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23/01/2012

Côte d'Ivoire : Les opérateurs économiques burkinabès prennent d'assaut la Côte d'Ivoire

Quand Soro joue les VRP de Blaise
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Les réseaux d’affaires proches du palais de Kosyam, à Ouagadougou, empochent les dividendes de la relation privilégiée entre Guillaume Soro et Blaise Compaoré.


La proximité entre le premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, et son “parrain” Blaise Compaoré profite aux cercles d’affaires burkinabè traditionnellement discrets en Côte d’Ivoire. En juillet, Mohammed Abdulaï a ouvert une filiale de sa société Faso constructions et services à Abidjan.

Quelques semaines plus tard, cette entreprise a décroché le contrat de la construction du futur complexe sportif Alassane Ouattara de Grand-Bassam (6 milliards F CFA) et la rénovation du Palais des sports d’Abidjan (1,3 milliard F CFA). Le PDG de la firme de BTP Sol confort et décor, Michel Zida, possède aussi ses entrées à la primature ivoirienne. Tout comme le représentant du président burkinabè en Côte d’Ivoire,B Badini.jpg Boureima Badini, et l’opposant mauritanien Chafi-soro.jpgMustafa Limam Chafi, devenu très proche de l’exécutif ivoirien, qui usent de leur influence pour introduire les businessmen burkinabè à Abidjan.



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Nommée, fin décembre, présidente de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture du Burkina Faso (LC nº626), la femme d’affaires Alizèta Ouédraogo, belle-mère de François Compaoré, frère du “Beau Blaise”, envisage d’implanter, cette année à Abidjan, une filiale de sa société de construction immobilière Azimmo, en visant les marchés des logements sociaux.


Après avoir succédé à son père El Hadj Oumarou Kanazoé, l’ex-empereur du BTP au Burkina Faso décédé en octobre (LC nº625), Mady Kanazoé a décroché plusieurs marchés de réhabilitation de tronçons routiers dans le Nord ivoirien.


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Dans le domaine des finances, le banquier burkinabè Idrissa Nassa, patron de Coris Bank et proche d’Ibrahim Ouattara, frère cadet du chef de l’Etat ivoirien, songe à ouvrir plusieurs agences de son groupe en Côte d’Ivoire.




Source: La Lettre du Continent

17/01/2012

France : Quand la bataille médiatique rattrape l'élysée

Perte du AAA : Fillon et Copé dénoncent un "petit tsunami médiatique indécent"

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Le premier ministre, François Fillon, en réponse à une question du patron de l'UMP, Jean-François Copé, a de nouveau dénoncé, mardi 17 janvier à l'Assemblée nationale, la réaction de la gauche à la dégradation de la note de la France, la qualifiant de "petit tsunami médiatique qui était par moments aussi indécent que déplacé".

Le député de Seine-et-Marne et maire de Meaux avait aussi fustigé, dans sa question, les réactions socialistes, en particulier celle du candidat à la présidentielle François Hollande : "J'ai été comme beaucoup indigné de voir M. Hollande, depuis les Antilles, dans une salle, il est vrai, à moitié vide, penser que ce qui est une mauvaise nouvelle pour la France serait une bonne nouvelle pour lui".

"TRÈS GRANDE INCERTITUDE"


Pour François Fillon, qui a rappelé les différentes décisions prises par les trois principales agences vis-à-vis du triple A français, Standard & Poor's, Moody's et Fitch, "à leur manière, disent la même chose".

"Elles disent qu'il y a une très grande incertitude qui pèse sur l'économie européenne, et il est donc parfaitement inutile de se jeter avec gourmandise sur leurs jugements pour leur faire dire ce qu'ils ne disent pas", a-t-il plaidé.

Evoquant notamment la légère baisse des taux d'emprunt à 10 ans pour la France, il a argué que, "pour une fois", les marchés avaient "été un peu moins erratiques que les responsables politiques".

"CHERCHER LA CROISSANCE"


"Notre pays a (...) besoin d'unité nationale. Nous ne demandons pas à l'opposition d'approuver nos choix et notre bilan, nous lui demandons simplement de ne pas aggraver les difficultés de notre pays", a encore clamé le premier ministre, longuement applaudi sur les bancs de la majorité.

A la veille du sommet sur la crise à l'Elysée, M. Fillon a en outre fait valoir que celui-ci devait permettre "de regarder avec les partenaires sociaux comment la France peut aller chercher la croissance en améliorant [sa] compétitivité". "Désormais, la priorité doit être à la recherche de la croissance", a-t-il insisté.

source lemonde.fr

NB: Ils détruisent les pays Africains et parlent 'unité nationale chez eux. Quand est ce que les Africains vont se reveiller? Car ce jour là, la france sombrera.

États-Unis - Côte d'Ivoire : les vérités d'Hillary Clinton à Alassane Ouattara

Les États-Unis souhaitent que Guillaume Soro et tous les proches du pouvoir qui auraient pu commettre des crimes et exactions comparaissent devant la CPI, même en qualité de simples témoins.
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Le tête à tête à Abidjan entre la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton et le président ivoirien Alassane Ouattara commence à livrer quelques secrets. Révélations exclusives.

Au cours de la conférence de presse suivant la rencontre Hillary Clinton - Alassane Ouattara, mardi 17 janvier à Abidjan, la langue de bois diplomatique a été bien respectée, l’envoyée de Barack Obama se disant satisfaite des derniers progrès enregistrés en Côte d'Ivoire, avec notamment l’organisation des élections législatives pacifiques du 11 décembre dernier. Mais en privé, la chef de la diplomatie américaine n’a pas hésité à employer son franc-parler habituel avec son interlocuteur.

De sources diplomatiques américaines, il a été fortement recommandé au chef de l’État ivoirien de former un gouvernement de réconciliation nationale avec, à la clé, le départ de l’actuel Premier ministre. « Les États-Unis souhaitent que Guillaume Soro et tous les proches du pouvoir qui auraient pu commettre des crimes et exactions comparaissent devant la Cour pénale internationale (CPI), même en qualité de simples témoins. Ce message très clair a été passé au président ivoirien », confie une source américaine consultée par Jeune Afrique.

L’instauration d’un État de droit, avec moins d’immixtions d’hommes politiques et de militaires dans les affaires de la justice semble être une priorité pour les Américains. Lesquels conditionnent l’octroi de leurs aides dans plusieurs domaines, notamment dans la santé, l’éducation, la sécurité, l’économie et l’agriculture, à des progrès dans la bonne gouvernance. Une position qui rejoint celle de la France, qui doit également envoyer des émissaires de haut rang cette semaine.


source Jeuneafrique.com Par Baudelaire Mieu, à Abidjan