topblog Ivoire blogs

28/04/2013

Libye : Vive la démocratie des armes

Après l'assassinat de l'ambassadeur des états unis et l'attentat de l'ambassade de France à Tripoli, Cette fois c'est ..........

libya-m_3.jpg
Siège musclé d'un ministère à Tripoli
Dernière mise à jour: 28 avril, 2013 - 17:04 GMT, par bbcafrique

Des hommes armés ont encerclé dimanche le ministère libyen des Affaires étrangères, pour exiger que les hauts cadres qui ont travaillé sous le régime de Mouammar Kadhafi soient interdits d'occuper des postes de responsabilité dans la nouvelle administration.

Au moins 20 camions pick-up ont bloqué les accès tandis que des hommes armés d'AK-47 et de fusils d'assaut interdisaient la cirulation autour du bâtiment.

Certains véhicule sont équipés de batteries anti-aériennnes.

Les fonctionnaires ont été empêchés d'entrer dans les bureaux.

Ces protestataires, des vieux, des jeunes, quelques uns en civil, réclament "une épuration" au sein du ministère, frappant les responsables et les ambassadeurs qui étaient en poste sous Mouammar Kadhafi.

Une loi sur l'exclusion politique des collaborateurs du régime déchu est actuellement examinée par le Congrès général national (CGN), la plus haute instance politique.

Mais le projet de loi est actuellement bloqué car les responsables politiques n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le texte.

De hauts responsables et plusieurs ministres risquent d'être mis sur la touche.

Les protestataires ont affirmé qu'ils allaient poursuivre leur action jusqu'à ce qu'ils obtiennent satisfaction et menacent d'étendre le mouvement à d'autres ministères.

Récemment, les membres du CGN avaient été encerclés durant plusieurs heures par des manifestants qui réclamaient l'adoption rapide de la loi.

Les tensions entre le gouvernement et les milices armées se sont aggravées ces dernières semaines depuis le lancement d'une campagne pour déloger des groupes qui se sont implantés dans la capitale.

Depuis que Kadhafi a été renversé par des rebelles soutenu par l'Occident en 2011, les nouveaux dirigeants libyens peinent à asseoir leur autorité dans le pays.

12/04/2013

FRANCE - CORRUPTION : entre Ziad Takieddine et Claude Guéant qui ment, qui dit la vérité ?

Par france24

Ziad Takieddine : "Sarkozy a été acheté de toutes pièces par le Qatar"france, corruption, nicolas sarkosy, présidentielle 2007, Libye, Quatar, kadhafi
france, corruption, nicolas sarkosy, présidentielle 2007, Libye, Quatar, kadhafi






Mis en examen dans l'enquête sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, Ziad Takieddine réitère ses accusations contre l'ex-président sur FRANCE 24. "Choqué" par les propos de l’homme d’affaires, Claude Guéant réagit.france, corruption, nicolas sarkosy, présidentielle 2007, Libye, Quatar, kadhafi

Ziad Takieddine… Son nom défraye la chronique judiciaire depuis plusieurs années. Soupçonné d’avoir joué un rôle-clé dans l’affaire Karachi, le richissime homme d’affaires franco-libanais est mis en examen depuis 2011 pour complicité et recel d'abus de biens sociaux, faux témoignages et depuis 2012 pour blanchiment de fonds.

Des accusations farouchement réfutées par l’intéressé qui n’a de cesse de clamer son innocence et a juré de se venger. Ses cibles : Jacques Chirac et désormais Nicolas Sarkozy. Bien qu’il assure détenir les preuves de la culpabilité des anciens présidents dans plusieurs affaires de corruption, aucun document n’a, à ce jour, été dévoilé.

Quelques jours avant la perquisition menée à son domicile parisien, Ziad Takieddine s’était entretenu en exclusivité avec FRANCE 24. Il réitère ses attaques, en accusant le président sortant d’avoir perçu des financements occultes du Qatar et de la Libye dans le cadre de la libération des infirmières bulgares.

FRANCE 24 a ensuite soumis les accusations de Takieddine à l’ex-ministre Claude Guéant, proche de Nicolas Sarkozy et dont le domicile et les locaux ont également été perquisitionnés il y a un mois et demi. Il condamne fermement l’ensemble des accusations de l’homme d’affaires.

L’affaire des infirmières bulgares

Juillet 2007. Après d’ultimes négociations à couteaux tirés, cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien détenus par le régime libyen de Kadhafi sont libérés et ramenés à Sofia par Cécilia Sarkozy, l’épouse à l’époque du président fraîchement élu, et par Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée. Une libération acclamée qui a pourtant bien failli capoter, selon Takieddine.

Ziad Takieddine : "À la dernière minute, avant la libération qui a eu lieu à 4h30 du matin, vers 23h30, je reçois un coup de fil de Claude Guéant. Il me dit : 'On a un problème, ils demandent 135 millions de dollars de garantie par la France sur les contrats à venir avec les sociétés françaises […] Il n’est pas question qu’on accepte.' Puisque Guéant et Sarkozy avaient des relations avec le Qatar, je me suis permis de dire : 'Utilisez vos relations, appelez l’émir du Qatar.'"

Claude Guéant : "C’est vrai qu’il y a eu des contacts entre le Qatar et le gouvernement libyen avant la libération des infirmières. Je ne sais pas le contenu de ces contacts mais ce n’était pas au moment indiqué par Takieddine, c’était beaucoup plus tôt dans la journée…"

FRANCE 24 : Quid des 135 millions de garantie évoqués par Ziad Takieddine ?

Claude Guéant : "Je n’ai pas eu de conversation à ce propos avec Takieddine, je n’en ai aucun souvenir. Je pense que ces questions ont été évoquées avec le Qatar mais je ne connais pas les conclusions données à ces entretiens…"

Les financements occultes du Qatar

Ziad Takieddine affirme que le Qatar, plutôt qu’une garantie de 135 millions de dollars, aurait proposé de donner 300 millions de dollars à la Libye.

FRANCE 24 : Vous affirmez que le Qatar, au lieu de payer la Libye, a envoyé cet argent à travers la Suisse, mais à qui ? Claude Guéant et Nicolas Sarkozy ?

Ziad Takieddine : "Oui totalement. […] Les 300 millions n’ont pas été envoyés. Mais ils ont été payés autrement, par Lugano (importante place financière suisse, ndlr) et autres à travers le Qatar pour finir dans les poches de Guéant et Sarkozy."

FRANCE 24 : Avez-vous des preuves ?

Ziad Takieddine : "Oui, j’ai tout ce qu’il faut. Pas personnellement sur moi mais j’ai vu… Je peux vous dire que le Qatar va avoir beaucoup de peine à prouver que les 300 millions ont été payés à la Libye […] Je sais très bien où se trouve tout ça et je connais très bien quand et comment cela va sortir."

Claude Guéant : "Ce qui est dit là est profondément scandaleux et choquant, c’est inadmissible de tenir des propos comme ça."

Selon Takieddine, si le Qatar intervient dans cette affaire, s’il investit en France, au travers du Paris-Saint-Germain, des prises de participations dans des entreprises ou des biens immobiliers de luxe, c’est qu’il poursuit un double objectif : faire de bonnes affaires et au passage, gagner de l’influence politique.

Ziad Takieddine : "Ces investissements par les dirigeants du Qatar sont faits pour acheter, acheter les dirigeants français. Et ça commence avec Nicolas Sarkozy qu’ils ont acheté de toutes pièces."

Claude Guéant : "Je ne vois pas en quoi le Qatar achète qui que ce soit en France lorsqu’il investit dans un établissement hôtelier. À quoi ça rime ? Ça n’a strictement aucun sens !"

Le financement de la campagne de 2007 par Kadhafi

Autres propos que réfutent Claude Guéant: les accusations selon lesquelles le colonel Mouammar Kadhafi lui-même aurait financé la campagne de Sarkozy en 2007. Elles sont lancées d’abord par Saif al-Islam, le sulfureux fils de Kadhafi lors d’une interview choc en mars 2011, juste avant la guerre en Libye. Puis un an plus tard par le site d’investigation Mediapart. Takieddine avait, à l’époque, nié ce financement libyen sur FRANCE 24 avant de revenir, aujourd’hui, sur ses déclarations.

Ziad Takieddine : "Oui monsieur Sarkozy a été financé par la Libye […] mais sous formes différentes : des contrats non réalisés, des prestations pas faites, des paiements à X, Y ou Z. Aujourd’hui, quand je dis que les montants ont dépassé 400 millions de dollars…" (grand sourire)

Il affirme savoir où se trouvent les preuves de ce financement mais refuse d’en dire plus. Il a abordé le sujet une fois avec le juge Van Ruymbeke fin 2011et Takieddine refuse dorénavant de répondre au magistrat qui l’a mis en examen.

Claude Guéant : "Franchement, c’est absolument faux et c’est vraiment scandaleux que l’on puisse proférer de telles accusations sans fondement."

Accusations véhémentes contre démentis outragés, l’affaire tourne au règlement de comptes. Et pour Takkieddine la meilleure défense, c’est l’attaque.

Ziad Takieddine : "Oui il est corrompu, oui qu’il vienne se défendre M. Sarkozy, qu’il vienne se défendre devant les juges français !"

Vindicte d’un homme blessé, traqué par la justice et qui se sent lâché par les politiques qui le fuient dorénavant comme la peste ? Coup de bluff ? Ziad Takieddine a beau affirmer vouloir tout dire et ne plus fuir la lumière, il garde une part d’ombre que seuls les juges pourront percer.

25/01/2013

France - Armement : La France dans le peloton de tête des exportateurs d'armes

hollande-defend-operation-mali.jpg
Le Parlement a présenté son rapport annuel sur les exportations d'armes. En 2011, la France a enregistré 6,5 milliards d'euros de prises de commandes, 27% de plus qu'en 2010. Pour la première fois, le ministre de la Défense a été auditionné par les parlementaires sur ce sujet. Ce que plusieurs ONG réclamaient depuis des années.Mirage 2000 français.jpg

En 2011, l'Inde a passé une importante commande à la France pour moderniser ses Mirage 2000 © Reuters
france,armement,hollande,libye,côte d'ivoire,mali,syrie,guerre,revolution
La France est l'un des cinq premiers pays exportateurs d'armes. Sur la période 2006-2011, la France s'est classé quatrième exportateur au monde derrière les Etats-Unis, la Russie et le Royaume-Uni. L'an dernier, les entreprises françaises ont vendu pour 6,5 milliards d'euros d'armes, 27% de plus qu'en 2010 ou 5,12 milliards d'euros de commandes avaient été passées.
france,armement,hollande,libye,côte d'ivoire,mali,syrie,guerre,revolution
Selon le rapport annuel du Parlement, la région Asie-Pacifique a absorbé la plus grande partie des commandes l'an dernier. L'Inde a notamment passé une importante commande de modernisation de ses 51 avions de combat Mirage 2000. La Malaisie a commandé des équipements pour blindés. Sur les cinq dernières années, les entreprises françaises ont majoritairement vendu en Arabie saoudite et aux Émirats Arabes Unis.

"Le début d'un processus"
france,armement,hollande,libye,côte d'ivoire,mali,syrie,guerre,revolution
Pour la première fois, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a été auditionné jeudi par les parlementaires sur ce sujet. Il répondait ainsi à une promesse de campagne de François Hollande. Jean-Yves Le Drian a notamment appelé à une "transparence" sur le sujet.

Bien, mais peut mieux faire, estime Oxfamfrance, une ONG qui réclame depuis des années ce contrôle parlementaire sur les exportations d'armes. Pour Nicolas Vercken, responsable du bureau des conflits au sein de cette organisation, "c'est la première fois que ça arrive et c'est le début d'un processus".

Le problème, dit-il, "c'est que l'on est fin 2012 et que l'on parle des exportations de 2011. Au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas, il y a un rapport annuel mais aussi des rapports d'étape tous les trois ou quatre mois. Cela permet de voir les exportations autorisées et d'effectuer un contrôle".

Plus de 80 millions d'armes à la Libye
france,armement,hollande,libye,côte d'ivoire,mali,syrie,guerre,revolution
Ainsi, note Nicolas Vercken, le rapport montre qu'en 2011, la France a vendu 87 millions d'armes à la Libye, "mais on ne sait pas lesquelles, quand et à qui. Tout l'enjeu est de pouvoir organiser un contrôle de la part de la représentation parlementaire mais aussi de la société civile qui doivent se saisir de ce dossier".

La question est sensible pour la France, puisque le secteur de la défense représente 165.000 emplois en France. Chaque année, il réalise un chiffre d'affaires de 16 milliards d'euros. Et les exportations jouent un rôle de plus en plus important dans le maintien de l'activité économique de ce secteur, puisque dans le même temps le budget de la défense nationale est en baisse.