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10/06/2012

Côte d'Ivoire - France : Ouattara offre Delon à sa femme et accuse Calixthe Beyala d'avoir monnayé son soutien à Gbagbo

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"Extrait du Communiqué du parquet d’Abidjan :
le point sur les mandats d’arrêt internationaux et les infractions
Publié le vendredi 8 juin 2012 : (...)


<< Par ailleurs, le Juge d’Instruction vient de transmettre au Ministère de la Justice une commission rogatoire destinée aux autorités judiciaires françaises aux fins d’inculpation de dame CALIXTHE BEYALA, pour des faits de recel de fonds volés ou détournés et de blanchiment de capitaux.

En effet, les résultats partiels des investigations menées dans des banques de la place révèlent que les 14, 15 et 17 Décembre 2010, c'est-à-dire en pleine crise postélectorale, cette femme a perçu, sur ordre de madame APPIAH née EHOUMAN BERTINE, fille de Madame SIMONE Gbagbo, les sommes respectives de 49.941.830 F CFA, 6.697.044 F CFA, 39.692.264 FCA et 39.692.264 F CFA soit la somme totale de 134.471.185 C FA, équivalant à 205.000 Euros, pour le règlement de prétendus « droits d’auteur ».

Il est bon de signaler que ces fonds ont été prélevés sur des comptes logés à la Banque pour le financement de l’Agriculture (BFA) et appartenaient à la Compagnie Ivoirienne de Crédit et d’Epargne (CICE) dirigée par Madame APPIAH. Lesdits fonds ont été versés sur des comptes domiciliés dans des banques Européennes." >>

Tout est bon pour détourner les attentions conjuguées de l'opinion, des journalistes et des juges d'instruction. Les dix années de règne de Nicolas Sarkozy l'ont surabondamment démontré. Mais la parade ici semble à la fois faible et disproportionnée. On imagine l'impact ultra favorable de la démarche sur les observateurs internationaux et autres bailleurs de fonds. Quelle belle image de vérité et de réconciliation nationale. S'en prendre aux écrivains étant, le fait est connu, l'apanage de la démocratie.

Ouattara n'est pas à côté de la plaque, il est sur la plaque d'à côté. Anachronique. Embarrassant. Lent et lourd. Vieux. N'est-il pas temps que nos confrères français disent et écrivent tout haut ce qu'ils nous confient si volontiers, au sujet de sa "bêtise, sa nullité" ? "Un économiste africain pour les Blancs !" Songeons qu'en février dernier, le même Ouattara faisait venir toute une tripotée de vedettes à Abidjan (Eto'o, MC Solaar, Adriana Karembeu...), officiellement pour soutenir l'action de l'association humanitaire de sa dame inique.

Les stars étant notoirement bénévoles, surtout lorsqu'il s'agit d'aller s'émouvoir en Afrique, les sommes plus folles ont naturellement couru les rues et les rédactions. On a prêté à Alain Delon d'avoir reçu 160 000 euros, mais ce sont sûrement des racontars, on imagine mal Delon se déplacer pour si peu !!!

À part ça ? Paraît que y'a pas que les femmes dioulas qui disent "Gbagbo kafissa"...

04/06/2012

MALI - CEDEAO : QUI SONT CES PANTINS DE L'AFRIQUE DE L'OUEST ?

Alassane Ouattara, Boni Yayi, Kadré Désiré Ouédrago : Le premier est président de la Cedeao, le second président de l’U.A et le dernier président de la commission de la Cedeao.

Le point commun de ces trois personnages est la BCEAO.

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En effet, Alassane fut le gouverneur de l’institution tandis que les deux autres étaient ses agents. Qui connait cette institution, connait l’ascendant du gouverneur sur ses agents.

La Bceao est certes une banque centrale, mais elle est-a dirigée comme une caserne militaire avec Alassane dans le rôle de général.


Pour lui, les Etats doivent se soumettre à la dictature de la Cedeao dont il est le président. Ces décisions sont frappées d’autoritarisme et font peu cas de la souveraineté des États indépendants. Moulu aux dogmes d’ube autre institution, le FMI, autoritaire et arrogante, Alassane est le produit de ces deux entités qui croient que l’argent est la force qui compte. De plus, en s’encoquinant avec, un autre dur a cuir, dans ses positions en faveur du Président déchu, Alassane jouait au sous préfet qui va a l’avant des désirs du grand chef colon. Sans égards pour la souffrance des peuples, il a mis en œuvre sans états d’âme, des plans d’ajustements structurels qui ont jeté des millions de pauvres dans la misère noire en Afrique et dans les Balkans. Il aurait fait la même chose contre le Mali par l’embargo total mis en œuvre par la Cedeao sous sa férule. Il appelle cela la fermeté alors qu’il savait que les premières victimes des sanctions économiques sont les populations.
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Boni Yayi, en dépit qu’il soit Président d’un pays souverain prend ses ordres à Abidjan et fait tout pour complaire à Alassane. Si celui ci pourfend le Mali, lui fait dans la surenchère.




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Quand à l’autre agent de Alassane, Kadre, il n’a jamais rompu les liens de vassalité avec l’ancien gouverneur qui l’a aidé, à occuper son nouveau poste. Leurs prises de positions sur le Mali est dictée par les félicitations qu’ils pourraient recevoir de Alassane que par conviction.

par Fall du lundi 4 juin 2012 | Le 22 Septembre

02/06/2012

CPI - CÔTE d'IVOIRE : LES CHEFS D'ACCUSATION D'OCAMPO CONTRE LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO

CHEFS D'ACCUSATION

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C'est vraiment pathétique ces affirmations gratuites d'Ocampo. Ce recit porte fort étrangement la marque d'un certain Ahoussou Jeannot qui a eu la merveilleuse idée d'utiliser la loi de 1963 des faux complots d'Houphouet pour emprisonner les vraies personnalités politiques ivoiriennes.
Ouattara dit qu'il y a eu au moins 3000 morts lors de la crise postélectorale. Ocampo dit que les forces pro-Gbagbo ont tué 153 personnes au moins.
Qui a alors tué les 2847 personnes au moins ????? mystère, Ocampo ne parle pas de cela.

Bref!!!!!!!!! Lisez!!!!!

Meurtre constituant un crime contre l'humanité

(Articles 7-1-a et 25-3-a du Statut)

Entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, les forces composées des FDS, renforcées par les Jeunes Miliciens et des mercenaires, placées sous le contrôle de GBAGBO et des membres de son entourage immédiat (les « forces pro-GBAGBO »), ont tué 153 personnes au moins.

Entre le 16 et le 19 décembre 2010, les forces pro-GBAGBO ont tué 41 personnes au moins à Abidjan pendant et après la manifestation des partisans de OUATTARA qui se rendaient au siège de la RTL Le 3 mars 2011, elles ont tué sept femmes qui avaient pris part à une manifestation de partisanes de OUATTARA à Abobo. Le 17 mars 2011, elles ont tué 25 personnes au moins au marché d'Abobo ou dans les environs en bombardant un secteur densément peuplé et en y ouvrant le feu. Le 12 avril 2011, les forces pro-GBAGBO ont tué à Yopougon 80 personnes au moins, originaires pour la plupart du nord de la Côte d'Ivoire et de pays voisins de l'Afrique de l'Ouest. Ces crimes s'inscrivaient dans le cadre d'une attaque généralisée et systématique dirigée contre des civils pris pour des partisans de OUATTARA, en exécution de la Politique et du Plan commun adoptés par GBAGBO et les membres de son entourage immédiat prévoyant de lancer des attaques violentes contre son opposant politique, OUATTARA, des membres du groupe politique de ce dernier et des civils considérés comme ses partisans, afin de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, y compris par l'emploi de la force meurtrière.

GBAGBO a agi avec l'intention criminelle requise et a contribué à la commission de ces crimes :
a) en définissant et en adoptant le Plan commun ;
b) en créant une structure chargée de le mettre en œuvre ;
c) en fournissant des armes aux forces pro-GBAGBO ;
d) en coordonnant la mise en œuvre du Plan commun ; et
e) en ordonnant à ses subordonnés de l'exécuter. Par conséquent, GBAGBO, en tant que coauteur indirect, par l'intermédiaire des forces pro-GBAGBO, a commis des crimes contre l'humanité sous la forme de meurtres, en violation des articles 7-1-a et 25-3-a du Statut.

Viol et autres formes de violence sexuelle constituant un crime contre l'humanité

(Articles 7-1-g et 25-3-a du Statut)

Entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, les forces composées des FDS, renforcées par les Jeunes Miliciens et des mercenaires, placées sous le contrôle de GBAGBO et des membres de son entourage immédiat (les « forces pro-GBAGBO »), ont violé au moins 32 femmes et jeunes filles.

Entre le 16 et le 19 décembre 2010, les forces pro-GBAGBO ont violé au moins 15 femmes et jeunes filles à Abidjan, pendant et après la manifestation des partisans de OUATTARA qui se rendaient au siège de la RTL Le 12 avril 2011, elles ont violé 17 femmes au moins à Yopougon. Les maris de certaines de ces victimes ont été exécutés à cette occasion. Ces crimes s'inscrivaient dans le cadre d'une attaque généralisée et systématique dirigée contre des civils pris pour des partisans de OUATTARA, en exécution de la Politique et du Plan commun adoptés par GBAGBO et les membres de son entourage immédiat prévoyant de lancer des attaques violentes contre son opposant politique, OUATTARA, des membres du groupe politique de ce dernier et des civils considérés comme ses partisans, afin de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, y compris par l'emploi de la force meurtrière. GBAGBO a agi avec l'intention criminelle requise et a contribué à la commission de ces crimes :
a) en définissant et en adoptant le Plan commun ;
b) encréant une structure chargée de le mettre en oeuvre ;
c) en fournissant des armes aux forces pro-GBAGBO ; d) en coordonnant la mise en oeuvre du Plan commun ; et
e) en ordonnant à ses subordonnés de l'exécuter. Par conséquent, GBAGBO, en tant que coauteur indirect, par l'intermédiaire des forces pro-GBAGBO, a commis des crimes contre l'humanité sous la forme de viols et autres formes de violence sexuelle, en violation des articles 7-1-g et 25-3-a du Statut.

Actes inhumains constituant un crime contre l'humanité


(Articles 7-1-k et 25-3-a du Statut)

Entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, les forces composées des FDS, renforcées par les Jeunes Miliciens et des mercenaires, placées sous le contrôle de GBAGBO et des membres de son entourage immédiat (les « forces pro-GBAGBO »), ont infligé de grandes souffrances à 39 personnes au moins et causé des atteintes graves à leur intégrité physique.

Entre le 16 et le 19 décembre 2010, les forces pro-GBAGBO ont blessé au moins 35 personnes à Abidjan pendant et après la manifestation des partisans de OUATTARA qui se rendaient au siège de la RTI.

Le 3 mars 2011, elles ont blessé deux personnes au moins qui avaient pris part à une
manifestation de partisanes de OUATTARA à Abobo.

Le 17 mars 2011, elles ont blessé 40 personnes au moins au marché d'Abobo ou dans les environs en bombardant un secteur densément peuplé et en y ouvrant le feu.

Le 12 avril 2011, elles ont blessé deux personnes au moins à Yopougon. Ces crimes s'inscrivaient dans le cadre d'une attaque généralisée et systématique dirigée contre des civils pris pour
des partisans de OUATTARA, en exécution de la Politique et du Plan commun adoptés par GBAGBO et les membres de son entourage immédiat prévoyant de lancer des attaques violentes contre son opposant politique, OUATTARA, des membres du groupe politique de ce dernier et des civils considérés comme ses partisans, afin de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, y compris par l'emploi de
la force meurtrière.
GBAGBO a agi avec l'intention criminelle requise et a contribué à la commission de ces crimes :
a) en définissant et en adoptant le Plan commun ;
b) en créant une structure chargée de le mettre en oeuvre ;
c) en fournissant des armes aux forces pro-GBAGBO ;
d) en coordonnant la mise en oeuvre du Plan commun ; et
e) en ordonnant à ses subordonnés de l'exécuter. Par conséquent, GBAGBO, en tant que coauteur indirect, par l'intermédiaire des forces pro-GBAGBO, a commis des crimes contre l'humanité sous la forme d'actes inhumains causant des atteintes graves à l'intégrité physique et de grandes souffrances, en violation des articles 7-1-k et 25-3-a du Statut.

Persécution constituant un crime contre l'humanité


(Articles 7-1-h et 25-3-a du Statut)

Les crimes énoncés dans les chefs 1 à 3 ci-dessus, à titre de référence devant la Cour, ont été commis pour des motifs d'ordre politique, national, ethnique et religieux. Les victimes de ces crimes ont été visées parce qu'elles étaient assimilées à des partisans des groupes politiques de OUATTARA ou parce qu'elles vivaient dans des quartiers d'Abidjan perçus comme des bastions de celui-ci. Elles étaient également prises pour cibles pour des motifs ethniques (Baoulé, Dioula, Mossi, Malinké, Sénoufo), religieux (musulmans) ou nationaux (citoyens d'États ouest-africains tels que le Mali, le Burkina Faso ou le Nigeria et Ivoiriens d'origine ouest-africaine), car les membres de ces groupes étaient pris pour des partisans de OUATTARA. Par conséquent, GBAGBO, en tant que coauteur indirect, par l'intermédiaire des forces pro-GBAGBO, a commis des crimes contre l'humanité sous la forme de persécutions, en violation des articles 7-1-h et 25-3-a du Statut.

Luis Moreno-Ocampo, Procureur