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18/11/2011

Mariage : Elles ont dit NON au dernier moment !

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Ca devait être le plus beau jour de leur vie et pourtant quelques minutes avant de prononcer le grand " OUI " fatidique, elles ont renoncé. Qu'est ce qui pousse une femme à dire non au dernier moment ? Voici quelques témoignages de femmes qui ont osé annuler leur mariage.


Témoignages

« J'ai annulé à cause de mon premier amour qui était présent au mariage... »
Ghislaine, 40 ans, Lisieux. «J'étais vraiment prête à me marier. Je sortais avec Henry depuis 8 ans, c'était une décision réfléchie et j'étais heureuse. Au moment de m'avancer vers mon futur mari à l'église, j'ai aperçu mon premier amour Laurent, ça a été comme un déclic, il m'a regardé et tout d'un coup plus rien n'existait, j'ai fait 3 pas en arrière et j'ai fui... Un vrai scénario de film. Aujourd'hui je partage la vie de Laurent, c'est fou le destin... ».

« J'ai eu peur de l'engagement »
Coralie, 22 ans, Lyon. «J'étais avec Jean depuis 8 mois, une relation passionnée sans nuages. Sur un coup de tête alors que nous étions à la fac, il m'a demandé ma main. J'étais toute excitée, mes copines aussi. Tout était organisé. Deux minutes avant d'entrer dans la mairie, j'ai eu une crise d'angoisse. Tout d'un coup, je prenais conscience du véritable engagement, je réalisais que j'allais vivre toute ma vie avec lui, alors que j'avais connu très peu d'hommes jusqu'à présent. Au moment où le maire m'a posé la fameuse question, j'ai dit NON... Aujourd'hui Jean m'a pardonné et nous sommes restés proches ».

« J'ai réalisé que nous n'étions que de bons amis »
Charlotte, 38 ans, Paris. « 12 ans que je vivais avec Pierre avec des hauts et des bas. Tous nos amis commençaient à se marier, à fonder une famille. Pierre m'a donc parlé de mariage et j'ai dit oui, mais sans réel enthousiasme, juste pour répondre à la pression sociale. Le jour du mariage, je parlais avec ma mère et j'ai réalisé que je n'étais plus amoureuse de lui, que nous étions devenus de bons amis. J'ai mis du temps à me l'avouer mais être au pied du mur, m'a fait prendre conscience de ce que je voulais vraiment. Juste avant de rentrer dans l'église, j'ai parlé à Pierre, il m'en a beaucoup voulu, encore aujourd'hui et je le comprends ».

« J'ai dit NON à cause de mes beaux parents »

Marie, 32 ans, Val d'Isère. « Juste avant d'entrer à la mairie pour épouser Pierre, ma belle mère n'arrêtait pas de me faire des remarques sur ma tenue, critiquait ma mère, bref j'ai pris conscience que je devrais la supporter de nombreuses années. Et comme mon compagnon est complètement sous son influence, je n‘aurais rien pu faire, j'ai fait volte face et je suis repartie avec ma meilleure amie, laissant tout le monde derrière moi ».

L'avis du psy


Comment expliquez-vous que certaines femmes disent NON au dernier moment ?

Il faut savoir qu'il existe une vraie pression sociale autour du mariage comme autour de la maternité d'ailleurs. Cette pression sociale pousse alors à prendre en compte les choix de la « société » plutôt que ses volontés personnelles. Il peut aussi s'agir du conjoint qui pousse l'autre à se marier alors qu'il ne le souhaite pas vraiment. C'est au pied du mur qu'on se rend compte de ses réels désirs et c'est pour cette raison qu'on dit « non » au dernier moment.

Oser dire non, c'est courageux selon vous ?

Extrêmement ! Car la personne qui dit soudainement non devant une assemblée subira le regard de son conjoint, de sa famille, de ses amis, mais aussi la culpabilité des frais engagés pour un mariage. Elle sera sûrement jugée. C'est plus courageux de dire non le jour J plutôt que de faire annuler son mariage quelques mois après.

09:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mariage, couple, oui, non, engagement

11/11/2011

Côte d'Ivoire: Crime contre l'humanité, le témoignage d'un digne fils de l'Ouest.

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Député et ministre de l'intérieur du dernier gouvernement du Président Laurent Gbagbo, l'honorable Emile Guiriéoulou fait d'importantes revélations sur les crimes de guerre, crimes contre l'humanité des pro-ouattara à l'Ouest de la Côte d'Ivoire, sa région.

Lisez cet interview réalisée par Augustin Kouyo.

N.V : L’Ouest, votre région d’origine a payé un lourd tribut à la guerre post-électorale…


E.G : Le lourd tribut que paye l’Ouest ne date pas de la période post-électorale. C’est depuis septembre 2002 que notre région souffre. De cette date à aujourd’hui, nous avons enregistré entre 8000 et 10.000 morts sans compter les viols, les destructions et pillages des biens, les profanations de nos lieux et objets sacrés. Des villages entiers ont été incendiés comme celui de Niambly près de Duékoué. Le quartier Diaye Bernard aussi appelé quartier guéré de Duékoué n’existe plus.

Des personnes portent à vie les séquelles de la barbarie méchamment déversée sur la région. Ainsi à Toulépleu, nous avons Lydie, la jeune femme à qui, en septembre 2002, les rebelles ont sadiquement proposé soit de tuer son bébé soit qu’elle donne son bras à couper. Elle a offert son bras pour sauver son fils qui a aujourd’hui 9 ans. Il y a aussi la jeune Prisca, violée par 13 rebelles et handicapée à vie.

N.V : Comment expliquez-vous cette tragédie ?


E.G : Comment expliquer cela ? Nous-mêmes nous nous posons la question. Parce que le peuple Wê ne peut être pris à défaut sur son sens de l’hospitalité et du partage pour avoir accueilli à bras ouverts des frères venus des autre régions de la Côte d’Ivoire ainsi que des pays voisins et offert à ceux-ci ses terres sans calcul ni réserve. Alors pourquoi tant d’animosité contre un peuple si accueillant ? En effet, aucun des 6 départements du pays Wê n’a été épargné.
Dans le département de Kouibly, nous nous souvenons du massacre d’une cinquantaine de paysans dans le village de Souébli-Mahébli (Soumahé) en 2002.

Pour Bangolo, l’assassinat en 2003 sur l’axe Bangolo-Duékoué de plus de 70 personnes froidement abattues alors qu’elles fuyaient les atrocités commises par les rebelles dans leurs villages sans oublier l’extermination systématique des Wê dans les sous-préfectures de Zou et Kahin.

Duékoué qui a connu le summum de l’inhumanité des rebelles avec le drame de Guitrozon et Petit-Duékoué en 2005 et plus récemment les 1000 personnes tuées par les Frci fin mars, début avril 2011. Au cours de cette période, ces forces pro-Ouattara qui ont opéré à Duékoué avaient manifestement une volonté d’extermination systématique des Wê, un vrai génocide, comme l’attestent les nombreux témoignages recueillis.

Guiglo n’a pas échappé à la barbarie avec notamment ces 20 personnes tuées nuitamment en 2007 dans leur campement dans le village de Zouan. A Kaadé, Guinkin, Bédi-Goazon, les populations pleurent encore ce chef de village décapité dont la tête a été emportée par ses meurtriers, ou ce bébé « râpée » sur une broyeuse de manioc ainsi que les nombreux morts et disparus.

Bloléquin : Zéaglo, Béoué, Pohan, Doké, Blédi-Diéya, etc. chaque village du département a son lot de martyrs de 2002 et de 2011.

Toulépleu, avec ses centaines de morts en 2002 et près de 150 personnes exécutées en 2011, a décidé de ne jamais oublier en érigeant des monuments à ses morts à Sahibli, Guiéllé et Séizaibli.
Ces populations sont-elles punies pour leur engagement politique en faveur du Président Laurent Gbagbo ? Ce serait alors grave pour la démocratie et même pour l’avenir de la Cote d’Ivoire en tant que nation. Peut-être aussi que les gens ne pardonnent pas aux Wê d’avoir refusé la rébellion armée en 2002 dans leur région mais surtout de s’être organisés pour non seulement résister mais repousser les rebelles envahisseurs afin de mettre fin au génocide des leurs.

N.V : N’y a-t-il pas d’autres raisons ?


E.G : Nous continuons de nous interroger et le temps nous permettra certainement de trouver une réponse. Mais des pistes commencent à se dessiner. En effet, quand un ministre de la République, en l’occurrence le ministre de la défense Koffi Koffi Paul, répondant aux populations de Taï meurtries par les tueries qui venaient d’y être opérées et qui se sont confiées à lui sur les exactions et méfaits des Frci leur dit : « ceux qui ne veulent pas voir les Frci n’ont qu’à changer de pays et aller vivre ailleurs » que doit-on en penser ?

Surtout quand ces propos menaçants et méchants rappellent étrangement ceux tenus il y a une vingtaine d’années par Léon Konan Koffi, lui aussi ministre de la défense à l’époque, toujours à Taï quand cette localité avait été attaquée. Alors nous nous interrogeons : veut-on par ces massacres massifs, répétés et ciblés contraindre les populations Wê à « changer de pays et aller vivre ailleurs » en abandonnant leurs terres afin que d’autres se les approprient ?

Le journal français Le Nouvel Observateur dans sa livraison du 12 mai 2011 sous la plume du journaliste Jean Paul Mari qui a fait un reportage sur Duékoué parle « d’une épuration ethnique » et nous en donne des détails éloquents du genre « laissez-nous faire. On va en finir avec ces agoutis » ou bien « on va vous tuer tous, jusqu’au dernier » ou encore « nous prendrons vos femmes, vos terres, vos champs et vous mangerez de la boue ».

Mais Dieu est grand, cela ne se réalisera jamais car un adage Wê dit que « les poissons ne finissent jamais dans la rivière ». Je salue donc tous ces parents, ceux restés au pays comme ceux réfugiés au Liberia. Je leur adresse ma compassion, les assure de mon soutien et de ma solidarité dans ces moments difficiles qu’ils traversent. Malgré l’éloignement, je suis à leurs côtés et leur demande de continuer de demeurer dignes malgré la douleur qui les étreint et les difficultés du moment, de ne pas céder au découragement afin d’honorer la mémoire de nos nombreux martyrs. Mais également d’être sans haine ni rancœur.

Pour lire l'interview complète, cliquez ci-dessous.

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10/11/2011

Côte d'Ivoire: Inscription électronique dans l'éducation nationale, une affaire ahurissante

J'ai lu des articles sur l'affaire Celpaid. Je ne comprenais pas grande chose jusqu'à hier où je suis tombé sur une publicité gratuite de cette affaire sur RTI1, la télé RHDP. Dans cette pub, il était question de faire les paiments d'inscription dans l'éducation nationale avec la seule société Celpaid (Paiment par téléphone portable). J'ai été scandalisé et donc ce matin j'ai fait des recherches sur cette affaire. C'est vraiment grotesque comme le monstre FRCI qu'ils ont crée. Je parie que cet autre monstre se retournera contre eux très rapidement.

Le paiment électronique est un moyen de paiment comme tout autre. Il ne peut en aucun cas remplacer les moyens conventionnels de paiment. C'est juste un additif, un moyen suplémentaire qui peut intéresser et aider une certaine catégorie de personnes et non tout un peuple.
Il est donc ahurrissant d'imposer cela à tout un peuple alors que la structure elle même n'est pas pour l'Etat mais pour un privé. Ces choses là demontrent clairement que ces hommes et femmes au pouvoir actuellement ne sont là que pour piller le peuple de Côte d'Ivoire.

Il faut donc dénoner avec la dernière énergie cette pratique mafieuse des hommes au pouvoir
.
Après nous avoir servi la Tyrannie, le Tribalisme, le Dozonisme, le Dioulabougounisme, l'Affairisme, c'est maintenant le Clientéïsme et la Mafia.

Que Dieu ait pitié de nous.

Trouvez ci-dessous quelques infos sur cette salle affaire. Même dans les pays dits modernes cette pratique n'existe pas. On dirait la nouvelle côte d'ivoire est extra-moderne. Bonne lecture!

Inscription en ligne via Celpaid, galère et rumeur au rendez vous


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Cette année les responsables de l’éducation nationale ont décidé d’installer une nouvelle donne concernant les inscriptions. Elles se feront en ligne. « Cette procédure permettra d’avoir des données fiables sur le nombre des élèves, mais aussi d’avoir une gestion transparente de la gestion du fonds que constituent les frais d’inscription », indiquait Kouyaté Abdoulaye, chef de cabinet du ministre de l’Education nationale Kandia Camara. C’était durant le mois d’octobre lors de la signature dune convention entre le ministère et une entreprise de paiement en ligne. (Nous y reviendrons). Concrètement, l'Etat dit vouloir avoir une idée sur le nombre d'élèves, mieux gérer les fonds que constituent les frais d'inscription. Bref, lutter contre les recrutements parallèles.

Personnellement je trouve que la procédure d’inscription en ligne est une gymnastique de trop pour les parents d’élèves ou les élèves eux-mêmes, pas forcément habituez à ces nouveaux moyens de paiment. Jugez-en vous-même ce que j’ai pu lire sur le site de Celpaid.



Pour les villes ou communes où il n'existe pas d'établissement financier partenaire de CELPAID.

Etape1:

Le parent d'élève ou l'élève fait le versement des 6.000 F à l'économat de l'étabissement. Un reçu CELPAID d'une valeur de 6.000 f lui sera remis.

Etape2:

Le parent d'élève muni du reçu de versement + le numéro matricule de l'enfant se rend chez le Représentant CELPAID de sa localité:

Mlle/Mme/Mr:.................................................................

Contact:..........................................................................

Pour procéder à l'inscription en ligne de son enfant.

Etape3:

A la fin de l'opération d'inscription, le Représentant CELAPID imprime le reçu électronique qu'il remet au parent d'élève ou à l'élève pour faire les formalités administratives à la scolarité de son établissement.

Pour les villes ou communes où il existent la COOPEC et la CECP.

Etape1:

Le parent d'élève ou l'élève fait le versement des 6.000 F sur le compte bancaire de CELPAID.

Compte COOPEC N°............................................

Compte Caisse d'Epargne de Côte d'Ivoire (CECP): 01201 10952990001 48

Etape2:

Le parent d'élève muni du reçu de versement + le numéro matricule de l'enfant se rend chez le Représentant CELPAID de sa localité:

Mlle/Mme/Mr:.................................................................

Contact:..........................................................................

Pour procéder à l'inscription en ligne de son enfant.

Etape3:

A la fin de l'opération d'inscription, le Représentant CELAPID imprime le reçu électronique qu'il remet au parent d'élève ou à l'élève pour faire les formalités administratives à la scolarité de son établissement.

Et l’entreprise de préciser que :

« Toute inscription qui ne se fera pas selon les prescriptions ci-dessus ne sera pas prise en compte ».


Celpaid se fait de la pub. La galère pour les utilisateurs

"S’il y a une structure qui n'a plus besoin de publicité depuis l'annonce de la rentrée scolaire, c'est bien la Celpaid. Cette maison spécialisée dans les transferts d'argent et achats électroniques vient de décrocher un gros marché" écrivait un journal de la place. Et elle marque le coup. Affiche publicitaire, branding, insertion dans les jounaux, spot radio et télé, bannière sur le web…

Mais finalement, est ce que la procédure d’inscription en ligne a été admise par les concernés ? Et si oui, ont-ils bien perçu la procédure ? Pas si sûr.

Les écoles non concernées sont celles de la Dren1 à savoir Cocody, Adjamé, Williamsville qui s'inscrivent aussi en ligne mais via MTN money à raison de 5500 Fcfa. Par Celpaid, l'inscription s'élève à 6000 Fcfa. Pourtant, l’insuffisance d’agence d'agences Celpaid dans les communes est sû de tous.

Quelques exemples :

« A Koumassi Prodomo, la seule agence assez exigüe d'ailleurs, recevait tous les élèves de la zone. Désormais, elle est transférée au Lycée municipal de la même commune. Une situation qui n'arrange les élèves du Lycée moderne de Koumassi obligés de parcourir de longues distances pour pouvoir s'y inscrire. Cela occasionne des bousculades, de longues attentes devant les guichets qui ont souvent des problèmes de réseaux. Toute chose qui a provoqué un début tardif des inscriptions le jeudi 27 octobre 2011 au lycée municipal. La rentrée scolaire prévue pour le 24 octobre 2011 devient alors une illusion. Car plus de 70% des élèves passent deux à trois jours devant les guichets sans pouvoir s'inscrire. C'est le cas de T. Ali, élève admis en classe de 1ère A dans le semi-privé. Il affirme être dans le rang depuis trois jours sans être reçu. Car habitant un peu loin du lieu d'inscription, il est fréquemment confronté à des rangs kilométriques ». (Source Nouveau Navire)

« A Daloa, la rentrée tarde à être effective une dizaine de jours après la date officielle, suite à, explique-t-on au niveau des responsables administratifs, des difficultés pour effectuer le paiement des frais d’inscription en ligne.

Si au plan purement administratif tout est prêt (les personnels, les enseignants sont en place et disposent les emplois du temps), les élèves tardent à prendre le chemin des classes en raison, a soutenu un chef d’établissement, de la non maîtrise du système d’inscription en ligne.

A ce sujet, le proviseur du lycée 2 de Daloa, M. Diomandé Zibo Sopoudé, a évoqué des insuffisances d’information tant chez les parents que sur la procédure.

Il est reproché aux structures chargées de l’opération une certaine lenteur, a-t-il ajouté (…) » (Source AIP)

Un deal de « gré à gré » ?

Les rumeurs fusent de partout. Accusant le ministère de l’éducation national d’avoir offert ce marché à Celpaid, alors que les marchés de l’Etat devraient faire l’objet d’appel d’offre. Sans doute avec des ristournes et retro-commissions conséquentes.


Vrai ou faux, le journal français la lettre du continent met les pieds dans le plats. « Le ministre ivoirien de l’Education nationale, Kandia Camara, vient de confier à la société Celpaid le marché du paiement en ligne des frais d’inscription de quelque 5 millions d’élèves ivoiriens », révèle le journal en ligne (et en PDF). Le journal continue pour écrire que « (.) le principal actionnaire de Celpaid n’est autre que son collègue, le ministre de la Construction et de l’Urbanisme Mamadou Sanogo », précisant que « ce contrat, obtenu de gré à gré, fait déjà grincer des dents au sein de la Banque mondiale », toujours selon La Lettre du Continent.

A bon attendeur salut!