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21/05/2013

Côte d'Ivoire: le cas Amadé Ouéremi relaté par la presse française pro-ouattara

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20/05/2013 à 15h:32 Par Jeune Afrique

Arrêté samedi 18 mai dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, le chef de milice Amadé Ouérémi a été emmené à Duékoué. Il doit être transféré à Abidjan.

Amadé Ouérémi et ses hommes, estimés à près de 400 d'éléments, défiaient depuis une dizaine d'années l'autorité de l'État ivoirien. Samedi 18 mai, ce chef de milice d’origine burkinabé, soupçonné de graves crimes durant la crise postélectorale de 2010-2011, a été arrêté par un détachement des Forces républicaines (FRCI, armée) dans la forêt du Mont Péko (extrême ouest de la Côte d'Ivoire). Près de 200 gendarmes et soldats du Bataillon de sécurisation de l'Ouest (BSO) étaient mobilisés depuis jeudi aux abords de la forêt.

"Arrêté sans violence"

Amadé Ouérémi s’est rendu sans échange de tirs. « Il a été arrêté sans violence et devait être transféré à Abidjan », a indiqué la télévision publique RTI. « Ses hommes sont en train d'être désarmés », a indiqué samedi une source au sein de l'état-major. Après sa reddition, le chef milicien a été emmené dans le principal camp militaire de Duékoué (la ville la plus proche, NDLR), où il est accompagné de l'un de ses gardes du corps, a affirmé un témoin.

Amadé Ouérémi et sa milice sont soupçonnés par des organisations internationales (notamment Human Right Watch) d’être les principaux auteurs du massacre de Duékoué, commis fin mars 2011. Ils combattaient alors aux côtés des FRCI. En août 2011, l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) avaient récupéré des armes et munitions auprès de 90 membres de cette milice.

Depuis la fin de la crise, Ouérémi régnait en maître dans la forêt du Mont Péko, un domaine théoriquement protégé. Interdisant l’accès aux agents de l’État, il y cultivait du cacao en toute illégalité .

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Par FRANCE 24 (texte)

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Amadé Ouérémi, chef de milice qui occupait une forêt de l'ouest de la Côte d'Ivoire depuis des années, a été arrêté samedi à Duékoué. Il est soupçonné d'être impliqué dans des massacres lors de la crise postélectorale de 2010-2011.


Un chef de milice pro-Ouattara, soupçonné d’avoir fait massacrer des centaines de personnes durant la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d'Ivoire, a été arrêté samedi dans une forêt de l'ouest du pays où il régnait en maître depuis des années.

D'origine burkinabè, Amadé Ouérémi, à la tête du groupe armé qui occupait la forêt du Mont Péko, "a capitulé" face à un détachement des Forces républicaines (FRCI, armée), selon une source au sein de l'état-major citée par l’AFP. "Ses hommes sont en train d'être désarmés", a ajouté cette source.

Après sa reddition, le chef milicien a été emmené "dans le principal camp militaire de Duékoué (la ville la plus proche, ndlr), où il est accompagné de l'un de ses gardes du corps", a affirmé un témoin. Il doit être transféré à Abidjan.

Retranché dans une forêt

Depuis jeudi, des gendarmes et des soldats du Bataillon de sécurisation de l'Ouest (BSO) s'étaient déployés aux abords de la forêt. Dans cette forêt, un domaine théoriquement protégé de l'Ouest, Amadé Ouérémi et ses hommes, généralement estimés à plusieurs centaines d'éléments, défiaient depuis une dizaine d'années l'autorité de l'État, en interdisant l'accès et y cultivant notamment le cacao.

Amadé Ouérémi est soupçonné par des ONG internationales d'être impliqué dans les tueries survenues à Duékoué en mars 2011, durant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui a fait quelque 3 000 morts dans le pays. Ses troupes avaient été utilisées comme forces supplétives par les ex-rebelles nordistes à qui sont largement imputés ces massacres.

L'ex-rébellion, dont les chefs sont désormais des cadres des FRCI, s'était ralliée au président Alassane Ouattara au début de la crise postélectorale qui l'opposait à l'ancien chef de l'État, Laurent Gbagbo.

Engagements du régime Ouattara

Longtemps occultée, la question de l'occupation par Amadé Ouérémi et ses hommes de la forêt du Mont Péko s'est imposée dans le débat politique depuis la fin de la crise, en raison notamment des engagements du régime Ouattara à sécuriser l'Ouest.

Frontalière du Liberia, cette région, la plus instable du pays du fait de tensions foncières et ethniques, a été en proie à des attaques meurtrières depuis deux ans.

Les autorités se sont engagées ces derniers mois à chasser les hommes en armes ou les cultivateurs occupant des aires protégées dans l'Ouest, région riche en cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial.

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Côte d’Ivoire: arrestation du chef de guerre burkinabè Amadé Ouérémi

Par RFI

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Le chef de guerre burkinabè Amadé Ouérémi est détenu par les forces de sécurité ivoiriennes dans la ville de Duékoué, dans l'ouest du pays. Il s'était installé depuis une dizaine d'années dans un parc national pour y cultiver du cacao. Avec ses hommes, il a aussi été utilisé comme supplétifs par les Forces nouvelles pendant la crise de 2010 et 2011.

Contre toute attente, l'arrestation d'Amadé Ouérémi s'est passée dans le calme. Selon les militaires présents sur place, c'est le déploiement de plus de 200 soldats qui a eu raison du chef milicien burkinabè. Par le passé, il n'avait pas hésité à tirer sur plusieurs délégations officielles venues le rencontrer.

Après plusieurs heures de négociation, Amadé Ouérémi a accepté de recevoir des membres de l'état-major ivoirien. Les officiers se sont rendus dans son campement situé dans le parc national du Mont Péko, où il cultivait du cacao depuis une dizaine d'années en toute illégalité.

Amadé Ouérémi et deux de ses lieutenants sont désormais aux mains des militaires dans la ville de Duékoué avant d'être transférés à Abidjan.

Amadé Ouérémi et ses hommes ont combattu aux côtés des Forces nouvelles, tout juste rebaptisées Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) lors de la reprise de la ville de Duékoué, fin mars 2011.

De nombreuses organisations de défense des droits de l'homme l'accusent d'être à l'origine du massacre du quartier Carrefour, où au moins 300 personnes ont été tuées.

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Côte d’Ivoire: 200 soldats et gendarmes pour arrêter Amadé Ouérémi

Des organisations de défense des droits de l'homme accusent Amadé Ouérémi d'avoir exécuté avec ses hommes plus de 300 personnes lors de la prise de la ville par les Forces nouvelles, rebaptisées Forces républicaines de Côte d'Ivoire.

Par RFI

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En Côte d'Ivoire, Amadé Ouérémi a été arrêté samedi 18 mai dans l'ouest du pays. Ce funestement célèbre chef milicien burkinabè a résisté pendant plusieurs mois aux tentatives du gouvernement et de l'armée pour le déloger du parc national où il avait élu domicile depuis une dizaine d'années. Il aura fallu au moins 200 soldats et gendarmes pour le convaincre de se rendre, une arrestation sans échanges de tirs.

C'est le massacre du quartier carrefour de Duékoué, fin mars 2011, qui fait connaître Amadé Ouérémi. Des organisations de défense des droits de l'homme l'accusent notamment d'avoir exécuté avec ses hommes plus de 300 personnes lors de la prise de la ville par les Forces nouvelles, tout juste rebaptisées Forces républicaines de Côte d'Ivoire.

Après la crise, le chef milicien est retourné dans le parc national du Mont Peko cultiver du cacao en toute illégalité, terrorisant les populations alentour et amassant un conséquent butin de guerre. S'il accueillait généralement les agents de l'Etat à coups de fusil, il a malgré tout accepté de désarmer quelques uns de ses éléments, et de recevoir une délégation de l'armée à l'automne 2012, venue discrètement négocier sa reddition. Dans un français plus qu'approximatif, Amadé Ouérémi avait refusé, expliquant qu'il craignait de servir de bouc émissaire pour les crimes commis pendant la crise par les forces loyales à Alassane Ouattara.

Avant de se rendre, le chef milicien a exigé la présence d'un officier, de peur d'être exécuté avant d'atteindre un lieu sûr. Les militaires l'ont immédiatement dépouillé de ses gris-gris puis l'ont emmené à Duékoué, d'où il sera transféré à Abidjan avec deux de ses lieutenants. Certains parlent déjà de La Haye comme destination finale.

Conclusion: La presse française pro-ouattara vient là de nous démontrer que les FRCI ne sont pas une armée, mais des bandes de miliciens envoyées par Ouattara et ses soutiens qui pillent la Côte d'ivoire, tuent les ivoiriens impunément depuis 2002. Amadé Ouérémi n'est qu'un cas parmi tant d'autres.