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24/12/2010

Crise Ivoirienne: "SORO NE CONTRÔLE RIEN"

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Exclusif – le jeune rebelle repenti revient á la charge: « Claude Sahi est un corrompu – SORO NE CONTRÔLE RIEN «
Ecrit par La Rédaction · mai 15, 2009 @ 12:02

Interviewé il ya quelques mois de cela par notre Rédaction sur son passage au sein de la rébellion ivoirienne, Doulaye Coulibaly Ahmed revient á la charge dans cette nouvelle interview. Avec un franc-parler il se prononce sur les blocages qui, selon lui font que la sortie de crise est compliquée ; sur la connivence installée entre le chef rebelle Soro et le président Gbagbo, sur les faiblesses et trahisons de Soro Guillaume et de ses amis politiques.

L’ex rebelle Doulaye Coulibaly Ahmed saisit aussi cette occasion pour lancer un vibrant appel á une concertation nationale élargie á tous les leaders ivoiriens locaux et exilés volontaires ou involontaires.

Par Bamba Jean-Marc pour le Journal de Connectionivoirienne.net avec la Rédaction

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Crise Ivoirienne: « LE POUVOIR DE SORO EST AGONISANT »

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Interview – GOHI DRIGONE FAYA ex Fesciste-Rebelle sort de son long silence « LE POUVOIR DE SORO EST AGONISANT »
Ecrit par La Rédaction · avril 17, 2009 @ 12:07

INTERVIEW DE M.GOHI DRIGONE FAYA

« Soro et Konaté Siriki ont commandité mon assassinat » « Je n’ai pas besoin d’une main tendue de Soro… » « Le patriotisme alimentaire de Blé Goudé, je n’en veux pas » « J’invite ces jeunes qui dirigent la Fesci à changer car le pouvoir FPI n’est pas éternel. »

Figure emblématique de la fédération estudiantine, la Fesci. Compagnon de Guillaume Soro et de Blé Goudé, Drigoné Bi Faustin alias Faya, vit aujourd’hui loin du vacarme politique de son pays, la Côte d’Ivoire. Mais il garde toujours l’oreille et l’œil sur ce qui s’y passe. Dans cet entretien, fait un large tour d’horizon sur la situation ivoirien et situe sur les rapports qu’il a avec ses anciens camarades de la Fesci.

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CRISE IVOIRIENNE: LES ANCIENS FESCISTES VOULAIENT PRENDRE LE POUVOIR

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Soro Guillaume, Blé Goudé, Sidiki Konaté, réfugiés en Europe

Les anciens fescistes voulaient prendre le pouvoir Les leaders estudiantins d'hier sont devenus, à la surprise générale, les étoiles de la terrible crise que traverse la Côte d'Ivoire. Qu'est-ce qui explique ce désamour subit ? De Cologne, en Allemagne, où vit une forte colonie d'anciens fescistes, notre collaborateur Russel Lohoré est revenu avec des confidences qui situent sur la profonde déchirure. Et qui n'ont pas fini de faire des dégâts.


Cologne, capitale de la Rhénanie, l'Etat le plus peuplé de l'Allemagne, n'est pas seulement l'antre européen de la “ gaypride ”. C'est là que dans la première moitié des années 90 ont trouvé refuge la plupart des pontes de la Fesci, ce mouvement estudiantin qui, depuis plus d'une décennie, n'a eu de cesse de donner du souci aux gouvernants ivoiriens.

Nous sommes en 1994. Traqués qu'ils se disent par le régime Bédié, des penseurs de la Fesci décident de prendre la route de l'exil. Parmi eux, Charles Groguhet, Sidiki Konaté, Lago Gréco, Séry Appolinaire, etc. “ Nous envisagions de nous rendre à Londres, révèle un ancien membre du mouvement qui préfère garder l'anonymat. Mais à cause du visa instauré par les autorités britanniques, nous nous sommes rabattus sur l'Allemagne où l'accès à l'époque était moins contraignant.

Nous avions à cœur de continuer les études. Certains l'ont fait. Mais à cause des difficultés diverses (langue, argent), d'autres ont choisi d'exercer de petits boulots. Moi-même qui faisais des études de lettres au pays, je me suis retrouvé dans les nouvelles technologies ”. Toute autre trajectoire pour l'actuel porte-parole du MPCI Sidiki Konaté alias Srike (prononcez Srouaïki), ancien chargé de l'Information à la section Fesci de la Cité U de Yopougon, un garçon que ses pairs disent brillant orateur, très simple, intelligent et très rigoureux.

C'est dès son arrivée qu'il a connu une Allemande prénommée Barbara qui lui donnera un enfant du nom de Mohamed. Vivant dans l'ex-Allemagne de l'Est et travaillant à l'aéroport de Franckfort, Srike s'est inscrit dans des écoles de cours à distance, notamment à Paris (cours de philosophie) et en Belgique (attaché de presse).

CE QUE L'EX-FESCI PREPARAIT

En 1996, Koukougnon “ Kouky le rouge ”, ancien Secrétaire général emblématique de la Fesci, section Lettres, décède à Londres. C'est donc une véritable déferlante qui gronde sur la Tamise pour l'organisation de ses obsèques. Les camarades venus de toute l'Europe dont Cologne rejoignent des visages-phares dans la capitale anglaise : Martial Ahipeaud, Bah Soumalé, Tohou Henri, Mandé Gueu, Mampo Gérard, etc. Au cours de l'ultime hommage à Kouky, Dan Téhé Appolos (Secrétaire général de la section Fesci Cité Mermoz en 1992) lance l'idée de la création d'un parti politique.

Ainsi naît le MLTCI (Mouvement pour la libération totale de la Côte d'Ivoire) dont l'objectif prioritaire est de balayer Henri Konan Bédié et le PDCI-RDA. “ Pour nous, Bédié était un dictateur et un pion de l'impérialisme français en Côte d'Ivoire. Nous ne pouvions plus supporter sa gestion économique chaotique du pays ”, confie un meneur de la fronde contre N'Zuéba. “ Nous voulions aussi nous affirmer au plan politique. Nous étions proches de l'opposition, plus particulièrement de Gbagbo. Mais, à un moment donné, nous étions même opposés au leader du FPI qu'on soupçonnait de collaborer avec Bédié ”, ajoute, après une longue gorgée de bière qui manque de l'étrangler, un stratège de l'époque.

LE COUP DE FIL À GUILLAUME SORO


Au nez et à la barbe de Martial Ahipeaud, premier Secrétaire général de la FESCI, Dan Téhé Appolos est élu président du MLTCI. Martial, qui était moins radical sur les visées, souhaitait voir se créer un vaste mouvement démocratique regroupant toute la diaspora ivoirienne en vue de mener une lutte pacifique contre le PDCI. Mais ses amis le suspectaient de vouloir jouer les premiers rôles. Le MLTCI a des représentants en France, au Danemark, en Hollande, en Belgique. En Allemagne, Sidiki “Srike” Konaté est … aux manettes. En 1998, le MLTCI section Allemagne invite Soro Guillaume, alors Secrétaire général de la FESCI, pour lui présenter le parti. “ Quand on a discuté avec Guillaume, assure un témoin, il ne s'est pas montré emballé. Il nous a dit qu'il voyait le combat autrement et qu'il penchait pour une solution plus rapide… ”.

De Cologne, Guillaume Soro se rend en Suisse pour, laisse-t-il entendre, des rencontres avec des autorités. Là-bas, il est hébergé par une Suissesse, une amie de Charles Blé Goudé, qui avait contribué au financement de la campagne de ce dernier lorsqu'il briguait le secrétariat général de la FESCI. “ On tenait à ce qu'il se rallie à notre mouvement. Nous l'avons encore rappelé, clame un camarade. Mais Soro disait qu'il allait réfléchir. Puisque nous étions en groupe, on avait mis le haut-parleur. Il a été le premier à raccrocher à la fin de notre conversation. Malheureusement, il ne l'a pas bien fait ; donc, nous entendions ce qu'il disait après. Il parlait avec une autre personne à qui il disait que nous, nous avions une vision troïskiste de la politique ivoirienne et que sa démarche pour changer les choses se voulait plus rapide ”.

Le MLTCI aidait financièrement la FESCI. Quand Guillaume Soro est parti de la fédération estudiantine, ses potes de Cologne ne l'entendaient plus. Il n'avait de contact qu'avec Sidiki Konaté. N'empêche ! Le MLTCI n'avait pas renoncé à son idée de voir chuter Henri Konan Bédié. Un émissaire qui disait avoir des entrées sûres est envoyé en mission en Libye et au Burkina Faso. Objectif ? Convaincre les dirigeants de ces deux pays et obtenir les moyens appropriés pour atteindre la cible.

L'émissaire a-t-il eu gain de cause ? A-t-il simplement vendu du vent aux militants du parti ? Les grosses têtes du MLTCI se posaient encore ces questions lorsque Robert Guéi et ses “jeunes gens” ont déposé Henri Konan Bédié. Laissant le MLTCI à son grand rêve.

LE REVIREMENT DE SIDIKI KONATÉ

Comme tout parti politique, le Mouvement pour la libération totale de la Côte d'Ivoire (MLTCI) a besoin d'être légalement reconnu sur l'échiquier politique ivoirien. Un an après l'arrivée au pouvoir de Laurent Gbagbo, le MLTCI envoie Sidiki Konaté en Côte d'Ivoire pour effectuer toutes les démarches officielles. Il devait aussi profiter de ce déplacement pour renouveler son passeport ivoirien. “ Quand on lui a demandé de montrer ses papiers d'identité, il n'avait rien pour prouver que ses parents sont ivoiriens, se désole un compagnon de route. Il a été victime de la dure loi de l'identification. C'est au même moment que nous avons su que Srike est né en Guinée, de parents d'origine guinéenne, mais qu'il a passé toute son enfance en Côte d'Ivoire ”.

A son retour en Allemagne après cette mésaventure, Sidiki Konaté n'était plus très actif au sein du parti. Entre-temps, il entretenait, suite à son divorce d'avec Barbara en 1999, une liaison avec une autre Allemande. Il fréquentait rarement les autres militants et avait pris ses distances vis-à-vis du parti. Quand, le 19 septembre 2002, la rébellion lance son attaque sur Abidjan et Bouaké, il est de la mémorable marche de soutien aux institutions républicaines, organisée par des Ivoiriens à Bonn. Au cours de ce rassemblement, Sidik Konaté prend la parole pour d'abord condamner la tentative de putsch, puis ensuite demander aux rebelles de proposer une alternative crédible à la Côte d'Ivoire.

Le lendemain, il embarque pour Paris où il passe quelques nuits chez Drigoné Bi dit Faya (actuel porte-parole du MPCI à Paris).

Comment a-t-il rejoint la rébellion ? “ Srike a été frustré, répondent ses amis. Il en veut aux initiateurs de la politique d'identification. Mais nous pensons que Soro Guillaume a dû directement lui demander de le rejoindre ”.

A Cologne, des militants du MLTCI lancent à qui veut les entendre que c'est le statut du MLTCI que Sidiki Konaté a envoyé au MPCI. Ils entendaient même porter plainte contre leur collègue. La réplique de Srike est tranchante : “ Ce statut est le fruit de mon savoir. C'est moi qui l'ai rédigé quand je militais au MLTCI… ”.

RUSSEL LOHORÉ (Cologne-Allemagne)

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