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09/01/2012

Côte d'Ivoire: Le Pays aux mains des francs-maçons; Voici les preuves

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Alassane Dramane Ouattara après son accession à la magistrature suprême grâce au coup d’Etat de la France contre le président Laurent Gbagbo a ordonné la démolition de tous les monuments construits sous le régime de ce dernier. Histoire de conjurer le mauvais sort qu’il a laissé sur la Côte d’ivoire après son départ, à travers ces monuments. Ainsi, le monument à l’entrée de l’aéroport international Félix Houphouët Boigny formé de deux éléphants dont les trompes formaient deux arcs de triomphe et qui accueillait le visiteur se rendant pour la première fois dans notre pays a été déboulonné. Selon l’un des conseillers d’ADO, sous cette statue, seraient enterrés des ossements humains qui envoûteraient le visiteur qui passerait en dessous et aussi le président Laurent Gbagbo aurait placé dans les trompes des éléphants un satellite qui lui donnerait une soi disant vue complète sur le 43ème Bima. (La statue AKWABA construite sous le président Bédié a été royalement ignorée). Même, l’accident meurtrier du bus 19 de la Sotra le vendredi 05 août 2011 sur le pont FHB (Félix Houphouët Boigny) a été attribué au président Laurent Gbagbo.

Ridicule quand tu nous tiens
Pour « désenvoûter » la Côte d’Ivoire, le président Alassane Dramane Ouattara n’a pas cherché midi à quatorze heures. Il lui fallait détruire tous les monuments et le tour est joué. Ainsi, la statue de la Liberté à Yopougon Siporex (Cette statue serait une sirène des eaux), la statue de l’apôtre St Jean à Cocody, les deux éléphants de bronze en face de la cathédrale, toutes les statues de Félix Houphouët Boigny à Adjamé, le monument aux martyrs, la statue du carrefour Cocody, rien n’a échappé au « bulldozer » d’ADO. Depuis, Abidjan a été « purifié » de ces monuments maléfiques.

Laurent Gbagbo « marabout » ?

Le président Laurent Gbagbo n’a jamais fait mystère de sa chrétienneté. Tout le monde le sait. Depuis son enfance, il fut élevé dans la ferveur chrétienne. Il fut pensionnaire du petit séminaire St Dominique Savio de gagnoa. Quand à sa femme, elle fut responsable de la branche féminine de la JEC (Jeunesse estudiantine Catholique) au Lycée Classique d’Abidjan. Le couple va prendre ses distances avec la religion catholique à partir des années 2000 pour devenir évangélique. Fervent croyant, il s’adonne à des exercices de piété hors du commun (jeun régulier et long). Il est assidu à la lecture et à l’étude de la Bible. Il honore le jour du Seigneur par un culte régulier comme le recommande la Bible. C’est cet homme que Alassane Dramane Ouattara et sa clique traitent de « marabout » sur la chaîne d’Etat dont ils ont le monopole pour y avoir nommer un patin après avoir dégommer un autre qui lui avait refusé le « feu » des caméras. De manière méthodique, nous allons montrer aux ivoiriens qu’il n’y a pas plus féticheur que Alassane Dramane Ouattara. Il accuse les autres de ce que lui même se prépare à faire.

Les lumières de Ouattara

Il a détruit les monuments pour les remplacer par ceci:
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Les francs-maçons de Sarkozy

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Les francs-maçons ? Ils sont partout, jusqu’au coeur de l’Etat. C’est en tout cas la conclusion de Sophie Coignard, journaliste au Point (journal français). Dans un livre extrêmement documenté, elle met en lumière le rôle de cette confrérie mystique. Selon elle, les francs-maçons exercent une influence prépondérante, voire croissante, en particulier dans les sphères publiques et économiques ; gouvernement, administration, entreprises, banques, rares sont les secteurs où ils ne sont pas présents. « Tandis que l’autorité de l’Etat tombe en lambeaux, que les corps intermédiaires n’existent plus, que la notion de service public a perdu de son sens, les francs-maçons, ou du moins certains d’entre eux, deviennent des médiateurs, des facilitateurs, voire des décideurs. Progressivement, ils ont donc reconstitué un Etat dans l’Etat. »
Sophie Coignard nous fait ainsi découvrir tout au long de son livre les dessous de nombre de nominations ou d’opérations menées par ces derniers. Elle fait remarquer dans son livre que même si d’autres puissants lobbys ont partout leur mot à dire, les francs-maçons auront réussi le tour de force d’être à la fois le plus ancien et le plus secret des réseaux. Son mystère a fait sa force.

Extraits : « Un Etat dans l’Etat », de Sophie Coignard (Albin Michel, 336 pages, 20e)


« Même s’il avait voulu, il n’aurait jamais tenu ! » s’amuse un de ses plus anciens amis, selon lequel Nicolas Sarkozy nourrit une incompatibilité quasi physiologique avec le statut de franc-maçon. « Vous l’imaginez demeurer pendant un an, à raison de deux réunions par mois, au milieu d’une assemblée où il est tenu au silence le plus absolu ? » Le vœu provisoire de silence en loge s’applique en effet à tous les nouveaux venus, à l’exception de quelques chefs d’Etat africains auxquels la GLNF (Grande Loge Nationale de France) offre une formation accélérée. A ces rares exceptions près, il fait partie des exigences non négociables de l’initiation.
Pendant sa traversée du désert, après la défaite d’Edouard Balladur, Nicolas Sarkozy a fréquenté, comme intervenant extérieur, plusieurs loges de Neuilly dont La Lumière (C’est là qu’il rencontre Alassane qui était déjà membre de cette loge.), celle de l’ancien sénateur Henri Caillavet, une des figures les plus marquantes du Grand Orient. Certains croient se souvenir de quelques appels du pied du maire de Neuilly, redevenu avocat, après la répudiation chiraquienne, pour approfondir les relations et aller plus loin si affinités. Ils assurent ne pas avoir donné suite, car Nicolas Sarkozy, déjà à l’époque, n’avait pas le profil pour recevoir la lumière. Il n’est pas interdit de voir dans cette évocation une sorte de rêve rétrospectif. Cependant, à défaut d’avoir expérimenté personnellement le cabinet de réflexion (le lieu où se déroule une partie du processus d’initiation du profane dans la franc-maçonnerie) préalable au passage « sous le bandeau », Sarkozy sait appliquer aux frères le traitement « segmenté » qu’il réserve à toutes les « communautés ». Cette vision de la société, où l’on ne s’adresse pas à l’ensemble des citoyens mais à chacun de ses sous-ensembles, marque très fortement sa communication avec les maçons.

Un paraphe à trois points.

En 1996, à l’époque de sa disgrâce, personne ne s’intéresse vraiment à son sort. Mais quelques-uns de ses confrères avocats sont assez intrigués. Certains parlent beaucoup entre eux de courriers qu’ils ont reçus et au bas desquels la signature de Me Sarkozy est très nettement agrémentée de trois points. L’histoire court dans Paris, où plus d’un analyste des réputations se répand sur une appartenance certaine à la grande confrérie.
Le temps passe. Le maire de Neuilly gravit un à un les échelons qui le mènent, en 2002, au ministère de l’Intérieur. [...] Et voilà que les trois points de sa signature, dont personne ne parlait plus depuis des années, redeviennent un sujet de conversation.
Peu de temps avant de quitter la Place Beauvau, Nicolas Sarkozy doit faire face à la grogne des syndicats policiers, las de devoir intervenir en banlieue sans avoir toujours le sentiment d’être soutenus par le gouvernement. Sans se faire prier, le ministre écrit à plusieurs patrons de syndicats, notamment au secrétaire général d’Alliance, classé à droite, pour les assurer que tout le ministère est derrière eux dans les opérations de maintien de l’ordre souvent difficiles qu’ils ont à mener. En dessous de sa signature : trois points très ostensiblement dessinés en triangle. (C’est ce triangle qui constitue la « toiture » de la « case » symbole du RDR)
Le président a d’ailleurs côtoyé intimement des frères dès le berceau politique. Son parrain, l’ancien maire de Neuilly Achille Peretti, auquel il a succédé à la hussarde en 1983, était à la GLNF, que l’on appelait alors « Bineau », car son siège était situé boulevard Bineau, à Neuilly, justement. Si l’on récapitule, les frères ont jalonné le parcours du président et sont encore nombreux autour de lui : dans le premier cercle, si l’on excepte Patrick Balkany, qui assure ne pas être concerné, on compte Brice Hortefeux, Christian Estrosi et bien sûr Xavier Bertrand, qui a montré, en révélant son appartenance au Grand Orient dans L’Express, en 2008.
Au total, les instances dirigeantes de l’UMP comme le gouvernement comptent donc dans leurs rangs quelques personnalités formées dans les colonnes du temple.
Le cabinet du président de la République aussi compte plusieurs personnalités qui ont fréquenté les loges, à commencer par son plus proche collaborateur, le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant (aujourd’hui, ministre de l’Intérieur auprès duquel Hamed Bakayoko prend conseil). On n’a pas non plus vu depuis longtemps dans les couloirs de la GLNF Pierre Charon, surnommé le conseiller « rire et chansons » du président, chargé de mille choses, des contacts avec le show-business au chaperonnage de Carla (femme de Nicolas Sarkozy) en passant par la surveillance à distance de la villa de Christian Clavier en Corse.

Un grand maître à l’Elysée

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Avant même de devenir président et de pratiquer l’ouverture politique, Nicolas Sarkozy s’est rapproché d’un franc-maçon venu de la gauche. Elu grand maître du Grand Orient à 38 ans, en 2000, Alain Bauer cumule plusieurs vies (…). Au printemps 2006, Nicolas Sarkozy lui demande de dresser une liste de grands maîtres qu’il pourrait inviter Place Beauvau. Au cours d’une de leurs rencontres, à l’été 2006, il est surtout question de sécurité. Mais Bauer finit par apostropher le candidat à la présidentielle d’une façon assez « gonflée » : « Tu souffres d’un grave problème structurel. Tu penses que la République est comme une grande commode dans laquelle il y aurait plein de tiroirs que l’on ouvrirait les uns après les autres pour gérer le contenu de chacun. Tu as une image de libéral qui donne l’impression de ne pas être républicain. Personne d’autre parmi les candidats, pas même ceux d’extrême gauche, n’est susceptible comme toi d’être l’objet d’un procès en antirépublicanisme. Si tu continues, tu vas faire une campagne à cloche-pied. ». Sarko commence par s’agiter, signe d’agacement lorsqu’il entend ce diagnostic. Puis un grand silence s’installe dans le bureau, avant qu’il concède : « Tu as raison. » (…). Alain Bauer s’empresse de rédiger quelques feuillets où il invoque le drapeau, Valmy, Jaurès et Blum. Il l’envoie au ministre de l’Intérieur qui doit s’envoler pour Marseille, où il doit prononcer durant le premier week-end de septembre un grand discours de rentrée à l’occasion de l’université d’été des Jeunes populaires. Par curiosité, Alain Bauer écoute la radio le 3 septembre pour savoir si son nouveau champion a tenu compte de ses conseils. Et là, ses espoirs les plus fous sont dépassés. Il retrouve des passages entiers de la note qu’il a envoyée au candidat. Extraits : « Quand Jaurès disait aux lycéens : "Il faut que, par un surcroît d’efforts et par l’exaltation de toutes vos passions nobles, vous amassiez en votre âme des trésors inviolables", c’était le contraire du nivellement prôné par la gauche d’aujourd’hui. [...] . » Puis, dans une très longue tirade, le mot République revient plusieurs fois par phrase - il sera prononcé plus de vingt fois par le candidat, avec notamment cette apostrophe : « Jeunes Français, la République est à vous. La République, c’est vous. ». Le ministre de l’Intérieur lui demande une trame de discours pour sa visite à Périgueux, la ville de Xavier Darcos, le 12 octobre. Sur cette terre maçonnique, le candidat prononcera un discours intitulé « Notre République ». Alain Bauer l’a truffé de références à Eugène Le Roy, écrivain, franc-maçon et auteur du célèbre « Jacquou le Croquant ». Il a mobilisé toutes les ressources du Grand Orient pour le nourrir et a même mis à contribution le directeur de la bibliothèque de l’obédience.

Présidentielle : jamais sans mes frères

« C’est la première fois dans l’histoire de la Ve République que les deux principaux candidats ont autant de francs-maçons dans leur entourage le plus proche », se réjouit Pierre Mollier, directeur de la bibliothèque et du musée de la Franc-maçonnerie au Grand Orient de France pendant la campagne présidentielle. . [...]. Mais s’il se montre si satisfait, c’est que même dans l’entourage de Nicolas Sarkozy on trouve des frères du GO, traditionnellement ancrés plutôt à gauche. [...] Côté Ségolène, l’un de ses soutiens de la première heure a été le sénateur maire de Lyon Gérard Colomb [...] Le codirecteur de campagne François Rebsamen [...] a conservé un réseau très vivace au sein des loges ; tout comme le Marseillais Patrick Mennucci [...] Sans ce maillage, le ralliement de Jack Lang à la présidente de Poitou-Charentes n’aurait pas été aussi rapide. [...]»

Les francs-maçons d’Alassane Dramane Ouattara

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Alassane a voulu s’en cacher le voilà aujourd’hui découvert. Le président Alassane Dramane Ouattara a avoué qu’il est bouddhiste dans son PAD (prêt à diffuser) lors de la campagne électorale de 2010. Ce qui est archifaux. ADO et toute sa clique sont francs-maçons. Les preuves pour étayer nos propos existent. Soro vient de faire son initiation à la franc-maçonnerie au Burkina-Faso par Djibril Bassolé (son parrain), ministre des Affaires Etrangères de ce pays sous le regard bien veillant de Hamed Bakayoko lui-même « frère de lumière ». (La lettre du continent N° 615 du 07/07/11). Selon ce canard en ligne français, la franc-maçonnerie est une véritable marque de fabrique du gouvernement ivoirien. Le beau père de Hamed Bakayoko ( il est marié à Yolande Tanoh) Emmanuel Kouadio Tanoh, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, est le haut dignitaire de la Grande loge de Côte d’Ivoire (GLCI) et proche d’Alassane Ouattara. (La Lettre du continent N° 618 du 08/09/2011). Henriette Diabaté, notre chancelière, Adama Bictogo, Amon Tano Marcel, Amadou Gon, Amadou Soumahoro, Sidiki Konaté, les chefs rebelles etc. tous sont dans la loge. Au-delà des preuves écrites (articles de journaux), il existe des preuves visuelles (vidéos, photos etc.).

Par exemple sur la photo ci-dessous, nous voyons le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko dans ses apparats de franc-maçon, assis parmi les hauts dignitaires de la loge à la cérémonie d’intronisation du président gabonais Ali Bongo.

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La vidéo de la cérémonie complète est disponible sur youtube. Il suffit de taper dans la barre de recherche de youtube : «Cérémonie d’intronisation de Ali bongo» ou «Hamed Bakayoko franc-maçon ». Sur cette même vidéo, l’on peut également voir la fameuse cérémonie de « passage sous le bandeau» que fit Nicolas Sarkozy dans le livre Sophie Coignard. Le rituel est incompatible avec les préceptes de la religion chrétienne ou musulmane.

Sur la photo

C’est le ministre des affaires Etrangères du Burkina Faso, Djibril Bassolé saluant le Grand Maître de la Loge Française François Stifani. La main sous la gorge est le geste de salutation dans la franc-maçonnerie. Il signifie « Que je sois égorgé si je trahis mon serment ». Le nouveau « illuminé » lors de sa prestation de serment prononce des phrases à couper le souffle. Comme par exemple : « Je prends l’engagement de remplir mes devoirs vis-à-vis de la franc-maçonnerie (…). Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour servir les intérêts de la franc-maçonnerie (…) ».
Quels sont ces devoirs et ces intérêts que « l’initié » doit remplir et servir ? Mystère et boule de gomme. Certains parlent de sacrifices humains, breuvage de sang humain, pillage des ressources des Etats etc. Nous n’avons pas pu avoir d’éléments d’information sur cette affirmation donc difficile de la corroborer. Tout comme Sarko, l’entourage d’ADO est constitué de «frères formées dans les colonnes du temple». C’est cette confrérie de sorciers qui accusent le président Laurent Gbagbo.

ADO et la loge Lumière de Neuilly au pouvoir

Le président ivoirien et le président français se sont rencontrés pendant que le dernier cité était intervenant extérieur à la loge Lumière de Neuilly où ADO était déjà membre. Nicolas Sarkozy y fait son entrée avec pour parrain l’ancien maire de Neuilly Achille Peretti, auquel il va succéder. La solidarité est la première vertu des maçonniques. C’est qui explique l’engagement du président français aux côtés d’Alassane Dramane Ouattara dans sa guerre contre les ivoiriens et de tous les « frères » de la loge autour de ce dernier. On peut citer par exemple son conseiller des questions économiques Philippe Serey-Eiffel, né le 13 juin 1953 à Neuilly-sur-Seine, sa conseillère en communication Anne Meaux née le 7 juillet 1954 à Neuilly-sur-Seine. Du général Claude Reglat, son Chef d’Etat major en passant par Antoine Cesaréo son officieux ministre des Affaires Etrangères à Frederic Bedin PDG de Public Système, tous des sont des « frères illuminés ».

ADO et les discours «copier- prononcer»


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Les discours du chef de l’Etat lui sont faxés. Son discours prononcé lors son investiture est le même en grande partie que le premier discours prononcé par Nicolas Sarkozy après son élection et d’autres discours recoupés. Comme l’a révélé Sophie Coignard dans son livre, Alain Bauer rédigeait les discours de Sarkozy dans les lesquels il invoquait la République, le drapeau ou souvent le truffait de références à Eugène Le Roy, écrivain, franc-maçon et auteur du célèbre « Jacquou le Croquant ». ADO s’est aussi inspiré de ceux Nicolas Sarkozy.

Extraits des discours:

Discours de Nicolas Sarkozy : « Mes chers compatriotes, (…) Je veux leur dire qu'ils m'ont fait le plus grand honneur qui soit à mes yeux en me jugeant digne de présider aux destinées de la France. Ma pensée va à tous ceux qui m'ont accompagné dans cette campagne et qui m'ont témoigné leur confiance.
(…) Je veux leur dire que je serai le Président de tous les Français.
(…) J'appelle tous les Français à s'unir à moi pour que la France se remette en mouvement.
(…) Je veux leur dire que ce soir, ce n'est pas la victoire d'une France contre une autre. Il n'y a pour moi ce soir qu'une seule victoire, celle de la démocratie.
(…) Nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire.
Vive la République !
Vive la France !


Discours d’ADO : « (…) Mes chers compatriotes, (…) Oui, ce jour est pour tous les Ivoiriens, le début d’une ère qui marque notre volonté commune d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays.
(…) Elle s’est achevée par la victoire de la démocratie. (…) J’exprime mon infinie gratitude au peuple ivoirien qui m’a choisi pour présider à ses destinées.
(…) Je remercie tous les militants qui m’ont accompagné durant des années, dans les bons comme dans les mauvais moments, et qui ont toujours cru en moi.
(…) Célébrons à travers la cérémonie d’aujourd’hui, non pas la victoire d’un camp sur l’autre.
(…) J’invite donc l’ensemble de mes compatriotes à prendre avec moi l’engagement que la Côte d’Ivoire retrouvera bientôt toute sa place dans le concert des Nations.
(…) Respectons notre drapeau, symbole vivant de la patrie. Il porte les couleurs de notre terre, de nos forêts, il symbolise notre idéal de paix et notre espérance en un avenir meilleur.
(…) A tous les fils et les filles de ce pays, et à tous ceux qui vivent sur notre sol (…)
(…) Je veux renouveler mon serment d’être le Président de tous les ivoiriens.
Vive la République,
Vive la Côte d’Ivoire !


Une contribution de Charles Tiekpo
tiekpocharles@yahoo.fr

07/01/2012

Côte d'Ivoire: Quelques Nouvelles brèves du pays

Par la Lettre du continent

09/01/2012 La Lettre du Continent N°626

COTE D'IVOIRE/FRANCE
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Chassé-croisé d'ambassadeurs

Directeur adjoint de la Direction générale de la mondialisation (DGM) du ministère des affaires étrangères, Georges Serre succède à Jean-Marc Simon comme nouvel ambassadeur de France en Côte d'Ivoire. (...)

05/01/2012 La Lettre du Continent N°626
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L'insécurité menace la lune de miel ADO-Soro

Malgré la nette victoire de son parti aux législatives du 11 décembre (127 sièges sur 254, auxquels s'ajoutent 35 indépendants), Alassane Ouattara demeure obnubilé par la question sécuritaire. Neuf mois après sa victoire sur Laurent Gbagbo, la Côte d'Ivoire n'est toujours pas pacifiée, tandis que l'Etat de droit, porté comme un étendard par le nouveau régime, demeure abstrait pour un grand nombre d'Ivoiriens. (...)

N° 626 05/01/2012

Colère de fin d'année à Abidjan
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Pourquoi le président Alassane Ouattara est-il littéralement sorti de ses gonds lorsqu'un ami banquier lui a confié, fin décembre, qu'il refusait de débourser 40 millions F CFA pour insérer une page de publicité dans l'agenda de la présidence ivoirienne ? Les agendas : "le" vrai business ivoirien.

N° 626 05/01/2012

Kempinski toujours intéressé par Yamoussoukro


Retoqué sur le dossier de l'hôtel Ivoire, dont la gestion a été confiée en novembre au français Accor, le groupe germano-suisse Kempinski serait en négociation pour récupérer la gestion de l'hôtel Président de Yamoussoukro. A suivre…

N° 626 05/01/2012
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Mohamed Sidi Kagnassi

Ex-empereur ivoirien du coton et lobbyiste du français Sagem Securities en Côte d'Ivoire, Mohamed Sidi Kagnassi a su rebondir dans son pays et ailleurs. Après avoir obtenu, en novembre, le marché de 48 milliards F CFA de la réhabilitation des universités ivoiriennes, l'homme d'affaires vient d'acquérir un charmant pied-à-terre à Marnes la Coquette (banlieue parisienne), là-même où Félix Houphouët-Boigny possédait une résidence. Le prix de cette villa atteindrait plusieurs millions d'euros. La Côte d'Ivoire, un marché d'avenir !

N° 626 05/01/2012
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Hervé Ahossy

Surnommé "Akwaba Saint-Clair", Hervé Ahossy, directeur de la rédaction au sein du groupe Le Réveil, éditeur entre autres du quotidien Le Nouveau réveil, est devenu le nouveau conseiller (non officiel) chargé de la presse du parquet d’Abidjan-Plateau. Début décembre, il a mis au point la communication du ministère public concernant le transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye. Au moment d'enfiler son nouveau costume, ce proche du procureur Simplice Koffi Kouadio n'avait toujours pas démissionné de son groupe de presse.

N° 625 15/12/2011

Fausse rumeur et vraie panique à Abidjan

Pourquoi la direction de Puma Energy Côte d’Ivoire, filiale de Puma Energy International, a-t-elle été tentée, début décembre, de régler d’urgence le maximum de fournisseurs et de retirer tout le cash en F CFA de ses comptes en banque ?


N° 625 15/12/2011

Ibrahim Ouattara (Côte d'Ivoire-Economie)


Le directeur du département communication du groupe Sifca présidé par Jean-Louis Billon, Ibrahim Ouattara (à ne pas confondre avec le frère cadet du président ivoirien), a été nommé, fin novembre, directeur de publication du magazine Côte d'Ivoire-Economie. Il est appelé à travailler aux côtés du fondateur de ce gratuit, qui possède également une version gabonaise, Jean-Pierre Pont.

06/01/2012

Côte d'Ivoire: Le procès des FRCI ou des Khmers rouges d’Allassane Ouattara

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I – Introduction

Quand nous parlons des forces républicaines de Côte d’ Ivoire, il s’agit bien de tous ceux qui ont guerroyé pour porter notre frère le Dr Allassane Ouattara, au pouvoir. Nous n’exigeons rien. Ceux qui sont les plus exigeants sont dans les partis politiques, ils militent pour que le temps soit favorable à leur groupement politique. Il faut éviter de voir l’ennemi dans l’expression d’une opinion différente.

Si le Dr Allassane Ouattara, veut être le président de tous les ivoiriens. Il doit livrer à la justice ivoirienne tous les auteurs des exactions perpétrés contre les populations civiles innocentes durant la crise post-électorale jusqu’à ce jour. En disant cela nous ne faisons que lui demander de joindre l’acte à la parole pour que la tolérance zéro ne soit pas un slogan ou du verbalisme creux.

Nous voulons tous que la Côte d’ivoire avance. Pour ce faire il faut appliquer tout simplement les lois de ce pays qui protège les citoyens et de leurs biens. Rien ne doit plus justifier le recours systématique aux armes contre des ivoiriens. Le fait qu’il n’y a aucune poursuite judiciaire contre les dozos et la soldatesque qui sème la mort dans le pays, traumatise les populations qui ne se sentent plus protégés par l’Etat. L’argument de la force des armes ne doit plus se confondre avec l’argument de la raison et du bon sens.
Dans le contexte actuel, qui voit le déploiement massif des forces républicaines de Côte d’ivoire et l’aggravation des abus perpétrés par celles-ci, la population ivoirienne se sent en grande insécurité. Pourtant, il relève des pouvoirs publics de faire en sorte que les ivoiriens ne connaissent plus la peur, la terreur et la psychose qui, au cours de ces derniers mois, continuent de dominer leur environnement de vie.
Il revient à ces mêmes pouvoirs publics d’incarner les valeurs et principes de paix et de non-violence, seuls gages de la consolidation de notre démocratie. Il faut le dire sans gène, La Côte d’ivoire est devenue un pays ridicule et dénudé dans un environnement où le meurtre et le sang sont banalisés. De Duékoué, à Vavoua, d’Agboville, à Akoupé, à Abengourou jusqu’à Sikensi, pourquoi à aucun moment le Dr Allassane Ouattara, n’élève t-il la voix pour mettre fin aux souffrances, à la tragédie et à l’humiliation des ivoiriens ?
Cautionne t-il les agissements des FRCI qui se réclament de lui et de son groupe ethnique ? Ou alors il n’a aucun contrôle sur les forces républicaines de la Côte d’Ivoire dont-il est le chef de l’Etat ? Ce qui serait plus grave que nous le pensons, car cela voudra dire que les FRCI seront encore là dans les rues pour 10 ans ou 15 ans dans le but de brutaliser et tuer gratuitement des ivoiriens avec des méthodes expéditives comparables aux chemises noires dans l’Italie fasciste de Benito Mussolini.

La plupart de ceux qui ont combattu l’ivoirité et qui croyaient que l’avènement de notre frère le Dr Allassane Ouattara, allait donner à la Côte d’ivoire l’image d’un pays juste et vivable, se mordent tous les doigts aujourd’hui.
Car ils ont le sentiment d’être abandonnés et livrés à eux mêmes dans un pays devenu un enfer où ils ne sont plus sûrs de se réveiller vivant demain matin. Voilà pourquoi il faut arrêter et livrer à la justice, les dozos et soldats FRCI, coupables des pillages, des vols, des viols et des exactions inutiles sur nos populations ivoiriennes.

II – La nécessaire Construction d’une entente nationale

Nous prenons le risque ici de commettre une lapalissade en affirmant que, pour maintenir la paix en Côte d’Ivoire, il faut régler les causes du conflit inters ivoiriens. Il y a en effet dans les deux termes de cette proposition un étroit lien de cause à effet qui touche au truisme. Il semble opportun, à l’occasion des journées de construction de l’entente nationale dont le Dr Allassane Ouattara, doit prendre l’initiative maintenant pour jeter les bases d’un minimum acceptable par tous.

Une telle initiative permettra aux ivoiriens de se parler, car la cacophonie actuelle et la méfiance ne le favorisent pas du tout. Se parler et s’écouter. Examiner ensemble les moyens de prévenir, de contenir les violences, les conflits et les moyens pacifiques de les prévenir dans le corps social de la nation ivoirienne.

Nous rappelons à la classe politique ivoirienne que jusqu’à un temps pas très lointain, la méthode la plus simple pour régler un conflit, que ce soit entre hommes ou entre Etats, c’était de recourir à la force. Dans la jungle, la force fait loi. Le vainqueur prend tout ; le vaincu est éliminé ou subjugué. Le conflit est ainsi réglé d’une façon claire et nette.

C’est cette méthode qui a prédominé au cours de l’histoire. De nombreux facteurs, économiques et sociaux qui influencent ou déterminent les relations entre Etats et entre peuples, la force constituait la considération dominante et, en dernier ressort, les conflits étaient tranchés par la force des armes.

La pax Romana était maintenue surtout par la puissance des légions romaines et, dans le passé récent, la pax britannica par une flotte deux fois supérieures à l’ensemble des autres flottes du monde. Pour les Napoléon et les Bismarks, le facteur qui comptait, était la force, c’était le nombre de bataillons ou de canons dont disposait un alliés ou un ennemi. La guerre était à cette époque le moyens suprême de trancher un conflit.

Mais avec le progrès de la civilisation, le recours à la force brutale devient de moins en moins acceptable. Cela est dû principalement à deux raisons. Il y a d’abord une raison morale. La notion de droit et de justice s’est développée avec l’âge de la raison. Le désire de justice s’oppose fortement à la tyrannie de la force.

La seconde raison est d’ordre pratique, le progrès scientifique et technologique a mis à la disposition des hommes des armes capables de grandes destructions et surtout extrêmement dangereuses pour les vies humaines. C’est pour ces raisons qu’il faut éliminer le recours à la force comme moyen de régler un problème de société ou un différent entre Etat.

En l’exprimant ainsi nous ne sommes ni des rêveurs ou des utopistes. Les moyens pacifiques existent, il faut toujours les explorer en s’appuyant sur le droit et la justice afin de nous éloigner du passé qui s’appuie sur la force et un avenir commun qui nous l’espérons sera dominé par la raison. Ce sont ces considérations qui ont motivé notre refus de l’option militaire comme solution à la crise post électorale ivoirienne. La suite des événements nous montre que finalement tous les ivoiriens sont les perdants d’un tel choix.

Convaincu que la guerre, le sang et la désolation qui en découle n’apaiseront jamais les esprits et pousseront durablement les ivoiriens à la haine des uns contres les autres. Il faut donc pour stabiliser la Côte d’Ivoire, construire la paix en rassurant chaque ivoiriens, par la reconnaissance de la dignité pour tous les ivoiriens dans leur pays.

- par l’élimination de la peur dans leur vie publique et privée.
- Par l’élimination des préjugés ethniques et religieuses
- Par l’élimination de la haine et de la méfiance entre ivoiriens
- Par le renforcement des actions concrètes en faveur de l’égalité, de la justice et de la solidarité nationale.
- Par la valorisation de l’histoire et de l’héritage culturel commun du peuple ivoirien.
Cela passe par un dialogue national constructif pour mettre effectivement la guerre hors la loi. Dialogue national entre les partis politiques, les syndicats, les communautés religieuses, les chefs coutumiers et la société civile ivoirienne. Pour jeter les bases d’un minimum acceptable par tous dans le cadre d’une entente nationale qui sera le ciment d’une paix juste et durable en Côte d’Ivoire.

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III – Regards sur le Dr Allassane Ouattara

Ce n’est un secret pour personne que la Côte d’ivoire est dans le présent un pays divisé physiquement entre le nord et le sud. Mais aussi divisé par deux courants invisibles et indicibles. Ceux qui veulent une Côte d’ivoire, aux côtés de la France ouverte sur le monde, un pays à la Houphouët-Boigny, avec pour tous la nationalité ivoirienne en distribution et en partage.

Et bien sûr ceux qui s’y opposent farouchement qui considèrent que l’indépendance du dimanche 7 août 1960 avait pour but de bâtir un Etat nation au service et au profit exclusif des ivoiriens. C’est eux qui brandissent la légitimité patriotique et nationaliste qui déplait fortement à la France et à son pion local le Dr Allassane Ouattara.

Cela nous rappelle bien la situation de Mohamed Reza Pahlavi, le Shah d’Iran de retour à Téhéran après le coup d’état de la CIA, qui rehversa le gouvernement du Dr Muhammad Mossadegh le 19 août 1953. Dans une adresse à la communauté musulmane de son pays, le président Barack Obama, a reconnu le 9 juin 2009 l’implication de son pays en pleine guerre froide, pour renverser un gouvernement iranien démocratiquement élu. Nous y reviendrons.

Les partisans de la Côte d’Ivoire pour tous considèrent Allassane Ouattara, comme un héro, ils le regardent comme < < le plus brave homme de son temps >> celui qui va rétablir la justice et les droits de tous. C’est le libéral qui va avec ses amitiés extérieures ouvrir la Côte d’Ivoire aux investisseurs et donner du travail à tout le monde.

C’est l’ami de Sarkozy et des grands de ce monde. Il va aussi établir la prééminence du nord sur le reste de la Côte d’Ivoire. Avec lui les gens du Nord ne seront plus dans l’antichambre du pouvoir. Ils sont désormais aux commandes du pouvoir et durablement. Voila le regard d’une partie de la Côte d’Ivoire sur celui qui dirige le pays des éléphants.

Dans le camp nationaliste, le Dr Allassane Ouattara, est perçu comme un homme autoritaire, hautain, arrogant et trop occidentalisé. Il apparaît à leurs yeux comme un usurpateur, comparable au Shah d’ Iran. Il est en service commandé pour veiller sur les intérêts étrangers et non pour le bien des ivoiriens. C’est un imposteur, un homme qui cultive le double langage. Avec ses FRCI, Il a instauré la brutalité et le meurtre dans la vie publique ivoirienne, exactement comme les exactions de la SAVAK, dans le régime criminel du Shah d’Iran.

Pour les nationalistes ivoiriens, notre frère le Dr Allassane Ouattara, est le protégé des puissances adverses qui veulent vassaliser leur pays. La légitimité lui est déniée, et tout ce qu’il entreprend est décrié et déconsidéré.

S’il obtient un crédit de l’étranger, il hypothèque l’avenir des ressources du pays. S’il signe des contrats avec un groupe français, on veut plus y voir des commissions juteuses pour sa poche. Dans un tel climat aussi délétère, les réformes sensées peuvent échouer parce qu’elles portent aux yeux d’une partie de la population le sceaux de l’adversité d’un pouvoir sponsorisé par l’étranger et n’ayant pas la légitimité patriotique du courant nationaliste ivoirien.

Voilà la réalité des regards qui convergent vers notre frère le Dr Allassane Ouattara. C’est pourquoi la construction de l’entente nationale que nous évoquions plus haut est plus que nécessaire. Pour calmer les esprits traumatisés par la crise post-électorale, rétablir la confiance entre les ivoiriens et jeter les bases d’une paix juste et durable en Côte d’Ivoire. Pour cela il faut rétablir la sécurité des ivoiriens par une armée, une police et une gendarmerie à leur service et non le contraire.

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IV – Les FRCI comme les khmers rouges


Le Sénégal avait organisé en 1963 le procès de son président du conseil Mamadou DIA, accusé de complot contre la sûreté de l’Etat. Le Mali a organisé avec dignité le procès du Général Moussa Traoré devant la cour d’assise de Bamako en février 1993. La république Centrafricaine avait organisé en juin 1987, dans le respect du Droit le procès de l’ancien Empereur Bokassa.

La Tunisie vient de Condamner en Juin 2011, son ancien président, le Général de Police, Zin El Abidine Ben Ali, à 35 ans de prison par Contumace. Pour sa part l’Égypte vient de requérir contre son ancien président, le général d’aviation Mohamed Hosni Moubarak, à la peine de mort par pendaison ce samedi 5 janvier 2012.

En Côte d’Ivoire, le Dr Allassane Ouattara, et ses partisans ont fait le choix de confier à une juridiction internationale le soin de juger l’ancien président Laurent Gbagbo. Cette décision qualifiée de justice des vainqueurs par les uns et de parodie de justice par les autres nous laisse perplexe. La Côte d’Ivoire n’avait-elle pas les moyens de juger Laurent Gbagbo, sur place selon les lois ivoiriennes ?

Chez les malinkés comme chez les bété, celui qui porte une affaire de famille sur la place publique est considéré comme celui qui déshonore la famille en portant l’intimité familiale devant des étrangers. Il est considéré comme un homme belliqueux habité par l’esprit du mal.

Si le Dr Allassane Ouattara, a remporté les élections présidentielles par 54% de suffrage exprimés, cela veut dire qu’il doit gagner le cœur des 46% d’ivoiriens qui n’ont pas voté pour lui. Cela suppose qu’il doit au quotidien rassurer les partisans du souverainisme en démontrant qu’il veut le bien être de tous les ivoiriens. Il doit dans ce sens tendre la main à ceux qui ne sont pas de son groupe ethnique et qui veulent vivre dans une Côte d’Ivoire libre, digne et prospère pour tous ses enfants.

Pourquoi est-il resté silencieux devant les tueries en masse des ivoiriens par les FRCI qui se réclament de lui ? Pourquoi les vols, les pillages, les viols et toutes les exactions des FRCI sont jusqu’à ces jours restés sans sanctions ? Doit-on croire le Dr Ouattara, aujourd’hui quand il parle de sécurité collective des ivoiriens en sachant que beaucoup d’entre eux ont leurs maisons encore occupées par les FRCI ?

Le Dr Ouattara a-t-il, ordonné tous ces meurtres, pillages et autres occupations illégales devant lesquels la justice ivoirienne semble complètement muette ? Nous disons ici que pour restaurer la confiance entre ivoiriens, notre frère le Dr Allassane Ouattara, doit faire arrêter cette soldatesque et la livrer à la justice ivoirienne dans un procès exemplaire que la Côte d’Ivoire à les moyens d’organiser.

On nous dit que beaucoup d’exactions ont été commises par des hommes en armes qui ne font pas partie des forces républicaines de Côte d’Ivoire. En claire des supplétifs incontrôlés venus des pays voisins Burkina Faso, Mali et Guinée, pour soutenir la prise du pouvoir d’Allassane Ouattara, par les armes.

La nature des rapports entre les ivoiriens et ces différents pays mérite une clarification et une redéfinition. Une question doit être posé aujourd’hui comment ces pays réagiront demain si des ivoiriens profitant d’une crise interne dans leur pays et prennent parti et se battent contre une partie des populations de ces pays avec au passage des viols, des vols des pillages et des meurtres à grandes échelles ?

Voilà pourquoi tout le respect et l’estime que le Dr Allassane Ouattara, porte à la Côte d’Ivoire l’oblige moralement à déférer tous les dozos et autres soldats criminels des FRCI devant la justice dans le cadre d’un procès en bonne et dû forme dans le respect du droit afin que notre pays ne soit pas le pays du meurtre, du pillage et du viol gratuits.

Dans la réalité la plupart des soldats FRCI, sont entrés à Abidjan comme les Khmers rouge à Phnom Penh, le 17 avril 1975. Par la destruction des biens des membres de l’ancien régime, des assassinats en masse, des viols, des bastonnades. L’élimination brutale des membres de l’ancien gouvernement et l’instauration d’un régime de terreur de peur, de déportation et de violence qui conduira au génocide cambodgien de 1,7 million de morts soit 20% de la population du pays.

V – Pourquoi le procès des FRCI

Le procès établira qui sont les coupables de toutes les souffrances des ivoiriens depuis bientôt un an. Nous voulons tous croire que le Dr Ouattara n’a jamais donné l’ordre de tuer des ivoiriens à Duekoué, à Vavoua, à Agboville, à Akoupé, à Daloa à Abengourou et Sikensi etc.

La crise ivoirienne a fait plus de 10 000 morts et près de 1,5 million personnes déplacées ou en exils on doit logiquement situer les responsabilités de toutes les organisation FRCI, DOZOS, FDS, FESCI, Mercenaires, Forces nouvelles etc. tous ce monde pour une remise en cause pour reconstruire la paix.

Nous voulons tous savoir quand les ivoiriens retrouveront leurs maisons et leurs biens ? Dans quelle mesure la justice ivoirienne peut-elle rassurer les réfugiés pour qu’ils retournent chez eux en toute quiétude ? Toutes ces questions méritent une place dans la réflexion globale et globalisante nécessaire pour l’aggiornamento de la Côte d’ Ivoire.

Les militaires coupables d’exactions et de meurtres avaient-ils la possibilité d’agir autrement une fois Abidjan aux mains des FRCI ? Bien sûr que oui. Ils n’étaient pas obligés de torturer et de tuer les partisans de Laurent Gbagbo. Pour exécuter pareille forfaiture il faut avoir des prédispositions criminelles encouragées par l’assurance d’une impunité.

C’est dans ce sens que notre frère le Dr Ouattara, doit organiser un procès pour rétablir l’Etat de droit en souffrance dans une Côte d’Ivoire ruinée, violée et violentée par les hyènes de tous bords. Ces hommes qui se réclament du Dr Allassane Ouattara, n’aiment pas que d’autres personnes agissent et pensent de diverses manières. Ils n’aiment pas ce principe essentiel de fonctionnement des sociétés humaines qu’est la diversité.

Ils seront seuls devant leurs actes s’il y a procès. Leurs actes ont porté atteinte à la vie de nombreux ivoiriens. Ils ont mis en danger le vivre ensemble du corps social de la nation en répandant le sang. Ils ont déshonoré leur serment de protéger la vie des ivoiriens.

Nous sommes tous en droit de nous interroger : de quel monde viennent-ils ces dozos et ces soldats FRCI ? De quel système de valeur se réclament-ils ? Quel réseau conceptuel touchant l’organisation de la vie nationale leur a-t-il servi de référence ?

Nous laissons à la Justice ivoirienne, aux criminologues, aux politologues, au psychiatres, au psychologues, aux sociologues à la psychopathologie moderne et au procureur de la république qui soutiendra l’accusation, le soin de déterminer qui a construit ces robots tueurs d’ivoiriens et qui les a mis en mouvement contre les populations civiles ivoiriennes.

En pareille situation, Cicéron disait : < < Combien de temps, Catilina, ta colère se moquera de nous ? Tu n’as aucun égard pour l’effroi des citoyens ou le péril de la patrie>>.

Après l’expérience douloureuse de la tragédie rwandaise avec l’armée mono ethnique du général d’opérette, Juvénal Habyarimana, les ivoiriens étaient loin d’imaginer que l’armée de la république allait se retourner contre eux comme une milice privée, parce qu’ils n’appartiennent pas au bon groupe ethnique.

VI – Postulat de Conclusion générale

Notre frère le Dr Allassane Ouattara, n’est pas, Salot Sâr le dirigeant politique et militaire des communistes Khmers du Kampuchéa, plus connu sous le nom de Pol Pot. Cela nous rassure et nous sommes même d’une grande sérénité devant la déchirure et le visage ensanglanté de la Côte d’Ivoire. Il n’y a aucun appel à la violence de notre part si ce n’est que le bon sens qui nous oblige à ne pas ajouter d’autres malheurs aux souffrances de notre peuple.

Un pouvoir doit connaître l’opinion de tous les milieux de la société qu’il prétend diriger. Cette opinion, le Gouvernement ne notre frère le Dr Allassane Ouattara, ne peut la connaître que par les rapports de ses suiveurs ou hommes de mains. Il doit accepter aussi des sons de cloches dissemblables, dissonants et différents, venant de gens qui ne sont ni des laudateurs encore moins des miliciens ou des courtisans ethno politiques.

Les polémiques d’opinions devraient avoir lieu dans la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui sans qu’on ne tranche la gorge de l’autre. Cela peut se faire dans un climat de respect et de tolérance à l’égard des ivoiriens qui pensent différemment que le camp de notre frère le Dr Allassane Ouattara.

Toutes polémiques dans ce sens devraient viser l’intérêt supérieur de la nation ivoirienne et de l’entente nationale que nous avons évoquée plus haut. C’est dans cette praxis que nous disons ici avec la même sérénité qu’il n’y a aucune once de haine, de vengeance ou de meurtre à l’égard de ceux qui ont tué au nom de l’ethnie, de la région, de la religion ou de l’idéologie politique ethno tribale.

C’est cela qui nous met ici en position de dire à notre frère le Dr Allassane Ouattara, qu’il peut ne pas prendre nos propos en considération, parce que nous ne sommes ni Malinké, ni Bété, ni Lobi, ni Sénoufo, ni militant de son parti vainqueur de la crise ivoirienne. Mais nous serions toujours là pour lui dire ce que ses courtisans n’auront jamais le courage de lui dire. C’est dans ce sens que nous observons que :

- La surdité qui pousse les hommes de pouvoir à n’écouter que leurs bas instincts, est la pire des maladies qui puisse frapper un homme politique. C’est pourquoi nos parents, les malinké et les Bambara d’Afrique de l’Ouest, nous enseignent que : < < le comportement du vainqueur doit être toujours hautement plus moral que celui du vaincu. >>

- Soundjata Keita, qui avait aussi connu l’exil aux côtés de Sogolon, sa pauvre mère avait après la bataille de Kirina, en 1235 eu un geste magnanime pour que la Famille du roi Sosso, Soumahoro Kanté, puisse vivre libre et digne dans le Mali dont il était le Massa.

- Nous souhaitons que les soumahoro, qui sont aujourd’hui nombreux autour du Dr Allassane Ouattara, et qui ont une excellente mémoire de leur propre passé s’en souviennent. Car ils savent mieux que quiconque que :< < si le vainqueur n’est pas magnanime, sa victoire deviendra une malédiction pour lui et les siens >>

– Nous souhaitons et ce n’est même pas une exigence, que le président de la république ivoirienne, prenne l’initiative d’une loi d’amnistie générale pour favoriser le retour des réfugiés. Une telle lois avait été proposé au Président Habyarimana au Rwanda en 1990, c’est son refus de toute discussion sur ce sujet qui poussa les réfugiés à s’organiser en forces armées pour conquérir le pouvoir par les armes, avec à la clé le génocide qui hante encore la mémoire collective rwandaise.

Tout cela nous montre que la paix ne se maintient qu’à la condition d’être négociée patiemment avec obstination dans des conditions toujours changeantes résultant du développement interne des états et de l’évolution politique du moment. De ce fait la paix est à la fois un idéal, une démarche pédagogique un produit qui se conserve avec humilité sur le tabernacle de la dignité pour tous et non dans le placard de l’arrogance et de la suffisance.

Tout ceux qui poussent les FRCI et leurs dozos à tuer d’autres ivoiriens et tous ceux qui encouragent notre frère le Dr Allassane Ouattara, à rejeter tout dialogue avec les partisans de Laurent Gbagbo, oublient qu’un jour viendra où pour solidifier le vivre ensemble il faudra reprendre langue avec ceux qu’on avait contraint à l’exil, au bagne ou au bannissement. Frederik De KlerK et Nelson Mandela sont encore vivants, suivez notre regard.

C’est alors qu’il comprendront la nécessité de l’humilité et du pardon en politique et iront certainement avec nous vers les sages paroles de l’immense poète et essayiste mexicain Carlos Fuentes :

< < Nous sommes venus au monde pour mieux nous connaître, La terre nous est donnée que pour un temps. Vivons en paix, vivons ensemble. >>

Tel était notre propos et notre modeste contribution sur la recherche de la justice et de la paix dans le paradoxe ivoirien, à travers un procès équitable de tous les coupables de crimes et d’exactions contre le peuple et le pays des éléphants.

Merci de votre aimable attention.

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Dr Serge-Nicolas NZI
Chercheur en Communication
Lugano ( Suisse)
Email : nzinicolas@yahoo.fr