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15/01/2012

Afrique: Conséquence de la mort de Kadhafi, Les journalistes de la Pana sont restés cinq mois sans salaire

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La mort du guide libyen, Mouammar Kadhafi, n’a pas fait que des heureux en Afrique où il avait de nombreuses participations dans les sociétés privées et publiques. C’est le cas à l’Agence panafricaine de presse (Pana) dont il était principal bailleur. Au siège de l’agence africaine à Dakar, les journalistes sont restés cinq mois sans salaire.

La mort du guide libyen, Mouammar Kadhafi, assassiné au mois de novembre dernier par les rebelles du Conseil national de transition (Cnt) n’a pas fait que des heureux, surtout en Afrique. Sa générosité et son panafricanisme affiché l’avaient amené à jouer un grand rôle dans l’économie des pays africains. Ainsi, il a été à l’origine de la création de plusieurs entreprises, dans des secteurs divers comme la banque, l’hôtellerie, et les médias. De la même manière, le Guide a, grâce à ses financements conséquents, permis de sauver plusieurs entreprises nationales privées et publiques de la faillite. C’est le cas de la Pana. Grâce aux financements de Kadhafi, l’Agence panafricaine de presse, condamnée à une banqueroute certaine, a été maintenue en vie avec les financements de fonds libyens. Entre 2002 et 2008, la Libye de Kadhafi a versé à la Pana huit millions de dollars. Ce que Tripoli a continué à faire jusqu’à la mort tragique de l’ancien homme fort de la Libye.

En attendant que les nouvelles autorités libyennes fassent le point sur l’héritage laissé par Kadhafi, certaines de ces sociétés comme la Pana sont au bord de l’asphyxie financière. En effet, selon des journalistes en service au siège de la Pana à Dakar, depuis l’éclatement de la crise libyenne, les financements n’arrivent qu’au compte-gouttes. Et depuis, le mois d’août dernier, les salaires des journalistes ne sont pas payés. De fait, la Pana dispose du plus grand réseau de correspondants dans le monde avec plus de 150 journalistes dans les grandes capitales dont deux bureaux : en France et aux Usa.

Au siège de la Pana à Dakar, les journalistes avaient trouvé, nous dit-on, des moyens de s’entraider à travers une caisse de solidarité qui leur permettait d’acheter des denrées alimentaires qu’ils distribuaient entre eux. Depuis le mois de novembre dernier, la caisse de solidarité s’est vidée. Les journalistes eux-mêmes ont épuisé les économies qu’ils avaient gardées dans les banques. Certains vivent présentement des conditions difficiles. Plusieurs d’entre eux sont menacés d’expulsion par leurs locataires pour cumul d’arriérés de loyer. D’autres ont vu leurs enfants renvoyés de l’école, faute de paiement de la scolarité depuis des mois.
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Les journalistes de la Pana interpellent l’Union africaine qui s’était engagée à faire de l’Agence un outil d’information du continent. Si la Pana venait à disparaître avec la mort de Kadhafi, l’Afrique perdrait un outil de communication. Pour cause, la Pana qui diffuse en quatre langues : anglais, arabe, français et portugais, est née de la volonté des chefs d’Etat et de gouvernements de doter l’Afrique d’un outil d’information et de communication. Aujourd’hui, tout laisse à croire qu’il faut s’attendre, après des départs massifs de journalistes, à une situation plus complexe, si les arriérés de salaire perdurent.

Mamadou SARR

03/01/2012

Lybie : La contestation monte contre le "gouvernement non démocratique" du CNT

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Depuis la mi-décembre, des manifestations contre le Conseil national de transition (CNT) s’organisent un peu partout en Libye, notamment à Benghazi, la première ville à s’être révoltée contre l’ancien régime. Après l’enthousiasme des premiers mois, les Libyens attendent notamment du nouveau pouvoir qu’il soit plus transparent et qu’il dissolve les milices armées nées de la révolution.

Le CNT a été créé le 27 février 2011, pendant l’insurrection contre le régime du colonel Kadhafi, et a été officiellement reconnu par la France le 10 mars puis par le reste de la communauté internationale.

"Nous avons été très patients mais aujourd’hui, nous n’avons plus aucune raison de nous taire"

Depuis le 12 décembre, tous les jours, des gens se réunissent sur la place de l’arbre. Il y a parmi eux des activistes de la société civile, mais également d’anciens combattants de la révolution ou de simples citoyens. Il y a plus de monde en fin de journée, quand les gens quittent leur travail.

Ces manifestations sont particulièrement importantes à Benghazi, qui a été le berceau de la révolution libyenne, mais elles n’ont rien de régional. Nous défendons les droits de tous les Libyens sans exception. Il y a des manifestations aussi à Misrata ou à Zaouia.

Nous demandons avant toute chose la formation d’une armée libyenne pour assurer notre sécurité. Il est inadmissible qu’un pays souverain n’ait que des milices. Il faut que les combattants choisissent : soit ils adhèrent à une armée régulière soit ils déposent les armes. Il y a encore trop d’armes en circulation dans le pays. [Le CNT a annoncé le 25 décembre qu’un registre des combattants allait être créé dans la perspective de leur intégration au sein des forces de sécurité ndlr]

"Nous ne connaissons même pas tous les membres du Conseil"


Nous reprochons également au CNT un manque de transparence. Ses réunions se font à huis clos et nous ne sommes informés que du résultat, jamais du processus de décision. Ce n’est pas démocratique ! D’ailleurs, nous ne connaissons même pas tous les membres du Conseil, seulement les fondateurs. Pendant le conflit armé, les leaders du CNT disaient ne pas vouloir révéler les noms de leurs membres pour préserver leur sécurité. Mais pourquoi les cacher aujourd’hui ? [Le président du CNT Mustapha Abdeljalil s’est rendu à Benghazi le 26 décembre en compagnie du Premier ministre libyen et a promis qu’un site internet sera bientôt en ligne avec les noms de tous les membres du CNT ainsi que leurs CV ndlr]

Nous ne sommes pas satisfaits non plus de la justice : les autorités procèdent à des arrestations arbitraires, même parmi d’anciens rebelles. Des gens sont emprisonnés et n’ont pas droit à un procès. Il pourrait s’agir parfois de règlements de compte personnels. Pendant ce temps-là, d’anciens responsables du régime continuent vive dans l’impunité . Nous appelons à une justice équitable pour tous.

La gestion de l’argent public pose aussi problème. En avril dernier, Mustapha Abdeljalil, le président du CNT, a déclaré qu’il y avait eu des magouilles et des détournements d’argent de la part de certains nouveaux responsables. Mais depuis, c’est le silence radio. Nous ne savons pas qui sont les personnes impliquées dans ces affaires, ni où est passé l’argent. Pendant ce temps, nous autres citoyens sommes obligés de faire la queue devant les banques pour retirer nos salaires, car les distributeurs sont vides.

Il y a enfin la question des morts et des blessés de la révolution. Le gouvernement n’a toujours rien fait pour identifier les corps enterrés dans des fosses communes. Les familles des disparus ne savent donc toujours pas ce qu’il est advenu de leurs enfants. Il y a pourtant un ministère dédié aux martyrs de la révolution. [Contacté par FRANCE 24, le représentant du Conseil local de transition de Misrata, Ibrahim Beit Almal, a reconnu que les familles des martyrs n’étaient pas suffisamment prises en charge par le CNT.]

Mais les blessés sont très mal pris en charge. Les cas les plus graves ont été envoyés à l’étranger, notamment en Tunisie. Mais le personnel des ambassades libyennes à l’étranger n’a pas changé avec le départ de Kadhafi et rien n’est fait pour prendre en charge ces patients et payer les frais d’hospitalisation. [Contacté par FRANCE 24, le représentant du Conseil local de transition de Misrata, Ibrahim Beit Almal, a rétorqué que les blessés étaient correctement pris en charge par les ambassades. Il a toutefois reconnu que les moyens manquaient, à cause des fonds de l’ancien régime gelé à l’étranger pour soigner correctement les blessés restés en Libye.]

"Nous demandons aujourd’hui la dissolution du CNT"


Le président du CNT et le Premier ministre sont certes venus à Benghazi le 26 décembre, mais ils ne se sont pas rendus sur la place de l’arbre. Ils n’ont rencontré que quelques contestataires qu’ils avaient eux-mêmes choisis. Nous ne croyons donc pas à leurs promesses. S’ils veulent réellement discuter avec nous, qu’ils viennent nous voir là où nous manifestons. Nous avons été patients avec eux tant que le pays était en guerre. Aujourd’hui, nous n’avons plus aucune raison de nous taire. Notre position est devenue plus radicale : nous demandons aujourd’hui la dissolution du CNT et la création d’nouveau Conseil capable de répondre à nos revendications."


Des manifestations de soutien au CNT ont été organisées en réponse au mouvement naissant de contestation.


"Nous soutenons le Conseil local de Tripoli. Ce Conseil a été formé dans des circonstances très difficiles et son travail a été jusque-là très acceptable, il n’y a pas de quoi lui retirer notre confiance. Si certains pensent qu’il y a des problèmes, nous pouvons proposer des réformes, corriger certaines décisions. C’est mieux que de manifester contre le Conseil, en appelant à sa dissolution. Cela risque de créer l’anarchie et d’empêcher le gouvernement de travailler. […]. Tout le monde peut se tromper, la critique est la bienvenue. "


par http://observers.france24.com


20/10/2011

Lybie: Comment des organismes se disant des droits de l'Homme peuvent-ils se rejouir de la mort d'un être Humain ?

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Cela a commencé avec Ben Laden, c'est maintenant l'euphorie avec Mouamar Khadafi. C'est triste pour l'humanité.

Par FRANCE 24 (texte)

URGENT
LIBYE : Mouammar Kadhafi est mort, selon le CNT
Selon un responsable militaire du Conseil national de transition, l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi aurait été tué à Syrte.

Par Jeune Afrique

Libye - Direct : le CNT annonce la mort de Mouammar Kaddafi

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Libye - Direct : le CNT annonce la mort de Mouammar Kaddafi | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Le dictateur déchu Mouammar Kaddafi est donné pour mort par le Conseil national de transition libyen (CNT). Suivez en direct les événements.

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Abdel Majid Mlegta, un membre du CNT, a rapporté à Reuters que Mooatasem Kaddafi, le fils de l’ex-« Guide » libyen, avait été tué par des forces du CNT. « Il a tenté de se battre et de leur résister », a-t-il précisé.

Par RFI

Les réactions internationales à la mort annoncée de Mouammar Kadhafi
Les nouvelles autorités libyennes du CNT ont annoncé ce jeudi 20 octobre 2011 la mort du leader déchu Mouammar Kadhafi. Celui-ci aurait succombé à ses blessures après que son convoi, fuyant Syrte, a été atteint par un bombardement de l'Otan. Alors que la mort de Kadhafi n'est encore confirmée par aucune source indépendante, les dirigeants du monde entier ont déjà réagi à cette disparition.

Notre dossier spécial

« C'est un moment historique, c'est la fin de la tyrannie et de la dictature. Kadhafi a rencontré son destin », a déclaré le porte-parole officiel du Conseil national de transition (CNT) à Benghazi, Abdel Hafez Ghoga, confirmant officiellement la mort de l'ancien leader libyen. « Sa mort va mettre fin au bain de sang et au martyre de notre jeunesse ». Cette annonce a donné lieu à des scènes de liesse dans Syrte, à Benghazi et à Tripoli, avec des concerts de klaxons, des tirs de joie et des embrassades.

« La guerre est finie » en Libye, a affirmé également ce jeudi le chef du gouvernement italien, moins d’une heure après les premières dépêches évoquant la disparition de Mouammar Kadhafi. « Sic transit gloria mundi », a commenté Silvio Berlusconi, un ancien proche allié du raïs ; une expression latine qui signifie « Ainsi va la gloire du monde ».

Peu après, le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont salué « la fin d'une ère de despotisme » en Libye. « Le décès annoncé de Mouammar Kadhafi marque la fin d'une ère de répression au cours de laquelle le peuple libyen a souffert pendant trop longtemps. Aujourd'hui, la Libye peut tourner une page de son histoire et embrasser un nouvel avenir démocratique », ont affirmé les deux dirigeants dans un communiqué commun.

De son côté, le sénateur américain John McCain a estimé que « la mort de Mouammar Kadhafi met fin à la première phase de la révolution lybienne », dans un communiqué, qui constitue la première réaction aux Etats-Unis après le décès de l'ancien homme fort de Tripoli. « Les Libyens ont libéré leur pays », ajoute l'ancien rival républicain de Barack Obama à la présidentielle de 2008 qui a été l'un des plus actifs partisans au Congrès américain de l'intervention militaire en Libye. Il s'était ainsi rendu en Libye auprès des rebelles luttant contre les forces pro-Kadhafi, à Benghazi, puis à Tripoli.

La Pologne, qui assure la présidence semestrielle de l'Union européenne, « félicite le peuple libyen pour la fin de la dictature longue de plusieurs dizaines d'années ». Le porte-parole du ministère polonais des Affaires étrangères, Marcin Bosacki a souligné que le sort du colonel Mouammar Kadhafi, constituait « un avertissement pour d'autres dictateurs dans la région et dans le monde ». « Nous regrettons que le colonel Kadhafi n'ait pas été jugé pour ses crimes par un tribunal en Libye ou à la Haye. Nous espérons que ses collaborateurs, recherchés pour leurs crimes, comparaîtront bientôt devant ces tribunaux ».

Quant aux infirmières bulgares, qui avaient été condamnées à mort en Libye sous l'accusation d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants, elles ont exprimé les unes leur joie, les autres leur indifférence à l'annonce de la mort de Mouammar Kadhafi, réclamant surtout que leur innocence soit reconnue.

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a déclaré que la France était « fière » d'avoir aidé le peuple libyen. « L'annonce de mort de Kadhafi et la chute de Syrte sont la fin d'une période très difficile pour le peuple libyen. C'est la fin de 42 ans de tyrannie, d'un conflit militaire qui a été très éprouvant pour le peuple Libyen », a-il annoncé aux journalistes lors d'un déplacement à New Delhi.

Restant encore prudent, le ministre français de la Défense, Gérard Longuet a jugé que si la mort de Mouammar Kadhafi annoncée par le CNT était confirmée, cela serait « une bonne issue qui frustrera les Libyens qui souhaitaient un procès », ajoutant que « le président (Nicolas Sarkozy) s'exprimera sur le sujet ».

L'ONU

Par son secrétaite général applaudit des deux mains et des deux pieds comme les singes.

Mort de Kadhafi : "transition historique pour la Libye", selon le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon