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06/09/2011

Côte d’Ivoire : Armée nationale et républicaine : entre Gbagbo et Ouattara, qui est dictateur et tyran ? tribaliste ? le président des ivoiriens et le président des étrangers ?

Mangou et autres commandant.jpg

Gbagbo : ses hommes et leurs origines


*Chef d’Etat major (Cema) : Gl Philippe Mangou, natif d’Abidjan (Ebrié)
*Fumaco et théâtre des opérations: colonel-major Boniface Konan, natif de Brobo (Baoulé)
*Commandant supérieur gendarmerie : Gl Edouard Kassaraté, natif de Tabou (Kroumen)
*Commandant des Forces terrestres : Gl Détho Letho, natif de Kounahiri, (Wan)
*Garde républicaine (G.r) : Gl Dogbo Blé, natif de Daloa (Bété)
*Ecole de gendarmerie et Cecos : Gl Guiai Bi Poin (Gouro)
*Sapeur Pompier militaire : Col Adama Coulibaly, natif du Nord
*Groupement de la sécurité présidentielle (Gspr) : feu Col Ahouma Brouha, lagunaire natif de Grand Lahou (Dida)
*Commandant supérieur de la Marine : Gl Vagba Faussignaux (Bété)
*Commandant des Forces spéciales : Cap Léon Allah Kouakou (Baoulé)
*Centre de commandement intégré (CCI) : Gl Nicolas Kouakou : (Baoulé)
*Commandant de l’Ensoa : Col Diarrassouba Bakary natif du Nord
*Commandant école Empt : Col Assamoi Konan Edouard (Agni)

FRCI.jpg

Ouattara : ses hommes et leurs origines


*Chef d’Etat major (Cema) : Gl Soumaïla Bakayoko (Nord et issu de la rébellion)
*Commandant des Forces terrestres : Gl Sékou Touré (Nord)
*Commandant de la Marine : Col-major Djakaridja Konaté (Nord)
*Adjoint au commandant Forces aériennes : Col Adama Koné (Nord)
*Adjoint au commandant supérieur de la gendarmerie : Col Vako Bamba (Nord)
*Adjoint au commandant du Groupement de sécurité présidentielle (GSPR) : Cdt Chérif Ousmane (Nord et issu de la rébellion)
*Adjoint au commandant de la Garde républicaine : Cdt Issiaka Ouattara dit Wattao (Nord et issu de la rébellion)
*Agence nationale de la stratégie et de l’intelligence (Ansi) : Col Karim Ouattara (Nord)
*Commandant des Forces spéciales : Lt-colonel Lanciné Doumbia (Nord)
*Commandant ENSOA : Lt-colonel Dem Aly (Nord)
*Commandant école EMPT : Lt-colonel Soro Pagaforo (Nord)

La vérité est belle lorsqu’elle est nue.

04/09/2011

La guerre de Libye : Dans les Coulisses des Nations Unies

Alain Jupé.jpg
Succès diplomatique pour la France aux Nations Unies, mais à quel prix ? Sur les quinze membres du Conseil de sécurité, dix ont approuvés le projet de résolution franco-britannique et cinq se sont abstenus. Ce ne sont pas les moindres : Allemagne, Brésil, Russie, Chine et Inde ! Ces abstentions doivent être comprises pour ce qu'elles sont : une opposition à l'action militaire, sans prendre le risque d'apparaitre comme un soutien au régime de Kadhafi.

Voici ce que les représentants de ces cinq pays ont dit :


- L'Allemagne "ne souhaite pas s’engager dans une confrontation militaire".

- L'Inde est convaincu qu'il "n’existe pratiquement aucune information crédible sur la situation sur place" qui puisse justifier la décision d’établir une zone d’exclusion aérienne et ne "sait pas plus comment les mesures prises seront appliquées ».

- Le Brésil estime que "le texte présenté aujourd’hui envisage des mesures qui vont bien au-delà de l’appel de la Ligue des États arabes qui demandait des mesures fortes pour faire cesser la violence. « Nous ne sommes pas convaincus que l’utilisation de la force, permettra d’atteindre l’objectif commun qui est de mettre un terme à la violence et de protéger les civils"

- La Russie s'y oppose « pour des raisons de principe ». et déplore le fait de n'avoir pas obtenu de réponses sur les moyens permettant de mettre en place le régime d’exclusion aérienne. « Non seulement, nous n’avons obtenu de réponses à nos questions aux cours des délibérations, mais nous avons aussi vu passer sous nos yeux un texte dont le libellé n’a cessé de changer, suggérant même par endroit la possibilité d’une intervention militaire d’envergure".

- La Chine rappelle qu'elle " s’était toujours opposé au recours à la force dans les relations internationales" et qu'elle " éprouve toujours de grandes difficultés à l’égard de plusieurs dispositions importantes du texte de la résolution ".

La présence de l'Allemagne parmi les abstentions montre où en est la construction d'une politique étrangère et de sécurité commune en Europe... La France et l'Allemagne sont censé former un "couple". Sur un dossier aussi grave que la paix et la guerre, il vient de voler en éclat. Deux membres permanents du Conseil de sécurité (Russie et Chine) sont contre cette action, mais ils auraient pu faire usage de leur droit de veto, ce qu'ils n'ont pas fait. En revanche, la présence du Brésil et de l'Inde montrent que les puissances émergentes n'approuve pas le choix franco-britannique. Ce n'est pas =, là non plus, un bon signe.

Dix pays, en revanche, le soutiennent. Outre la France et le Royaume-Uni, on y trouve les Etats-Unis, Le Liban, la Bosnie, la Colombie, le Portugal, le Nigeria et l'Afrique du sud. Certaines approbations ne sont exprimées que du bout des lèvres : le Liban, seul pays arabe, "espère que la résolution aura un rôle dissuasif et permettra d’éviter tout recours à la force". Quant à l'Afrique du sud, elle ne l'a voté que "par principe".

Bref, la communauté internationale est moins unanime qu'il n'y parait et le peloton de tête franco-britannique, appuyé par les Américains, pourrait se retrouver sous le feu des critiques si les choses tournent mal sur le terrain.

Quant au soutien de la Ligue arabe, là encore, il faut examiner les choses dans le détail. Deux pays se sont opposés : la Syrie et l'Algérie. Et si la Ligue arabe a "décidé d'ouvrir des canaux de contact" avec le Conseil national de transition libyen (les autorités provisoires de Benghazi), elle ne le reconnait pas explicitiment, comme l'a fait la France.

Vendredi 18 Mars 2011
Jean-Dominique Merchet


Ci-dessous le lien sur la résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU sur la Libye:

http://www.un.org/News/fr-press/docs//2011/CS10200.doc.htm

Libye: La Sirène de Tripoli

mardi 23 août 2011, par Philippe Leymarie

Ope sirène.jpg
On partait pour un triomphe à la romaine, à Paris, après l’annonce de la « victoire » sur les forces du mal à Tripoli. Mais – alors que les combats se poursuivaient au cœur de la capitale et ailleurs dans le pays – on avait préféré se calmer, du côté des lieutenants du généralissime Sarkozy : « Ce n’est pas complet », reconnaissait Juppé, ce mardi… « Ce n’est pas abouti », admettait Longuet… La prise hautement symbolique du « complexe présidentiel » de Bab Al Aziziya ne suffisait pas. Il fallait d’abord pendre haut et court Kadhafi, le général Tapioca du Maghreb, véritable objet de leur ressentiment : l’histoire de quelques heures ou de quelques jours, sans doute.

En attendant, petit dictionnaire de l’actuelle lutte finale …

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