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27/08/2013

Côte d'Ivoire - RHDP: Bédié va t-il conduire le PDCI et le pays tout droit dans le mur comme en 1999 ?

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Le comportement peu catholique des journaux "griots" du régime ont fait sorti l'ambassadeur émérite, son excellence Georges Ouégnin de sa réserve imposée par ses fonctions.

De quoi s'agit-il ?

Eh bien, il s'agit du choix du futur président du PDCI, parti politique allié au régime barbare et dictatorial de Alassane Dramane Ouattara dans ce qu'ils appellent le RHDP. Le président sortant Aimé Henri Konan Bédié disqualifié par la limite d'âge et son clan se sont lancés dans une guerre sans merci contre d'autres candidatures. C'est ainsi qu'ils veulent se frotter à l'ambassadeur Ouégnin que nous respectons tous dans ce pays pour son dévouement à cette nation.

Tout est parti de l'annonce de la candidature du secrétaire général sortant comme postulant au poste de président du plus vieux parti politique de Côte d'Ivoire, le PDCI-RDA.

Le journal ci-dessous publia à sa "UNE" une photo de la famille de l'ambassadeur. C'est la goutte d'eau qui a fait débordé le vase et sortir son excellence de sa réserve.
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Lisez plutôt sa réaction.



Par Georges Ouégnin
Oui, j’ai demandé pardon au Président Bédié !
Quand et pourquoi.


Le mercredi 21 août 2013, à l’invitation du secrétaire général du Pdci-Rda, j’ai assisté, en même temps que plusieurs autres cadres du parti fondé par le Président Félix Houphouët-Boigny, à une rencontre à la « Maison » du Parti. Rencontre au cours de laquelle, le secrétaire général a déclaré sa candidature à la présidence du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA).

En tant que militant du Pdci-Rda, c’était mon devoir de répondre à son invitation. Jusqu’à preuve du contraire, M. Djédjé Mady demeure le secrétaire général du Pdci-Rda. C’était donc mon devoir d’aller l’écouter.
Faire cela, ce n’est trahir personne. Je suis militant du Pdci-Rda et je resterai militant du Pdci-Rda.

Mais depuis cette rencontre, comme si j’avais commis un crime, il ne se passe pas un seul jour, sans que des journaux ne s’en prennent à ma personne. Tantôt, on écrit que je suis un homme fini (has been), tantôt, on écrit que j’ai trahi le Président Bédié, voire le Président Alassane Ouattara. Comme s’il y avait un quelconque lien entre les affaires internes du Pdci-Rda et le Président de la République Alassane Ouattara.

Je n’aurais jamais réagi devant ces écrits qui n’honorent même pas leurs auteurs qui parlent de démocratie en combattant curieusement la liberté d’expression et la pluralité de pensées, si l’un de ces journaux, dont les responsables ont absolument le droit de prendre fait et cause pour qui ils veulent, ne s’était pas attaqué, non pas à moi seul, mais aussi à ma famille. Ma famille qui est pour moi, quelque chose de sacré.

Ce journal que je ne veux même pas nommer en raison de ses propres contradictions (chanter la démocratie et la tolérance en vouant aux gémonies tous ceux qui pensent autrement), a écrit, ce samedi 24 août en publiant à sa « Une » une photo de moi et de ma famille, que je serais rentré « en rébellion contre les présidents Bédié et Ouattara ».

Et cela, du seul fait d’avoir assisté à la rencontre convoquée par le secrétaire général du Pdci-Rda.

Je ne rentrerai pas dans le contenu de l’article qui est à lui seul la preuve que la Côte d’Ivoire va très mal, je m’attarderai simplement sur l’exposition de ma famille à la « Une » de ce journal avec une légende insultante : « Le jour où Ouegnin demandait « pardon » à Bédié pour que sa fille Yasmina soit candidate Pdci à Cocody aux législatives du 11 décembre 2012 ».

D’abord il ne s’agit pas des législatives du 11 décembre 2012, mais celles du 11 décembre 2011. Ensuite, je n’ai jamais été au domicile du Président Bédié avec toute ma famille pour le supplier d’accepter que ma fille Yasmina soit la candidate du Pdci. Ces photos ont été prises, le jour où, après l’investiture de Yasmina en qualité de candidate du Pdci, j’ai été, avec toute ma famille, rendre visite au Président Bédié, lequel avait été invité à prendre part à cette cérémonie mais n’a pu effectuer le déplacement pour des raisons d’agenda.

Son directeur de cabinet, le Dr Lenissongui est témoin des propos que j’ai tenus ce jour-là.

D’où vient-il alors, que près de deux ans plus tard, on sorte une photo prise à l’occasion de cette rencontre, pour me présenter comme un ingrat, en écrivant que je suis allé demander pardon au Président Bédié pour qu’il accepte de faire de ma fille, la candidate du Pdci ?

Quelles sont les motivations réelles d’une telle action ? Que veut-on démontrer ?

Je vais faire un aveu et désormais, ce sera ainsi, chaque fois qu’on s’en prendra indirectement ou directement à ma famille.

Oui, c’est vrai, je l’avoue. Oui, je le reconnais. J’ai demandé pardon au président Bédié. C’était la seule fois de ma vie que je le faisais. Mais ce n’était pas pour qu’il accepte de faire de ma fille la candidate du Pdci-Rda aux législatives de 2011 à Cocody.

La seule fois de ma vie où j’ai demandé pardon au Président Bédié, c’était le mardi 21 décembre 1999. Ce jour-là, il était encore le Président de la République de Côte d’Ivoire et je l’ai trouvé dans sa chambre. Il préparait le message qu’il devait adresser le lendemain à la Nation, à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.

Je me suis mis à genoux, je dis bien, à genoux devant le Président Bédié, il ne peut démentir ce que je dis aujourd’hui.

Je lui ai tenu les pieds, le suppliant presque, pour lui dire : M. le Président, libérez les dirigeants du RDR, Henriette Diabaté, Hamed Bakayoko et tous les autres que vous avez fait emprisonner en novembre 1999, à la suite d’une manifestation organisée pour réclamer des réformes démocratiques en vue des élections de 2000.


Je lui ai dit : faites comme le Président Houphouët-Boigny, profitez de votre passage devant l’Assemblée nationale à l’occasion de votre message à la nation, pour libérer, devant le peuple de Côte d’Ivoire, tous ces dirigeants du Rdr. Vous leur diriez, bientôt c’est la fête de noël, bientôt c’est la Tabaski (cette année-là, ces fêtes coïncidaient presque), bientôt, c’est l’an 2000, le nouveau millénaire. Profitez de cela M. le Président et dites-leur, rentrez chez vous, allez retrouver vos familles, on va travailler tous ensemble pour la Côte d’Ivoire, notre patrie commune.

Le Président Bédié m’a dit textuellement : « Non, non, tu vas voir ce que je vais faire… »

Et je lui ai dit, toujours à genoux devant lui : non, M. le Président, votre image est à terre, et en Côte d’Ivoire et à travers le monde ; vous devez vous ressaisir. Franchement, si vous faites ce geste, vous rentrerez dans l’histoire. C’est ce que le Président Houphouët-Boigny a fait quand il a libéré les prisonniers de Yamoussoukro. Il les a amenés à l’Assemblée et il a dit : « nous avons commencé à construire la Côte d’Ivoire, allez, rentrez chez vous et mettez votre pierre dans cette construction… »

Le Président Bédié m’a, de nouveau, répondu : « Oui, oui, tu vas voir mon discours… »

La suite, on la connaît…et je n’en dirai pas plus !

Je reconnais donc que là, je lui ai demandé pardon, Dieu m’en est témoin. Et il est témoin que, en novembre 2011, lorsque je lui ai rendu visite avec toute ma famille, ce n’était pas pour le supplier de faire de ma fille la candidate du Pdci.
Si mes supplications avaient de l’effet sur M. Henri Konan Bédié, il n’y aurait jamais eu le 24 décembre 1999 et la Côte d’Ivoire aurait fait l’économie de toutes les meurtrissures, toutes les haines, toutes les fractures, tout le sang du peuple ivoirien versé inutilement depuis la disparition du père fondateur, Félix Houphouët-Boigny. Je n’en dirai pas plus…

Maintenant, si ceux qui se sont érigés en propriétaires de la Côte d’Ivoire veulent que je parle d’autres choses, s’ils veulent que je mette fin au devoir de réserve que je me suis imposé sans discontinuité depuis la mort du Président Houphouët-Boigny, alors, je les invite à continuer à s’attaquer à ma famille…

Si on veut s’en prendre à moi seul, Georges Ouegnin, me livrer à la vindicte populaire au simple motif que j’ai participé à une rencontre sur invitation du secrétaire général du Pdci-Rda, cela ne me pose aucun problème.
Mais si on s’en prend aussi à ma famille en publiant des photos sur lesquelles je suis avec mon épouse et mes enfants, et légendées de façon insultante, alors les commanditaires en assumeront toutes les conséquences…

J’ai servi avec affection, loyauté et dévouement, pendant plus de 40 ans, la Côte d’Ivoire. D’abord avec le Président Houphouët-Boigny, jusqu’à sa disparition, puis avec le président Henri Konan Bédié, jusqu’à son départ du pouvoir, puis avec le général Guéi et enfin, avec le président Gbagbo

Je n’accepterai pas que, sous la dictée, un journaliste qui vient à peine de naître et qui ne sait pas le millième de ce que je sais sur l’histoire de la Côte d’Ivoire et celle de ceux qui y font maintenant la pluie et le beau temps, écrive que j’ai trahi. Cela est inacceptable.

Je n’ai jamais trahi, ni la Côte d’Ivoire, ni aucun Ivoirien et jamais je ne le ferai. Personne ne peut mettre en doute ma loyauté vis-à-vis de ce pays et mon dévouement vis-à-vis de ses chefs d’Etat que j’ai servis, successivement.
Jusqu’à nouvel ordre, le Pdci signifie Parti « Démocratique » de Côte d’Ivoire. D’où vient-il alors que dans un parti démocratique, on veuille instaurer la pensée unique en crucifiant tous ceux qui expriment des idées contraires ?

Georges Ouégnin
Ambassadeur



Bédié va t-il écouter les supplications des ivoiriens ? Ou est-il prêt à jeter l’opprobre sur le PDCI et la Côte d'Ivoire entière encore une autre fois ?

!!!!!!!!!! Que Dieu ait pitié de la Côte d'Ivoire !!!!!!!!!!!!!

24/04/2013

Côte d'Ivoire - Elections : Le vrai visage des démocrates par les armes

Comme un tronc d'arbre qui a duré dans l'eau ne devient pas un caïman, un rebelle même au palais reste un rebelle. Prendre les armes pour imposer la démocratie, voici ce que cela donne:


Côte d'Ivoire : deux jours de violences postélectorales
, 24/04/2013 à 08h:08 Par Jeune Afrique
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Des policiers dispersent des partisans de Cisse Bacongo, un candidat à Koumassi, le 22 avril. Des policiers dispersent des partisans de Cisse Bacongo, un candidat à Koumassi, le 22 avril. © Issouf Sanogo/AFP

Intimidations, protestations, règlements de compte... Les violences qui ont éclaté après les élections locales en Côte d'Ivoire ont fait plusieurs dizaines de blessés depuis lundi, essentiellement à Yamoussoukro ou Abidjan. En cause, entre autres : des partisans du RDR de Alassane Ouattara et du PDCI d’Henri Konan Bédié.

Même sans opposition pro-Gbagbo, qui a décidé de boycotter le scrutin, la Côte d’Ivoire ne peut visiblement pas organiser un scrutin sans que des violences ne se déclenchent. Lundi, des incidents ont éclaté dans le pays, se poursuivant mardi. Des troubles qui ont commencé au lendemain des élections locales et qui ont touché notamment Abidjan et Yamoussoukro.

Madi soir, à Koumassi, un quartier très disputé du sud de la capitale économique, la police a dû faire usage de gaz lacrymogène contre de jeunes manifestants qui avaient dressé des barricades et fait brûler des pneus. Vers 23h00 (locales et GMT), « après l'annonce à la télévision de la victoire du maire sortant de Koumassi, Raymond N'dohi, des partisans de son rival Bacongo Cissé sont sortis dans les rues, ont mis le feu à des pneus et barré une voie », a raconté une résidente. « Les jeunes sont armés de gourdins et de machettes », a rapporté un second témoin. D'autres ont fait état de coups de feu, sans en préciser l'origine. Lors des municipales, Koumassi était parmi les quartiers les plus disputés d'Abidjan entre les deux grands partis de la coalition gouvernementale, le Rassemblement des républicains (RDR) du président Alassane Ouattara et le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ex-chef d'État Henri Konan Bédié.

Le même genre de scénario s'est déroulé dans d'autres quartiers d'Abidjan et à Yamoussoukro, où des partisans d’un candidat malchanceux ont dénoncé des « fraudes » et se sont violemment heurtés à la police.

S''il n'y pas encore de bilan officiel, le nombre des blessés par armes blanches et même par balles s’élevait déjà à plusieurs dizaines lundi, selon des sources de sécurité consultées par Jeune Afrique. Les autorités avaient pourtant essayé de faire respecter le calme. À Koumassi, dimanche, plusieurs « fauteurs de troubles » - nervis au service d’un candidat - venus intimider les électeurs avaient été arrêtés dimanche, selon une source onusienne. Mais le nombre des protestataire a visiblement surpris les pouvoirs publics.

Casseurs

Des urnes ont été détruites par « près de 200 » casseurs au centre de compilation des résultats de Treichville, un quartier populaire d'Abidjan, a déclaré Inza Diomandé, porte-parole de la CEI. « Malheureusement les forces de l'ordre n'ont pas pu contenir les casseurs », a-t-il regretté. À Ferkessédougou (nord), le siège local de la Commission électorale indépendante (CEI) a lui aussi subi une descente de jeunes. « Ils ont tout saccagé, tous les ordinateurs ont été saccagés », a expliqué un responsable de la CEI.

Des tensions ont aussi été observées à Adjamé, un quartier d'Abidjan, et dans plusieurs autres localités du pays. Selon une source au sein de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), qui a appuyé les forces de sécurité ivoiriennes le jour du vote, « neuf communes » du pays ont été touchées à des degrés divers par des cas de destructions ou vols d'urnes.

Participation faible

Ces nombreux incidents mettent essentiellement en cause des partisans du Rassemblement des républicains (RDR) du président Alassane Ouattara et du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ex-chef d'Etat Henri Konan Bédié.

De son côté, le Front populaire ivoirien (FPI de Laurent Gbagbo) s'est félicité d'une participation qui s'annonce plutôt faible, y voyant un succès de son appel à bouder une « parodie électorale ». Selon le parti, la participation a oscillé « entre 13% et 15% ». Mais elle a été évaluée par les observateurs à environ 30%, un chiffre confirmé par la CEI. Les résultats complets, dont la proclamation a commencé lundi, sont attendus d'ici au milieu de la semaine.

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Heurts à Abidjan, Dernière mise à jour: 24 avril, 2013 - 10:58 GMT par bbcafrique
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Koumassi, quartier populaire d'Abidjan, déjà le théatre d'incidents, dimanche 22 avril 2013.

Des heurts se sont déroulés mardi soir à Abidjan, la capitale économique de Côte d’Ivoire, après l'annonce des résultats des élections municipales dans la commune de Koumassi.

Des pneus ont été brûlés et des rues barricadées par de jeunes militants du RDR, mécontents de la défaite de leur candidat .

Ils ont été dispersés par des gaz lacrymogènes.

Le dépouillement des élections se poursuit.

Environ deux tiers des résultats des municipales ont été annoncés par la commission électorale et un tiers des régionales.

Petit à petit, la commission électorale centralise et consolide les résultats.

Au fur et à mesure, les tendances se confirment: les indépendants pointent légèrement en tête, devant le RDR d’Alassane Ouattara et le PDCI d’Henri Konan Bédié, qui sont au coude à coude.

Ces nombreuses victoires de candidats indépendants peuvent être perçues comme un vote sanction des deux grands partis de la coalition présidentielle.

Plusieurs indépendants, qui étaient bien implantés dans leur circonscription, sont issu des rangs de la coalition, mais n’avaient pas été choisis pour représenter leur parti, et ont donc fait cavalier seul.

Par ailleurs, le torchon semble brûler entre le RDR et le PDCI.

Ils sont allés aux élections en rangs dispersés, ce qui a accru la compétition sur le terrain, chacune des formation voulant connaître son poids politique.

Les incidents qui émaillent les élections depuis dimanche risquent d’envenimer encore la situation, avec la déclaration du porte-parole du RDR, Joël N'guessan, qui accuse le PDCI d'être à l’origine de ces troubles.

Il indique que son parti a commis des huissiers aux fins de constater les violences et les cas de fraude orchestrés par ses adversaires, en l'occurrence selon lui le PDCI-RDA.

Les observateurs estiment que la coalition RDR/PDCI au pouvoir ne sortira pas indemne de ces élections.

Les élections ont été boycottées par le parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, le FPI, qui a dénoncé une "parodie électorale".

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Côte d'Ivoire: le gouvernement appelle au calme après des violences
16:51 - 24/04/13
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ABIDJAN (AFP) - (AFP) - Le gouvernement ivoirien a appelé mercredi au "calme" et a "fermement condamné" les violences survenues, notamment à Abidjan, à la suite de contestations des résultats des élections locales de dimanche.

"Nous appelons les citoyens au calme et à respecter les résultats des urnes proclamés par la CEI" (Commission électorale indépendante), a déclaré devant la presse la porte-parole adjointe du gouvernement, Affoussiata Bamba-Lamine.

"Nous condamnons tous les actes de violences, de quelque bord qu'ils soient", a-t-elle indiqué après le Conseil des ministres.

"Il y a beaucoup de passions autour des élections locales, nous le déplorons, nous le regrettons", a-t-elle ajouté.

Une série d'incidents ont éclaté, notamment dans la capitale économique, du fait de partisans de candidats vaincus et criant à la fraude. Plusieurs personnes ont été blessées depuis le début de la semaine.

Les contestations opposent principalement les deux grands partis de la coalition gouvernementale, le Rassemblement des républicains (RDR) d'Alassane Ouattara et le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ex-chef d'Etat Henri Konan Bédié, qui concouraient très souvent en rangs dispersés.

Les élections régionales et municipales de dimanche ont été boycottées par le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), deux ans après la fin d'une crise postélectorale ayant fait quelque 3.000 morts.

Lors d'une conférence de presse, le porte-parole du FPI, Richard Kodjo, a dénoncé mercredi une "parodie de scrutin émaillée de violences extrêmes" et marquée par "la fraude" dans "de nombreuses localités".

Le parti "ne reconnaîtra pas les résultats" de ce vote et "lance un appel à tous les démocrates, à toutes les forces de progrès afin qu'ils s'unissent sur une plateforme de lutte contre le régime liberticide de M. Alassane Ouattara", a-t-il dit.

Quelques jours avant les élections, le FPI avait lancé au PDCI un appel au "rassemblement", resté pour l'heure sans écho.

Les résultats partiels annoncés par la commission électorale donnent le RDR et le PDCI au coude-à-coude avec les candidats indépendants, dont la percée est la grande surprise du scrutin.


22/04/2013

Côte d'Ivoire : Les échos des élections couplées régionales et municipales

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Côte d’Ivoire : Le calme et l'abstention premières grandes tendances des élections


Par kautcha | 21/04/2013 | 20:44:57

Abidjan le 21 avril 2013 © koaci.com – Selon les premières tendances, tout indique selon notre constat de terrain et nos informations, que cette journée électorale s'est déroulée dans le calme, peu d'incidents relevés pour l'heure mais, et ce sera peut être la grande leçon à retenir, une tendance générale de forte abstention. Les premiers chiffres annonceraient moins de 20% de participation.

Au lot des petits couacs du jour, à Koumassi, un affrontement a été évité de justesse entre les partisans de N’dohi Raymond et ceux de Cissé Bacongo au centre de vote de l’école primaire publique Mondon. Le cas aussi d'un fraudeur attrapé à Yamoussoukro. L’électeur Miézan Adelph Sylver, 37 ans placé en garde à vue dans les locaux de la préfecture de police de la capitale ivoirienne. Ce dernier a été interpellé pour cas de fraude dans le centre de vote de l’EPP Camp militaire au quartier Énergie. A Attecoubé un électeur a été quant à lui pris en flagrant délit de fraude avec deux bulletins de vote dans l’isoloir.

Nous avons choisi de nous intéresser particulièrement à la commune de Yopougon à Abidjan, "géante" dite acquise au parti du président Gbagbo, formation politique qui avait appelé au boycott du scrutin.

Les élections locales tant annoncées ont connu leur déroulement ce Dimanche 21 Avril, sur toute l’étendue du territoire ivoirien. Ces élections couplées Régionales et Municipales ont attiré l’attention particulière de tous dans cette journée dominicale. Les communes de Yopougon et d’Attecoubé que nous avons sillonnées aujourd’hui durant le vote, du moins dans les zones où nous nous sommes rendus, le constat est que le vote s’est passé dans une accalmie totale.

Aucun incident majeur n’a été signalé. Mais l’épineux problème du taux de participation qui était aussi une autre bataille de ces élections couplées, après l’appel du camp Gbagbo pour son boycott, pourrait entacher le scrutin en lui-même. Le constat est alarmant dans les quartiers des deux communes visitées, au soir de la fermeture des bureaux de vote à 17 Heures.

Quelques exemples de ce boycott qui ne dit pas son nom : A Yopougon , Toit rouge au groupe scolaire Offomou Yapo réputé plus grand centre du quartier , vous êtes d’abord accueilli par un désert humain aux enivrions de 16 H20 , soit à 40 mn de la fermeture du bureau de vote , où au bureau de vote 1 qui rassemble plus d’électeurs , avec 400 inscrits , n’a eu pour votant à l’heure indiquée , que 47 personnes. Ce chiffre est partout le même, de l’école Siporex5, au groupe scolaire de la Sogefia Kouté, en passant par l’école Gandhi vers le quartier Koweït, aucun bureau ne présente un chiffre dont le taux a atteint les 15% à 15 heures.

A Attecoubé, c’est pareil, dans le grand quartier d’Abobodoumé, où trois grands lieux de vote nous accueillent, c’est la désapprobation, chez les présidents des bureaux de vote. A l’Epp Abobodoumé Jérusalem 3, sur 336 inscrits au bureau de vote 5, seulement 96 ont voté, avant la fermeture des bureaux. Et là, le commissaire de la CEI dit que c’est le plus nombre élevé des 6 bureaux de votes identifiés dans l’école. Le président du bureau de vote de l’Epp Bad Ake Célestin, toujours à Attecoubé, Mr Dié tente de trouver des explications, à ce qu’il appelle un drame électoral. ‘ ‘Les ivoiriens refusent de voter parce qu’ils sont découragés des acteurs politiques, et aussi d’autres électeurs se sont faits enrôlés dans d’autres lieux, et avec la crise post-électorale ils ont changé de domicile, n’ayant aucune motivation, ils ne peuvent se rendre dans leur anciens lieux pour accomplir leurs droits civiques’’ essaie de justifier le délégué de la CEI.

En attendant la proclamation des véritables données par la Commission Electorale Indépendante (CEI) , dans les jours à venir , sur les résultats et le taux de participation , il faut remarquer que ces élections se sont passées dans les endroits visités sans heurts , mais il faut aussi signaler une plainte du PDCI à Yopougon au collège Offomou Yapo et au groupe scolaire Siporex 5 , parce que les membres du bureau de vote ayant constaté la faible affluence ont fait signer des procès verbaux avant l’heure de fermeture , ce qui a mis les représentants du candidat Doukouré Moustapha dans une colère demandant même l’annulation de ces PV. Mais les choses ont fini par rentrer dans l’ordre.

Même si le premier constat est relatif au calme et au faible taux de participation, sans nul doute par désintérêt des populations et manque d'implication dans les communes des élus dit normalement de terrain, tout indique que les ivoiriens vont pousser un ouf de soulagement de s’être dégagés de ces nombreux rendez vous politiques qui ont meublé la vie du pays de 2010 à 2013, avec son cortège de problèmes dont celui de la présidentielle muée en crise post-électorale et ayant fait plus de 3 000 morts selon l’ONU.

Avant de parler de divorce entre le peuple et ses élites politiques, la part belle irait au gouvernement qui au constat, a, pour l'heure, bel et bien réussi son pari.

Maintenant que les vainqueurs gagnent et que les perdants perdent pour voir la Côte d’Ivoire marcher vers le développement, seule gage de la prospérité des ivoiriens.

Donatien Kautcha


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Elections locales en Côte d'Ivoire: la participation au plus bas

La Côte d’Ivoire votait ce dimanche 21 avril pour des élections régionales et municipales, les premières depuis la crise post-électorale d'il y a deux ans. Au-delà des résultats, la question principale était celle de la participation. A la fermeture des bureaux de vote, celle-ci est très faible, notamment à cause de l’appel au boycott du FPI.

Dans l’un des six bureaux de vote du centre du groupe scolaire Les Aquarelles du nouveau quartier de Yopougon, à une demi-heure de la fermeture du scrutin, il y avait seulement 52 votants pour 368 inscrits, soit environ 15% de participation.

Une participation à l’image de ce qui s’est passé ailleurs. Dans une dizaine de centres de vote visités à Abidjan, seuls 30% des électeurs se seraient déplacés. Quelques bureaux de vote, comme à Treichville, approchent les 40% de participation. Les autres électeurs n’ont pas manifestement pas entendu l’appel du président ivoirien.

Elections dans le calme


Peu avant midi, Alassane Ouattara avait exhorté ses compatriotes à aller voter. Mais à Yopougon, fief du FPI, c’était sans compter sur l’appel au boycott lancé par la direction du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo. Des militants expliquaient que ces élections ne les concernaient pas.

Pour l’instant, aucun incident grave n’a été signalé. Seuls quelques problèmes de logistique ont provoqué des retards ce dimanche matin à l’ouverture du scrutin : absence d’encre indélébile, manque d’urnes, bulletins de vote mal aiguillés... Le temps perdu au début a souvent été récupéré à la fin de la journée. Les bureaux de vote ont en général fermé à 17h30, voire 18h, au lieu de 17h.

La sécurité de ces élections a été assurée par la police. Les FRCI et les gendarmes ne devaient intervenir qu’en cas d’incident grave, ce qui n’a pas été le cas. Les résultats complets de ces élections devraient être publiés d’ici le milieu de la semaine.


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Côte d'Ivoire : faible affluence aux élections locales boudées par le camp Gbagbo

Deux ans après la fin d'une crise postélectorale sanglante, des Ivoiriens étaient peu nombreux à retourner aux urnes, le 21 avril, pour des municipales et régionales marquées par le boycottage du parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, symbole d'une réconciliation en panne.

Mis à jour, le 21 avril à 16h15

Très peu d'Ivoiriens se sont rendus aux urnes , le 21 avril, pour les élections municipales et régionales. Double scrutin boycotté par le Font populaire ivoirien (FPI). Le parti de Laurent Gbagbo boycotte ces scrutins, les qualifiant de « mascarade ».

Le FPI exigeait une réforme de la commission électorale ainsi qu'une amnistie pour les crimes commis durant la crise de 2010-2011 et la libération de ses leaders emprisonnés, à commencer par son leader, détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l'humanité.

Le parti a toutefois dû annoncer la suspension de 15 de ses membres, dont plusieurs maires sortants, qui ont participé à la campagne en dépit de ses consignes. En l'absence du FPI, la bataille électorale a surtout crispé les relations entre les alliés au pouvoir, le RDR et le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ex-chef d'Etat Henri Konan Bédié, qui concourent la plupart du temps en rangs dispersés à ces locales.

Retards

A Abidjan, dans un bureau de vote du quartier populaire de Koumassi (sud), les électeurs ont commencé à voter plus d'une demi-heure après l'ouverture officielle à 7 heures( heures locales), en raison de retards dans l'installation du matériel électoral. Plusieurs dizaines de personnes attendaient leur tour.

Dans une école primaire du quartier d'Abobo, dans la partie nord de la capitale, le vote a démarré avec près d'une heure de retard, comme dans certains secteurs de Bouaké, la grande ville du centre du pays, où Robert Kouladé, chef communautaire d'une quarantaine d'années, a indiqué à l'AFP être venu accomplir son « devoir de citoyen » en espérant que « les Ivoiriens tirent les leçons du passé pour éviter tout dérapage afin qu'on puisse emprunter la voie de la démocratie vraie ».

Les craintes de troubles concernent notamment Abidjan et l'Ouest, région la plus instable et de nouveau en proie en mars à des attaques meurtrières d'hommes armés.

Selon une source onusienne, la mission des Nations unies dans le pays (Onuci) s'est aussi inquiétée du fait que certains hauts cadres de l'armée ivoirienne aient "soutenu de façon flagrante des candidats du RDR" ces derniers jours.

Ces élections sont les dernières avant la présidentielle de 2015 à laquelle, sauf surprise, Alassane Ouattara devrait se représenter. Le chef de l'Etat se flatte d'avoir en deux ans replacé la Côte d'Ivoire sur la scène internationale après une décennie de tourmente, fait largement progresser la sécurité et redémarrer l'économie.

Mais la pauvreté tarde à reculer, l'ampleur de la corruption est régulièrement dénoncée et le régime est accusé de privilégier une "justice des vainqueurs", aucune figure du camp Ouattara n'ayant été inquiétée pour les graves crimes commis durant la dernière crise.

La commission électorale estime pouvoir annoncer les résultats complets du double scrutin d'ici le milieu de la semaine prochaine.

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Faible participation en Côte d'Ivoire

Dernière mise à jour: 21 avril, 2013 - 18:32 GMT

Peu d’Ivoiriens se sont déplacés dans les bureaux de vote dimanche lors des élections municipales et régionales.

Ce sont les premiers scrutins locaux depuis 10 ans.

Les élections ont été marquées par le boycottage du parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, symbole d'une réconciliation en panne.

Malgré quelques retards dans l’organisation dans l’ouverture des bureaux, le scrutin s’est déroulé dans le calme.

Aux commandes depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui avait fait quelque 3.000 morts, le président Alassane Ouattara avait souhaité un vote "dans la paix".

Ces élections sont "importantes pour la gestion décentralisée du pays", a-t-il déclaré en votant à Abidjan.

Quelque 5,7 millions d'inscrits étaient appelés aux urnes en Côte d'ivoire, première puissance économique d'Afrique de l'Ouest francophone.

Le dépouillement des bulletins de votes devait débuter en fin de journée.

La commission électorale estime pouvoir annoncer les résultats complets d'ici le milieu de la semaine prochaine.

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Côte d'Ivoire : Les électeurs qui ont honte fuient l'encre indélébile !


Pour le reconnaitre ''' que Toungara soit habillé dans un boubou cousu ''' Telle était la proposition optative qui n'a jamais eu d'oreilles dans le staff technique du candidat Adama Toungara au point de confondre de nombreux électeurs particulièrement les analphabètes ce dimanche 21 avril jour des élections municipales. Car selon les témoignages recueillis par KOACI.COM dans plusieurs bureaux de vote, des électeurs sont sortis solliciter l'aide des agents de la CEI qui ne pouvaient non plus apporter le moindre coup de pouce aux fidèles de Toungara et aussi bien pour les différents autres candidats tous en course.

Et si par moment cette confusion occasionnait un antagonisme d'idée chez les membres de la CEI et les différents représentants des partis, les règles établies obligeaient toujours à abandonner les électeurs à leur propre sort.

Aussi ce dimanche, pour l'opprobre jeté sur les élections municipales, des électeurs sont très nombreux à fuir l'encre indélébile. On préfère voter incognito pour éviter les regards et les commentaires. Comme en témoignent les propos de Mr Aboki membre de la CEI dans un bureau de vote à Yopougon ''' Ils s'enfuient tous après avoir émarger. Ils ne souhaitent pas être marquer par l'encre. Et Ils ont surtout honte nous disent-ils ''''.

Et donc il s'en suit régulièrement une course poursuite entre membre de la CEI et électeur juste après la phase d'émargement. ''' On a même aspergé certains d'encre indélébile ''' nous raconte Kipré dans une vigilance sans faille et dans son travail de marquer les électeurs.

Adriel


Conclusion :
le taux de participation se situerait entre 10% et 20%.

Mais le magicien Youssouf Bakayoko (monsieur il n'est pas encore minuit) qui n'a pour référence que les élections organisées par un certain Laurent GBAGBO, déclare:

Youssouf Bakoyoko, Président de leur CEI sur RFI:
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"..le faible taux de participation est semblable à celui de 2001.

Les élections locales contrairement aux présidentielles n'ont jamais intéressées les ivoiriens "