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25/09/2013

Côte d'Ivoire : Après les enfants soldats pour la guerre de 2002 à 2011, ce sont maintenant les enfants esclaves pour l'exploitation du butin "Les Terres Ivoiriennes" par le régime ouattara et leurs mercénaires burkinabès

Alors que le régime de Ouattara se livre à son jeu favoris "Le mensonge et la propagande à travers le monde entier" par les nombreux voyages de son mentor, voici ci-dessous quelques réalités cruelles du pays profond relatées par france24. Alassane Dramane Ouattara incapable de payer en espèce les miliciens burkinabés qu'il a engagé pour la conquête sanglante du pouvoir d'Etat en Côte d'Ivoire, leur a livré "Les Terres Ivoiriennes" et certainement bientôt le pays tout entier en échange.

Lisez plutôt et faites vous votre opinion sur le sujet :

Des enfants burkinabès, esclaves des trafiquants de cacao de l’Ouest ivoirien

Par Observateurs france24 avec la contribution de Marius Piko.

Des enfants d'origine burkinabè travaillent dans des plantations illégales du mont Péko.cote d'ivoire,alassane dramane ouattara,enfants soldats,café,cacao,rdr,regime ouattara,pro-ouattara,foncier rural,forêt,enfants esclaves,burkinabé,mercenaires,guerres

Dans le parc national du Mont Péko, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, notre Observateur a rencontré des enfants burkinabès qui vivent un calvaire. Souvent âgés d’une dizaine d’années, ils sont exploités dans le cadre d’un trafic de cacao et livrés à eux-mêmes dans des conditions inhumaines et dangereuses.

Situé à la frontière avec le Libéria, le Mont Péko est l’une des principales forêts classées de Côte d’Ivoire. La zone est contrôlée depuis 2003 par les hommes d’Amadé Ouérémi, un chef de guerre burkinabè devenu l’un des plus gros trafiquant de cacao, de bois, de diamant, d'ivoire et de cannabis de la zone. Depuis cette date, le milicien s’est arrogé le contrôle du Mont Péko en dépossédant de leurs terres les propriétaires fonciers guérés, autochtones de la zone, après la crise politico militaire de 2002.

Amadé Ouérémi a également combattu aux côtés des Forces nouvelles d’Alassane Ouattara durant la crise post-électorale de 2011. Depuis, il était recherché pour crimes contre l’humanité. Le chef de guerre est accusé d’avoir fait tuer près de 800 personnes à Duékoué. En mai 2013, FRANCE 24 diffusait des images de son arrestation musclée.

Des jeunes burkinabès dans une plantation illégale du Mont Péko munis de machettes.
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Mais l’arrestation de Ouérémi n’a pas permis de rétablir l’ordre dans le Mont Péko : les montagnes sont toujours une zone de non droit et les exploitations illégales se poursuivent. En juillet, le ministre de la Défense avait donné trois mois aux occupants pour quitter la zone. La semaine dernière, le responsable de l’autorité du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion (ADDR) exhortait les occupants du parc à "sortir sans opposition" en promettant que ceux qui déposeraient leurs armes ne "seraient pas laissés pour compte". À la fin du mois de septembre, une opération de ratissage du Mont Péko par l’armée ivoirienne devrait avoir lieu.

Selon les estimations de la presse ivoirienne, 30 000 personnes occuperaient illégalement des campements dans la forêt du Mont Peko.

"Ces enfants sont piégés, ils ont très peu de chance de s’en sortir"

Marius (pseudonyme) s’est rendu dans le Mont Péko où il a rencontré des enfants qui travaillent dans des exploitations illégales de cacao.

J’ai visité plusieurs campements informels, notamment celui de Sokroini, et je peux affirmer que 90% des gens là bas sont des enfants et des jeunes hommes âgés entre 11 et 20 ans. Les plus jeunes que j’ai rencontrés avaient même 8 ou 9 ans. Ils sont tous burkinabès, originaires de ville comme Bobo-Dioulasso ou Koudougou au Burkina Faso d’où viennent aussi les chefs de milice qui organisent les trafics dans ces campements. D’autres enfants vivaient dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire, notamment à Soubré, où vit une importante communauté burkinabé.

La plupart de ces enfants ne savent même pas pour qui ils travaillent. Selon les miliciens sur place, ce sont des hommes d’affaires burkinabès qui ont fait fortune dans le cacao et qui avaient négocié avec Amadé Ouérémi la mise en place de ce trafic. Les hommes de Ouérémi vont chercher les orphelins dans les rues du Burkina ou font miroiter aux parents des retombées financières importantes pour les emmener.


Agés d'une dizaine d'années, ils manipulent des machettes.
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"Quand je suis arrivé, les miliciens se sont dépêchés de ranger les machettes que les enfants maniaient"

Le travail des enfants, c’est de cueillir le cacao et de le transporter dans des gros paniers à travers des routes impraticables. D’autres sont également employés pour récupérer l’hévéa qui sert à faire le caoutchouc. C’est une zone de montagne, les pentes sont abruptes. Ils parcourent jusqu’à 40 kilomètres avec des grands paniers remplis de leur récolte sur leur tête.

Lorsque je suis arrivé dans le campement, j’ai vu que beaucoup d’entre eux avaient leur machette, des outils que des enfants si jeunes ne devraient pas manier. Les miliciens leur ont rapidement confisqué leurs outils et on fait semblant de les réprimander, en disant qu’ils n’avaient pas à jouer avec ça. Ils ne veulent pas qu’on sache qu’ils font travailler des enfants.


L'homme à droite tente de récupérer les machettes afin que notre Observateur ne puisse pas filmer les enfants avec.
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Un autre homme récupère toutes les machettes pour les ranger.
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"Ils dorment à même le sol, à 30 dans sept mètres carrés"

J’ai réussi à parler à des enfants en les emmenant un peu à l’écart. Les plus anciens sont là depuis 2005 et n’ont pas vu autre chose que le Mont Péko depuis huit ans. Ils sont coupés du monde, ne vont évidemment pas à l’école. Leur salaire varie selon l’âge, mais un garçon de 14 ans gagne en moyenne entre 75 000 et 100 000 francs CFA (entre 114 et 152 euros) par année de travail. Pour eux, c’est une fortune, ils n’ont pas la notion de l’argent. Ceux qui sont dans le business depuis longtemps ont eu une "promotion sociale" et sont parfois propriétaires de plantation.

Leurs conditions de vie sont déplorables au campement : ils dorment tous entassés à même le sol dans des habitations de fortune, jusqu’à 30 enfants dans 7 mètres carrés. Et encore, ils sont chanceux : ceux qui travaillent dans les champs s’abritent sous des tentes faites de bouts de bois et d’une bâche.

"Un enfant de 12 ans pleurait, il m’a dit que son rêve, c’était de retourner à l’école"


Beaucoup d’enfants craquent devant la difficulté du travail. Lorsque j’étais là-bas, un enfant de 12 ans, qui venait de ramener du cacao pleurait de fatigue. Entre deux sanglots, il m’a dit qu’il rêvait de retourner à l’école, là où d’autres sont en ce moment, pendant que lui est là, au milieu de nulle part, sans même savoir où il se trouve. Il est là depuis deux ans et n’a aucune nouvelle de ses parents. Il n’a pas le courage de s’enfuir comme certains de ses camarades, car il sait que les chances de survivre lorsqu’on est seul dans le Mont Péko sont très minces.

Ce qui est très inquiétant, c’est que depuis l’arrestation d’Amadé Ouérémi [en mai], on ne s’occupe plus de ces enfants, certains ne sont même plus du tout payés. On leur dit qu’il faut attendre, et pendant ce temps, ils doivent continuer leur labeur. Comme la zone doit être libérée sous ordre de l’ADDR avant la fin du mois de septembre, les miliciens leur ont dit qu’ils allaient se mettre à l’abri pour quelque temps dans un autre village, dans des zones encore plus inaccessibles et dangereuses d’accès. Ces enfants sont piégés. Si on ne leur vient pas en aide, ils n’ont quasiment aucune chance de s’en sortir.

Un chef du camp surveille les opérations. Toutes les photos ont été prises au début du mois de septembre par notre Observateur Marius.
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01/09/2012

Côte d'Ivoire : M. Alassane Dramane Ouattara le véritable problème de la Côte d’Ivoire, des Ivoiriens et de la sous-région Ouest-africaine selon le FPI

cedeao, cote d'ivoire, alassane dramane ouattara, crimes, guerres, destabilisation, afrique de l'ouest, coup d'étatAlors que le samedi 18 août 2012, le siège du FPI a été pillé et le Dr. Douati Alphonse a été interpellé par les FRCI et incarcéré aussitôt à la MACA, voici que une semaine plus tard, soit le dimanche 26 août, le Secrétaire Général et Porte-parole du FPI, notre camarade Laurent Akoun a subi le même sort entre Adzopé et Akoupé où il effectuait une mission.

Où sommes-nous ? Où allons-nous ? Que faire ? Ces trois questions appellent de notre part, trois réponses.

I- Le contexte politique

II- Ce qui se passe dépasse l’entendement

III- Que faire pour enrayer la dictature RDR ?


I- Le contexte politique

cedeao,cote d'ivoire,alassane dramane ouattara,crimes,guerres,destabilisation,afrique de l'ouest,coup d'étatAprès la prise du pouvoir de M. Ouattara, le FPI s’est inscrit dans la voie d’une opposition responsable et républicaine. C’est dans cette perspective que le FPI prend des positions claires et argumentées sur la situation sociopolitique du pays, ce qui n’est pas du goût du parti au pouvoir. C’est pourquoi, le FPI est entré dans l’œil du cyclone RDR.

Depuis, le FPI est quasiment interdit d’activités sous peine de livrer ses militants et dirigeants à une mort certaine. Ses meetings sont réprimés dans le sang. Le président Alassane Ouattara, ne décolère pas, en raison de ce qu’il appelle "l’arrogance de ses dirigeants". Plus de 16 mois de gouvernance dans la haine, l’intolérance, sans dialogue. Pas le moindre véritable signe d’apaisement de sa part.


Bien au contraire les récentes attaques de camps militaires (Akouedo, Abengourou, du 04 au 06 août 2012), et postes tenus par les FRCI par des individus encagoulés, va servir de prétexte à une escalade de violences, enlèvements et emprisonnements des dirigeants du FPI de la base au sommet.

Les agressions commises contre les positions des FRCI et dont certaines se sont soldées par des morts, ont ipso facto été attribuées au Front Populaire Ivoirien, le jour même de leur déroulement sans enquête, et sans l’ombre d’une preuve.

« ce sont des miliciens pro Gbagbo appuyés de certains éléments des ex FDS qui sont réfugiés au Ghana » a d’emblée affirmé, l’un des Sécurocrates du régime, le ministre d’Etat, Ahmed Bakayoko.

Mais, la question qu’il aurait fallu poser sereinement, en prenant en compte tous les paramètres de la situation politique actuelle et non regarder précipitamment dans une seule direction, est de savoir à qui profitent les crimes ?

Le Front Populaire Ivoirien, principal parti d’opposition qui a perdu le pouvoir et qui ne cache pas sa volonté de le reconquérir, est à priori le bouc émissaire idéal. Mais il faut bien se demander si le FPI a intérêt à perpétrer ces agressions dans le contexte actuel ? Et à qui peuvent véritablement profiter ces crimes ?

A qui profitent ces crimes ?

Pour répondre à cette question il est bon de rappeler les évènements qui se sont déroulés ces trois derniers mois, juin, juillet, août. Le contexte politique est focalisé sur l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo en détention à la Haye. Cette audience était fixée au 18 juin. Les regards et l’attention politique sont rivés vers la CPI. Les militants et dirigeants du FPI sont concentrés sur ce dossier pour donner toutes les chances à la libération de leur leader.

Il va se trouver que du 02 au 08 juin 2012 soit deux semaines avant cette audience, capitale pour le FPI et qui n’a donc aucun intérêt à faire accréditer par l’opinion internationale, l’image de violence dont la CPI affuble le président Gbagbo, trois évènements vont se produire pour secouer le marigot politique ivoirien, brouiller les cartes et incriminer le FPI.
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1- Le samedi 02 juin 2012, l’ex procureur de la CPI, Ocampo arrive en Côte d’Ivoire. Sommé par les instances supérieures qui actionnent la CPI, Ocampo après sa récente lettre de félicitation au chef de la rébellion Soro Guillaume, s’est vu obligé d’auditionner son "ami" pendant deux heures sur les crimes commis de 2002 à 2011, par les Forces Armées des forces Nouvelles (FAFN). Cela parce que la juge Fernandez De Gurmendi de la CPI aurait donné un avis dissident et menacé de démissionner si le procureur s’obstinait à enquêter uniquement sur les crimes commis par le seul camp Gbagbo.

Cet interrogatoire n’a pas été comme on peut s’en douter, du goût de M. Guillaume Soro qui n’entend pas faire seul les frais de la rébellion sans ses commanditaires. De ce fait il se tient depuis sur ses gardes ; lui et ses com-zones qui, s’ils devraient être transférés à la Haye, vendraient chers leurs peaux. Il y avait comme une situation délétère dans l’air, faite de tension entre les deux clans alliés d’hier, Soro et Ouattara. Le second nommé ayant lui-même déjà pris en charge, par précaution, le portefeuille de la défense.
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2- C’est dans ce climat tendu que s’opèrent à Lomé l’arrestation le 05 juin et l’extradition du ministre Lida Kouassi Moïse accusé d’avoir fomenté un coup d’Etat. Le FPI est aussitôt voué aux gémonies.
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3- Le 08 juin dans la foulée sept (07) casques bleus de l’ONUCI trouvent la mort dans une embuscade à l’ouest. C’est encore le FPI que le pouvoir a accusé d’avoir commis ces crimes par ses prétendus milices.

Le Front Populaire Ivoirien avait-il intérêt à poser de tels actes ? Dans quel but ? Surtout la veille de l’audience du Président Gbagbo, pour l’accabler davantage, voir les charges contre lui confirmées et le maintenir dans les liens de la détention ? La réponse à cette question est assurément NON. A qui profitent donc ces crimes ?

Au cours de la conférence de presse organisée pour se prononcer sur cette sombre affaire qui pue manifestement la manipulation, le FPI on s’en souvient, avait déclaré ce qui suit le 15 juin 2012, à propos du prétendu coup d’Etat déjoué.

Après la dernière visite controversée du procureur Ocampo qui a révélé ses accointances avec le pouvoir et face à la quasi certitude grandissante conduisant à la très probable libération de Laurent Gbagbo en raison de la faiblesse des preuves contre lui, M. Alassane Ouattara sentant l’étau se resserrer autour de lui a décidé de monter au créneau.

Objectif :

1° charger à fond Laurent Gbagbo la veille de son procès en le faisant passer pour "un criminel" qui refuse de se repentir en continuant de semer la mort en Côte d’Ivoire.

2° Réduire au silence les partisans de Laurent Gbagbo.

3° Dresser l’ONUCI contre le FPI


La méthode utilisée est celle que M. Ouattara et ses alliés ont déjà utilisée durant la crise postélectorale.

D’abord la diabolisation de Laurent Gbagbo et ses partisans par les ONG et les médias aux ordres.

Ensuite l’exécution de la phase du crime de sang imputé à Laurent Gbagbo et ses partisans. A Abobo pendant la crise les images des femmes prétendument assassinées par Gbagbo ont été brandies dans les médias. Cette fois ce sont des casques bleus qui ont été sacrifiés à la mise en scène de M. Ouattara à l’Ouest.

Troisième et dernière phase, l’extermination des pro-Gbagbo qui a déjà commencé à l’Ouest et qu’on envisage de poursuivre avec la dissolution du FPI et sa décapitation programmée, tout cela sans en aucun moment, pendant la crise comme aujourd’hui aucune enquête sérieuse et crédible n’ait été mise en œuvre.

Nous sommes aujourd’hui à cette à cette phase, que le FPI avait vu venir deux mois plus tôt. L’audience de Laurent Gbagbo avait été reportée au 13 août une semaine avant cette audience, le 04 août des crimes sont commis dans des casernes et commissariats de police. Le FPI est aussitôt de nouveau accusé. Plus grave il est cette fois criminalisé par des proches de Soro Guillaume qui l’assimile à une organisation terroriste et invite l’Etat ivoirien, le peuple ivoirien et la communauté internationale à se mettre ensemble pour éradiquer le fléau FPI. Un véritable appel au meurtre.

C’est le même scénario qui est utilisé sauf que cette fois la thèse de l’accusation facile du FPI se révèle très peu crédible pour nombre d’observateurs de la vie politique ivoirienne.

C’est d’abord l’hebdomadaire Jeune Afrique qu’on ne peut soupçonner d’être pro Gbagbo, qui contredit le gouvernement ivoirien.

Selon plusieurs sources militaires de haut rang, les assaillants étaient au nombre d’une centaine, vêtus en treillis ou en civils et circulant à bord d’une dizaine de pick-up. Ils ont fait irruption simultanément aux entrées principale et annexe de la caserne aux environs de 3 heures 30 GMT, lundi matin. Dès son entrée, le commando a abattu les cinq sentinelles en faction au poste de contrôle.

« C’est curieux, les assaillants semblaient connaître le secteur. Ils n’ont pas emporté les armes plus lourdes qui étaient stockées, notamment les obus de mortiers. Ils se sont contentés des Kalachnilovs comme s’ils voulaient délivrer un message », commente une source haut placée, proche du ministère délégué à la Défense.

Après son forfait, durant lequel il n’a rencontré presque aucune opposition, le commando prend tranquillement l’axe Abidjan-Bingerville et s’évapore dans la nature. C’est seulement à 5 heures du matin que les hommes de la garde républicaine du commandant en second, Issiaka Wattara, alias « Wattao », arrivent sur le terrain. Mais les agresseurs sont déjà loin. Et le ratissage intensif de la zone ne donne rien.

Dans la matinée, plusieurs autres unités des anciens chefs de guerre de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), aujourd’hui intégrés au sein de l’armée nationale, rallient la caserne d’Akouédo. Le fait est que la Côte d’Ivoire qui n’a véritablement pas une armée nationale digne de ce nom, fonctionne depuis seize (16) mois avec un système sécuritaire qui repose essentiellement sur les 3000 à 4000 ex-rebelles membres des FRCI (qui sont sur le papier 55 000 hommes), ainsi que sur environ 40 000 dozos, chasseurs traditionnels venus du Nord, et sur quelque 110 000 supplétifs non encore démobilisés ni désarmés. Pour les milieux diplomatiques d’Abidjan, c’est d’ailleurs de ce côté qu’il faut chercher. « L’attaque ressemble bien à une action de supplétifs FRCI qui n’ont toujours pas été pris en compte par le pouvoir. C’est une sorte de signal qu’ils donnent au gouvernement pour accélérer la réforme du système de sécurité et de l’armée (RSSA), en panne depuis plusieurs mois », affirme un diplomate européen.

Autre détail troublant : « les assaillants ont bénéficié de complicités internes au camp, confie Paul Koffi Koffi à Jeune Afrique.
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Toute la vérité est contenue dans cet agencement de faits et de questions. Guillaume Soro pourtant président de l’Assemblée nationale, donc loin de l’exécutif affirme sur son "twiter" avoir été informé de l’attaque du camp d’Akouedo au moment où elle s’est produite autour de trois (03) heures du matin. Et c’est seulement à cinq (05) heures du matin que l’un de ses ex com-zones Wattao arrive sur le terrain. Mais les agresseurs sont déjà loin. Pourquoi avoir attendu deux (02) heures avant d’intervenir ? Le temps que les agresseurs se servent tranquillement en armes et disparaissent dans la nature ? Qui a intérêt à avoir la main mise sur le système de défense, dont il avait été écarté, alors que la CPI envisage sérieusement son transfert, lui et ses hommes à la Haye ? Qui a intérêt à mettre en difficulté le régime pour empêcher son transfèrement ? Qui a intérêt à donner des signaux forts au clan Ouattara pour le dissuader de s’engager dans cette voie qui serait suicidaire pour le régime ? Qui veut se payer une impunité en conduisant tous les sécurocrates du régime à lui faire allégeance dans la conduite de la défense nationale ? Qui s’organise déjà pour prendre et exercer le pouvoir d’Etat en 2020 ? Si ce n’est maintenant ? La réponse à tout ce questionnement nous conduit au cœur de l’imbroglio politique ivoirien.

L’acharnement de certains lieutenants à criminaliser le FPI procède sans aucun doute de cette réalité là. La meilleure défense étant l’attaque. La criminalisation du FPI est une diversion machiavélique qui, tout en conduisant à l’affaiblissement du FPI par sa décapitation, ouvre la voie à l’assouvissement de noirs desseins présidentiels que l’on tente maladroitement de masquer. Mais cela ne se fera pas sur la dépouille du Front Populaire Ivoirien.

Le FPI dénoncera toutes les perfidies d’où qu’elles viennent pour reconquérir le pouvoir d’Etat par la voie des urnes, et nul ne peut en détourner ses militants et dirigeants. C’est pourquoi il importe à présent de prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur les méthodes mafieuses utilisées pour réduire le FPI au silence.

II- Ce qui se passe dépasse l’entendement

En étudiant de façon rétrospective la facilité avec laquelle les FRCI et dozo ont investi les domiciles des militants LMP entre avril et juin 2011, nous nous sommes rendu compte que plusieurs mois avant la crise post-électorale, le camp Ouattara avait identifié et fiché soigneusement tous les pro-Gbagbo. Jusqu’à aujourd’hui, c’est cette cartographie établie de sang froid qui sert de guide au RDR dans sa politique de « dératisation politique » du pays par « l’éradication » du FPI. De Touleupleu à Bondoukou en passant par Duékoué, Daloa, Abidjan-Yopougon, Dabou, Adzopé, Agboville, Grand-Lahou, San-Pedro, Soubré, Divo, Lakota, Sinfra, Gagnoa, Madinani, etc, les enlèvements et autres exactions se comptent par centaines. Au cours de ces opérations qui défraient la chronique et meublent les rapports de nombre d’organisations de défense des droits de l’homme, les actes posés sont invariablement les mêmes : bastonnades, extorsions de biens et d’argent, tortures pour arracher des aveux destinés à accréditer la thèse du complot FPI contre Ouattara, ou à obliger les pro-Gbagbo ou LMP à démissionner du FPI, procédures judiciaires expéditives assorties de chefs d’accusation farfelues.

Comme on voit, les faits n’ont pas démenti les prédictions de la communauté internationale selon lesquelles le régime Ouattara risque sa crédibilité s’il se place dans une logique répressive vis-à-vis de son Opposition. Ce n’est pas tout. Les dozo et FRCI utilisent d’autres procédés tels que la profanation de sépultures, la taxation des travaux agricoles et des veillées funèbres ainsi que l’atteinte à la pudeur. A titre illustratif et concernant ce dernier chapitre, signalons qu’« à Gabiagui, [localité située à 40 km de San-Pédro], pour obliger un chef Gouro, taxé de pro-Gbagbo, et qui avait pris la fuite, à se rendre, des FRCI ont mis sa fille, mariée à une autorité de la ville, nue, sur la place publique. Ce n’est que quand le père s’est rendu qu’elle a été autorisée à se rhabiller. Peu de temps après, des individus ont approché la famille du chef pour obtenir sa libération contre une rançon de 1 million de CFA. Saisie de l’affaire, l’ONUCI aurait entendu la fille. Aux dernières nouvelles, le chef aurait été déporté à Abidjan. Ce qui n’a pas empêché les FRCI de traquer les gens de sa tribu qui, pour beaucoup, ont décidé de regagner leurs zones d’origine » (LG Infos, N°228 du 27 août 2012, p. 2). Bilan provisoire ou conséquences de ces traitements inhumains et dégradants : plus d’un millier de militants LMP croupissent dans les geôles et autres camps de torture du régime ; plus de 200 tués, près de 3000 déplacés internes, hommes, femmes et enfants en cette période de rentrée scolaire et universitaire. Autrement dit, et pour paraphraser la CNDHCI, la situation sécuritaire a empiré depuis le 11 avril 2011, au lieu de s’améliorer. A qui la faute ? Assurément pas celle du Front Populaire Ivoirien. Ces pratiques ne sont ni de sa nature encore moins de ses méthodes

Le FPI, n’en déplaise à ses adversaires, n’est pas un parti violent. Il est le premier parti à avoir clairement décliné son identité dans son projet de société: « Fonder une Nation Africaine démocratique et Socialiste en Côte d’Ivoire », paru aux Editions L’Harmattan en 1997. Source d’information pour nos adversaires qui veulent nous juger et nous combattre comme pour nos militants qui entendent comprendre pour avancer ; source d’inspiration pour inventer de nouveaux langages et de nouvelles pratiques ; et source de réflexion en termes de critique, d’auto-critique et d’amélioration, notre projet de société dit très clairement que le FPI a opté pour le socialisme démocratique. Cette voie lui impose un choix tout aussi clair en matière d’identité culturelle, de gouvernance politique, de conception de la Nation, de coopération internationale.

Le socialisme démocratique est la doctrine qui exclut la violence comme moyen d’accès au pouvoir d’Etat ; c’est la doctrine qui estime suffisantes les réformes économiques, c’est la doctrine des modérés contre la doctrine des radicaux du début du XXè siècle. Le socialisme démocratique nous apparaît comme l’essence même du socialisme sous toutes ses formes : un excellent outil d’analyse et de gestion stratégique étant donné le contexte que traversent nos sociétés pluriethniques, pluriraciales et pluriconfessionnelles. Le socialisme démocratique est une révolution culturelle, une révolution symbolique c’est-à-dire, sans les kalachs que l’on brandit pour prendre ou conserver le pouvoir d’Etat.

Monsieur Ouattara qui a bénéficié de nombreux soutiens extérieurs dans son combat contre ce qu’on nomme la politique d’exclusion ivoiritaires, pratique aujourd’hui ce qu’il a combattu hier. En effet, il avoue que les privilèges qu’il accorde aux Nordistes constituent « un simple rattrapage.. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S'agissant des hauts cadres de l'armée, j'ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces Nouvelles [FN, ancienne rébellion nordiste], qui voulaient tous les postes. Et j'ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu'au niveau de commandement : le n°1 issu des FN, flanqué d'un n°2 venu de l'ancienne armée régulière. Tous grades confondus, il y a 12 % de Nordistes dans la police, 15 % dans la gendarmerie et 40 % environ dans l'armée... Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher ».

C’est donc au nom de cette épuration politico-ethnique, que l’Administration ivoirienne, l’Armée, la Police, la Douane, le Trésor Public, l’Economie, etc.., appartiennent exclusivement aux pro-Ouattara. C’est au nom du rattrapage que des centaines de milliers d’Ivoiriens ont été licenciés des entreprises publiques et parapubliques, au profit du camp des vainqueurs. C’est au nom de ce même principe d’exclusion que l’appareil judiciaire est devenu une justice des vainqueurs ; c’est cette volonté hégémonique qui explique et justifie le caractère quasi monolithique et monoethnique de l’Assemblée Nationale, avec une majorité confortable RDR issue du Nord, une région qui représente à peine 26% de la population nationale ; c’est au nom de ce rattrapage que plus de 300 journalistes présumés pro-Gbagbo ont été licenciés au profit de dizaines de pro-Ouattara qui font de la RTI une tribune à voix unique, provoquant un recul spectaculaire en matière de pluralité d’opinion ; c’est au nom de ce rattrapage que récemment 200 wê ont été massacrés dans leur camp de réfugiés à Nahibly ; c’est au nom du rattrapage ethnique que la confrérie dozo, une communauté de chasseurs traditionnels issus du Nord, a été intégrés dans l’armée Nationale, en violation de la Constitution.

C’est au nom du rattrapage ethnique que le Président de la République, Chef de l’Etat, continue de présider aux destinées du RDR, son parti, en violation de la même loi fondamentale. C’est au nom du rattrapage ethnique que, malgré les conclusions de la Commission Nationale d’Enquête (CNE) accusant les FRCI d’avoir perpétré plus de 726 exécutions sommaires entre mai et décembre 2011, bénéficient toujours d’une impunité de la part du gouvernement Ouattara. C’est enfin au nom du rattrapage et de la politique d’épuration ethnique que l’on crée aujourd’hui une police universitaire, là où, du temps de parti unique, en contexte de Guerre-Froide, Félix Houphouët-Boigny n’a pas osé créer une police PDCI-RDA à l’Université d’Abidjan.

Le FPI a compris, tout compris. Et c’est pourquoi il se tourne vers ceux qui peuvent l’écouter et prendre en compte son soupir de douleur et d’indignation.

III- Que faire pour enrayer la dictature du RDR ?

Le FPI, conscient de son devoir devant l’histoire et l’Afrique est demandeur du dialogue et lance un appel pressant aux décideurs internationaux qui jusqu’ici n’ont ménagé aucun effort pour faire de la Côte d’Ivoire une démocratie exemplaire après Laurent Gbagbo présenté comme un dictateur, afin qu’ils œuvrent aux meilleurs conditions d’un retour à une vie politique normale. Je pense au Conseil de Sécurité de l’ONU, à l’Union Africaine, à l’Union Européenne, aux USA, à la France, à la Grande-Bretagne, au Canada, à la Chine et à la Russie. Je pense à l’UNESCO, à l’OIF, à l’UNICEF, à la Banque Mondiale, au FMI et à l’UNDPA. J’en appel à leur sens de la justice et de solidarité aux côtés des opprimés, l’ONU étant un héritage des consciences indignées par les horreurs de la Deuxième Guerre Mondiale. Je pense, au plan interne, aux forces politiques qui un moment donné, ont cru que le RDR d’Alassane Ouattara était capable de mettre en pratique son programme « vivre ensemble », aux leaders religieux, musulmans et chrétiens, dont les fidèles traversent la plus grande tragédie de l’histoire de la Côte d’Ivoire indépendante. Je pense à la société civile, notamment les organisations de défense des droits de l’homme : la Côte d’Ivoire brûle et il urge qu’on éloigne le péril dont la CDVR indique, à raison, qu’il guette la Nation.

Conclusion


M. Alassane Ouattara est devenu un problème pour la Côte d’Ivoire, les Ivoiriens et la sous-région Ouest-africaine. A coups de propagande, il a été trop tôt considéré comme un leader policé et un démocrate-né. Il est aujourd’hui au pied du mur, montrant le contraire de ce qui a été dit, ressassé sur lui au cours des 20 dernières années. En effet, le démocrate présumé ne veut pas d’Opposition, d’où le harcèlement des dirigeants du FPI, des journalistes, des Intellectuels LMP ; d’où la confiscation des libertés démocratiques à travers la répression des meetings du FPI. Peuvent en témoigner l’ONU, les USA, la France.. Voici d’ailleurs la liste des droits fondamentaux violés à longueur de journées par le régime Ouattara :

- violation des droits économiques ;

- violation des libertés publiques ;

- violation du droit à l’intégrité physique et morale ;

- atteinte à la vie et aux symboles ;

- violation des droits sociaux.


A plusieurs reprises, il a été demandé à M. Ouattara de se défaire des dozo, une armée issue de sa communauté ethnique de référence, il ne le peut pas parce qu’il ne maîtrise pas aujourd’hui les hommes qui l’ont aidé à prendre le pouvoir en avril 2011. Pour justifier son échec, il est obligé d’incriminer le FPI pourtant fragilisé et donc sans armes matérielles mais qui dispose d’armes symboliques redoutables telle que la force et la pertinence de ses arguments politiques. C’est sur la base de cette armada symbolique que nous disons, demain, nous reviendrons au pouvoir, sachant qu’en cas d’élections transparentes et équitables, nous battrons le RHDP à plate couture. En effet, la vague de répression a eu depuis, des conséquences sur la vie de pro-Gbagbo certes, mais aussi sur les pro-Ouattara et des milliers de personnes neutres qui se rendent compte qu’en fait, « Gbagbo valait mieux » : "Gbagbo ka fissa".

Le FPI n’est pas un parti violent ; le parti violent qui entend cacher sa vraie nature, c’est bien le RDR. Ce dernier est de plus en plus démasqué ; cela le pousse à poser des actes désespérés : situation de fin de course ou de fin de carrière ? En tous les c’est le "Bori bana"

Mesdames et messieurs,

Avant de clore mon propos vous me permettrez de remercier très sincèrement, au nom du FPI, la police de l’ONUCI qui a accepté de sécuriser nos rencontres pour empêcher les agressions dont nous sommes l’objet.

Merci à tous pour votre aimable attention.

Fait à Abidjan, le 30 août 2012

Le Président par intérim du FPI

MIAKA Ouretto