topblog Ivoire blogs

24/04/2013

Côte d'Ivoire - Elections : Le vrai visage des démocrates par les armes

Comme un tronc d'arbre qui a duré dans l'eau ne devient pas un caïman, un rebelle même au palais reste un rebelle. Prendre les armes pour imposer la démocratie, voici ce que cela donne:


Côte d'Ivoire : deux jours de violences postélectorales
, 24/04/2013 à 08h:08 Par Jeune Afrique
cote d'ivoire, alassane dramane ouattara, laurent gbagbo, élections, violences, crise post-electorale, rdr, pdci, henri konan bédié, fpi
Des policiers dispersent des partisans de Cisse Bacongo, un candidat à Koumassi, le 22 avril. Des policiers dispersent des partisans de Cisse Bacongo, un candidat à Koumassi, le 22 avril. © Issouf Sanogo/AFP

Intimidations, protestations, règlements de compte... Les violences qui ont éclaté après les élections locales en Côte d'Ivoire ont fait plusieurs dizaines de blessés depuis lundi, essentiellement à Yamoussoukro ou Abidjan. En cause, entre autres : des partisans du RDR de Alassane Ouattara et du PDCI d’Henri Konan Bédié.

Même sans opposition pro-Gbagbo, qui a décidé de boycotter le scrutin, la Côte d’Ivoire ne peut visiblement pas organiser un scrutin sans que des violences ne se déclenchent. Lundi, des incidents ont éclaté dans le pays, se poursuivant mardi. Des troubles qui ont commencé au lendemain des élections locales et qui ont touché notamment Abidjan et Yamoussoukro.

Madi soir, à Koumassi, un quartier très disputé du sud de la capitale économique, la police a dû faire usage de gaz lacrymogène contre de jeunes manifestants qui avaient dressé des barricades et fait brûler des pneus. Vers 23h00 (locales et GMT), « après l'annonce à la télévision de la victoire du maire sortant de Koumassi, Raymond N'dohi, des partisans de son rival Bacongo Cissé sont sortis dans les rues, ont mis le feu à des pneus et barré une voie », a raconté une résidente. « Les jeunes sont armés de gourdins et de machettes », a rapporté un second témoin. D'autres ont fait état de coups de feu, sans en préciser l'origine. Lors des municipales, Koumassi était parmi les quartiers les plus disputés d'Abidjan entre les deux grands partis de la coalition gouvernementale, le Rassemblement des républicains (RDR) du président Alassane Ouattara et le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ex-chef d'État Henri Konan Bédié.

Le même genre de scénario s'est déroulé dans d'autres quartiers d'Abidjan et à Yamoussoukro, où des partisans d’un candidat malchanceux ont dénoncé des « fraudes » et se sont violemment heurtés à la police.

S''il n'y pas encore de bilan officiel, le nombre des blessés par armes blanches et même par balles s’élevait déjà à plusieurs dizaines lundi, selon des sources de sécurité consultées par Jeune Afrique. Les autorités avaient pourtant essayé de faire respecter le calme. À Koumassi, dimanche, plusieurs « fauteurs de troubles » - nervis au service d’un candidat - venus intimider les électeurs avaient été arrêtés dimanche, selon une source onusienne. Mais le nombre des protestataire a visiblement surpris les pouvoirs publics.

Casseurs

Des urnes ont été détruites par « près de 200 » casseurs au centre de compilation des résultats de Treichville, un quartier populaire d'Abidjan, a déclaré Inza Diomandé, porte-parole de la CEI. « Malheureusement les forces de l'ordre n'ont pas pu contenir les casseurs », a-t-il regretté. À Ferkessédougou (nord), le siège local de la Commission électorale indépendante (CEI) a lui aussi subi une descente de jeunes. « Ils ont tout saccagé, tous les ordinateurs ont été saccagés », a expliqué un responsable de la CEI.

Des tensions ont aussi été observées à Adjamé, un quartier d'Abidjan, et dans plusieurs autres localités du pays. Selon une source au sein de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), qui a appuyé les forces de sécurité ivoiriennes le jour du vote, « neuf communes » du pays ont été touchées à des degrés divers par des cas de destructions ou vols d'urnes.

Participation faible

Ces nombreux incidents mettent essentiellement en cause des partisans du Rassemblement des républicains (RDR) du président Alassane Ouattara et du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ex-chef d'Etat Henri Konan Bédié.

De son côté, le Front populaire ivoirien (FPI de Laurent Gbagbo) s'est félicité d'une participation qui s'annonce plutôt faible, y voyant un succès de son appel à bouder une « parodie électorale ». Selon le parti, la participation a oscillé « entre 13% et 15% ». Mais elle a été évaluée par les observateurs à environ 30%, un chiffre confirmé par la CEI. Les résultats complets, dont la proclamation a commencé lundi, sont attendus d'ici au milieu de la semaine.

==================================


Heurts à Abidjan, Dernière mise à jour: 24 avril, 2013 - 10:58 GMT par bbcafrique
cote d'ivoire, alassane dramane ouattara, laurent gbagbo, élections, violences, crise post-electorale, rdr, pdci, henri konan bédié, fpi
Koumassi, quartier populaire d'Abidjan, déjà le théatre d'incidents, dimanche 22 avril 2013.

Des heurts se sont déroulés mardi soir à Abidjan, la capitale économique de Côte d’Ivoire, après l'annonce des résultats des élections municipales dans la commune de Koumassi.

Des pneus ont été brûlés et des rues barricadées par de jeunes militants du RDR, mécontents de la défaite de leur candidat .

Ils ont été dispersés par des gaz lacrymogènes.

Le dépouillement des élections se poursuit.

Environ deux tiers des résultats des municipales ont été annoncés par la commission électorale et un tiers des régionales.

Petit à petit, la commission électorale centralise et consolide les résultats.

Au fur et à mesure, les tendances se confirment: les indépendants pointent légèrement en tête, devant le RDR d’Alassane Ouattara et le PDCI d’Henri Konan Bédié, qui sont au coude à coude.

Ces nombreuses victoires de candidats indépendants peuvent être perçues comme un vote sanction des deux grands partis de la coalition présidentielle.

Plusieurs indépendants, qui étaient bien implantés dans leur circonscription, sont issu des rangs de la coalition, mais n’avaient pas été choisis pour représenter leur parti, et ont donc fait cavalier seul.

Par ailleurs, le torchon semble brûler entre le RDR et le PDCI.

Ils sont allés aux élections en rangs dispersés, ce qui a accru la compétition sur le terrain, chacune des formation voulant connaître son poids politique.

Les incidents qui émaillent les élections depuis dimanche risquent d’envenimer encore la situation, avec la déclaration du porte-parole du RDR, Joël N'guessan, qui accuse le PDCI d'être à l’origine de ces troubles.

Il indique que son parti a commis des huissiers aux fins de constater les violences et les cas de fraude orchestrés par ses adversaires, en l'occurrence selon lui le PDCI-RDA.

Les observateurs estiment que la coalition RDR/PDCI au pouvoir ne sortira pas indemne de ces élections.

Les élections ont été boycottées par le parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, le FPI, qui a dénoncé une "parodie électorale".

===============================

Côte d'Ivoire: le gouvernement appelle au calme après des violences
16:51 - 24/04/13
cote d'ivoire, alassane dramane ouattara, laurent gbagbo, élections, violences, crise post-electorale, rdr, pdci, henri konan bédié, fpi
ABIDJAN (AFP) - (AFP) - Le gouvernement ivoirien a appelé mercredi au "calme" et a "fermement condamné" les violences survenues, notamment à Abidjan, à la suite de contestations des résultats des élections locales de dimanche.

"Nous appelons les citoyens au calme et à respecter les résultats des urnes proclamés par la CEI" (Commission électorale indépendante), a déclaré devant la presse la porte-parole adjointe du gouvernement, Affoussiata Bamba-Lamine.

"Nous condamnons tous les actes de violences, de quelque bord qu'ils soient", a-t-elle indiqué après le Conseil des ministres.

"Il y a beaucoup de passions autour des élections locales, nous le déplorons, nous le regrettons", a-t-elle ajouté.

Une série d'incidents ont éclaté, notamment dans la capitale économique, du fait de partisans de candidats vaincus et criant à la fraude. Plusieurs personnes ont été blessées depuis le début de la semaine.

Les contestations opposent principalement les deux grands partis de la coalition gouvernementale, le Rassemblement des républicains (RDR) d'Alassane Ouattara et le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ex-chef d'Etat Henri Konan Bédié, qui concouraient très souvent en rangs dispersés.

Les élections régionales et municipales de dimanche ont été boycottées par le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), deux ans après la fin d'une crise postélectorale ayant fait quelque 3.000 morts.

Lors d'une conférence de presse, le porte-parole du FPI, Richard Kodjo, a dénoncé mercredi une "parodie de scrutin émaillée de violences extrêmes" et marquée par "la fraude" dans "de nombreuses localités".

Le parti "ne reconnaîtra pas les résultats" de ce vote et "lance un appel à tous les démocrates, à toutes les forces de progrès afin qu'ils s'unissent sur une plateforme de lutte contre le régime liberticide de M. Alassane Ouattara", a-t-il dit.

Quelques jours avant les élections, le FPI avait lancé au PDCI un appel au "rassemblement", resté pour l'heure sans écho.

Les résultats partiels annoncés par la commission électorale donnent le RDR et le PDCI au coude-à-coude avec les candidats indépendants, dont la percée est la grande surprise du scrutin.


22/04/2013

Côte d'Ivoire : Les échos des élections couplées régionales et municipales

cote d'ivoire, elections, municipales, régionales, alassane dramane ouattara, rdr, pdci, rhdp, fpi, laurent gbagbo
Côte d’Ivoire : Le calme et l'abstention premières grandes tendances des élections


Par kautcha | 21/04/2013 | 20:44:57

Abidjan le 21 avril 2013 © koaci.com – Selon les premières tendances, tout indique selon notre constat de terrain et nos informations, que cette journée électorale s'est déroulée dans le calme, peu d'incidents relevés pour l'heure mais, et ce sera peut être la grande leçon à retenir, une tendance générale de forte abstention. Les premiers chiffres annonceraient moins de 20% de participation.

Au lot des petits couacs du jour, à Koumassi, un affrontement a été évité de justesse entre les partisans de N’dohi Raymond et ceux de Cissé Bacongo au centre de vote de l’école primaire publique Mondon. Le cas aussi d'un fraudeur attrapé à Yamoussoukro. L’électeur Miézan Adelph Sylver, 37 ans placé en garde à vue dans les locaux de la préfecture de police de la capitale ivoirienne. Ce dernier a été interpellé pour cas de fraude dans le centre de vote de l’EPP Camp militaire au quartier Énergie. A Attecoubé un électeur a été quant à lui pris en flagrant délit de fraude avec deux bulletins de vote dans l’isoloir.

Nous avons choisi de nous intéresser particulièrement à la commune de Yopougon à Abidjan, "géante" dite acquise au parti du président Gbagbo, formation politique qui avait appelé au boycott du scrutin.

Les élections locales tant annoncées ont connu leur déroulement ce Dimanche 21 Avril, sur toute l’étendue du territoire ivoirien. Ces élections couplées Régionales et Municipales ont attiré l’attention particulière de tous dans cette journée dominicale. Les communes de Yopougon et d’Attecoubé que nous avons sillonnées aujourd’hui durant le vote, du moins dans les zones où nous nous sommes rendus, le constat est que le vote s’est passé dans une accalmie totale.

Aucun incident majeur n’a été signalé. Mais l’épineux problème du taux de participation qui était aussi une autre bataille de ces élections couplées, après l’appel du camp Gbagbo pour son boycott, pourrait entacher le scrutin en lui-même. Le constat est alarmant dans les quartiers des deux communes visitées, au soir de la fermeture des bureaux de vote à 17 Heures.

Quelques exemples de ce boycott qui ne dit pas son nom : A Yopougon , Toit rouge au groupe scolaire Offomou Yapo réputé plus grand centre du quartier , vous êtes d’abord accueilli par un désert humain aux enivrions de 16 H20 , soit à 40 mn de la fermeture du bureau de vote , où au bureau de vote 1 qui rassemble plus d’électeurs , avec 400 inscrits , n’a eu pour votant à l’heure indiquée , que 47 personnes. Ce chiffre est partout le même, de l’école Siporex5, au groupe scolaire de la Sogefia Kouté, en passant par l’école Gandhi vers le quartier Koweït, aucun bureau ne présente un chiffre dont le taux a atteint les 15% à 15 heures.

A Attecoubé, c’est pareil, dans le grand quartier d’Abobodoumé, où trois grands lieux de vote nous accueillent, c’est la désapprobation, chez les présidents des bureaux de vote. A l’Epp Abobodoumé Jérusalem 3, sur 336 inscrits au bureau de vote 5, seulement 96 ont voté, avant la fermeture des bureaux. Et là, le commissaire de la CEI dit que c’est le plus nombre élevé des 6 bureaux de votes identifiés dans l’école. Le président du bureau de vote de l’Epp Bad Ake Célestin, toujours à Attecoubé, Mr Dié tente de trouver des explications, à ce qu’il appelle un drame électoral. ‘ ‘Les ivoiriens refusent de voter parce qu’ils sont découragés des acteurs politiques, et aussi d’autres électeurs se sont faits enrôlés dans d’autres lieux, et avec la crise post-électorale ils ont changé de domicile, n’ayant aucune motivation, ils ne peuvent se rendre dans leur anciens lieux pour accomplir leurs droits civiques’’ essaie de justifier le délégué de la CEI.

En attendant la proclamation des véritables données par la Commission Electorale Indépendante (CEI) , dans les jours à venir , sur les résultats et le taux de participation , il faut remarquer que ces élections se sont passées dans les endroits visités sans heurts , mais il faut aussi signaler une plainte du PDCI à Yopougon au collège Offomou Yapo et au groupe scolaire Siporex 5 , parce que les membres du bureau de vote ayant constaté la faible affluence ont fait signer des procès verbaux avant l’heure de fermeture , ce qui a mis les représentants du candidat Doukouré Moustapha dans une colère demandant même l’annulation de ces PV. Mais les choses ont fini par rentrer dans l’ordre.

Même si le premier constat est relatif au calme et au faible taux de participation, sans nul doute par désintérêt des populations et manque d'implication dans les communes des élus dit normalement de terrain, tout indique que les ivoiriens vont pousser un ouf de soulagement de s’être dégagés de ces nombreux rendez vous politiques qui ont meublé la vie du pays de 2010 à 2013, avec son cortège de problèmes dont celui de la présidentielle muée en crise post-électorale et ayant fait plus de 3 000 morts selon l’ONU.

Avant de parler de divorce entre le peuple et ses élites politiques, la part belle irait au gouvernement qui au constat, a, pour l'heure, bel et bien réussi son pari.

Maintenant que les vainqueurs gagnent et que les perdants perdent pour voir la Côte d’Ivoire marcher vers le développement, seule gage de la prospérité des ivoiriens.

Donatien Kautcha


cote d'ivoire, elections, municipales, régionales, alassane dramane ouattara, rdr, pdci, rhdp, fpi, laurent gbagbo
Elections locales en Côte d'Ivoire: la participation au plus bas

La Côte d’Ivoire votait ce dimanche 21 avril pour des élections régionales et municipales, les premières depuis la crise post-électorale d'il y a deux ans. Au-delà des résultats, la question principale était celle de la participation. A la fermeture des bureaux de vote, celle-ci est très faible, notamment à cause de l’appel au boycott du FPI.

Dans l’un des six bureaux de vote du centre du groupe scolaire Les Aquarelles du nouveau quartier de Yopougon, à une demi-heure de la fermeture du scrutin, il y avait seulement 52 votants pour 368 inscrits, soit environ 15% de participation.

Une participation à l’image de ce qui s’est passé ailleurs. Dans une dizaine de centres de vote visités à Abidjan, seuls 30% des électeurs se seraient déplacés. Quelques bureaux de vote, comme à Treichville, approchent les 40% de participation. Les autres électeurs n’ont pas manifestement pas entendu l’appel du président ivoirien.

Elections dans le calme


Peu avant midi, Alassane Ouattara avait exhorté ses compatriotes à aller voter. Mais à Yopougon, fief du FPI, c’était sans compter sur l’appel au boycott lancé par la direction du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo. Des militants expliquaient que ces élections ne les concernaient pas.

Pour l’instant, aucun incident grave n’a été signalé. Seuls quelques problèmes de logistique ont provoqué des retards ce dimanche matin à l’ouverture du scrutin : absence d’encre indélébile, manque d’urnes, bulletins de vote mal aiguillés... Le temps perdu au début a souvent été récupéré à la fin de la journée. Les bureaux de vote ont en général fermé à 17h30, voire 18h, au lieu de 17h.

La sécurité de ces élections a été assurée par la police. Les FRCI et les gendarmes ne devaient intervenir qu’en cas d’incident grave, ce qui n’a pas été le cas. Les résultats complets de ces élections devraient être publiés d’ici le milieu de la semaine.


cote d'ivoire, elections, municipales, régionales, alassane dramane ouattara, rdr, pdci, rhdp, fpi, laurent gbagbo
Côte d'Ivoire : faible affluence aux élections locales boudées par le camp Gbagbo

Deux ans après la fin d'une crise postélectorale sanglante, des Ivoiriens étaient peu nombreux à retourner aux urnes, le 21 avril, pour des municipales et régionales marquées par le boycottage du parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, symbole d'une réconciliation en panne.

Mis à jour, le 21 avril à 16h15

Très peu d'Ivoiriens se sont rendus aux urnes , le 21 avril, pour les élections municipales et régionales. Double scrutin boycotté par le Font populaire ivoirien (FPI). Le parti de Laurent Gbagbo boycotte ces scrutins, les qualifiant de « mascarade ».

Le FPI exigeait une réforme de la commission électorale ainsi qu'une amnistie pour les crimes commis durant la crise de 2010-2011 et la libération de ses leaders emprisonnés, à commencer par son leader, détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l'humanité.

Le parti a toutefois dû annoncer la suspension de 15 de ses membres, dont plusieurs maires sortants, qui ont participé à la campagne en dépit de ses consignes. En l'absence du FPI, la bataille électorale a surtout crispé les relations entre les alliés au pouvoir, le RDR et le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ex-chef d'Etat Henri Konan Bédié, qui concourent la plupart du temps en rangs dispersés à ces locales.

Retards

A Abidjan, dans un bureau de vote du quartier populaire de Koumassi (sud), les électeurs ont commencé à voter plus d'une demi-heure après l'ouverture officielle à 7 heures( heures locales), en raison de retards dans l'installation du matériel électoral. Plusieurs dizaines de personnes attendaient leur tour.

Dans une école primaire du quartier d'Abobo, dans la partie nord de la capitale, le vote a démarré avec près d'une heure de retard, comme dans certains secteurs de Bouaké, la grande ville du centre du pays, où Robert Kouladé, chef communautaire d'une quarantaine d'années, a indiqué à l'AFP être venu accomplir son « devoir de citoyen » en espérant que « les Ivoiriens tirent les leçons du passé pour éviter tout dérapage afin qu'on puisse emprunter la voie de la démocratie vraie ».

Les craintes de troubles concernent notamment Abidjan et l'Ouest, région la plus instable et de nouveau en proie en mars à des attaques meurtrières d'hommes armés.

Selon une source onusienne, la mission des Nations unies dans le pays (Onuci) s'est aussi inquiétée du fait que certains hauts cadres de l'armée ivoirienne aient "soutenu de façon flagrante des candidats du RDR" ces derniers jours.

Ces élections sont les dernières avant la présidentielle de 2015 à laquelle, sauf surprise, Alassane Ouattara devrait se représenter. Le chef de l'Etat se flatte d'avoir en deux ans replacé la Côte d'Ivoire sur la scène internationale après une décennie de tourmente, fait largement progresser la sécurité et redémarrer l'économie.

Mais la pauvreté tarde à reculer, l'ampleur de la corruption est régulièrement dénoncée et le régime est accusé de privilégier une "justice des vainqueurs", aucune figure du camp Ouattara n'ayant été inquiétée pour les graves crimes commis durant la dernière crise.

La commission électorale estime pouvoir annoncer les résultats complets du double scrutin d'ici le milieu de la semaine prochaine.

cote d'ivoire, elections, municipales, régionales, alassane dramane ouattara, rdr, pdci, rhdp, fpi, laurent gbagbo

Faible participation en Côte d'Ivoire

Dernière mise à jour: 21 avril, 2013 - 18:32 GMT

Peu d’Ivoiriens se sont déplacés dans les bureaux de vote dimanche lors des élections municipales et régionales.

Ce sont les premiers scrutins locaux depuis 10 ans.

Les élections ont été marquées par le boycottage du parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, symbole d'une réconciliation en panne.

Malgré quelques retards dans l’organisation dans l’ouverture des bureaux, le scrutin s’est déroulé dans le calme.

Aux commandes depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui avait fait quelque 3.000 morts, le président Alassane Ouattara avait souhaité un vote "dans la paix".

Ces élections sont "importantes pour la gestion décentralisée du pays", a-t-il déclaré en votant à Abidjan.

Quelque 5,7 millions d'inscrits étaient appelés aux urnes en Côte d'ivoire, première puissance économique d'Afrique de l'Ouest francophone.

Le dépouillement des bulletins de votes devait débuter en fin de journée.

La commission électorale estime pouvoir annoncer les résultats complets d'ici le milieu de la semaine prochaine.

cote d'ivoire, elections, municipales, régionales, alassane dramane ouattara, rdr, pdci, rhdp, fpi, laurent gbagbo

Côte d'Ivoire : Les électeurs qui ont honte fuient l'encre indélébile !


Pour le reconnaitre ''' que Toungara soit habillé dans un boubou cousu ''' Telle était la proposition optative qui n'a jamais eu d'oreilles dans le staff technique du candidat Adama Toungara au point de confondre de nombreux électeurs particulièrement les analphabètes ce dimanche 21 avril jour des élections municipales. Car selon les témoignages recueillis par KOACI.COM dans plusieurs bureaux de vote, des électeurs sont sortis solliciter l'aide des agents de la CEI qui ne pouvaient non plus apporter le moindre coup de pouce aux fidèles de Toungara et aussi bien pour les différents autres candidats tous en course.

Et si par moment cette confusion occasionnait un antagonisme d'idée chez les membres de la CEI et les différents représentants des partis, les règles établies obligeaient toujours à abandonner les électeurs à leur propre sort.

Aussi ce dimanche, pour l'opprobre jeté sur les élections municipales, des électeurs sont très nombreux à fuir l'encre indélébile. On préfère voter incognito pour éviter les regards et les commentaires. Comme en témoignent les propos de Mr Aboki membre de la CEI dans un bureau de vote à Yopougon ''' Ils s'enfuient tous après avoir émarger. Ils ne souhaitent pas être marquer par l'encre. Et Ils ont surtout honte nous disent-ils ''''.

Et donc il s'en suit régulièrement une course poursuite entre membre de la CEI et électeur juste après la phase d'émargement. ''' On a même aspergé certains d'encre indélébile ''' nous raconte Kipré dans une vigilance sans faille et dans son travail de marquer les électeurs.

Adriel


Conclusion :
le taux de participation se situerait entre 10% et 20%.

Mais le magicien Youssouf Bakayoko (monsieur il n'est pas encore minuit) qui n'a pour référence que les élections organisées par un certain Laurent GBAGBO, déclare:

Youssouf Bakoyoko, Président de leur CEI sur RFI:
cote d'ivoire, elections, municipales, régionales, alassane dramane ouattara, rdr, pdci, rhdp, fpi, laurent gbagbo

"..le faible taux de participation est semblable à celui de 2001.

Les élections locales contrairement aux présidentielles n'ont jamais intéressées les ivoiriens "


01/09/2012

Côte d'Ivoire : M. Alassane Dramane Ouattara le véritable problème de la Côte d’Ivoire, des Ivoiriens et de la sous-région Ouest-africaine selon le FPI

cedeao, cote d'ivoire, alassane dramane ouattara, crimes, guerres, destabilisation, afrique de l'ouest, coup d'étatAlors que le samedi 18 août 2012, le siège du FPI a été pillé et le Dr. Douati Alphonse a été interpellé par les FRCI et incarcéré aussitôt à la MACA, voici que une semaine plus tard, soit le dimanche 26 août, le Secrétaire Général et Porte-parole du FPI, notre camarade Laurent Akoun a subi le même sort entre Adzopé et Akoupé où il effectuait une mission.

Où sommes-nous ? Où allons-nous ? Que faire ? Ces trois questions appellent de notre part, trois réponses.

I- Le contexte politique

II- Ce qui se passe dépasse l’entendement

III- Que faire pour enrayer la dictature RDR ?


I- Le contexte politique

cedeao,cote d'ivoire,alassane dramane ouattara,crimes,guerres,destabilisation,afrique de l'ouest,coup d'étatAprès la prise du pouvoir de M. Ouattara, le FPI s’est inscrit dans la voie d’une opposition responsable et républicaine. C’est dans cette perspective que le FPI prend des positions claires et argumentées sur la situation sociopolitique du pays, ce qui n’est pas du goût du parti au pouvoir. C’est pourquoi, le FPI est entré dans l’œil du cyclone RDR.

Depuis, le FPI est quasiment interdit d’activités sous peine de livrer ses militants et dirigeants à une mort certaine. Ses meetings sont réprimés dans le sang. Le président Alassane Ouattara, ne décolère pas, en raison de ce qu’il appelle "l’arrogance de ses dirigeants". Plus de 16 mois de gouvernance dans la haine, l’intolérance, sans dialogue. Pas le moindre véritable signe d’apaisement de sa part.


Bien au contraire les récentes attaques de camps militaires (Akouedo, Abengourou, du 04 au 06 août 2012), et postes tenus par les FRCI par des individus encagoulés, va servir de prétexte à une escalade de violences, enlèvements et emprisonnements des dirigeants du FPI de la base au sommet.

Les agressions commises contre les positions des FRCI et dont certaines se sont soldées par des morts, ont ipso facto été attribuées au Front Populaire Ivoirien, le jour même de leur déroulement sans enquête, et sans l’ombre d’une preuve.

« ce sont des miliciens pro Gbagbo appuyés de certains éléments des ex FDS qui sont réfugiés au Ghana » a d’emblée affirmé, l’un des Sécurocrates du régime, le ministre d’Etat, Ahmed Bakayoko.

Mais, la question qu’il aurait fallu poser sereinement, en prenant en compte tous les paramètres de la situation politique actuelle et non regarder précipitamment dans une seule direction, est de savoir à qui profitent les crimes ?

Le Front Populaire Ivoirien, principal parti d’opposition qui a perdu le pouvoir et qui ne cache pas sa volonté de le reconquérir, est à priori le bouc émissaire idéal. Mais il faut bien se demander si le FPI a intérêt à perpétrer ces agressions dans le contexte actuel ? Et à qui peuvent véritablement profiter ces crimes ?

A qui profitent ces crimes ?

Pour répondre à cette question il est bon de rappeler les évènements qui se sont déroulés ces trois derniers mois, juin, juillet, août. Le contexte politique est focalisé sur l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo en détention à la Haye. Cette audience était fixée au 18 juin. Les regards et l’attention politique sont rivés vers la CPI. Les militants et dirigeants du FPI sont concentrés sur ce dossier pour donner toutes les chances à la libération de leur leader.

Il va se trouver que du 02 au 08 juin 2012 soit deux semaines avant cette audience, capitale pour le FPI et qui n’a donc aucun intérêt à faire accréditer par l’opinion internationale, l’image de violence dont la CPI affuble le président Gbagbo, trois évènements vont se produire pour secouer le marigot politique ivoirien, brouiller les cartes et incriminer le FPI.
cedeao,cote d'ivoire,alassane dramane ouattara,crimes,guerres,destabilisation,afrique de l'ouest,coup d'état
1- Le samedi 02 juin 2012, l’ex procureur de la CPI, Ocampo arrive en Côte d’Ivoire. Sommé par les instances supérieures qui actionnent la CPI, Ocampo après sa récente lettre de félicitation au chef de la rébellion Soro Guillaume, s’est vu obligé d’auditionner son "ami" pendant deux heures sur les crimes commis de 2002 à 2011, par les Forces Armées des forces Nouvelles (FAFN). Cela parce que la juge Fernandez De Gurmendi de la CPI aurait donné un avis dissident et menacé de démissionner si le procureur s’obstinait à enquêter uniquement sur les crimes commis par le seul camp Gbagbo.

Cet interrogatoire n’a pas été comme on peut s’en douter, du goût de M. Guillaume Soro qui n’entend pas faire seul les frais de la rébellion sans ses commanditaires. De ce fait il se tient depuis sur ses gardes ; lui et ses com-zones qui, s’ils devraient être transférés à la Haye, vendraient chers leurs peaux. Il y avait comme une situation délétère dans l’air, faite de tension entre les deux clans alliés d’hier, Soro et Ouattara. Le second nommé ayant lui-même déjà pris en charge, par précaution, le portefeuille de la défense.
cedeao,cote d'ivoire,alassane dramane ouattara,crimes,guerres,destabilisation,afrique de l'ouest,coup d'état
2- C’est dans ce climat tendu que s’opèrent à Lomé l’arrestation le 05 juin et l’extradition du ministre Lida Kouassi Moïse accusé d’avoir fomenté un coup d’Etat. Le FPI est aussitôt voué aux gémonies.
cedeao,cote d'ivoire,alassane dramane ouattara,crimes,guerres,destabilisation,afrique de l'ouest,coup d'état
3- Le 08 juin dans la foulée sept (07) casques bleus de l’ONUCI trouvent la mort dans une embuscade à l’ouest. C’est encore le FPI que le pouvoir a accusé d’avoir commis ces crimes par ses prétendus milices.

Le Front Populaire Ivoirien avait-il intérêt à poser de tels actes ? Dans quel but ? Surtout la veille de l’audience du Président Gbagbo, pour l’accabler davantage, voir les charges contre lui confirmées et le maintenir dans les liens de la détention ? La réponse à cette question est assurément NON. A qui profitent donc ces crimes ?

Au cours de la conférence de presse organisée pour se prononcer sur cette sombre affaire qui pue manifestement la manipulation, le FPI on s’en souvient, avait déclaré ce qui suit le 15 juin 2012, à propos du prétendu coup d’Etat déjoué.

Après la dernière visite controversée du procureur Ocampo qui a révélé ses accointances avec le pouvoir et face à la quasi certitude grandissante conduisant à la très probable libération de Laurent Gbagbo en raison de la faiblesse des preuves contre lui, M. Alassane Ouattara sentant l’étau se resserrer autour de lui a décidé de monter au créneau.

Objectif :

1° charger à fond Laurent Gbagbo la veille de son procès en le faisant passer pour "un criminel" qui refuse de se repentir en continuant de semer la mort en Côte d’Ivoire.

2° Réduire au silence les partisans de Laurent Gbagbo.

3° Dresser l’ONUCI contre le FPI


La méthode utilisée est celle que M. Ouattara et ses alliés ont déjà utilisée durant la crise postélectorale.

D’abord la diabolisation de Laurent Gbagbo et ses partisans par les ONG et les médias aux ordres.

Ensuite l’exécution de la phase du crime de sang imputé à Laurent Gbagbo et ses partisans. A Abobo pendant la crise les images des femmes prétendument assassinées par Gbagbo ont été brandies dans les médias. Cette fois ce sont des casques bleus qui ont été sacrifiés à la mise en scène de M. Ouattara à l’Ouest.

Troisième et dernière phase, l’extermination des pro-Gbagbo qui a déjà commencé à l’Ouest et qu’on envisage de poursuivre avec la dissolution du FPI et sa décapitation programmée, tout cela sans en aucun moment, pendant la crise comme aujourd’hui aucune enquête sérieuse et crédible n’ait été mise en œuvre.

Nous sommes aujourd’hui à cette à cette phase, que le FPI avait vu venir deux mois plus tôt. L’audience de Laurent Gbagbo avait été reportée au 13 août une semaine avant cette audience, le 04 août des crimes sont commis dans des casernes et commissariats de police. Le FPI est aussitôt de nouveau accusé. Plus grave il est cette fois criminalisé par des proches de Soro Guillaume qui l’assimile à une organisation terroriste et invite l’Etat ivoirien, le peuple ivoirien et la communauté internationale à se mettre ensemble pour éradiquer le fléau FPI. Un véritable appel au meurtre.

C’est le même scénario qui est utilisé sauf que cette fois la thèse de l’accusation facile du FPI se révèle très peu crédible pour nombre d’observateurs de la vie politique ivoirienne.

C’est d’abord l’hebdomadaire Jeune Afrique qu’on ne peut soupçonner d’être pro Gbagbo, qui contredit le gouvernement ivoirien.

Selon plusieurs sources militaires de haut rang, les assaillants étaient au nombre d’une centaine, vêtus en treillis ou en civils et circulant à bord d’une dizaine de pick-up. Ils ont fait irruption simultanément aux entrées principale et annexe de la caserne aux environs de 3 heures 30 GMT, lundi matin. Dès son entrée, le commando a abattu les cinq sentinelles en faction au poste de contrôle.

« C’est curieux, les assaillants semblaient connaître le secteur. Ils n’ont pas emporté les armes plus lourdes qui étaient stockées, notamment les obus de mortiers. Ils se sont contentés des Kalachnilovs comme s’ils voulaient délivrer un message », commente une source haut placée, proche du ministère délégué à la Défense.

Après son forfait, durant lequel il n’a rencontré presque aucune opposition, le commando prend tranquillement l’axe Abidjan-Bingerville et s’évapore dans la nature. C’est seulement à 5 heures du matin que les hommes de la garde républicaine du commandant en second, Issiaka Wattara, alias « Wattao », arrivent sur le terrain. Mais les agresseurs sont déjà loin. Et le ratissage intensif de la zone ne donne rien.

Dans la matinée, plusieurs autres unités des anciens chefs de guerre de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), aujourd’hui intégrés au sein de l’armée nationale, rallient la caserne d’Akouédo. Le fait est que la Côte d’Ivoire qui n’a véritablement pas une armée nationale digne de ce nom, fonctionne depuis seize (16) mois avec un système sécuritaire qui repose essentiellement sur les 3000 à 4000 ex-rebelles membres des FRCI (qui sont sur le papier 55 000 hommes), ainsi que sur environ 40 000 dozos, chasseurs traditionnels venus du Nord, et sur quelque 110 000 supplétifs non encore démobilisés ni désarmés. Pour les milieux diplomatiques d’Abidjan, c’est d’ailleurs de ce côté qu’il faut chercher. « L’attaque ressemble bien à une action de supplétifs FRCI qui n’ont toujours pas été pris en compte par le pouvoir. C’est une sorte de signal qu’ils donnent au gouvernement pour accélérer la réforme du système de sécurité et de l’armée (RSSA), en panne depuis plusieurs mois », affirme un diplomate européen.

Autre détail troublant : « les assaillants ont bénéficié de complicités internes au camp, confie Paul Koffi Koffi à Jeune Afrique.
cedeao,cote d'ivoire,alassane dramane ouattara,crimes,guerres,destabilisation,afrique de l'ouest,coup d'état
Toute la vérité est contenue dans cet agencement de faits et de questions. Guillaume Soro pourtant président de l’Assemblée nationale, donc loin de l’exécutif affirme sur son "twiter" avoir été informé de l’attaque du camp d’Akouedo au moment où elle s’est produite autour de trois (03) heures du matin. Et c’est seulement à cinq (05) heures du matin que l’un de ses ex com-zones Wattao arrive sur le terrain. Mais les agresseurs sont déjà loin. Pourquoi avoir attendu deux (02) heures avant d’intervenir ? Le temps que les agresseurs se servent tranquillement en armes et disparaissent dans la nature ? Qui a intérêt à avoir la main mise sur le système de défense, dont il avait été écarté, alors que la CPI envisage sérieusement son transfert, lui et ses hommes à la Haye ? Qui a intérêt à mettre en difficulté le régime pour empêcher son transfèrement ? Qui a intérêt à donner des signaux forts au clan Ouattara pour le dissuader de s’engager dans cette voie qui serait suicidaire pour le régime ? Qui veut se payer une impunité en conduisant tous les sécurocrates du régime à lui faire allégeance dans la conduite de la défense nationale ? Qui s’organise déjà pour prendre et exercer le pouvoir d’Etat en 2020 ? Si ce n’est maintenant ? La réponse à tout ce questionnement nous conduit au cœur de l’imbroglio politique ivoirien.

L’acharnement de certains lieutenants à criminaliser le FPI procède sans aucun doute de cette réalité là. La meilleure défense étant l’attaque. La criminalisation du FPI est une diversion machiavélique qui, tout en conduisant à l’affaiblissement du FPI par sa décapitation, ouvre la voie à l’assouvissement de noirs desseins présidentiels que l’on tente maladroitement de masquer. Mais cela ne se fera pas sur la dépouille du Front Populaire Ivoirien.

Le FPI dénoncera toutes les perfidies d’où qu’elles viennent pour reconquérir le pouvoir d’Etat par la voie des urnes, et nul ne peut en détourner ses militants et dirigeants. C’est pourquoi il importe à présent de prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur les méthodes mafieuses utilisées pour réduire le FPI au silence.

II- Ce qui se passe dépasse l’entendement

En étudiant de façon rétrospective la facilité avec laquelle les FRCI et dozo ont investi les domiciles des militants LMP entre avril et juin 2011, nous nous sommes rendu compte que plusieurs mois avant la crise post-électorale, le camp Ouattara avait identifié et fiché soigneusement tous les pro-Gbagbo. Jusqu’à aujourd’hui, c’est cette cartographie établie de sang froid qui sert de guide au RDR dans sa politique de « dératisation politique » du pays par « l’éradication » du FPI. De Touleupleu à Bondoukou en passant par Duékoué, Daloa, Abidjan-Yopougon, Dabou, Adzopé, Agboville, Grand-Lahou, San-Pedro, Soubré, Divo, Lakota, Sinfra, Gagnoa, Madinani, etc, les enlèvements et autres exactions se comptent par centaines. Au cours de ces opérations qui défraient la chronique et meublent les rapports de nombre d’organisations de défense des droits de l’homme, les actes posés sont invariablement les mêmes : bastonnades, extorsions de biens et d’argent, tortures pour arracher des aveux destinés à accréditer la thèse du complot FPI contre Ouattara, ou à obliger les pro-Gbagbo ou LMP à démissionner du FPI, procédures judiciaires expéditives assorties de chefs d’accusation farfelues.

Comme on voit, les faits n’ont pas démenti les prédictions de la communauté internationale selon lesquelles le régime Ouattara risque sa crédibilité s’il se place dans une logique répressive vis-à-vis de son Opposition. Ce n’est pas tout. Les dozo et FRCI utilisent d’autres procédés tels que la profanation de sépultures, la taxation des travaux agricoles et des veillées funèbres ainsi que l’atteinte à la pudeur. A titre illustratif et concernant ce dernier chapitre, signalons qu’« à Gabiagui, [localité située à 40 km de San-Pédro], pour obliger un chef Gouro, taxé de pro-Gbagbo, et qui avait pris la fuite, à se rendre, des FRCI ont mis sa fille, mariée à une autorité de la ville, nue, sur la place publique. Ce n’est que quand le père s’est rendu qu’elle a été autorisée à se rhabiller. Peu de temps après, des individus ont approché la famille du chef pour obtenir sa libération contre une rançon de 1 million de CFA. Saisie de l’affaire, l’ONUCI aurait entendu la fille. Aux dernières nouvelles, le chef aurait été déporté à Abidjan. Ce qui n’a pas empêché les FRCI de traquer les gens de sa tribu qui, pour beaucoup, ont décidé de regagner leurs zones d’origine » (LG Infos, N°228 du 27 août 2012, p. 2). Bilan provisoire ou conséquences de ces traitements inhumains et dégradants : plus d’un millier de militants LMP croupissent dans les geôles et autres camps de torture du régime ; plus de 200 tués, près de 3000 déplacés internes, hommes, femmes et enfants en cette période de rentrée scolaire et universitaire. Autrement dit, et pour paraphraser la CNDHCI, la situation sécuritaire a empiré depuis le 11 avril 2011, au lieu de s’améliorer. A qui la faute ? Assurément pas celle du Front Populaire Ivoirien. Ces pratiques ne sont ni de sa nature encore moins de ses méthodes

Le FPI, n’en déplaise à ses adversaires, n’est pas un parti violent. Il est le premier parti à avoir clairement décliné son identité dans son projet de société: « Fonder une Nation Africaine démocratique et Socialiste en Côte d’Ivoire », paru aux Editions L’Harmattan en 1997. Source d’information pour nos adversaires qui veulent nous juger et nous combattre comme pour nos militants qui entendent comprendre pour avancer ; source d’inspiration pour inventer de nouveaux langages et de nouvelles pratiques ; et source de réflexion en termes de critique, d’auto-critique et d’amélioration, notre projet de société dit très clairement que le FPI a opté pour le socialisme démocratique. Cette voie lui impose un choix tout aussi clair en matière d’identité culturelle, de gouvernance politique, de conception de la Nation, de coopération internationale.

Le socialisme démocratique est la doctrine qui exclut la violence comme moyen d’accès au pouvoir d’Etat ; c’est la doctrine qui estime suffisantes les réformes économiques, c’est la doctrine des modérés contre la doctrine des radicaux du début du XXè siècle. Le socialisme démocratique nous apparaît comme l’essence même du socialisme sous toutes ses formes : un excellent outil d’analyse et de gestion stratégique étant donné le contexte que traversent nos sociétés pluriethniques, pluriraciales et pluriconfessionnelles. Le socialisme démocratique est une révolution culturelle, une révolution symbolique c’est-à-dire, sans les kalachs que l’on brandit pour prendre ou conserver le pouvoir d’Etat.

Monsieur Ouattara qui a bénéficié de nombreux soutiens extérieurs dans son combat contre ce qu’on nomme la politique d’exclusion ivoiritaires, pratique aujourd’hui ce qu’il a combattu hier. En effet, il avoue que les privilèges qu’il accorde aux Nordistes constituent « un simple rattrapage.. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S'agissant des hauts cadres de l'armée, j'ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces Nouvelles [FN, ancienne rébellion nordiste], qui voulaient tous les postes. Et j'ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu'au niveau de commandement : le n°1 issu des FN, flanqué d'un n°2 venu de l'ancienne armée régulière. Tous grades confondus, il y a 12 % de Nordistes dans la police, 15 % dans la gendarmerie et 40 % environ dans l'armée... Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher ».

C’est donc au nom de cette épuration politico-ethnique, que l’Administration ivoirienne, l’Armée, la Police, la Douane, le Trésor Public, l’Economie, etc.., appartiennent exclusivement aux pro-Ouattara. C’est au nom du rattrapage que des centaines de milliers d’Ivoiriens ont été licenciés des entreprises publiques et parapubliques, au profit du camp des vainqueurs. C’est au nom de ce même principe d’exclusion que l’appareil judiciaire est devenu une justice des vainqueurs ; c’est cette volonté hégémonique qui explique et justifie le caractère quasi monolithique et monoethnique de l’Assemblée Nationale, avec une majorité confortable RDR issue du Nord, une région qui représente à peine 26% de la population nationale ; c’est au nom de ce rattrapage que plus de 300 journalistes présumés pro-Gbagbo ont été licenciés au profit de dizaines de pro-Ouattara qui font de la RTI une tribune à voix unique, provoquant un recul spectaculaire en matière de pluralité d’opinion ; c’est au nom de ce rattrapage que récemment 200 wê ont été massacrés dans leur camp de réfugiés à Nahibly ; c’est au nom du rattrapage ethnique que la confrérie dozo, une communauté de chasseurs traditionnels issus du Nord, a été intégrés dans l’armée Nationale, en violation de la Constitution.

C’est au nom du rattrapage ethnique que le Président de la République, Chef de l’Etat, continue de présider aux destinées du RDR, son parti, en violation de la même loi fondamentale. C’est au nom du rattrapage ethnique que, malgré les conclusions de la Commission Nationale d’Enquête (CNE) accusant les FRCI d’avoir perpétré plus de 726 exécutions sommaires entre mai et décembre 2011, bénéficient toujours d’une impunité de la part du gouvernement Ouattara. C’est enfin au nom du rattrapage et de la politique d’épuration ethnique que l’on crée aujourd’hui une police universitaire, là où, du temps de parti unique, en contexte de Guerre-Froide, Félix Houphouët-Boigny n’a pas osé créer une police PDCI-RDA à l’Université d’Abidjan.

Le FPI a compris, tout compris. Et c’est pourquoi il se tourne vers ceux qui peuvent l’écouter et prendre en compte son soupir de douleur et d’indignation.

III- Que faire pour enrayer la dictature du RDR ?

Le FPI, conscient de son devoir devant l’histoire et l’Afrique est demandeur du dialogue et lance un appel pressant aux décideurs internationaux qui jusqu’ici n’ont ménagé aucun effort pour faire de la Côte d’Ivoire une démocratie exemplaire après Laurent Gbagbo présenté comme un dictateur, afin qu’ils œuvrent aux meilleurs conditions d’un retour à une vie politique normale. Je pense au Conseil de Sécurité de l’ONU, à l’Union Africaine, à l’Union Européenne, aux USA, à la France, à la Grande-Bretagne, au Canada, à la Chine et à la Russie. Je pense à l’UNESCO, à l’OIF, à l’UNICEF, à la Banque Mondiale, au FMI et à l’UNDPA. J’en appel à leur sens de la justice et de solidarité aux côtés des opprimés, l’ONU étant un héritage des consciences indignées par les horreurs de la Deuxième Guerre Mondiale. Je pense, au plan interne, aux forces politiques qui un moment donné, ont cru que le RDR d’Alassane Ouattara était capable de mettre en pratique son programme « vivre ensemble », aux leaders religieux, musulmans et chrétiens, dont les fidèles traversent la plus grande tragédie de l’histoire de la Côte d’Ivoire indépendante. Je pense à la société civile, notamment les organisations de défense des droits de l’homme : la Côte d’Ivoire brûle et il urge qu’on éloigne le péril dont la CDVR indique, à raison, qu’il guette la Nation.

Conclusion


M. Alassane Ouattara est devenu un problème pour la Côte d’Ivoire, les Ivoiriens et la sous-région Ouest-africaine. A coups de propagande, il a été trop tôt considéré comme un leader policé et un démocrate-né. Il est aujourd’hui au pied du mur, montrant le contraire de ce qui a été dit, ressassé sur lui au cours des 20 dernières années. En effet, le démocrate présumé ne veut pas d’Opposition, d’où le harcèlement des dirigeants du FPI, des journalistes, des Intellectuels LMP ; d’où la confiscation des libertés démocratiques à travers la répression des meetings du FPI. Peuvent en témoigner l’ONU, les USA, la France.. Voici d’ailleurs la liste des droits fondamentaux violés à longueur de journées par le régime Ouattara :

- violation des droits économiques ;

- violation des libertés publiques ;

- violation du droit à l’intégrité physique et morale ;

- atteinte à la vie et aux symboles ;

- violation des droits sociaux.


A plusieurs reprises, il a été demandé à M. Ouattara de se défaire des dozo, une armée issue de sa communauté ethnique de référence, il ne le peut pas parce qu’il ne maîtrise pas aujourd’hui les hommes qui l’ont aidé à prendre le pouvoir en avril 2011. Pour justifier son échec, il est obligé d’incriminer le FPI pourtant fragilisé et donc sans armes matérielles mais qui dispose d’armes symboliques redoutables telle que la force et la pertinence de ses arguments politiques. C’est sur la base de cette armada symbolique que nous disons, demain, nous reviendrons au pouvoir, sachant qu’en cas d’élections transparentes et équitables, nous battrons le RHDP à plate couture. En effet, la vague de répression a eu depuis, des conséquences sur la vie de pro-Gbagbo certes, mais aussi sur les pro-Ouattara et des milliers de personnes neutres qui se rendent compte qu’en fait, « Gbagbo valait mieux » : "Gbagbo ka fissa".

Le FPI n’est pas un parti violent ; le parti violent qui entend cacher sa vraie nature, c’est bien le RDR. Ce dernier est de plus en plus démasqué ; cela le pousse à poser des actes désespérés : situation de fin de course ou de fin de carrière ? En tous les c’est le "Bori bana"

Mesdames et messieurs,

Avant de clore mon propos vous me permettrez de remercier très sincèrement, au nom du FPI, la police de l’ONUCI qui a accepté de sécuriser nos rencontres pour empêcher les agressions dont nous sommes l’objet.

Merci à tous pour votre aimable attention.

Fait à Abidjan, le 30 août 2012

Le Président par intérim du FPI

MIAKA Ouretto