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21/05/2012

Mali : 2eme Coup d'Etat à Bamako, le président Traoré hospitalisé

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Mali: le président Traoré hospitalisé

Le président par intérim du Mali a été agressé, dans les locaux de la présidence, par une foule de manifestants.

Dioncounda Traoré a été hospitalisé.

Le porte-parole de la junte, Bakary Mariko, confirme l'agression et la présence dans un hôpital : "il a juste fuit a l’hôpital. Ils l’ont copieusement battu et déchiré ses vêtements" a-t-il déclaré a l’agence Reuters.

Selon des sources hospitalières, M. Traoré est dans un état inconscient.

Toujours selon M. Mariko, il s’agit d’une manifestation spontanée et "trois personnes ont été tuées par balles et plusieurs autres blessées".

Les manifestants s’opposent au maintien de Dioncounda Traoré comme président de la transition.

Ils exigent son remplacement par le capitaine Amadou Haya Sanogo, le meneur du coup d’Etat du 22 mars.


source BBC Afrique, dernière mise à jour: 21 mai, 2012 - 16:50 GMT

18/05/2012

France - Côte d'Ivoire : Promesses de campagne de candidats, du tic au torc

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Le nouveau président choisi souverainement et sans contestations par le peuple français, a été investi le mardi 15 mai sous une pluie torrentielle, comme pour lui dire que la campagne électorale est terminée et que la priorité est maintenant à la réalisation des promesses faites aux Français. Et, en moins de deux semaines, le nouveau président français a attaché un prix particulier à réaliser rapidement certaines de ses promesses. Comme chaque président français avant d’entamer son mandat, il a remis au conseil constitutionnel une déclaration de son patrimoine qui a été publiée le 11 mai au Journal Officiel.

Le nouveau président des Français n’est pas un homme riche, loin s’en faut. Son patrimoine, constitué pour l’essentiel de biens immobiliers, n’a qu’une valeur de 1,17 millions d’euros (environ 660 millions de FCFA). De l’argent de poche pour un ministre de Ouattara qui vient de s’offrir cash, un immeuble à plus de 3 milliards.

Hollande a donc respecté la tradition en publiant son patrimoine. Ici, notre chef nous avait promis faire pareil dès sa prise de pouvoir pour respecter l’article 55 de notre constitution. 13 mois plus tard, il n’a pas encore trouvé le temps de le faire. Peut-être un oubli. La fonction de Président de la République est si prenante… Interrogé par Rfi le 11 mai dernier sur cette absence de déclaration de son patrimoine, le porte-parole du gouvernement, notre immense ministre des Ptic, Koné Bruno, a répondu sans rire, que notre président qui a fait beaucoup de promesses (c’est vrai !) pendant la campagne électorale, «n’a pas pris le pouvoir dans des conditions normales» et qu’il «fallait changer de priorité» vu que cela n’était pas une urgence.
Quelle idée ! Il faut bien que le patrimoine de notre chef soit bien grand ! Sinon la déclaration, ça ne peut pas lui prendre plus d’une journée ! Le gouvernement ne s’est-il pas offert trois semaines de vacance l’année dernière ? Encore qu’il s’agit d’une exigence constitutionnelle.

Un but à zéro donc pour François Hollande ! Lequel avait promis de faire un gouvernement paritaire avec autant de femmes que d’hommes. Il a tenu sa promesse. 34 ministres pour 60 millions d’habitants dont 17 femmes et 17 hommes.
Notre président lui, s’était bien gardé de prendre ce genre d’engagements. Il avait juste promis de former un gouvernement de 25 ministres et rien que de l’artillerie lourde, des technocrates pour sauver notre pays. A l’arrivée, on a eu droit à 36 ministres dans un premier temps avant d’en arriver à 40 plus facile à prononcer que 36. Dont plus de la moitié n’apporte aucune plus-value à l’efficacité de l’action gouvernementale si ce n’est pour pomper l’air aux Ivoiriens et à crier à « son excellence Monsieur le Président de la République veut faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent d’ici 2020 ».
40 ministres pour 22 millions d’habitants, dans un pays à l’économie sinistrée et avec une population dont 80% ne peuvent s’offrir un repas pauvre par jour, que grâce à la miséricorde du Bon Dieu.

Deux buts à zéro pour François Hollande. Ce n’est pas fini. Réuni en conseil des ministres, hier, le nouveau gouvernement français a décidé de réduire de 30% le salaire du président de la République et celui de tous les ministres. « C’est l’exemplarité ». Pourquoi une telle mesure ? Mais parce qu’il est indécent que le peuple français se serre la ceinture à cause de la crise et que sous ses yeux, ses représentants se goinfrent avec l’argent public. Ici, notre président qui avait promis réduire le train de vie du gouvernement, s’est bien gardé de prendre une telle mesure. Sans doute, pour parler comme Koné Bruno, à cause « des conditions anormales dans lesquelles il a pris le pouvoir ».

Et les ministres continuent de se goinfrer avec l’argent public, en plus de leur salaire, en complicité avec les directeurs des sociétés d’Etat placées sous leur tutelle et qu’ils n’hésitent pas à faire virer ou à virer dès que l’un de ces directeurs refuse d’apporter chaque vendredi, le « carburant du weekend » du ministre. Notre chef lui-même garde un silence jaloux sur son budget de souveraineté qui comme chacun le sait, n’a rien à voir avec le budget de la Présidence de la République. C’est dans « La Lettre du Continent » que nous avons appris que le budget de souveraineté de notre président, cet argent de poche occulte dont on ne retrouve aucune trace dans aucun document administratif, serait de 300 milliards. Là où l’intrépide Gbagbo, se contentait officiellement, selon son propre mot, de 75 malheureux milliards. Notre chef s’était ému de ce que Gbagbo seul se serve dans la caisse publique à hauteur de 75 milliards. On allait voir ce qu’on allait voir. Il nous a promis, sous nos applaudissements enchantés, de réduire drastiquement ce montant, si les Ivoiriens lui faisaient confiance. Et maintenant, nous apprenons qu’il a pulvérisé le record de Gbagbo par 4. De saisissement, on n’arrive plus à applaudir.

Source : l'Eléphant déchainé : Dernière Mise à jour : 18/05/2012 (Auteur : ASSALE TIEMOKO)

09/05/2012

FRANCE : Après la défaite de Sarkozy, un dernier conseil des ministres empreint de nostalgie

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PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a réuni mercredi un dernier conseil des ministres empreint de nostalgie trois jours après sa défaite à l'élection présidentielle et a invité les membres du gouvernement à ne pas céder à l'amertume.

Le Premier ministre François Fillon, en poste pendant tout le quinquennat, remettra jeudi au président sortant la démission du gouvernement, qui gérera cependant les affaires courantes jusqu'à la passation de pouvoir du 15 mai.

Généralement peu loquaces à l'issue des conseils, ministres et secrétaires d'Etat se sont attardés dans la cour de l'Elysée pour parler aux nombreux journalistes présents.

Beaucoup emportaient en souvenir leur maroquin et le chevalet de carton portant leur nom, dédicacé par le président sortant, qui a souhaité, selon eux, "bonne chance à la nouvelle équipe" et au président socialiste élu, François Hollande.

"Ne soyez pas tristes parce que quand une démocratie fonctionne bien, il n'y a aucune raison d'être triste", a-t-il déclaré aux membres du gouvernement, selon la ministre de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot.

Des propos confirmés par d'autres participants, selon qui le président sortant a été applaudi debout à la fin du conseil.

"Il nous a dit 'occupez-vous de vos familles, elles ont toutes beaucoup trop souffert pendant ce quinquennat'", leur a-t-il recommandé, selon la porte-parole du gouvernement.

Nicolas Sarkozy, qui a effectué 367 déplacements en province et 167 voyages à l'étranger pendant son quinquennat, "a reconnu qu'il avait lui-même beaucoup fauté en la matière et qu'il comptait bien se rattraper", a ajouté Valérie Pécresse.

Pendant le conseil François Fillon a dressé un bilan de ces cinq dernières années.

ÉMOTION, FRUSTRATION ET DIGNITÉ

"J'ai rappelé que l'engagement principal de Nicolas Sarkozy en 2007 avait été tenu", a-t-il dit. "Cet engagement c'était remettre la France en mouvement. Nous l'avons fait avec un nombre de réformes qu'aucun autre quinquennat n'a engagées, dans un climat de crise européenne et de crise mondiale."

Des réformes, a ajouté François Fillon, "que d'ailleurs personne ne remettra en cause".

"J'ai le sentiment du devoir accompli", a dit la ministre de l'Apprentissage, Nadine Morano, fidèle parmi les fidèles, tout en avouant sa "frustration" de ne pas aller plus loin.

Selon Patrick Ollier (Relations avec le Parlement), le chef de l'Etat a "quasiment remonté le moral de tout le monde".

Le ministre centriste de la Ville, Maurice Leroy, qui était au Parti communiste en mai 1981 lors de l'élection du premier président socialiste de la Ve République, François Mitterrand, a assuré que Nicolas Sarkozy n'était en rien "revanchard".

"Personne ne peut vouloir que ses successeurs se plantent, c'est le pays qui se planterait", a-t-il dit. "Comme centriste, je me bats pour une démocratie apaisée. Eh bien nous y sommes. En 1981, c'était un drame, après moi le chaos. Ce n'est pas 1981, c'est une autre ambiance. Il aura contribué à ça aussi."

BACHELOT INVITE SES CUISINIERS

Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a souhaité le succès du nouveau président "parce qu'il faut que la France réussisse", tout en avertissant : "Nous serons vigilants".

Son collègue de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, a dit partir "sans amertume" - "On n'est pas ministre à vie, ça fait partie des règles de la République (...) Je vais maintenant servir la République chez moi, en Haute-Loire."

Beaucoup vont s'engager maintenant dans la campagne des législatives, comme le ministre des Transports, Thierry Mariani, candidat dans une circonscription des Français de l'étranger, qui partira dès samedi pour une tournée électorale de 21 jours dans les capitales d'Asie et du Pacifique.

Roselyne Bachelot a pour sa part dit avoir invité les cuisiniers de son ministère à déjeuner au restaurant - "Ils m'ont servie toutes ces années. C'était bien leur tour d'être servis", a-t-elle expliqué.

Selon Valérie Pécresse, Nicolas Sarkozy aura quant à lui "une autre vie" mais "n'a parlé ni de retrait ni de retraite".

"Il nous a dit qu'il allait installer bientôt ses nouveaux bureaux", a précisé Nadine Morano.

Une des dernières mesures du gouvernement est la nomination de l'ex-chef de cabinet et directeur de campagne du chef de l'Etat sortant Guillaume Lambert au poste de "préfet hors cadre chargé d'une mission de service public".

Reuters Par Emmanuel Jarry

Avec Emile Picy, édité par Yves Clarisse