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21/09/2011

Les mensonges de la guerre de l'occident contre la Lybie

Jean-Paul Pougala (*)

A- Les vraies raisons de la guerre en Lybie


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1-Premier satellite Africain RASCOM 1

C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX.

L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale, le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans.

C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi.

Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.

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Côte d'Ivoire: Le gouvernement tyrannique de ouattara livre les autochtones de Taï (Ouest) à la vindicte des FRCI

Taï : les autochtones fuient en masse leur village

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Selon des informations recueillies sur place, le ministre délégué à la Défense Paul Koffi Koffi se rend aujourd’hui à Ziriglo où un commando de six personnes encagoulées a exécuté des villageois parmi la population allogène et autochtone.

Les dernières informations pointent d’ailleurs du doigt la réunion tenue le 14 septembre par les FRCI. Leur vengeance aurait été en effet décidée ce jour-là.

Après avoir accusé des mercenaires libériens pro-Gbagbo, soutenus par les autochtones d’être à l’origine de l’attaque meurtrière du jeudi 15 septembre dernier dans la petite localité de Ziriglo, le gouvernement se rend aujourd’hui sur les lieux du massacre.

Le ministre de la Défense Paul Koffi Koffi devrait être accompagné du chef d’Etat-major des Forces républicaines de Côte d’Ivoire Soumaïla Bakayoko après avoir annoncé la présence des gendarmes jusqu’à hier invisibles dans ladite localité.

Menacées par les FRCI locales, les populations autochtones de Ziriglo mais aussi de Ningré et Covin affluent désormais vers Taï où leur exode bat son plein. « Ne revenez plus ici », auraient menacé plusieurs soldats des FRCI. De fait, c’est à cette force que les infortunées populations ont affaire depuis le déclenchement de ce massacre attribué pour des raisons évidentes de communication aux miliciens libériens pro-Gbagbo. Pourtant les dernières informations en notre possession montrent que ce sont six personnes encagoulées qui sont à l’origine du massacre. Les populations, après avoir soupçonné un temps le riche planteur burkinabé à qui profitait à priori ce crime ont désormais de nombreux faisceaux d’indice contre les FRCI de la localité qui n’auraient pas supporté le début de rébellion contre leur autorité dans ce patelin d’environ mille âmes. Selon des informations que nous avons recoupées avec des sources à Abidjan, deux semaines avant les événements, les jeunes du village de Ziriglo ont tenu une réunion à la Mairie de Taï .

A cette occasion, deux d’entre eux, en l’occurrence Coulibaly Abou et Jean Toclin ont montré toute leur hostilité à l’ordre instauré par les soldats des FRCI. Cet ordre tient essentiellement au racket sur les populations qui va du droit de péage pour ceux qui quittent le village pour aller au champ aux 25.000 F nécessaires pour répondre à une convocation d’un commandant. Or, tout est sujet à convocation : une simple dispute anodine, des bisbilles entre amoureux… Les camions qui sortent vide du village payent pour leur part 15.000 F, ceux qui sont chargés 320.000 F et les libérations de « prisonniers » 300.000 F. Les populations de toutes obédiences (autochtones comme allogènes) n’en peuvent plus et au cours de cette réunion, elles applaudissent Coulibaly Abou et Jean Toclan qui dénoncent ouvertement le racket des FRCI. Les deux conférenciers appellent aussi à la levée des barrages. C’est cet affront que les FRCI auraient lavé dans le sang.
De fait, selon des sources sur place, le 14 septembre, les FRCI tiennent une réunion à Sakré dans un petit village de Taï pour arrêter le principe de l’attaque. Le lendemain, six personnes encagoulées déferlent sur le village endormi. Les récalcitrants sont les premiers visés. Coulibaly Abou est découpé à la machette et son condisciple à la chance de ne pas être dans sa maison ce soir-là. Il réussit à prendre ses deux jambes à son cou. Il serait d’ailleurs à Abidjan après avoir réussi à gagner Taï. Car le lendemain, les FRCI qui vont se donner le prétexte d’avoir été attaquées par des miliciens libériens lourdement armés lesquels seraient venus à pieds, les auraient attaquées et se seraient enfuis par la même piste, vont se livrer à une vengeance surfaite mais terrible.

Le chef de village Benoit Diaï est arrêté avec ses cinq garçons. Il est accusé de détention illégale d’armes et est amené par le lieutenant Roger Yah qui n’est autre que le chef de la sécurité de Ningré et Ziriglo. A la sortie du village, quatre des cinq garçons sont exécutés, le dernier blessé par balles réussit à s’enfuir. Quant au père dont on ignorait le sort jusqu’à hier, il serait détenu à la prison de Paré.

La terreur depuis s’est emparée des populations autochtones directement visées par les menaces des forces républicaines de Côte d’Ivoire. Les Ouibis, une ethnie minoritaire Guéré qui vit au milieu des populations allogènes a préféré aller se réfugier à Taï pour fuir les exactions qui continuent. Le gouvernement avait annoncé à grand renfort médiatique des gendarmes pour protéger les populations civiles.

Mais jusqu’à hier, seul le commandant Doumbia de la légion de Daloa a été vu à Ziriglo. Pour le reste, ce sont les FRCI qui quadrillent et contrôlent le village. Les gendarmes en poste à Taï qui s’étaient rendus sur place pour procéder comme il est de coutume en pareilles circonstances aux enquêtes préliminaires ont été menacés et congédiés. Les maîtres du village plus que jamais demeurent les dozos, les burkinabé et un certain Ouremi Amadi tous des hommes du commandant Loss, le vrai dieu de ce bout de terre ivoirien où l’insécurité est chronique.


par Joseph Titi
source :le quotidien "aujourd'hui"

19/09/2011

Côte d'Ivoire: Les balayeurs d’Abidjan en ont marre de travailler pour des prunes

16/09/2011 / Côte d'Ivoire
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Ils font partie du paysage de la Côte d’Ivoire de l’après crise. Vêtus de blouses ou de chasubles, ils passent 4 à 6 heures par jour accroupis dans la poussière d’Abidjan. Ces balayeurs et balayeuses sont aujourd’hui les victimes collatérales de l’"opération pays propre" lancée par le nouveau gouvernement.

Au lendemain de son arrivée au poste de président de la République, Alassane Ouattara a fait du nettoyage d’Abidjan une des priorités de sa politique de reconstruction du pays. Depuis plusieurs mois, les bulldozers du ministère de la Salubrité urbaine rasent les commerces et maquis construits de manière anarchique, parfois au grand dam de certains comme c'est le cas dans la rue Princesse.

"Le patron ne nous fournit ni balai ni sceau"

Et à côté des tracteurs à chenille qui sillonnent toutes les communes de la ville, les balayeurs de rue se sont multipliés. Des hommes mais surtout des femmes qui ont saisi une opportunité unique de travailler à l’heure où les activités économiques étaient au point mort. Mais si aujourd’hui, Abidjan a retrouvé des allures de ville propre, les conditions de travail de ces balayeurs se sont précarisées.

Notre Observatrice, Muriel (pseudonyme), est balayeuse à Yopougon.

J’ai été embauchée il y a cinq mois pour balayer les rues de la commune. Bien sûr j’ai accepté, parce que je voulais nourrir mes trois enfants. On m’avait dit que le salaire s’élevait à 2500 francs CFA par jour [3.80 euros]. En fait, je suis payée 1500 francs CFA [2.30 euros] par jour pour travailler de 6 heures à midi environ. Le plus gros problème, c’est le patron qui ne nous fournit pas de balai ni de sceau. Aujourd’hui par exemple, je n’ai pas déjeuner parce qu’il fallait que je me rachète un balai qui m’a coûté 300 francs CFA [0.50 euros]. Le matériel s’use très rapidement. C’est comme ça depuis cinq mois, sans compter les arriérés de paiement." Au mois de juillet dernier, la presse nationale rapportait que des employés d’une société de nettoyage avaient fait grève, las de travailler sans être payés.

"Ils nous ont donné un seul cache-nez au début et il est usé depuis bien longtemps"


Jean, 26 ans, est balayeur depuis le mois de mai mais lui ne peut pas se permettre de faire grève à cause d’un loyer trop élevé. Ce qui l’inquiète le plus aujourd’hui, ce sont ses problèmes respiratoires.

Mes patrons ne m’ont jamais proposé de faire une visite médicale alors que je tousse de plus en plus fréquemment à cause de la poussière. Ce n’est pas normal parce qu’après les événements qui ont suivi l’élection, j’ai même dû ramasser des cadavres à Yopougon ! Plusieurs d’entre nous sont d’ailleurs tombés malades. Ils nous ont donné un seul cache-nez [un masque de protection en papier] au début mais il est usé depuis bien longtemps."

"Des sociétés qui travaillaient sans cadre légal ont promis à des personnes sans emploi qu’elles seraient payées"


Selon notre Observateur Suy Kahofi, la situation de ces salariés est précaire parce que bien souvent, leurs employeurs n’ont pas signé de contrats avec les autorités publiques et ne perçoivent donc pas d’argent public. (Suy Kahofi a posté un billet ce sujet sur Mondoblog).

Après la crise, il y a eu plusieurs appels d’offre de la part des autorités qui mettaient sur pied l’ "opération ville propre". Normalement, une entreprise doit signer un contrat avec une mairie. Puis elle se charge du recrutement et du paiement des salaires des employés, grâce à l’argent public qui lui est versé. Mais les sociétés fantômes, qui espéraient se voir allouer des fonds publics, se sont multipliées. Elles ont promis à des hommes et femmes au chômage qu’ils seraient payés une fois qu’elles-mêmes recevraient l’argent de l’Etat.

La plupart des balayeurs sont recrutés sur le terrain par des intermédiaires qui les supervisent et leurs promettent chaque jour qu’ils seront payés. Dans l’espoir de toucher ce salaire, ils continuent à travailler. Mais ils ne savent pas du tout ce qui se passe au-dessus d’eux et si l’argent existe. Certains balayeurs n’ont même jamais vu leur patron."

Joint par FRANCE24, Pierre Demba, le coordonnateur du PUIUR (Projet d’urgence d’infrastructures urbaines, un programme de la Banque mondiale lancé en Côte d’Ivoire en 2008) est depuis le mois d’avril en charge de la réalisation de l’ "opération ville propre" sur le terrain. Il reconnaît qu’une certaine confusion règne dans les rues d’Abidjan : "Juste après la crise postélectorale, des ONG avaient fait appel à des volontaires pour nettoyer la ville. Lors du lancement de l’ "opération ville propre", le 20 avril dernier, nous sommes allés à la rencontre de toutes ces structures informelles pour leur demander de cesser leurs activités parce qu’elles n’avaient aucun cadre légal. Aujourd’hui, des balayeurs continuent de descendre travailler parce que des gens leur ont promis un salaire". Pierre Demba assure que, dans la mesure du possible, les personnes escroquées seront indemnisées et que les autorités feront disparaître les sociétés illégales.

source: les observateurs de france 24.