gbagbo, [alors qu’] aucune poursuite n’a été engagée à l’encontre de membres des forces pro-Ouattara". Il s'agit d'une anomalie judiciaire inacceptable doublée d’une indulgence coupable de la part de la justice internationale, selon HRW, qui insiste également sur "l’inégalité" des "efforts déployés pour réclamer des comptes aux responsables de crimes internationaux graves."

L’association souligne en outre qu’à ce jour, seuls deux mandats d’arrêt ont été publiquement délivrés par la CPI. L’un concerne l'ancien président Laurent Gbagbo, arrêté en avril 2011 et transféré à La Haye sept mois plus tard, où il demeure en détention. L’autre a été émis à l’encontre de l’ex-première dame, Simone Gbagbo, actuellement retenue en détention préventive en Côte d’Ivoire. Tous deux sont inculpés de crimes contre l’humanité.

La réputation entachée de la CPI

Pour HRW, en effet, ces arrestations à sens unique entachent la "crédibilité" de la CPI. "Beaucoup d’Ivoiriens, y compris des dirigeants de la société civile ivoirienne, ont de plus en plus le sentiment que la CPI se livre à un 'jeu politique' en Côte d’Ivoire", constate ainsi l’association dans son rapport.

Interrogé par FRANCE 24, Philippe Bolopion, directeur de HRW auprès des Nations unies, enfonce le clou en dénonçant une "erreur" de stratégie de l'institution : "La tactique de la Cour pénale internationale était de se concentrer sur le camp Gbagbo avant de s’attaquer au camp Ouattara. Peut-être pour ne pas déstabiliser le pouvoir en place, je ne sais pas… Mais quelle qu’ait été son calcul, c’était une erreur. Elle aurait dû s’attaquer aux deux camps en même temps."

Une stratégie d’autant plus incompréhensible que le président ivoirien Alassane Ouattara avait, en mai 2011, mis un point d’honneur à traduire en justice tous les responsables des atrocités commises durant les violences post-électorales, y compris dans son propre camp. "Il n’y aura pas de justice des vainqueurs. (…) Ceux qui doivent être jugés le seront", avait-il renchéri dans une interview au Figaro, en septembre 2011.

Réconciliation nationale impossible
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En gage de sa bonne foi, le président ivoirien avait même mis en place une Commission nationale d’enquête chargée d’identifier les responsables des massacres commis durant la crise. Cette dernière "a pointé du doigt la responsabilité des deux camps dans les crimes commis en 2010-2011", souligne à son tour Maureen Grisot, correspondante de FRANCE 24 en Côte d’Ivoire.

Or, deux ans après son investiture, "Ouattara n’a pas honoré sa promesse, reprend Philippe Bolopion. Ses paroles ne se sont pas transformées en acte". Un manquement à la parole présidentielle qui pourrait nuire à la réconciliation nationale, estime celui-ci. "Il n’y a pas de justice pour les victimes du camp Ouattara (...) Si ces crimes ne sont pas punis, dans quelques années, ils se reproduiront. La Côte d’Ivoire pourrait à nouveau se retrouver dans de nouvelles situations de violences et d'instabilité."

Lire l'intégralité du rapport : Rapport HRW_04042013.pdf

26/03/2013

Mariage gay : "L’opinion publique américaine est mûre pour légiférer"

La Cour suprême des États-Unis ouvre, ce mardi, son débat sur la délicate question du mariage homosexuel. L'occasion pour les Sages de légiférer sur le plan national alors que l'opinion publique y est de plus en plus favorable.

Par Ségolène ALLEMANDOU (texte)

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C’est une session historique qui s’est ouverte, ce mardi, à la Cour suprême des États-Unis. Durant deux jours, les neuf Sages qui la composent doivent débattre de la question du mariage homosexuel suite à deux recours engagés par des couples homosexuels. Dans un premier temps, ils vont étudier l'interdiction du mariage des couples de même sexe en Californie. Puis, mercredi, ils se pencheront sur la loi fédérale de défense du mariage qui empêche les époux homosexuels d'être reconnus comme tels au niveau fédéral.

Cette audience pourrait conduire les Sages à légiférer d’ici juin sur le mariage homosexuel dans tout le pays. Pour l'heure, il est autorisé dans neuf des cinquante États du pays ainsi que dans la capitale fédérale, Washington. Les juges pourraient saisir cette occasion pour suivre l’opinion publique américaine qui se montre de plus en plus favorable sur le sujet.

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Un sondage conduit début mars par le Washington Post et ABC révèle que 58 % des Américains y étaient favorables. Selon une autre étude menée par le Public Religion Research Institute, 52 % des personnes interrogées se prononcent en faveur du mariage gay (42 % contre), ainsi que 57 % de Californiens. Signe que les mentalités ont évolué puisqu’en 2008, ils étaient plus de 52 % dans cet État à s'opposer au mariage entre couple du même sexe.

Évolution

Nombreuses en effet sont les personnalités à avoir changé d’avis sur la question ces derniers mois. Barack Obama le premier : après s’être prononcé contre le mariage homosexuel en 2008, le président des États-Unis a déclaré avoir changé d’avis au printemps dernier au gré des discussions avec ses filles ou avec ses amis gays. Ce mois-ci, l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton a aussi ouvertement affiché sa position. Et, last but not least, l’ancien locataire de la Maison Blanche, Bill Clinton, a récemment appelé à invalider la loi fédérale sur la défense du mariage traditionnel, qu’il avait lui-même signée en 1996.

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Au sein du Parti républicain, le verrou sur la question est également en train de sauter. Le sénateur de l’Ohio, Robert Portman, a rejoint le camp des "pro" ce mois-ci depuis q’il a appris que son fils était gay. L’influent et très conservateur Karl Rove a également envisagé, lundi 25 mars, que le prochain candidat républicain à la présidence américaine soit favorable au mariage gay, même si la majeure partie de son camp y reste opposée.

De plus, plusieurs cadres du Parti républicain, dont Jon M. Huntsman Jr., ancien candidat à la présidentielle en 2012, et Meg Whitman, ancienne PDG d’eBay qui s’est lancée dans la politique, ont envoyé une circulaire à la Cour suprême pour appeler les Sages à se prononcer en faveur du mariage gay.

"Il faudra du temps pour légiférer au niveau national"


Malgré cet élan en faveur du mariage pour les couples de même sexe, les experts doutent de la capacité de la Cour suprême à légiférer au niveau national. "Certes, l’opinion publique est mûre pour légaliser le mariage homo mais il faudra encore du temps pour légiférer", estime la politologue franco-américaine Nicole Bacharan.

D’une part car la société reste tout de même divisée sur le sujet. "Certes, les opposants n’ont pas de figure de proue comme Frigide Barjot en France, relève cette dernière. Mais les leaders sont néanmoins très actifs au niveau fédéral, et notamment dans des États clés comme la Californie".

D’autre part car la Cour, à majorité conservatrice (cinq conservateurs et quatre libéraux), ne devrait pas adopter un avis aussi catégorique. "Je ne pense pas que les Sages aillent jusqu’au bout car ils ne peuvent pas exacerber la population comme ce fut le cas lors de la légalisation de l’avortement en 1973, ajoute Nicole Bacharan qui fait référence à la décision Roe vs Wade. "À l'époque, beaucoup avaient jugé leur décision trop rapide et trop tranchée pour l’opinion publique." La loi avait déclenché une guerre entre les "prochoice" et les "prolife". "Les juges ne sont pas prêts à ouvrir une autre guerre", poursuit Nicole Bacharan.

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D’autant que, comme l'a déclaré le juge conservateur Kennedy qui défend les droits des homosexuels à la Cour suprême, "une démocratie ne devrait pas dépendre de neuf juges non-élus pour ses décisions majeures". Pour David Cruz, professeur de droit à l'université Southern California interrogé par l’AFP, la Cour risque d'opter pour une "décision limitée à la Californie". Sauf si les juges se posent la question sous l'angle de l'égalité des droits. "Auquel cas, ils pourront difficilement s'opposer à une loi", conclut Nicole Bacharan.

Toutefois, une surprise n’est pas à exclure, avancent les experts. "Si les juges se penchent sur la question de l'interdiction du mariage gay en Californie (ou "Proposition 8"), ils devront accepter la lecture la plus large selon laquelle la Constitution garantit à chacun la liberté d'épouser la personne de son choix", avance David Cruz.

source : france24

24/03/2013

Afrique - Rebellion: Les rebellions armées, nouvelles armes des impérialistes et néocolonisateurs en Afrique

Un adage africain dit " QUAND LA CASE DE TON VOISIN BRULE, IL FAUT L'AIDER A L'ETEINDRE DE PEUR QU'APRES, LE FEU N'ARRIVE CHEZ TOI".

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Juste après les indépendances, c'étaient les coups d'état contre les peuples africains pour les maintenir dans la colonisation.

Les coups d’Etats en Afrique depuis 1952, un nombre pléthorique.

•1952 : Égypte, Mohammed Naguib renverse Farouk Ier
•1958 : Soudan, Ibrahim Abboud renverse Abdullah Khalil
•1963 : Congo, David Moussaka et Félix Mouzabakani renversent Fulbert Youlou
•1963 : Togo, Emmanuel Bodjollé renverse Sylvanus Olympio
•1965 : Algérie, Houari Boumédiène renverse Ahmed Ben Bella
•1965 : Zaïre, Mobutu Sese Seko renverse Joseph Kasa-Vubu
•1966 : Burkina Faso, Sangoulé Lamizana renverse Maurice Yaméogo
•1966 : Burundi, Michel Micombero renverse Ntare V
•1966 : Centrafrique, Jean Bédel Bokassa renverse David Dacko
•1966 : Nigeria, Johnson Aguiyi-Ironsi renverse Nnamdi Azikiwe
•1966 : Ouganda, Milton Obote renverse Edward Mutesa
•1968 : Mali, Moussa Traoré renverse Modibo Keïta
•1969 : Libye, Mouammar Kadhafi renverse Idris Ier
•1969 : Soudan, Gaafar Nimeiry renverse Ismail al-Azhari
•1971 : Ouganda, Idi Amin Dada renverse Milton Obote
•1973 : Rwanda, Juvénal Habyarimana renverse Grégoire Kayibanda
•1974 : Éthiopie, Aman Andom renverse Hailé Sélassié Ier
•1974 : Éthiopie, Mengistu Haile Mariam renverse Aman Andom
•1974 : Niger, Seyni Kountché renverse Hamani Diori
•1975 : République fédérale islamique des Comores, Saïd Mohamed Jaffar renverse Ahmed Abdallah
•1975 : Nigeria, Yakubu Gowon renverse Johnson Aguiyi-Ironsi
•1975 : Tchad, Noël Milarew Odingar renverse François Tombalbaye
•1976 : Burundi, Jean-Baptiste Bagaza renverse Michel Micombero
•1976 : République fédérale islamique des Comores, Ali Soilih renverse Saïd Mohamed Jaffar
•1977 : Congo, Joachim Yhombi-Opango renverse Marien Ngouabi
•1977 : Éthiopie, Mengistu Haile Mariam renverse Tafari Benti
•1978 : République fédérale islamique des Comores, Said Atthoumani renverse Ali Soilih
•1978 : Mauritanie, Mustafa Ould Salek renverse Moktar Ould Daddah
•1979 : Centrafrique, David Dacko renverse Bokassa Ier
•1979 : Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo renverse Francisco Macías Nguema
•1979 : Tchad, Goukouni Oueddei renverse Félix Malloum
•1979 : Ouganda, Yusufu Lule renverse Idi Amin Dada
•1980 : Burkina Faso, Saye Zerbo renverse Sangoulé Lamizana
•1980 : Guinée-Bissau, João Bernardo Vieira renverse Luis de Almeida Cabral
•1980 : Au Libéria, Samuel Doe renverse William Richard Tolbert
•1981 : Centrafrique, André Kolingba renverse David Dacko
•1982 : Burkina Faso, Jean-Baptiste Ouédraogo renverse Saye Zerbo
•1982 : Tchad, Hissène Habré renverse Goukouni Oueddei
•1983 : Burkina Faso, Thomas Sankara renverse Jean-Baptiste Ouédraogo
•1983 : Nigeria, Muhammadu Buhari renverse Shehu Shagari
•1984 : Guinée, Lansana Conté renverse Louis Lansana Beavogui
•1984 : Mauritanie, Maaouiya Ould Taya renverse Mohamed Khouna Ould Haidalla
•1985 : Ouganda, Basilio Olara Okello renverse Milton Obote
•1985 : Soudan, Swar al-Dahab renverse Gaafar Nimeiry
•1986 : Soudan, Ahmed al-Mirghani renverse Swar al-Dahab
•1987 : Burkina Faso, Blaise Compaoré renverse Thomas Sankara
•1987 : Burundi, Pierre Buyoya renverse Jean-Baptiste Bagaza
•1987 : Tunisie, Zine el-Abidine Ben Ali renverse Habib Bourguiba
•1989 : Soudan, Omar el-Béchir renverse Ahmad al-Mirghani.
•1990 : Libéria, Prince Johnson renverse Samuel Doe
•1991 : Mali, Amadou Toumani Touré renverse Moussa Traoré
•1992 : Algérie, le Haut conseil de sécurité renverse Chadli Bendjedid
•1995 : République fédérale islamique des Comores, Ayouba Combo renverse Said Mohamed Djohar
•1996 : Burundi, Pierre Buyoya renverse Sylvestre Ntibantunganya
•1996 : Niger, Ibrahim Baré Maïnassara renverse Mahamane Ousmane
•1997 : Zaïre/République démocratique du Congo, Laurent Désiré Kabila renverse Mobutu Sese Seko
•1999 : Union des Comores, Azali Assoumani renverse Tadjidine Ben Said Massounde
•1999 : Côte d'Ivoire, Robert Guéï renverse Henri Konan Bédié
•1999 : Guinée-Bissau, Ansumane Mané renverse João Bernardo Vieira
•1999 : Niger, Daouda Malam Wanké renverse Ibrahim Baré Maïnassara
•2003 : Centrafrique, François Bozizé renverse Ange-Félix Patassé
•2003 : Guinée-Bissau, Verissimo Correia Seabra renverse Kumba Yala
•2005 : Mauritanie, Ely Ould Mohamed Vall renverse Maaouiya Ould Taya
•2008 : Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz renverse Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi
•2008 : Guinée, Moussa Dadis Camara s'accapare du pouvoir à la mort de Lansana Conté
•2009 : Madagascar, Andry Rajoelina dénonce et renverse à une vitesse impressionnante le régime de Marc Ravalomanana
-2010 : Niger, Djibrilla Hamidou renverse Tandja Mamadou

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Après la chute du mur de Berlin, les techniques ont un peu évolué et les pays francophones sont devenus les champions des rebellions. De l'Afrique de l'ouest en passant par l'Afrique centrale. Ces nouvelles rebellions portent la marque de la France (attaquer, négocier, entrer au gouvernement, renverser le régime). Le dernier en date est le renversement de régime à Bangui par une rébellion armée toujours composite. Comme en Côte d'Ivoire (mpci, mpigo, mjp ensuite forces nouvelles), en Libye, en RDC, au Mali (mnla, aqmi, mujao, ansar-dine) et en Centrafrique avec la rébellion seleka.

-11 avril 2011: Côte d'Ivoire, Alassane Dramane Ouattara et ses alliés occidentaux renversent le Président élu Laurent Gbagbo après l’échec du coup d'état de septembre 2002, transformé en rébellion pendant 10 ans.
-20 octobre 2011 : Libye, assassinat du guide Libyen le colonel Kadhafi, après une rébellion crée de toute pièce par la France de Sarkozy et ses alliés de l'OTAN.
-22 mars 2012 : Mali, Amadou SANOGO renverse Amadou Toumani Touré, suite à la progression de la rébellion du mnla et ses alliés islamistes et occidentaux
-24 mars 2013 : Les rebelles de la Seleka renverse François Bozizé, après avoir rejoint le gouvernement