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16/12/2011

France : Déplacements de Sarkozy : le PS écrit à la Commission des comptes de campagne

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Tandis que le Parti socialiste accuse Nicolas Sarkozy de faire campagne aux frais de l'Etat, le député PS de l'Ardèche et président de la commission de contrôle financier du parti, Pascal Terrasse, et l'ancien ministre de l'intérieur et mandataire de François Hollande, Daniel Vaillant, ont écrit, mercredi 30 novembre, à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), chargée de comptabiliser les dépenses électorales des candidats.

Dans un courrier dont Le Monde.fr a obtenu copie, adressé au président de la CNCCFP, François Logerot, les deux élus PS demandent notamment à la Commission "de déterminer s'il est légitime que les frais engagés par le président de la République lors de déplacements qui relèvent d'actes de propagande soient assumés par le contribuable, et s'ils doivent ou non entrer dans le cadre des comptes de campagne".


"LE PS NE VA PAS INTERDIRE LE PRÉSIDENT DE PRÉSIDER", BALAIE L'ELYSÉE

"et ce sont les mêmes qui parlent de bonne gouvernance aux autres" donc Sarko le nain peut être candidat 100% et président 100%?

L'argument est rejeté d'un revers de la main par l'Elysée et l'UMP. "Le PS ne va pas interdire au président de présider. Il lui conseille sans doute de rester à l'Elysée mais le chef de l'Etat continuera jusqu'à la fin de ce quinquennat de faire deux à trois déplacements par semaine comme depuis 2007", répond Franck Louvrier, conseiller en communication de M. Sarkozy, interrogé par Le Monde.fr. M. Louvrier estime que le PS qui "n'a rien à dire sur le fond, essaie d'attaquer sur la forme".

C'est "une fausse polémique : une campagne électorale commence quand le candidat dit qu'il est candidat", a fait valoir de son côté Patrick Ollier, ministre des relations avec le Parlement, mercredi, sur France Info. Avant de juger l'attaque "absurde", sur iTélé : "Depuis cinq ans, le président de la République se déplace quasiment toutes les semaines en France, je ne vois pas pourquoi il arrêterait brutalement alors qu'il n'est pas encore candidat."

Les deux socialistes affirment pourtant dans leur courrier : "Depuis plusieurs semaines, le président de la République multiplie les déplacements en province, dont le choix des thèmes et l'organisation indiquent qu'il est d'ores et déjà candidat à sa propre succession, et que ces déplacements réguliers relèvent d'actes de propagande."

Et d'ajouter : "Nous estimons que la démarche de Nicolas Sarkozy ne relève pas de ses fonctions de président de la République mais de celles de candidat à sa propre succession." "Outre un détournement des fonds publics et du pouvoir conféré par son statut présidentiel, la démarche de Nicolas Sarkozy paraît constituer une infraction à la législation électorale", écrivent encore MM. Vaillant et Terrasse.

UNE ÉVALUATION POURRA AVOIR LIEU APRÈS L'ÉLECTION


Interrogé par Le Monde.fr, la CNCCFP estime qu'"au sens électoral du terme", Nicolas Sarkozy ne peut pas être considéré à l'heure actuelle comme étant en campagne. Une évaluation pourra avoir lieu à posteriori, "deux mois après l'élection présidentielle, une fois que les candidats ont déposé leurs comptes de campagne", explique la Commission. "Nous examinons les dépenses jusqu'à un an avant le premier tour, et si nous estimons qu'un événement visait à obtenir des suffrages, nous comptabilisons cette dépense au compte de campagne. En 2007, nous avions par exemple ajouté les frais d'un déplacement de M. Sarkozy à Villepinte [Seine-Saint-Denis] à son compte, alors qu'il n'était pas encore candidat", explique-t-on.

Par ailleurs, affirmer qu'un "président-candidat" profite des moyens de l'Etat à des fins électorales est un argument récurrent sous la Ve République et dont le PS avait déjà usé en 2007 face à Nicolas Sarkozy.

par Alexandre Lemarié, lemonde


>> Voir le courrier en intégralité



Pascal TERRASSE
Député de l’Ardèche, Président du Conseil général
Président de la Commission nationale de contrôle financier du Parti socialiste

Daniel VAILLANT
Député de Paris

M. François LOGEROT
Président
Commission nationale des comptes decampagne et des financements politiques
33, avenue de Wagram
75176 Paris cedex 17

Réf. : DV/PT/LD/0627

Paris, le 30 novembre 2011

Objet : Saisine de la CNCCFP

Monsieur le Président,

Depuis plusieurs semaines, le Président de la République multiplie lesdéplacements en province, dont le choix des thèmes et l'organisation indiquent qu'il estd'ores et déjà candidat à sa propre succession, et que ces déplacements réguliers relèventd'actes de propagande.

En effet, à titre d’exemple, lors de son déplacement sur le site nucléaire du Tricastin (Drôme), Nicolas Sarkozy a utilisé la tribune qui lui était offerte pour attaquerl'un de ses adversaires sur ses propositions relatives à la politique énergétique de la France. A cette occasion, a par ailleurs été organisé le déplacement de nombreux militants du parti politique dont il est issu, sans que toute transparence ait été faite sur l'origine des fonds (s'agissait-il de l'Etat, de l'UMP ?). De plus, les frais engagés lors de ce déplacementqui s'inscrit dans le cadre de la campagne présidentielle n'ont pas été intégrés aux comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

Nous estimons que la démarche de Nicolas Sarkozy ne relève pas de ses fonctions de Président de la République mais de celles de candidat à sa propre succession. Le Président de la République se sert de l'argent des contribuables pour financer sa stratégie de communication, et ce sans que les frais engagés ne soient par ailleurs intégrés à sescomptes de campagne, conformément aux dispositions de l'article L. 52-11 du Code électoral (le compte de campagne retrace, selon leur origine, l’ensemble des recettes perçues et, selon leur nature, l’ensemble des dépenses engagées ou effectuées en vue de l’élection, hors celles de la campagne officielle prises en charge par l’État aux termes du
décret n° 2001-213 du 8 mars 2001, par lui-même ou pour son compte, pendant l’année précédant le premier jour de l’élection et jusqu’à la date du dépôt du compte de campagne).

Outre un détournement des fonds publics et du pouvoir conféré par son statutprésidentiel, la démarche de Nicolas Sarkozy paraît constituer une infraction à lalégislation électorale.Nous nous permettons donc de saisir la Commission nationale des comptes decampagne et des financements politiques afin de déterminer s'il est légitime que les fraisengagés par le Président de la République lors de déplacements qui relèvent d'actes depropagande soient assumés par le contribuable, et s'ils doivent ou non entrer dans le cadredes comptes de campagne.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de nos sentiments les meilleurs.


Daniel VAILLANT Pascal TERRASSE

13/12/2011

Libye : la révolution est-elle confisquée par le CNT

13.12.2011 par Ali Chibani
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Le "peuple veut une nouvelle révolution", "le peuple veut faire tomber le Conseil de transition", ont scandé lundi 12 décembre 2011 les quelques centaines manifestants, réunis au centre de Benghazi, la ville d'où est partie la révolte libyenne contre Mouammar Kadhafi. Ces irréductibles veulent "corriger la marche de la révolution", parce qu'ils sentent qu'elle leur échappe et qu'elle serait confisquée par le nouveau pouvoir.

Une émancipation difficile des habitudes passées

La firme pétrolière italienne ENI s’est réjouie que sa production en hydrocarbures en Libye ait atteint 70 % de ses capacités d’avant la guerre qui allait provoquer la chute du régime de Kadhafi. L’entreprise italienne, dont est issu Abdelrahmane Ben Yaza, le nouveau ministre du pétrole et du gaz, ne voit pas de raison pour que le changement de régime bouleverse son exploitation des richesses libyennes. Mais à côté des heureuses multinationales, les Libyens commencent à se dire : « Kadhafi vaincra même mort ».
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APRÈS KADHAFI, LA DICTATURE D'ABDELJALIL ?

Si la stabilité semble garantie pour les entreprises étrangères, on ne peut pas dire autant pour la stabilité sociale. Les Libyens sont depuis le retrait de l'armée de l'OTAN livrés à eux-mêmes. Des affrontements armés ont lieu entre des milices armées de différentes régions. L’aéroport de Tripoli a ainsi été fermé suite à une bataille rangée entre la milice de Tripoli et celle de Zenten qui contrôle l’aéroport de la capitale. Les islamistes, eux, essaient d’imposer leurs lois. Attaque nocturne des mosquées libyennes datant du XVe siècle, destruction des commerces suspectés de vendre de l’alcool, les intégristes n’ont pas encore dit leur dernier mot. A Misrata, ville ou Kadhafi a été lynché, les populations assistent depuis quelques temps à la destruction par les « rebelles » des habitations qui n'ont pas été réinvesties par leurs propriétaires partis pendant la guerre. Des voix dénoncent des destructions qui ne viseraient que les maisons des habitants noirs accusés d’avoir combattu au sein des forces armées de Kadhafi.

Mustapha Abdeljalil, le chef du Conseil National Transitionnel (CNT), est impuissant devant cette situation. Pour les Libyens, il est inactif et certains se demandent même pourquoi le CNT continue à exister parallèlement au gouvernement intérimaire d’Abdurrahim Al-Keib. Pour Essa Elhamissi, un ancien rebelle, « le CNT aurait dû être dissous. Mais ses membres, comme la plupart des dirigeants arabes, ne veulent plus quitter le pouvoir. » En dehors des visites rendues ici et là aux anciens rebelles pour les nourrir de discours nationalistes, Abdeljalil, qui reste bloqué dans le système idéologique de son ancien mentor Kadhafi, n'est en rien décisif. En dehors de son appel à une « réconciliation nationale » pour pardonner aux milices pro-Kadhafi sans l’aval de la population, la seule chose qu'il ait accomplie depuis le départ de l'OTAN est révélatrice des rapports du CNT avec l'illégalité : Abdelhakim Belhadj, gouverneur militaire de Tripoli qui se dit « ancien » membre d'Al Qaïda et contre lequel un mandat de recherche international existe, a tenté de s’envoler pour la Turquie avec un faux-passeport. Les milices de Zenten l’auraient même arrêté avec une valise pleine de billets, avant de le libérer sous les ordres d’Abdeljelil. Celui-ci lui a prêté une mission officielle et a assumé avoir créé ce passeport.

LES DÉLIRES DE L'ANCIEN RÉGIME TOUJOURS D'ACTUALITÉ

Le nouveau gouvernement n'est pas non plus satisfaisant. Censé être formé sur la base des compétences des personnes qui devaient le composer, il est devenu un espace de représentation de presque toutes les tribus du pays. Presque, car les populations dites « minoritaires », comme les Amazighs et les Toubous, en sont exclues. Ces populations se sont indignées et les Amazighs ne cessent de manifester leur mécontentement dans la rue, d'autant qu'elles ont été le fer de lance de la rébellion. Contrairement à la population de Benghazi restée dans sa ville après avoir été « libérée » par l'OTAN, les Amazighs ont parcouru tout le pays allant jusqu'à Syrte et ne comptaient pas exiger des ministres issus de leur culture. Mais quand ils ont vu que le gouvernement est formé sur la base de la composition tribale et régionale de la Libye, elle a exigé sa part de représentation. Seule réponse du premier ministre dans les médias libyens : « A chaque fois qu'il y a une manifestation, nous sortons pour saluer la foule et la remercier de s'exprimer pacifiquement. »

« Notre peuple voudrait qu'on interrompe toutes nos relations avec le CNT et le gouvernement, nous dit Essa Alhamissi. Mais contrairement à ce qui a été annoncé, les représentants amazighs ne veulent pas aller jusqu'à cette extrémité. Ils préfèrent rester liés au CNT. Je pense qu’ils cherchent à être promus à leur tour et à bénéficier de postes de responsabilité. C’est cela la politique en Libye. » La colère des Amazighs s’est accrue quand Abdeljallil les a accusés d'être des « agents de l'étranger » et d'une « conspiration » contre le pays. Il reproduit ainsi les mêmes discours que Kadhafi.

"POUR UNE DEUXIÈME RÉVOLUTION"
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Autre point qui a surpris les Libyens: la présence dans le nouveau gouvernement d'anciens responsables du règne de Kadhafi. Qui sont-ils ? Nos interlocuteurs refusent de les nommer, ni de préciser les postes qu'ils occupent. Un refus justifié par la sacro-sainte unité nationale essentielle pour la reconstruction de la Libye dont le destin, au vu de ce qui a été déjà mis en place, de ce qui se dessine, des exclusions et des arguments avancés par le gouvernement et le CNT pour empêcher toute rébellion à l'égyptienne, sera – au mieux – celui de l'Algérie après l'indépendance. Aussi la population de Benghazi se prépare-t-elle à sortir dans la rue les prochains jours pour demander de « corriger le cours de la Révolution du 17 février » et de chasser du gouvernement les responsables issus du régime de l’ancien dictateur.

La fin de Kadhafi ne signifie en rien l’accès à la démocratie, d’autant que les « responsables » actuels maintiennent un régime féodal à l’image de celui de l’ancien « Guide de la Jamahiriya » et de l’ensemble des pouvoirs politiques maghrébins. Par ailleurs, le nouveau gouvernement qui a fait de la « modernité » son cheval de bataille s’avère être un gouvernement de passe-droits. Pour preuve, le symbole de l'ouverture à la technocratie libyenne formée en Occident, l'ophtalmologiste exerçant en Irlande et devenue ministre de la Santé, Fatima Hamroush a fait de sa sœur son chef de cabinet. Juste après elle, c'est autour du ministre des Télécommunications de recruter ses employés parmi ses proches, connus pour avoir servi dans l'administration de l’ancien régime.

L’incompréhension est donc totale en Libye et les insatisfactions nombreuses. D’une part, un gouvernement qui s’emploie beaucoup plus à satisfaire les désirs des Occidentaux que ceux des Libyens hantés par l’unité nationale, d’autre part, un CNT qui veut prendre la place de Kadhafi tant qu’elle est chaude, la démocratie en Libye semble être un rêve très coûteux et, finalement, inaccessible.

source: TV5MONDE

Côte d'Ivoire: Législatives 2011 à DIOULABOUGOU

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La nouvelle Côte d'Ivoire version Alassane Dramane Ouattara et le RDR se résume à un quartier très populaire en Côte d'Ivoire. L'on le trouve dans toutes les régions et hameaux du pays: le DIOULABOUGOU.
Dans tous les hameaux du pays, vous trouverez certainement un quartier qu'on appelle DIOULABOUGOU ou DIOULAKRO. C'est le quartier des réssortissants du nord du pays et ceux de la CEDEAO.
Si le RDR a gagné les élections législatives 2011, c'est parce que le découpage électoral réalisé par le gouverneur Ouattara leur donnait déjà la majorité sans élections d'une part et le scrutin s'est déroulé à Dioulabougou d'autre part. Pour nous, cela n'est pas une surprise car nous sommes à DIOULABOUGOU (Nouvelle Côte d'Ivoire de Ouattara).

De la Présidence de la république de DIOULABOUGOU:
- Président de la république; Gouverneur Alassane Dramane Ouattara ----> Mossi
- Sécrétaire de la présidence; Mr Gon Coulibaly -----> nordiste

Du Gouvernement:
- Prémier ministre; Mr Soro Guillaume ------> nordiste
-Ministre de l'intérieur; Mr Hamed Bakayoko -------> nordiste

De la CEI:
- Président; Mr Youssouf Bakayoko -------> nordiste
- Porte parole; Mr Bamba Yacouba --------> nordiste
- Majorité des membres --------> nordiste

Des candidats
- Majorité des candidats ---------> nordiste

Des électeurs
- Majorité des votants -------> nordiste

Des lieux de vote où il y a eu affluence
- Dioulabougou ou Dioulakro -------> nordiste

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Devant un des rares bureaux de vote où l'on observe une file, à l'EPP Mosquée dans le quartier de Wassakara





Des élus
- Majorité des élus -----> nordiste

Si ce n'est pas une élection à DIOULABOUGOU, dites moi ce que c'est!!!!!!!!!!!!!!!!
Vous avez dit "nouvelle Côte d'Ivoire", elle est vraiment nouvelle.
Mais nous nous voyons le DIOULABOUGOU. Allons donc au DIOULABOUGOU.