topblog Ivoire blogs

20/09/2012

Côte d'Ivoire : Rebellion armée du 19 septembre 2002, Ce putsch qui a plongé la Côte d'Ivoire dans le chaos

La Côte d'Ivoire commémore depuis le 19 septembre, le dixième anniversaire du coup d'Etat manqué contre Laurent Gbagbo, un événement qui a plongé le pays dans une crise dont on ne voit pas la fin.

ADO rebelle.jpg


Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, quelques centaines d'hommes armés venus du nord du pays avaient attaqué plusieurs camps de police, de gendarmerie, de l'armée, avant d'être repoussés et de se replier sur Bouaké (environ 350 km d'Abidjan).

FRCI3.jpg


Les combats avaient fait trois cents morts, dont le ministre de l'Intérieur de Laurent Gbagbo et le général Robert Gueï, auteur du coup d'Etat du 24 décembre 1999 qui avait renversé Henri Konan Bédié, le successeur d'Houphouët-Boigny (le premier président du pays).

carte côte d'ivoire.jpg


Refusant de venir au secours de Gbagbo, la France avait déployé une force d'interposition, entraînant une partition du pays, les rebelles au nord, les loyalistes au sud, qui a perduré jusqu'à la fin de la crise post-électorale en avril 2011

«Comment et pourquoi ils sont bravé la dictature de Gbagbo», titre Le Patriote, un journal pro-Ouattara en publiant une galerie de portraits de miltaires rebelles.

«Dix ans de massacres, de pillages, de mensonges», réplique le Temps, un organe pro-Gbagbo, qui tire à boulets rouges sur le nouveau régime Ouattara.

Pas un mot à la une de la revue Notre Voie sur cet anniversaire, car l’organe officiel du FPI (Front populaire ivoirien) a des préoccupations plus immédiates. Il publie des «révélations d’un conseiller de la CPI (Cour pénale internationale)» sur une prochaine audience qui doit se pencher sur l’état de santé de l’ex-président.
Gbagbo pourrait retrouver le soleil africain

Dix sept mois après son arrestation dans les décombres de sa résidence présidentielle, Laurent Gbagbo, détenu à La Haye, n’a toujours pas été jugé.

L’audience de confirmation des charges, préalable à un procès, n’a même pas eu lieu. Et la CPI, qui manifestement ne sait pas quoi faire de cet hôte encombrant, a commandé, à la demande de la défense, un bilan médical pour savoir si, à 67 ans, il est apte à assister à une audience de plusieurs jours.

Ou, comme l’espèrent ses partisans, s'il pourrait retrouver le soleil africain pour y soigner son arthrose, en résidence surveillée à Kampala (Ouganda), où une villa est prête à l’accueillir.

Fraternité Matin, le quotidien gouvernemental célèbre l'anniversaire de façon très discrète: «Tout va changer», claironne la manchette du journal. «Tout va changer»… pour le personnel de maison…

En pied de une, dans une interview, Sidiki Konaté (ex-porte-parole des Foces nouvelles et actuel ministre du Tourisme et de l'Artisanat) explique qu’il «fallait mettre fin au déficit démocratique».

Nous voilà replongés dans le coup d’Etat manqué de 2002. Ce compagnon de route de Guillaume Soro (président de l'Assemblée nationale), a manifestement été chargé de porter la parole de l’ex-rébellion car on le retrouve à la une de Nord Sud, où il explique «ce qui opposait Soro à IB», l’imparfait étant de mise puisque IB, le rebelle à la carrure de basketteur de la NBA, a été liquidé le 27 avril 2011 dans son fief d’Abobo (quartier nord d’Abidjan), où il s’était retranché avec son «commando invisible».

Invisible, le mot est lâché. Dix ans après le coup d’Etat manqué, de nombreuses pièces du puzzle ont été dissimulées ou ont été escamotées.

De nombreux chapitres restent à écrire.

«Comment a été montée l’attaque du 19 septembre 2002? Qui a financé la rébellion de septembre 2002? Comment le syndicaliste Soro Guillaume s’est retrouvé subitement à la tête du secrétariat général des Forces nouvelles…? D’où l’argent est-il venu?», s’interroge L’Intelligent.

Et d’abord, qui a fait le coup?

«Ce sont les militaires qui ont tiré les premiers, répond Sidiki Konaté. Et le monde entier a entendu ces tirs et beaucoup de gens sont venus aux nouvelles pour comprendre les raisons de cette révolte militaire.»

Au départ, une revendication corporatiste de quelques centaines de zinzins et bahéfoués, ces soldats démobilisés et rappelés dans l’armée début 2000 après le coup d’Etat réussi du général Gueï contre Bédié en décembre 1999, qui refusaient de retourner à la vie civile sous Gbabgo.

En leur sein, de fortes têtes et quelques gueules cassées dans des séances de bastonnades dans des camps militaires.

Mais point de civils, de Soro et autres Konaté, qui attendront quelques semaines pour apparaître comme les chefs politiques de la rébellion. Soro, lui, se défend d’avoir pris le train en marche et raconte avoir participé à l’attaque manquée du 19 septembre 2002, et fui Abidjan déguisé en femme.
Le rôle de la France dans cette affaire

Des incertitudes, mais aussi des évidences. Le coup d’Etat est parti de Ouagadougou, au Burkina Faso, où Soro et IB ont été gracieusement hébergés pendant des mois dans le quartier des hôtes. Et dans leur ombre, deux hommes, Djibril Bassolé, l’éternel ministre des Affaires étrangères burkinabé et Mustapha Chafi, un mauritanien âgé aujourd’hui de 52 ans.

Entré au service de Blaise Compaoré en 1995, on retrouve ce dernier comme acteur et médiateur dans de nombreuses crises africaines (RDC, Côte d’Ivoire, Niger, Guinée, Libéria). Et aujourd’hui accusé par la justice mauritanienne «d’appui financier au terrorisme» d’Aqmi. Un homme rompu à la technique du pompier-pyromane, chère au président burkinabè.

Cette piste burkinabè mène immanquablement au coffre-fort où la rébellion a puisé ses fonds pour s’installer.

Quant à l’accusation directe contre Alassane Ouattara, reprise de façon lancinante depuis dix ans par les partisans de Gbabgo, elle n’a jamais été étayée par des preuves tangibles, même si le nouveau président ivoirien a le profil du «coupable idéal».

De nombreux rebelles, Soro en premier, n'ont jamais caché avoir pris les armes en raison du rejet de la candidature de Ouattara à la présidentielle de 2000.

Une élection sans Ouattara qui avait permis à Laurent Gbagbo de l'emporter dans des conditions qualifiées par lui-même de «calamiteuses» contre le général Gueï.

Il faut cependant noter que Ouattara qui se trouvait le 19 septembre 2002 dans son domicile au bord de la lagune d’Abidjan, a lui-même été une victime indirecte du coup d’Etat.

Menacé par les pro-Gbagbo, il a dû se réfugier dans une ambassade voisine avant d'être exfiltré par les militaires français et de trouver asile pendant de longs mois à l’ambassade de France. Sa maison a été brûlée et certains de ses proches tués.

Autre question sans réponse définitive: quel rôle a joué la France de Jacques Chirac et de Villepin? A-t-elle sauvé Gbagbo en s’interposant pour empêcher l’avancée des rebelles comme le proclame la doctrine officielle? Ou a-t-elle appuyé Gbagbo comme la corde soutient le pendu?

En lui apportant une aide minimale et en lui savonnant systématiquement la planche pour aboutir à l’objectif final, son départ du pouvoir.

Dans son face-à-face télévisé avec Gbagbo à la veille du second tour de l’élection présidentielle de 2010, Ouattara avait promis une commission d’enquête sur tous les événements qui ont endeuillé la Côte d’Ivoire depuis plus de dix ans. Y compris sur le coup d’Etat manqué de 2002. On l’attend toujours.

Si le nouveau président ivoirien lance des investigations, elles sont toujours à sens unique et ne visent que les pro-Gbagbo, alors que des crimes ont été commis dans les deux camps.

Cette politique du tout répressif a pour effet d’empêcher la réconciliation indispensable à la bonne marche du pays. Elle exacerbe les tensions et engage les protagonistes dans des affrontements sans fin.

En 2002, explique Sidiki Konaté, «nous étions dans un blocage politique, ajouté à une illégitimité politique, et la pression et la tension politique surtout dirigées contre une communauté. Les ingrédients d’une lutte armée pointaient à l’horizon».

En lisant ces lignes, il n’est pas sûr que les pro-Gbagbo, qui contestent toujours l’élection de Ouattara, ne puissent pas les reprendre à leur compte.

Pour l’empêcher d’appliquer son programme, comme Gbagbo en 2002. Et pour enfoncer la très grande majorité des Ivoiriens dans une pauvreté toujours croissante.

Philippe Duval de SlateAfrique

Côte d'Ivoire : Coup d'état manqué, Rebellion armée du 19 septembre 2002, Guerre post-électorale en 2010, on leur a promis monts et merveilles, et pourtant "Le désarroi d’un ancien combattant ivoirien mutilé"

cote d'ivoire,coup d'etat,soro,alassane,forces nouvelles,rebellion armée,prise en charge,desarmement,réinsertion
Un an et demi après la fin de la crise post-électorale, un nombre indéfini d’anciens soldats attendent d’être indemnisés pour les dommages subis pendant la guerre. Notre Observateur, qui a servi aux côtés des forces favorables au président Alassane Ouattara, nous raconte comment sa vie a basculé.

Il y a trois semaines démarrait à Bouaké, au centre du pays, le recensement des ex-combattants impliqués dans la crise post-électorale. L’objectif : retrouver à travers tout le territoire les dizaines de milliers d’anciens soldats qui ont pris les armes entre décembre 2010 et avril 2011 et identifier les préjudices qu’ils ont subis durant la guerre. Ils sont estimés pour le moment à 100 000, un nombre que les spécialistes du dossier jugent largement supérieur à la réalité et que ce recensement est censé préciser. Des solutions seront ensuite élaborer pour leur futur. L’opération ne devrait pas dépasser "un mois" selon Bertin Kouassi Yao, conseiller technique au ministère de la Défense et coordonnateur du recensement.

En parallèle, une nouvelle Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration a également été créée fin août par le président Alassane Ouattara. Cet organisme a vocation à remplacer toutes les autres structures chargées depuis une dizaine d’années de désarmer et de réintégrer les anciens combattants dans les corps armés. En effet, depuis la première crise ivoirienne (2002-2007), les programmes de "désarmement, démobilisation et réintégration" (DDR) se sont succédés sans produire de réels résultats. L’Onuci, la force de l’ONU en Côte d’Ivoire, est associée à cette nouvelle opération, non encore effective sur le terrain.

"J’ai pris le train pour me faire soigner au Burkina Faso […]. Très vite, j’ai compris que je devrais me débrouiller seul"
cote d'ivoire,coup d'etat,soro,alassane,forces nouvelles,rebellion armée,prise en charge,desarmement,réinsertion
Moustapha Touré, originaire d’Odienné (nord-ouest), vit à Man (ouest). Il était soldat au sein des Forces nouvelles, l’ex-rébellion favorable à Alassane Ouattara. Partis du nord du pays après l’élection présidentielle de novembre contestée par l’ancien président Laurent Gbagbo, les rebelles étaient entrés dans Abidjan fin mars, où ils avaient remporté la guerre contre les forces pro-Gbagbo après deux semaines d'intenses combats.
cote d'ivoire,coup d'etat,soro,alassane,forces nouvelles,rebellion armée,prise en charge,desarmement,réinsertion
J’ai rejoint l’armée en 2002 alors que le commandant Zacharia Kone était en train de se battre contre les forces de Laurent Gbagbo. Qu’aurais-je pu faire d’autre ? En tant qu’enfant du Nord, il fallait s’impliquer car à ce moment-là, les Forces nouvelles se battaient pour nous et manquaient d’hommes.

Comme je savais conduire, on m’a mis au volant d’un 4x4. En tout, nous avons fait un an de front en allant de ville en ville. Puis, il y a eu le cessez-le-feu et s’en est suivie une période de désarmement. Pendant les années après, il y a eu quelques conflits mais au sein même de notre camp, installé à Odienné. Le reste du temps, on était plutôt tranquille.
cote d'ivoire,coup d'etat,soro,alassane,forces nouvelles,rebellion armée,prise en charge,desarmement,réinsertion cote d'ivoire,coup d'etat,soro,alassane,forces nouvelles,rebellion armée,prise en charge,desarmement,réinsertion
Lors de l’élection présidentielle de novembre 2010, j’ai été désigné par ma hiérarchie pour sécuriser la zone de Soubré [sud-ouest] et m’assurer que les règles électorales étaient bien respectées. Puis, Laurent Ggagbo a refusé de connaître les résultats et nos chefs nous ont expliqué que nous devrions en passer par la voie militaire. Nous sommes alors partis vers Danané [ouest] pour rencontrer d’autres chefs. C’était au mois de février 2011. Sur place, un premier échange de tirs a eu lieu avec des mercenaires libériens de Laurent Gbagbo alors que nous essayions d’attaquer une de leurs positions. Nous avons été les premiers à ouvrir le feu. Puis nous avons continué de ville en ville. Certaines batailles étaient beaucoup plus éprouvantes que d’autres. Il nous est arrivé de perdre une vingtaine d’hommes d’un coup.

"J’ai reçu une balle dans la jambe et les médecins ont décidé de me plâtrer"


Puis, à la fin mars, nous avons avancé sur Bloléquin [ouest]. Là-bas, j’étais chargé de faire un ratissage pour récupérer les civils. Dans la soirée de notre arrivée, j’en avais rassemblé une centaine mais comme nous manquions de véhicules, nous les avons mis à l’abri dans la préfecture de Bloléquin en attendant qu’un camion vienne le lendemain matin. Avec le reste de la troupe, on veillait à une centaine de mètres de là quand, à 4 heures du matin, des miliciens nous ont attaqués. Nous étions tous en demi-sommeil, on s’est vraiment fait surprendre. C’est là que j’ai pris une balle dans la cuisse, alors que nous essayions de nous replier. Un camarade m’a porté sur ses épaules pour m’emmener un peu plus loin. Mais tout le monde n’a pas eu ma chance. Au moins quatre soldats sont morts.

J’ai ensuite été emmené en voiture dans un hôpital à Odienné, où se trouvait une de nos bases arrières. Mais en temps de guerre, les soins sont plus que rudimentaires. L’endroit où j’étais n’avait aucun moyen. Finalement, les médecins ont décidé de me plâtrer la jambe. Je suis resté comme ça pendant un mois avant que ma hiérarchie ne décide que je devais partir me faire soigner au Burkina Faso. Avec ma mère, mon amie et mon petit frère, nous sommes montés à bord d’un train direction Ouagadougou. J’y suis resté 62 heures, c’était un calvaire dans ma situation. Et c’est moi qui ai payé tout le voyage.
cote d'ivoire,coup d'etat,soro,alassane,forces nouvelles,rebellion armée,prise en charge,desarmement,réinsertion

"Le pied avait pourri et les nerfs ne répondaient plus, il n’y avait pas d’autre solution que de m’amputer"

Dans une petite localité à côté de la capitale, j’ai été pris en charge par des médecins italiens membres d’une association chrétienne. Quand l’un d’eux a ouvert mon plâtre, il m’a immédiatement dit qu’il fallait amputer. C’était devenu une question de survie. Deux ou trois semaines plus tôt, je m’en serais sorti d’après lui, mais là le pied avait pourri et les nerfs ne répondaient plus. Ma mère était contre cette idée. Je suis son premier fils, ça a été comme un coup de poignard pour elle.

Je suis resté six mois sur place mais jamais mes chefs n’ont pris de mes nouvelles, pas un appel. J’ai vite compris que je devrais me débrouiller seul. Mais dans ma situation, c’était très compliqué. Rapidement, je me suis retrouvé à court d’argent, je ne pouvais donc pas payer mes opérations. J’insistais pour obtenir un certificat de sortie auprès de l’hôpital pour retourner en Côte d’Ivoire mais le médecin me répétait que je n’étais pas guéri. Finalement, il a accepté. C’était mon seul espoir, rencontrer mes chefs pour qu’ils aient pitié de moi et m’aident financièrement.

"Mes anciens chefs de l’armée font semblant de ne pas me reconnaître"

cote d'ivoire,coup d'etat,soro,alassane,forces nouvelles,rebellion armée,prise en charge,desarmement,réinsertion
De retour à Man, en septembre, j’ai croisé plusieurs fois des chefs de l’armée mais tous m’ont ignoré. Aujourd’hui, ils font semblant de ne pas me reconnaître. Et quand j’arrive un tant soit peu à exposer mon problème, en définitive, je suis toujours rejeté. Un jour, j’ai approché un de mes anciens commandants, qui m’a demandé ce que je lui voulais. J’ai répondu : "Je veux être autonome et pour ça j’ai besoin d’argent". Il m’a répondu : "C’est ton destin d’être comme ça !". cote d'ivoire,coup d'etat,soro,alassane,forces nouvelles,rebellion armée,prise en charge,desarmement,réinsertion

Heureusement, j’ai des connaissances qui m’aident financièrement de temps à autre parce qu’ils ont pitié de moi. Mon frère, qui est en France, m’a fait envoyer des béquilles. Mais j’ai encore besoin d’une prothèse. J’ai six enfants à charge, dont trois que j’ai récupéré après la mort d’un autre frère, tué pendant cette guerre. Je ne pourrai même pas envoyer mes enfants à l’école cette année.

"J’ai été enregistré mais pour le moment, ça n’a abouti à rien du tout"

Ici, on a vu plusieurs organisations gouvernementales chargées du recensement des victimes de guerre. On est venu me chercher et j’ai été enregistré. Le problème, ce n’est pas le recensement, mais c’est que ça n’abouti à rien du tout. J’ai essayé de contacter les autorités militaires d’Abidjan par le biais d’une connaissance afin que l’on m’aide à financer une prothèse. Ils m’ont demandé des tas de papiers médicaux pour faire un dossier. Ça fait cinq ou six mois maintenant et je n’ai eu aucune nouvelle. On meurt à petit feu ici. Et je ne suis pas le seul dans cette situation.

Moi, ce que je voudrais, c’est un peu de matériel pour aller cultiver les terres de mes parents. Il me faut quelque chose qui me permette de tenir sur le long terme. Peu importe mon handicap, si j’ai les machines, je saurai me débrouiller."

Par les observateurs de france24

19/09/2012

Côte d'Ivoire : Rebellion armée du 19 septembre 2002, dix ans après, que sont devenus les putschistes du 19 septembre 2002 ?

Côte d'Ivoire : dix ans après, que sont devenus les putschistes du 19 septembre 2002 ?
cote d'ivoire,coup d'état,alassane dramane ouattara,soro,ib,forces nouvelles,rebellion,gbagbo laurent
Le 19 septembre 2002, le pouvoir de Laurent Gbagbo vacille sous la pression de la rébellion venue du Nord. Si le coup d'État échoue, beaucoup considèrent cette date comme le point de départ d'une décennie de guerre. Dix ans plus tard, les acteurs de ce coup de force, chefs rebelle et com'zones, ont pour beaucoup profité de l'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara.cote d'ivoire,coup d'état,alassane dramane ouattara,soro,ib,forces nouvelles,rebellion,gbagbo laurent

Ce fut un acte manqué. Un échec. Le 19 septembre 2002, le pouvoir de Laurent Gbagbo a résisté. Abidjan n'est pas tombée aux mains de la rébellion. En revanche, la moitié du pays est passée sous le contrôle des rebelles, dont beaucoup sont des soldats qui ont été exclus de l'armée ivoirienne à l'époque du général Gueï. Entrainés au camp de Pô au Burkina Faso, ainsi qu'au Mali, ils sont équipés d'armes neuves et appuyés par des combattants provenant de plusieurs pays de la région. Souvent jeunes, leur entrée dans l'Histoire de la Côte d'Ivoire est fracassante. Dix ans plus tard, la plupart n'ont pas quitté la scène politico-militaire. Ils ont même, pour certains, conquis les sommets. Découvrez, en images, ce que sont devenus les acteurs-clés du 19 septembre 2002, de Losseni Fofana à Issiaka Ouattara, en passant par Guillaume Soro et Alain Lobognon.

cote d'ivoire,coup d'état,alassane dramane ouattara,soro,ib,forces nouvelles,rebellion,gbagbo laurent



cote d'ivoire, coup d'état, alassane dramane ouattara, soro, IB, forces nouvelles, rebellion, gbagbo laurent



cote d'ivoire,coup d'état,alassane dramane ouattara,soro,ib,forces nouvelles,rebellion,gbagbo laurent



cote d'ivoire,coup d'état,alassane dramane ouattara,soro,ib,forces nouvelles,rebellion,gbagbo laurent



cote d'ivoire,coup d'état,alassane dramane ouattara,soro,ib,forces nouvelles,rebellion,gbagbo laurent



cote d'ivoire,coup d'état,alassane dramane ouattara,soro,ib,forces nouvelles,rebellion,gbagbo laurent



cote d'ivoire,coup d'état,alassane dramane ouattara,soro,ib,forces nouvelles,rebellion,gbagbo laurent



cote d'ivoire,coup d'état,alassane dramane ouattara,soro,ib,forces nouvelles,rebellion,gbagbo laurent



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Côte d'Ivoire : dix ans après, que sont devenus les putschistes du 19 septembre 2002 ? | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique