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27/04/2015

Côte d'Ivoire : Couverture de l'investiture du candidat du RHDP, journalisme en flagrant délit de faux par l'usurpation d'image. Que dit le CNP à ce sujet ???

Le journal "le jour plus" a utilisé l'image du meeting de Gbagbo de 2010 pour illustrer la mobilisation de l'investiture du candidat du RHDP à l'élection présidentielle de 2015, le 25 avril 2015.

Que dit le CNP face à cet délit de presse qui vise à tromper la population au lieu de l'informer???


Ci-dessous les images.

La une du journal "le jour plus"

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L'image de 2010 rapporté par le journal "notre voie"

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Les vraies images de l'investiture

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La comparaison du meeting de 2010 de Gbagbo et l'investiture du candidat du RHDP du 25 avril 2015


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La mobilisation exceptionnelle de 2010

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!!!!!!!!!! A vos stylos pour le jeu des erreurs !!!!!!!!!

04/03/2015

France : Comment la France organise les assassinats des individus génants ?

Opérations spéciales. "Du jamais vu depuis la guerre d'Algérie"

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Après trois ans d'enquête, le journaliste Vincent Nouzille publie un livre qui révèle comment sont utilisés les services spéciaux de la République. Tueurs Alpha de la DGSE, commandos marine... Sous François Hollande, les opérations de "neutralisation" n'ont jamais été aussi nombreuses.

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Dans votre livre, vous expliquez que la République puise dans ses forces spéciales (environ 3.500 militaires) et le service action (900 à 1.000 militaires) de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) pour mener des opérations très sensibles. Qui sont ces militaires ? A quoi servent-ils ?

"Tout d'abord il faut rappeler que les forces spéciales sont des forces militaires d'élite qui agissent en petit nombre, rapidement, et de manière autonome, mais au nom de la France, en tenue militaire, même si leurs actions sont discrètes. Le service action de la DGSE, lui, intervient de manière totalement clandestine et secrète pour ne pas impliquer l'Etat français. Il s'agit là d'opérations que l'Etat ne veut pas revendiquer. : assassinats, sabotage, etc. Pour les opérations "homo" (homicides), il existe au sein du service action de la DGSE une unité encore plus secrète et cloisonnée : celle des tueurs Alpha. Ils n'agissent que sur ordre direct du président de la République et du directeur de la DGSE. Au sein des forces spéciales, une escouade spéciale de neutralisation et d'observation (ESNO) a été mise sur pied en 2013. Les commandos marine (Lorient essentiellement) en constituent l'ossature. Dans le Sahel, des drones peuvent repérer les cibles à éliminer. Dans les deux heures qui suivent, si les conditions d'intervention sont réunies et les feux verts accordés, des snipers interviennent pour l'éliminer."

Cela ressemble un peu à ce que font les drones américains...

"Oui. Mais là, c'est très ciblé. Il n'y a pas, à ma connaissance, de dégâts collatéraux. Mais l'attitude de la France est assez hypocrite au sujet des frappes des drones armés, car les Français demandent parfois aux Américains de frapper à leur place. D'ailleurs je suis persuadé que nous aurons tôt ou tard des drones armés. En terme d'efficacité, de coût et de sécurité, il n'y a pas photo disent les spécialistes."

Pas de dégâts collatéraux ? Vous citez, concernant le service action de la DGSE, l'exemple de la tentative de libération de l'otage Denis Allex en 2012. Lors de la progression vers leur cible, vous affirmez que les militaires français ont tué "plusieurs dizaines de civils" pour qu'aucune alerte ne puisse être donnée. Vous confirmez ?

"Oui, je suis très formel sur ce point. Cela a été masqué dans les versions semi-officielles qui sont sorties. Tout comme a été gommée l'intervention d'un avion américain C130 venue à la rescousse. Sans ce "gunship", il y aurait eu beaucoup plus de morts côté français."

Qu'avez-vous découvert en enquêtant sur l'emploi de ces forces par le pouvoir politique ?

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"Tout d'abord, derrière les démentis officiels, des guerres clandestines sont bien menées par la France. C'est le cas en Libye par exemple. Ensuite, cet emploi dépend vraiment de la personnalité du président de la République. Pompidou était assez ferme. Giscard avait une mentalité de chasseur au sang-froid. Mitterrand était louvoyant. Chirac très prudent, voire craintif. Sarkozy est devenu plus ferme sur la fin de son mandat. Mais ma plus grande surprise a été de découvrir que Hollande était probablement le plus ferme de tous. Il assume tout. On connaissait le chef de guerre, avec l'opération Serval au Mali. Là, il apparait encore plus froid et déterminé, en contradiction avec la réputation de mollesse qu'on lui prête. Les militaires n'avaient pas connu ça depuis la guerre d'Algérie. Les consignes sont très claires et fermes : frapper, détruire, tuer."
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Est-ce efficace ?

"Les terroristes n'ont pas l'air terrorisés et ils sont toujours là. On observe d'ailleurs une escalade dans les menaces et les répliques. Le risque d'engrenage est réel. La France ne se laisse plus marcher sur les pieds, certes. Mais où cela va-t-il mener ? On n'en sait rien. Après, se posent les questions de la légitimité et de la légalité : jusqu'où peut-on aller ? Cela se comprend quand on est en légitime défense. Est-ce encore le cas quand on agit à titre préventif ?"

Vincent Nouzille, Les Tueurs de la République (Ed Fayard, 342 pages, 20 €)

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/france/operations-speciales-du-jamais-vu-depuis-la-guerre-d-algerie-04-03-2015-10544811.php

26/02/2015

Côte d'Ivoire : La réponse au courrier du Ministre de la Justice qui a provoqué la démission de Francis WODIE, Président du Conseil Constitutionnel

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Pour régler la question de l'éligibilité du président de la république, après le pavé jeté dans la marre par Affi N’Guessan, le chef de l’Etat, via le Ministre de la Justice, avait, le 7 février 2014, soit le jour-même où Affi N’Guessan avait déclaré qu’il n’était pas éligible pour 2015 – étrange coïncidence – adressé un courrier à l’ex-président du Conseil Constitutionnel, Francis Wodié. Objet : solliciter l’avis du Conseil sur la procédure à adopter pour modifier l’article 35 de la Constitution. Voie parlementaire ou voie référendaire ? cote d'ivoire, alassane dramane ouattara, laurent gbagbo, modification constitution, francis wodié, conseil constitutionnel

Eh bien «L’Eléphant Déchaîné» vient de se procurer une copie de la réponse adressée par Francis Wodié au chef de l’Etat au sujet de la procédure de modification de l’article 35 de la Constitution. Et cette réponse est sans appel…



«Obligatoirement par voie référendaire»

Dans sa réponse, Francis Wodié a été particulièrement clair. Jugez-en vous-même :

« Avis relatif à la procédure de révision de la Constitution :

1/ Par courrier en date du 7 février 2014 (pourquoi avoir attendu tout ce temps alors qu’on s’est empressé pour faire voter des lois sur l’apatridie et la simplification de l’acquisition de la nationalité ivoirienne par une certaine catégorie d’étranger ? ndlr), le ministre de la Justice, des droits de l’homme et des libertés publiques, s’appuyant sur les stipulations de l’accord de Linas-Marcoussis, qui prévoient, entre autres, la révision de l’article 35 de la Constitution dans des termes convenus par les signataires, a saisi le Président du Conseil Constitutionnel pour recueillir l’avis de la haute juridiction sur la procédure à suivre pour y parvenir. Le ministre a justifié sa requête par la nécessité d’avoir « l’avis éclairé » du Conseil Constitutionnel sur une question à propos de laquelle, affirme-t-il, les avis sont « partagés », les uns soutenant que le parlement est compétent, en la matière, les autres soulignant la nécessité de recourir au référendum.

2/ Après avoir souligné l’intérêt et l’actualité de la question touchant à la révision de la Constitution, le Conseil Constitutionnel s’est prononcé sur deux questions préalables : la compétence et la recevabilité.

a) Sur la compétence, le Conseil Constitutionnel a observé qu’il ne rentre pas dans ses attributions, expressément prévues par la constitution en matière consultative, de se prononcer sur la procédure de révision de l’article 35 de la Constitution. Mais, le Conseil Constitutionnel ne s’est pas arrêté à la lettre de la Constitution ; s’appuyant sur l’idée que l’avis, au contraire de la décision, est, simplement, destiné à éclairer les pouvoirs publics, le Conseil Constitutionnel a cru devoir en assouplir le régime juridique en se reconnaissant compétent pour donner l’avis sollicité.
b) Relativement à la recevabilité, la question était de savoir si le ministre de la Justice avait qualité pour agir.

Au regard de la Constitution, le ministre de la Justice n’a pas qualité pour saisir le Conseil Constitutionnel. Mais, s’est demandé la haute juridiction, « comment, dans le cadre du régime politique, qui est le nôtre, un ministre, quel qu’il soit, pourrait-il, de son propre chef, entreprendre une telle action à l’insu ou contre la volonté du Président de la République, détenteur exclusif du pouvoir exécutif » ? Aussi, le Conseil Constitutionnel s’est-il cru fondé à « affirmer que la demande d’avis émane du Président de la République » et que, par suite, elle « doit être reçue et traitée comme telle ».

c) En ce qui concerne l’avis proprement parler, le Conseil Constitutionnel ne l’a donné qu’en ayant rappelé l’obligation qu’il a, en sa qualité d’«organe régulateur du fonctionnement des pouvoirs publics », « de fournir du texte de la Constitution l’interprétation, authentique, en cas de difficulté ou lorsque des interprétations divergentes de la part des pouvoirs publics sont susceptibles de se produire, comme le laisse entendre le courrier du ministre. »

Ainsi, en tant qu’« interprète désigné de la Constitution », le Conseil Constitutionnel a restitué, à travers l’avis donné, les trois temps que prévoit la Constitution relativement à la procédure de révision.

c-1- En tout premier lieu, il y a l’initiative ; celle-ci peut être prise par le Président de la République ou les membres de l’Assemblée nationale, agissant, non pas conjointement, mais concurremment sous la forme d’un projet ou d’une proposition de révision ; elle est assortie de limites : d’une part, elle ne peut avoir pour objet ni la forme républicaine du gouvernement ni la laïcité de l’Etat ; d’autre part, l’initiative ne peut intervenir ni être poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire national.

c-2- En deuxième lieu, la prise en compte de l’initiative : celle-ci doit intervenir à la majorité des 2/3 des membres de l’Assemblée nationale effectivement en fonction.

c-3- Enfin, il y a l’adoption, qui relève du peuple, aux termes de l’article 126, alinéa 1er, de la Constitution, qui dispose : « La révision de la Constitution n’est définitive qu’après avoir été approuvée par référendum à la majorité absolue des suffrages exprimés ». Ce principe vaut en toutes circonstances, c’est-à-dire quel que soit l’objet du projet ou de la proposition de révision.

Toutefois l’article 126 de la Constitution apporte un assouplissement en distinguant entre les projets et propositions de révision qui doivent être obligatoirement soumis au peuple et ceux pour lesquels le Président de la République peut soumettre l’adoption du texte à l’Assemblée nationale, décidant à la « majorité des 4/5 des membres de l’Assemblée nationale effectivement en fonction ».

Rentrent dans la première catégorie les projets ou propositions de révision « ayant pour objet l’élection du Président de la République, l’exercice du mandat présidentiel, la vacance de la présidence de la République et la procédure de révision de la présente Constitution » (article 126, alinéa 2, de la Constitution).

Bien évidemment, les projets ou propositions de révision intervenant dans les autres matières sont, eux, susceptibles d’être adoptés par l’Assemblée nationale, sur décision du Président de la République (article 126, alinéa 3, de la Constitution).

Il y a ainsi les dispositions qui peuvent faire l’objet d’une révision soit par la voie référendaire soit par la voie parlementaire ; il y a les dispositions, telles que celles de l’article 35 de la Constitution, qui ne peuvent faire l’objet d’une révision que par la voie référendaire.

Il suit de ce qui précède que la révision de l’article 35 de la Constitution, relatif à l’élection du président de la République, doit, obligatoirement, être soumise au peuple par la voie du référendum, selon l’esprit et la lettre de la Constitution ».