topblog Ivoire blogs

17/01/2012

États-Unis - Côte d'Ivoire : les vérités d'Hillary Clinton à Alassane Ouattara

Les États-Unis souhaitent que Guillaume Soro et tous les proches du pouvoir qui auraient pu commettre des crimes et exactions comparaissent devant la CPI, même en qualité de simples témoins.
clinton-ouatt.jpg

Le tête à tête à Abidjan entre la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton et le président ivoirien Alassane Ouattara commence à livrer quelques secrets. Révélations exclusives.

Au cours de la conférence de presse suivant la rencontre Hillary Clinton - Alassane Ouattara, mardi 17 janvier à Abidjan, la langue de bois diplomatique a été bien respectée, l’envoyée de Barack Obama se disant satisfaite des derniers progrès enregistrés en Côte d'Ivoire, avec notamment l’organisation des élections législatives pacifiques du 11 décembre dernier. Mais en privé, la chef de la diplomatie américaine n’a pas hésité à employer son franc-parler habituel avec son interlocuteur.

De sources diplomatiques américaines, il a été fortement recommandé au chef de l’État ivoirien de former un gouvernement de réconciliation nationale avec, à la clé, le départ de l’actuel Premier ministre. « Les États-Unis souhaitent que Guillaume Soro et tous les proches du pouvoir qui auraient pu commettre des crimes et exactions comparaissent devant la Cour pénale internationale (CPI), même en qualité de simples témoins. Ce message très clair a été passé au président ivoirien », confie une source américaine consultée par Jeune Afrique.

L’instauration d’un État de droit, avec moins d’immixtions d’hommes politiques et de militaires dans les affaires de la justice semble être une priorité pour les Américains. Lesquels conditionnent l’octroi de leurs aides dans plusieurs domaines, notamment dans la santé, l’éducation, la sécurité, l’économie et l’agriculture, à des progrès dans la bonne gouvernance. Une position qui rejoint celle de la France, qui doit également envoyer des émissaires de haut rang cette semaine.


source Jeuneafrique.com Par Baudelaire Mieu, à Abidjan


Côte d'Ivoire : Le témoignage d'un rescapé de la barbarie française durant la crise post-électorale

Sidiki BAKABA, comédien et réalisateur : « Dans le bunker de Gbagbo, j'ai échappé à la mort »
Sidiki B.jpg

Le comédien ivoirien Sidiki Bakaba, 62 ans, est un miraculé. Il a vu la mort de près, de très près même. Le 11 avril 2011, jour de la chute et de la capture de Gbagbo, des soldats pro-Ouattara ont voulu l'exécuter. Il a été sauvé de justesse par des militaires français qui passaient par là. La veille, le 10 avril, un obus tiré à partir d'un hélicoptère français de la Licorne a failli le réduire en bouillie. Au Festival du film de Tanger où nous l'avons rencontré, l’ancien directeur du Palais de la Culture d'Abidjan nous a livré un récit poignant de l'odyssée qui a failli lui coûter la vie. Nous vous livrons, tel quel, le témoignage d'un homme qui revendique toujours une amitié de 40 ans avec Laurent Gbagbo.

« Le 10 avril 2011, veille de la capture de Gbagbo, je filmais avec ma caméra. Ma maison est dans la même rue que celle de la résidence où le président s'était retranché avec ses proches, dans un bunker. Autour de moi, ça n'arrêtait pas de tirer. Il y avait plus de 300 militaires et des blindés dans les environs. J'étais bloqué chez moi. Des soldats pro-Gbagbo me disaient : «vieux père, nous nous battons pour libérer l'Afrique ! Ils semblaient enthousiastes. Ils m'ont même mis dans leur blindé et j'ai pu filmer les rues désertées de Cocody. Plus tard, ils sont revenus me dire : "vieux père, ça commence à se gâter ; il faut partir, car si les Frci (Forces républicaines de la Côte d'Ivoire) te trouvent ici ils vont t'arroser de balles d'autant plus qu'il y a des mercenaires parmi eux". Fuir, mais pour aller où ? Le quartier était encerclé et il n'y avait plus d'issue. Et puis je ne fais pas de politique moi ! J'ai juste la malchance, si on peut appeler cela une malchance, d'avoir croisé sur mon chemin, il y a 40 ans, un certain Laurent Gbagbo avec qui j'ai partagé des moments d'exil à Paris et qui est devenu président plus tard.

Pendant le conflit, j'ai filmé des exactions de part et d'autre et c'est dommage que ma caméra et toutes mes cassettes soient détruites par les soldats de Ouattara. Est ce que le fait de témoigner c'est prendre partie ? Ces images à jamais perdues auraient bien éclairé l'opinion aujourd'hui que Gbagbo est devant la juridiction internationale. Le 10 avril 2011, j'étais devant la résidence. J'avais décidé d'aller voir le président pour lui demander de tout laisser tomber, de partir pendant qu'il est encore temps, car cela n'en valait plus la peine.

Des cadavres autour de moi

En filmant avec ma caméra, j'ai, subitement, vu un hélicoptère français qui volait à basse altitude et qui faisait du surplace. Comme saisi d'une intuition, je me suis dit : tiens, et s'il prenait ma caméra pour une arme ? Sans hésiter, j'ai sauté à plat ventre dans le poste de garde de la résidence. J'ai, ensuite, entendu le bruit assourdissant d'un obus qui passe au dessus de ma tête. Le souffle de l'explosion m'a soulevé à presque un mètre du sol. En bon musulman, j'ai imploré Dieu à trois reprises. Quand j'ai retrouvé mes esprits, j'ai vu de nombreux cadavres autour de moi, des corps démantelés, des têtes et des membres partout. Parmi les morts, de jeunes soldats qui, quelques secondes plus tôt, me disaient d'entrer à l'intérieur de la résidence. C'était horrible ! J'essaie de marcher, mais ma jambe gauche est sérieusement touchée par des éclats d'obus. Alors, j'ai sautillé jusqu'à l'infirmerie remplie de blessés. Les médecins veulent me faire monter au balcon où se trouvait une autre installation médicale, mais je me suis ravisé. Heureusement, car, quelques minutes plus tard, un autre obus français a réduit en poussière cet endroit, tuant le personnel soignant et tous les blessés qui s'y trouvaient.
J'ai rampé jusqu'à l'intérieur du bâtiment principal où, sans anesthésie, des infirmiers m'ont lacéré la jambe avec des rasoirs pour extraire de mon corps les 40 éclats d'obus. Mais, je ne sentais aucune douleur, j'étais dans une semi-inconscience. Je me disais que c'était la fin, que j'allais mourir, mais je tenais à ce que mon cadavre soit intact, afin que mon épouse qui vit à Paris puisse le récupérer et m'enterrer dignement. Puis, le service de presse de la Présidence m'a filmé et a mis les photos sur Internet. C'est à partir de ce moment que tout le monde a su que j'étais sérieusement blessé.
Dans la résidence, c'était l'apocalypse. Certains criaient, d'autres pleuraient ou priaient. Moi, j'étais plongé dans une semi-conscience et j'avais comme l'impression de vivre un cauchemar. L'ancien ministre de l'Intérieur, Désiré Tagro, secrétaire général de la Présidence, assis à côté de moi, me réconfortait. Plus tard, quand Gbagbo m'a vu, il s'est écrié : "mais pourquoi ils lui ont fait ça ?" Il disait qu'on ne doit pas toucher à un artiste, à un symbole. Plus tard, Tagro a été, affreusement, tué après qu'une balle lui ait arraché la mâchoire et défiguré le visage.

Manipulation des médias occidentaux


Ce que j'ai vu, ce jour-là, est horrible : des hommes, des femmes et des enfants dont les restes étaient éparpillés un peu partout. C'était vraiment de la sauvagerie et aucun être humain, même s'il a commis des crimes, ne mérite d'être traité ainsi. Il y a eu une grande manipulation de la part des médias occidentaux dans cette crise ivoirienne qui n'a pas encore révélé tous ses secrets. La nuit du 10 au 11 avril, les bombardements d'hélicoptères et les tirs des chars continuaient à s'abattre sur la résidence. Le bunker tremblait de partout.

Durant toute la nuit, j'étais comme mort, inconscient, plongé dans un rêve qui refusait de s'achever. Au petit matin du 11 avril (jour de l'arrestation de Gbagbo, Ndr), entre des moments de conscience et de coma, je me suis retrouvé debout, les mains en l'air, quelque part, avec d'autres blessés. Je croyais que j'étais dans la forêt, mais j'étais à quelques centaines de mètres du Golf Hôtel où le désormais ex-président, son épouse et ses proches étaient conduits. Nous étions trop mal en point pour être emmenés au Golf où les caméras du monde entier risquaient de nous filmer.

J'étais adossé à un mur, les bras en l'air, comme devant un peloton d'exécution. Au fond de moi, je me demandais : mais pourquoi je suis encore vivant ? Devant moi, trois soldats, avec des bonnets africains surmontés de plumes, qui ressemblent à des chasseurs dozos. Des gens du Nord comme moi le Malinké, petit-fils de Cheikh Fantamady Aïdara (de par ma mère), qu'ils veulent tuer. L'un de ces "bilakoros (non circoncis, Ndr) me dit : "Sidki Bakaba, tu es fidèle toi. Fidèle jusqu'au bout. J'aime les gens fidèles". En le regardant, c'est comme si j'étais devant un miroir qui me renvoyait ma propre image. Le deuxième me lance : donne-moi ta montre. Il me l'arrache ainsi que ma chaîne et mon bracelet en argent. Je me disais, au fond de moi : mais c'est fou ça, tu ne peux pas bombarder une résidence présidentielle il y a quelques heures et puis voler une montre à un blessé ! J'avais de la compassion pour ces gens-là. J'étais presque nu, je n'avais plus que mon slip et tout ce qu'ils m'ont laissé, c'est ce chapelet (il nous le montre) que j'ai hérité de ma maman dont le décès m'avait trouvé au Japon.

L'un des soldats qui semblait être le chef de la bande compose un numéro sur son téléphone portable et je l'entends dire : nous avons capturé Bakaba. Je me disais que, puisque son interlocuteur semble me connaître, j'allais être sauvé. C'est en ce moment que l'un des bilakoros s'avance vers moi d'un air menaçant et me donne un violent coup de crosse de sa kalachnikov sur la tête. Un liquide m'envahit le visage, du sang mélangé à ma sueur. Il me donne un autre coup de crosse sur mon œil qui est resté fermé pendant une dizaine de jours. Sans aucune pitié, il m'enfonce un couteau sur l'épaule gauche. Son chef lui crie enfin : "mais, arrête, qu'est-ce qu'il t'a fait ?". Derrière moi, les autres prisonniers avec qui j'étais pleuraient, criaient. Ce qui a ébranlé mes bourreaux, c'est mon calme olympien, malgré mes souffrances. Cela les a sans doute désarçonnés.

«Honte d’appartenir à la race des Africains»


Mais, il était dit que je n'allais pas mourir ce jour-là. Comme par hasard, des militaires français passent dans les parages avec leur char. J'étais avec Paul Madys, un chanteur proche de Gbagbo dont la sœur a été tuée dans sa maison. L'un des soldats français, sentant sans doute qu'on allait nous exécuter, a voulu nous emmener avec lui, mais il tenait, d'abord, à informer ses collègues. Paul Madys leur dit : "si vous nous laissez là, ils vont nous tuer. Emmenez Sidiki avec vous et laissez-moi ici, je préfère mourir et le sauver, même si j'ai 20 ans de moins que lui". Cette phrase m'a ébranlé, car ce jeune homme n'est pas du Nord, n'est pas malinké comme moi, pourtant, il a voulu se sacrifier pour ma survie. Finalement, les militaires français nous ont tous embarqués dans leur char et nous ont conduits à l'hôpital de Cocody. Dans le char, pour la première fois, depuis presque deux jours, je sens enfin une fraîcheur m'envahir. A l'hôpital, les médecins et tout le personnel soignant se sont occupés de moi et m'ont mis à la chambre 13. Le médecin-chef m'a dit : "il vaut mieux qu'on te déclare mort, sinon ils vont venir t'achever". La rumeur de ma mort s'est propagée un peu partout et c'est peut-être ça qui m'a sauvé la vie. Heureusement, car de ma chambre située à l'étage, j'entendais des rafales de mitraillettes. Le médecin m'a confié que ce sont des militaires pro-Ouattara qui venaient achever des jeunes qui étaient internés aux urgences.

De Paris, mon épouse Ayala (de nationalité française, Ndr) a contacté par téléphone le gardien de notre maison, désormais occupée par des soldats qui ont détruit tout mon matériel audiovisuel, mes archives accumulées durant des décennies, ma salle de montage, mes cassettes. Et c'est par chance que notre gardien a pu récupérer mon passeport français, miraculeusement, sauvé des pillages. Après des efforts multiples, elle a saisi la cellule de crise du Quai d'Orsay, le nouvel ambassadeur de la Côte d'Ivoire à Paris, Aly Coulibaly (un jeune que j'ai vu grandir) qui, à son tour, a contacté le ministre ivoirien de la Justice, Jeannot Kouadio Ahoussou. Je suis, finalement, rapatrié en France, après de nombreux jours passés au Chu de Cocody. Le médecin français qui m'a consulté à mon arrivée m'a dit que si j'étais resté 24 h de plus à Abidjan, j'allais mourir, tellement mon corps était empoisonné par les balles et les blessures.

C'est en France que j'ai appris l'arrestation de Gbagbo. Aujourd'hui, je dois ma vie aux médecins de Cocody, mais surtout à ces jeunes soldats français que je ne connais même pas. J'ai passé une dizaine de jours en rééducation dans une structure à l'île de Ré, en France, et c'est un miracle si je suis là à Tanger en train de vous raconter tout ça, avec tout mon corps intact, même si, parfois, j'ai des pertes de mémoire.

C'est, peut-être, le chapelet de ma mère qui m'a sauvé. Je me suis soigné avec le peu d'argent que j'avais, car mes comptes ont été bloqués, comme ces 400 autres personnes proches de Gbagbo dont des journalistes qui avaient un salaire d'à peine 100 mille francs Cfa. »

source : lesoleil.sn

09/01/2012

Côte d'Ivoire: Le Pays aux mains des francs-maçons; Voici les preuves

ouattara-sarkozy.jpg
Alassane Dramane Ouattara après son accession à la magistrature suprême grâce au coup d’Etat de la France contre le président Laurent Gbagbo a ordonné la démolition de tous les monuments construits sous le régime de ce dernier. Histoire de conjurer le mauvais sort qu’il a laissé sur la Côte d’ivoire après son départ, à travers ces monuments. Ainsi, le monument à l’entrée de l’aéroport international Félix Houphouët Boigny formé de deux éléphants dont les trompes formaient deux arcs de triomphe et qui accueillait le visiteur se rendant pour la première fois dans notre pays a été déboulonné. Selon l’un des conseillers d’ADO, sous cette statue, seraient enterrés des ossements humains qui envoûteraient le visiteur qui passerait en dessous et aussi le président Laurent Gbagbo aurait placé dans les trompes des éléphants un satellite qui lui donnerait une soi disant vue complète sur le 43ème Bima. (La statue AKWABA construite sous le président Bédié a été royalement ignorée). Même, l’accident meurtrier du bus 19 de la Sotra le vendredi 05 août 2011 sur le pont FHB (Félix Houphouët Boigny) a été attribué au président Laurent Gbagbo.

Ridicule quand tu nous tiens
Pour « désenvoûter » la Côte d’Ivoire, le président Alassane Dramane Ouattara n’a pas cherché midi à quatorze heures. Il lui fallait détruire tous les monuments et le tour est joué. Ainsi, la statue de la Liberté à Yopougon Siporex (Cette statue serait une sirène des eaux), la statue de l’apôtre St Jean à Cocody, les deux éléphants de bronze en face de la cathédrale, toutes les statues de Félix Houphouët Boigny à Adjamé, le monument aux martyrs, la statue du carrefour Cocody, rien n’a échappé au « bulldozer » d’ADO. Depuis, Abidjan a été « purifié » de ces monuments maléfiques.

Laurent Gbagbo « marabout » ?

Le président Laurent Gbagbo n’a jamais fait mystère de sa chrétienneté. Tout le monde le sait. Depuis son enfance, il fut élevé dans la ferveur chrétienne. Il fut pensionnaire du petit séminaire St Dominique Savio de gagnoa. Quand à sa femme, elle fut responsable de la branche féminine de la JEC (Jeunesse estudiantine Catholique) au Lycée Classique d’Abidjan. Le couple va prendre ses distances avec la religion catholique à partir des années 2000 pour devenir évangélique. Fervent croyant, il s’adonne à des exercices de piété hors du commun (jeun régulier et long). Il est assidu à la lecture et à l’étude de la Bible. Il honore le jour du Seigneur par un culte régulier comme le recommande la Bible. C’est cet homme que Alassane Dramane Ouattara et sa clique traitent de « marabout » sur la chaîne d’Etat dont ils ont le monopole pour y avoir nommer un patin après avoir dégommer un autre qui lui avait refusé le « feu » des caméras. De manière méthodique, nous allons montrer aux ivoiriens qu’il n’y a pas plus féticheur que Alassane Dramane Ouattara. Il accuse les autres de ce que lui même se prépare à faire.

Les lumières de Ouattara

Il a détruit les monuments pour les remplacer par ceci:
Macon Abj.jpgMacon Abj2.jpg










Les francs-maçons de Sarkozy

PR AFRIC Macon.jpg
Les francs-maçons ? Ils sont partout, jusqu’au coeur de l’Etat. C’est en tout cas la conclusion de Sophie Coignard, journaliste au Point (journal français). Dans un livre extrêmement documenté, elle met en lumière le rôle de cette confrérie mystique. Selon elle, les francs-maçons exercent une influence prépondérante, voire croissante, en particulier dans les sphères publiques et économiques ; gouvernement, administration, entreprises, banques, rares sont les secteurs où ils ne sont pas présents. « Tandis que l’autorité de l’Etat tombe en lambeaux, que les corps intermédiaires n’existent plus, que la notion de service public a perdu de son sens, les francs-maçons, ou du moins certains d’entre eux, deviennent des médiateurs, des facilitateurs, voire des décideurs. Progressivement, ils ont donc reconstitué un Etat dans l’Etat. »
Sophie Coignard nous fait ainsi découvrir tout au long de son livre les dessous de nombre de nominations ou d’opérations menées par ces derniers. Elle fait remarquer dans son livre que même si d’autres puissants lobbys ont partout leur mot à dire, les francs-maçons auront réussi le tour de force d’être à la fois le plus ancien et le plus secret des réseaux. Son mystère a fait sa force.

Extraits : « Un Etat dans l’Etat », de Sophie Coignard (Albin Michel, 336 pages, 20e)


« Même s’il avait voulu, il n’aurait jamais tenu ! » s’amuse un de ses plus anciens amis, selon lequel Nicolas Sarkozy nourrit une incompatibilité quasi physiologique avec le statut de franc-maçon. « Vous l’imaginez demeurer pendant un an, à raison de deux réunions par mois, au milieu d’une assemblée où il est tenu au silence le plus absolu ? » Le vœu provisoire de silence en loge s’applique en effet à tous les nouveaux venus, à l’exception de quelques chefs d’Etat africains auxquels la GLNF (Grande Loge Nationale de France) offre une formation accélérée. A ces rares exceptions près, il fait partie des exigences non négociables de l’initiation.
Pendant sa traversée du désert, après la défaite d’Edouard Balladur, Nicolas Sarkozy a fréquenté, comme intervenant extérieur, plusieurs loges de Neuilly dont La Lumière (C’est là qu’il rencontre Alassane qui était déjà membre de cette loge.), celle de l’ancien sénateur Henri Caillavet, une des figures les plus marquantes du Grand Orient. Certains croient se souvenir de quelques appels du pied du maire de Neuilly, redevenu avocat, après la répudiation chiraquienne, pour approfondir les relations et aller plus loin si affinités. Ils assurent ne pas avoir donné suite, car Nicolas Sarkozy, déjà à l’époque, n’avait pas le profil pour recevoir la lumière. Il n’est pas interdit de voir dans cette évocation une sorte de rêve rétrospectif. Cependant, à défaut d’avoir expérimenté personnellement le cabinet de réflexion (le lieu où se déroule une partie du processus d’initiation du profane dans la franc-maçonnerie) préalable au passage « sous le bandeau », Sarkozy sait appliquer aux frères le traitement « segmenté » qu’il réserve à toutes les « communautés ». Cette vision de la société, où l’on ne s’adresse pas à l’ensemble des citoyens mais à chacun de ses sous-ensembles, marque très fortement sa communication avec les maçons.

Un paraphe à trois points.

En 1996, à l’époque de sa disgrâce, personne ne s’intéresse vraiment à son sort. Mais quelques-uns de ses confrères avocats sont assez intrigués. Certains parlent beaucoup entre eux de courriers qu’ils ont reçus et au bas desquels la signature de Me Sarkozy est très nettement agrémentée de trois points. L’histoire court dans Paris, où plus d’un analyste des réputations se répand sur une appartenance certaine à la grande confrérie.
Le temps passe. Le maire de Neuilly gravit un à un les échelons qui le mènent, en 2002, au ministère de l’Intérieur. [...] Et voilà que les trois points de sa signature, dont personne ne parlait plus depuis des années, redeviennent un sujet de conversation.
Peu de temps avant de quitter la Place Beauvau, Nicolas Sarkozy doit faire face à la grogne des syndicats policiers, las de devoir intervenir en banlieue sans avoir toujours le sentiment d’être soutenus par le gouvernement. Sans se faire prier, le ministre écrit à plusieurs patrons de syndicats, notamment au secrétaire général d’Alliance, classé à droite, pour les assurer que tout le ministère est derrière eux dans les opérations de maintien de l’ordre souvent difficiles qu’ils ont à mener. En dessous de sa signature : trois points très ostensiblement dessinés en triangle. (C’est ce triangle qui constitue la « toiture » de la « case » symbole du RDR)
Le président a d’ailleurs côtoyé intimement des frères dès le berceau politique. Son parrain, l’ancien maire de Neuilly Achille Peretti, auquel il a succédé à la hussarde en 1983, était à la GLNF, que l’on appelait alors « Bineau », car son siège était situé boulevard Bineau, à Neuilly, justement. Si l’on récapitule, les frères ont jalonné le parcours du président et sont encore nombreux autour de lui : dans le premier cercle, si l’on excepte Patrick Balkany, qui assure ne pas être concerné, on compte Brice Hortefeux, Christian Estrosi et bien sûr Xavier Bertrand, qui a montré, en révélant son appartenance au Grand Orient dans L’Express, en 2008.
Au total, les instances dirigeantes de l’UMP comme le gouvernement comptent donc dans leurs rangs quelques personnalités formées dans les colonnes du temple.
Le cabinet du président de la République aussi compte plusieurs personnalités qui ont fréquenté les loges, à commencer par son plus proche collaborateur, le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant (aujourd’hui, ministre de l’Intérieur auprès duquel Hamed Bakayoko prend conseil). On n’a pas non plus vu depuis longtemps dans les couloirs de la GLNF Pierre Charon, surnommé le conseiller « rire et chansons » du président, chargé de mille choses, des contacts avec le show-business au chaperonnage de Carla (femme de Nicolas Sarkozy) en passant par la surveillance à distance de la villa de Christian Clavier en Corse.

Un grand maître à l’Elysée

FR Macon.jpg
Avant même de devenir président et de pratiquer l’ouverture politique, Nicolas Sarkozy s’est rapproché d’un franc-maçon venu de la gauche. Elu grand maître du Grand Orient à 38 ans, en 2000, Alain Bauer cumule plusieurs vies (…). Au printemps 2006, Nicolas Sarkozy lui demande de dresser une liste de grands maîtres qu’il pourrait inviter Place Beauvau. Au cours d’une de leurs rencontres, à l’été 2006, il est surtout question de sécurité. Mais Bauer finit par apostropher le candidat à la présidentielle d’une façon assez « gonflée » : « Tu souffres d’un grave problème structurel. Tu penses que la République est comme une grande commode dans laquelle il y aurait plein de tiroirs que l’on ouvrirait les uns après les autres pour gérer le contenu de chacun. Tu as une image de libéral qui donne l’impression de ne pas être républicain. Personne d’autre parmi les candidats, pas même ceux d’extrême gauche, n’est susceptible comme toi d’être l’objet d’un procès en antirépublicanisme. Si tu continues, tu vas faire une campagne à cloche-pied. ». Sarko commence par s’agiter, signe d’agacement lorsqu’il entend ce diagnostic. Puis un grand silence s’installe dans le bureau, avant qu’il concède : « Tu as raison. » (…). Alain Bauer s’empresse de rédiger quelques feuillets où il invoque le drapeau, Valmy, Jaurès et Blum. Il l’envoie au ministre de l’Intérieur qui doit s’envoler pour Marseille, où il doit prononcer durant le premier week-end de septembre un grand discours de rentrée à l’occasion de l’université d’été des Jeunes populaires. Par curiosité, Alain Bauer écoute la radio le 3 septembre pour savoir si son nouveau champion a tenu compte de ses conseils. Et là, ses espoirs les plus fous sont dépassés. Il retrouve des passages entiers de la note qu’il a envoyée au candidat. Extraits : « Quand Jaurès disait aux lycéens : "Il faut que, par un surcroît d’efforts et par l’exaltation de toutes vos passions nobles, vous amassiez en votre âme des trésors inviolables", c’était le contraire du nivellement prôné par la gauche d’aujourd’hui. [...] . » Puis, dans une très longue tirade, le mot République revient plusieurs fois par phrase - il sera prononcé plus de vingt fois par le candidat, avec notamment cette apostrophe : « Jeunes Français, la République est à vous. La République, c’est vous. ». Le ministre de l’Intérieur lui demande une trame de discours pour sa visite à Périgueux, la ville de Xavier Darcos, le 12 octobre. Sur cette terre maçonnique, le candidat prononcera un discours intitulé « Notre République ». Alain Bauer l’a truffé de références à Eugène Le Roy, écrivain, franc-maçon et auteur du célèbre « Jacquou le Croquant ». Il a mobilisé toutes les ressources du Grand Orient pour le nourrir et a même mis à contribution le directeur de la bibliothèque de l’obédience.

Présidentielle : jamais sans mes frères

« C’est la première fois dans l’histoire de la Ve République que les deux principaux candidats ont autant de francs-maçons dans leur entourage le plus proche », se réjouit Pierre Mollier, directeur de la bibliothèque et du musée de la Franc-maçonnerie au Grand Orient de France pendant la campagne présidentielle. . [...]. Mais s’il se montre si satisfait, c’est que même dans l’entourage de Nicolas Sarkozy on trouve des frères du GO, traditionnellement ancrés plutôt à gauche. [...] Côté Ségolène, l’un de ses soutiens de la première heure a été le sénateur maire de Lyon Gérard Colomb [...] Le codirecteur de campagne François Rebsamen [...] a conservé un réseau très vivace au sein des loges ; tout comme le Marseillais Patrick Mennucci [...] Sans ce maillage, le ralliement de Jack Lang à la présidente de Poitou-Charentes n’aurait pas été aussi rapide. [...]»

Les francs-maçons d’Alassane Dramane Ouattara

Maçon ouat.jpg
Alassane a voulu s’en cacher le voilà aujourd’hui découvert. Le président Alassane Dramane Ouattara a avoué qu’il est bouddhiste dans son PAD (prêt à diffuser) lors de la campagne électorale de 2010. Ce qui est archifaux. ADO et toute sa clique sont francs-maçons. Les preuves pour étayer nos propos existent. Soro vient de faire son initiation à la franc-maçonnerie au Burkina-Faso par Djibril Bassolé (son parrain), ministre des Affaires Etrangères de ce pays sous le regard bien veillant de Hamed Bakayoko lui-même « frère de lumière ». (La lettre du continent N° 615 du 07/07/11). Selon ce canard en ligne français, la franc-maçonnerie est une véritable marque de fabrique du gouvernement ivoirien. Le beau père de Hamed Bakayoko ( il est marié à Yolande Tanoh) Emmanuel Kouadio Tanoh, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, est le haut dignitaire de la Grande loge de Côte d’Ivoire (GLCI) et proche d’Alassane Ouattara. (La Lettre du continent N° 618 du 08/09/2011). Henriette Diabaté, notre chancelière, Adama Bictogo, Amon Tano Marcel, Amadou Gon, Amadou Soumahoro, Sidiki Konaté, les chefs rebelles etc. tous sont dans la loge. Au-delà des preuves écrites (articles de journaux), il existe des preuves visuelles (vidéos, photos etc.).

Par exemple sur la photo ci-dessous, nous voyons le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko dans ses apparats de franc-maçon, assis parmi les hauts dignitaires de la loge à la cérémonie d’intronisation du président gabonais Ali Bongo.

AMBAK.jpg
Ali.jpg

La vidéo de la cérémonie complète est disponible sur youtube. Il suffit de taper dans la barre de recherche de youtube : «Cérémonie d’intronisation de Ali bongo» ou «Hamed Bakayoko franc-maçon ». Sur cette même vidéo, l’on peut également voir la fameuse cérémonie de « passage sous le bandeau» que fit Nicolas Sarkozy dans le livre Sophie Coignard. Le rituel est incompatible avec les préceptes de la religion chrétienne ou musulmane.

Sur la photo

C’est le ministre des affaires Etrangères du Burkina Faso, Djibril Bassolé saluant le Grand Maître de la Loge Française François Stifani. La main sous la gorge est le geste de salutation dans la franc-maçonnerie. Il signifie « Que je sois égorgé si je trahis mon serment ». Le nouveau « illuminé » lors de sa prestation de serment prononce des phrases à couper le souffle. Comme par exemple : « Je prends l’engagement de remplir mes devoirs vis-à-vis de la franc-maçonnerie (…). Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour servir les intérêts de la franc-maçonnerie (…) ».
Quels sont ces devoirs et ces intérêts que « l’initié » doit remplir et servir ? Mystère et boule de gomme. Certains parlent de sacrifices humains, breuvage de sang humain, pillage des ressources des Etats etc. Nous n’avons pas pu avoir d’éléments d’information sur cette affirmation donc difficile de la corroborer. Tout comme Sarko, l’entourage d’ADO est constitué de «frères formées dans les colonnes du temple». C’est cette confrérie de sorciers qui accusent le président Laurent Gbagbo.

ADO et la loge Lumière de Neuilly au pouvoir

Le président ivoirien et le président français se sont rencontrés pendant que le dernier cité était intervenant extérieur à la loge Lumière de Neuilly où ADO était déjà membre. Nicolas Sarkozy y fait son entrée avec pour parrain l’ancien maire de Neuilly Achille Peretti, auquel il va succéder. La solidarité est la première vertu des maçonniques. C’est qui explique l’engagement du président français aux côtés d’Alassane Dramane Ouattara dans sa guerre contre les ivoiriens et de tous les « frères » de la loge autour de ce dernier. On peut citer par exemple son conseiller des questions économiques Philippe Serey-Eiffel, né le 13 juin 1953 à Neuilly-sur-Seine, sa conseillère en communication Anne Meaux née le 7 juillet 1954 à Neuilly-sur-Seine. Du général Claude Reglat, son Chef d’Etat major en passant par Antoine Cesaréo son officieux ministre des Affaires Etrangères à Frederic Bedin PDG de Public Système, tous des sont des « frères illuminés ».

ADO et les discours «copier- prononcer»


ADO.jpg
Les discours du chef de l’Etat lui sont faxés. Son discours prononcé lors son investiture est le même en grande partie que le premier discours prononcé par Nicolas Sarkozy après son élection et d’autres discours recoupés. Comme l’a révélé Sophie Coignard dans son livre, Alain Bauer rédigeait les discours de Sarkozy dans les lesquels il invoquait la République, le drapeau ou souvent le truffait de références à Eugène Le Roy, écrivain, franc-maçon et auteur du célèbre « Jacquou le Croquant ». ADO s’est aussi inspiré de ceux Nicolas Sarkozy.

Extraits des discours:

Discours de Nicolas Sarkozy : « Mes chers compatriotes, (…) Je veux leur dire qu'ils m'ont fait le plus grand honneur qui soit à mes yeux en me jugeant digne de présider aux destinées de la France. Ma pensée va à tous ceux qui m'ont accompagné dans cette campagne et qui m'ont témoigné leur confiance.
(…) Je veux leur dire que je serai le Président de tous les Français.
(…) J'appelle tous les Français à s'unir à moi pour que la France se remette en mouvement.
(…) Je veux leur dire que ce soir, ce n'est pas la victoire d'une France contre une autre. Il n'y a pour moi ce soir qu'une seule victoire, celle de la démocratie.
(…) Nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire.
Vive la République !
Vive la France !


Discours d’ADO : « (…) Mes chers compatriotes, (…) Oui, ce jour est pour tous les Ivoiriens, le début d’une ère qui marque notre volonté commune d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays.
(…) Elle s’est achevée par la victoire de la démocratie. (…) J’exprime mon infinie gratitude au peuple ivoirien qui m’a choisi pour présider à ses destinées.
(…) Je remercie tous les militants qui m’ont accompagné durant des années, dans les bons comme dans les mauvais moments, et qui ont toujours cru en moi.
(…) Célébrons à travers la cérémonie d’aujourd’hui, non pas la victoire d’un camp sur l’autre.
(…) J’invite donc l’ensemble de mes compatriotes à prendre avec moi l’engagement que la Côte d’Ivoire retrouvera bientôt toute sa place dans le concert des Nations.
(…) Respectons notre drapeau, symbole vivant de la patrie. Il porte les couleurs de notre terre, de nos forêts, il symbolise notre idéal de paix et notre espérance en un avenir meilleur.
(…) A tous les fils et les filles de ce pays, et à tous ceux qui vivent sur notre sol (…)
(…) Je veux renouveler mon serment d’être le Président de tous les ivoiriens.
Vive la République,
Vive la Côte d’Ivoire !


Une contribution de Charles Tiekpo
tiekpocharles@yahoo.fr