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20/06/2014

Côte d'Ivoire - France : L'imposture de la France sous le couvert de Jean-Christophe Notin avec son livre "Le crocodile et le scorpion" sous titré "La France et la Côte d'Ivoire (1999-2013)"

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Comme dans les années 1900, lors de la pénétration française en Côte d'Ivoire, les français par l'entremise de leurs médias d'état et de certains soit disant écrivains et spécialistes de l'Afrique, essaient de travestir l'histoire sanglante de notre pays qu'ils ont planifié, organisé et mis en œuvre, pour se donner bonne conscience. Mais ce qui s'est passé dans les années 1900 avec Gabriel Angoulvant, qui pouvait seul raconter dans un bouquin ses exploits et traiter les noirs de sauvages, alors que lui les décapitait et mettait leurs têtes sur des poteaux, ne saurait prospéré en 2014, plus d'un siècle plus tard.

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Dieu merci, ils nous ont imposés leur langue, leur écriture et leur culture. Aujourd'hui, nous pouvons apporter la contradiction et dénoncer l'imposture. C'est pourquoi, nous réagissons à l'imposture de cet ouvrage "Le crocodile et le scorpion" sous titré "La France et la Côte d'Ivoire (1999-2013)" d'un certain Jean-Christophe Notin, qui vante les exploits de la politique malsaine française et des soldats français au mépris des victimes innocentes et de la souveraineté de notre pays.

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Je n'ai pas lu son bouquin, il ne m’intéresse pas, par contre son interview sur la radio RFI m'a intrigué. Et aujourd'hui, j'ai lu le post de quelqu'un qui a parcouru son roman et m'a motivé à écrire ce post. Ma façon à moi de dénoncer l'imposture de la France en Afrique et de réveiller la conscience de nos frères et sœurs.

L'interview de RFI

L'écrivain Jean-Christophe Notin, auteur du livre «Le crocodile et le scorpion»

(Par Christophe Boisbouvier)

Côte d'Ivoire : retour sur la bataille d'Abidjan et le jour où Laurent Gbagbo a été capturé. C'était il y a trois ans, le 11 avril 2011. Quel rôle précis ont joué les militaires français ? Jusqu'où sont-ils allés ? Jean-Christophe Notin a recueilli les témoignages de nombreux militaires français de l'opération Licorne. Aujourd'hui, il publie aux éditions du Rocher l'ouvrage Le crocodile et le scorpion.

« C’est une opération impliquant une cinquantaine de forces spéciales, plusieurs hélicoptères et qui a donc failli très mal tourner : les forces spéciales se sont retrouvées bloquées contre un mur comme pour un peloton d’exécution, l’affrontement a duré plusieurs heures, les Français ont failli enregistrer plusieurs pertes au sol mais également en l’air… »

On en sait désormais un peu plus sur le mode opératoire employé par les soldats de la Force Licorne pour pilonner la résidence de l’ancien président Laurent Gbagbo. Interroge par RFI, l’écrivain Jean Christophe Notin, auteur du livre « le crocodile et le scorpion » a fait des révélations sur les derniers combats autour de cette résidence.

Lors de la crise postélectorale ivoirienne, tout le monde se souvient des combats de la dernière semaine, mais vous nous dites que le premier bras de fer, c’est dès le mois de janvier pour le carburant, et il commence à la sortie d’Abidjan, sur l’autoroute du Nord.

Gbagbo, voulant éviter l’affrontement direct avec les Français a choisi la manière détournée d’instaurer un blocus en fermant à la fois le port et l’aéroport. Evidemment, la force française Licorne basée à Port-Bouët, à Abidjan, aurait pu se retrouver à court de carburant, adonc été obligée de constituer des convois très lourds avec des dizaines de blindés, de véhicules, et d’hélicoptères qui devaient gagner Bouaké, la zone à peu près sûr où on pouvait installer un pont aérien. Donc, ces convois passaient par la sortie Nord qu’on appelle le corridor Nord à Abidjan, où les forces pro-Gbagbo avaient installé un barrage.

Finalement, les convois français ont pu forcer les barrages sur l’autoroute du Nord ?

Oui, les Français ont une très grande expertise de ce genre d’événements grâce à la gendarmerie nationale. Les gendarmes mobiles, équipés de blindés ou delames pour pousser les éventuels véhicules au milieu. Les choses se sont relativement bien passées à chaque fois, mais on n’est pas passé loin à plusieurs reprises, d’incidents assez graves.

A partir du mois de février, le camp de Laurent Gbagbo perd des positions dans la ville, notamment à cause de ce commando invisible qui tend des guets-apens dans la commune d’Abobo. Sait-on aujourd’hui qui était derrière ce commando ?

Il y a eu beaucoup de fantasmes et de rumeurs sur le sujet. Maintenant que l’on dispose de l’analyse des services de renseignements auxquels j’ai pu avoir accès, on sait que c’était le légendaire IB (Ibrahim Coulibaly ; Ndlr) qui a participé à toutes les révoltes depuis une dizaine d’années. Il avait réussi à fédérer grosso modo, une centaine de partisans qui ont mené des opérations coups de poing contre les forces de sécurité.

En mars, c’est le bombardement d’un marché d’Abobo puis le vote du Conseil de sécurité pour des frappes anti-Gbagbo. Le 4 avril, les frappes des hélicoptères de Licorne et de l’Onuci commencent. Le camp Gbagbo résiste farouchement et vous dites que les pilotes d’hélicoptère sont alors pris du syndrome du Faucon noir.

Oui, avec un guetteur s’installant sur un toit et tirant au lance-roquette sur l’hélicoptère. C’est exactement ce qui s’est passé à Mogadiscio en1993. La chute du faucon noir. Ça a été une scène évidemment terrible qui aurait contre battu l’effet politique qu’on voulait pour l’opération.

Dans la nuit du 8 au 9 avril, il faut exfiltrer un diplomate britannique de sa résidence tout près de celle de Laurent Gbagbo. Quatre hélicoptères français sont engagés et vous dites qu’à ce moment là, les militaires français sont passés tout près de la catastrophe.

Oui, l’opération qui était encore inconnue à ce jour et que je révèle grâce à mes sources au sein des Forces spéciales. C’est une opération impliquant une cinquantaine d’éléments des Forces spéciales, plusieurs hélicoptères et qui a donc failli très mal tourner. Les Forces spéciales se sont retrouvées quasiment bloquées contre un mur, comme sur un peloton d’exécution. L’affrontement a duré plusieurs heures et les Français ont failli enregistrer plusieurs pertes au sol mais également en l’air. Les hélicoptères ont été impactés.

Ce qu’on apprend dans votre livre, c’est que lors d’un redécollage d’urgence, un hélicoptère tape un lampadaire et est sur le point de se crasher.

C’est pour récupérer les hommes au sol et éviter un risque considérable. Ils ont tapé ces lampadaires qu’ils ont d’ailleurs sciés et évidemment ça n’arrange pas la conduite d’un hélicoptère. Ça a failli donc tourner au drame.

Les Français comme les Frci pro-Ouattara sont à ce moment là surpris par la capacité de résistance du dernier carré de Laurent Gbagbo. Y avait-il seulement des soldats Ivoiriens dans le dernier carré ?


Non. Mais déjà, le dernier carré est constitué des meilleures troupes de Gbagbo. Le Cecos, la Garde républicaine, mais il y avait également beaucoup de mercenaires, libériens, quelques Angolais venus très très motivés par l’argent et par différentes substances que les Français ont pu retrouver sur place.

Des substances de quelle nature ?

Drogues #### comme si les soldats français n'en prennent pas ####

On arrive à la journée décisive du 11 avril. Comme les Frci n’arrivent pas à approcher la résidence de Gbagbo, c’est une colonne de blindés français qui fait la percée. Il est 11h45 et il y a cette phrase inoubliable dans votre livre, d’un officier français de la base opérationnelle de Port-Bouët au capitaine qui commande le premier blindé de la colonne: « Balance-moi ton putain d’obus dans le portail de cette baraque ».

Et c’est là qu’on voit une certaine exaspération à Paris qui veut absolument conclure ce jour-là. Et les blindés français ont montré la voie de Gbagbo. Les Frci ne suivent pas. Donc, le commandement français estime qu’il faut en plus pratiquer des ouvertures dans les murs pour être sûr que les Frci vont rentrer. D’ou, ce fameux Lieutenant-colonel qui donne l’ordre de ‘‘bréchage’’ qui est un terme indiquant les frappes sur le portail et les murs de la résidence de Laurent Gbagbo.

Derrière le portail, il y avait un anti-char ?

Oui, ça a été la grande découverte. C’était une arme anti aérienne qui n’était pas prévue et qui aurait pu tirer sur les assaillants si elle n’avait pas été détruite par le blindé français qui a tiré un deuxième coup.

La question que tous se posent évidemment, c’est qu’après le ‘‘bréchage’’, est ce que les Français ont participé à l’assaut de la résidence elle-même ?

Non, là, c’est vraiment la limite absolue qui a été donnée par le sommet de l’Etat : Ne pas entrer dans la résidence de Gbagbo. Et ça se comprend puisque la bataille est terminée. Donc, il n y a pas besoin d’engager des vies humaines françaises ou risquer des vies alors que Gbagbo, de toutes façons est coincé.

Mais qu’est-ce qui vous prouve que les Français n’ont pas participé à l’assaut final ?


D’après les témoignages que j’ai recueillis au sein de la résidence française qui était juste à côté, des troupes qui étaient engagées. J’ai rencontré ceux qui ont détruit le mur, qui ont fait le survol de la résidence. Ça m’étonnerait qu’une telle conjonction de témoignages n’aboutisse pas à la vérité. ### Quelle conjonction de témoignage ? Il n'y a que les français que tu interroges! ###

Laurent et Simone Gbagbo sont capturés, mais ce que vous dites, c’est qu’une fois l’assaut terminé, les Français vont rendre visite à cette fameuse résidence.

Oui, c’est une des surprises de ce livre. En soirée, quelques éléments français de différents services, Dgse, Gign, et l’ambassadeur se sont rendus sur place. Le but étant de vérifier le contenu des papiers de Laurent Gbagbo. ### et pourtant les français n'ont pas participé à l'assaut final, mais se retrouvent dans la résidence. foutaise!!!!!! ###

Et de ne pas seulement les regarder ?

On l’imagine. Il y a eu certaines Saisies ### comme l'opération "baracouda en Centrafrique", les français devaient récupérer tous les documents compromettants à la résidence et cela ne pouvait pas être fait après le passage des FRCI de Ouattara, mais bien avant. ###


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La réaction de Théophile Kouamouo, qui a lu le bouquin.


"Le Crocodile et le scorpion" de Jean-Christophe Notin : un livre de désinformation sur les relations entre la France et la Côte d'Ivoire

C'est un bouquin dangereux pour les générations futures, qui tente de réécrire l'Histoire récente et multiplie les absurdités grossières et les contre-vérités. Ce qui ne l'empêche pas de s'imposer en France comme un « livre de référence » dont on peuplera les bibliothèques et instituts spécialisés. Et pourtant !

A quoi cela sert-il donc de « faire de la publicité »à un ouvrage que l'on estime à la fois malhonnête, dangereux et souvent totalement à côté de la plaque ? Telle est la question que l'on peut se poser en s'engageant dans la lecture de cet article consacré au livre « Le crocodile et le scorpion » de Jean-Christophe Notin, sous-titré « La France et la Côte d'Ivoire (1999-2013) ». Pourquoi contribuer à rendre célèbre des écrits qui participent d'une entreprise de travestissement de l'histoire récente de la Côte d'Ivoire, dans le but de dédouaner une ancienne puissance coloniale pourtant grandement responsable du chaos qui y a régné pendant une longue décennie ?

D'abord et avant tout parce qu'il est impérieux de déconstruire les techniques manipulatoires de ce qu'il faut bien appeler une « littérature des services ». Comme nombre d'ouvrages précédents dans la même veine, « Le crocodile et le scorpion » se caractérise par une série d'erreurs grossières, qui trahissent la méconnaissance grossière du sujet par son auteur, qui croit pallier son ignorance en se servant de fiches et d'entretiens avec des « sources » exclusivement issues de la diplomatie, de l'armée et des agences de renseignement hexagonales. Sans surprise, il se livre à un révisionnisme honteux et maladroit de l'histoire récente, en remettant en cause des faits désormais établis sans grand risque, dans la mesure où un grand nombre de ses lecteurs, qui ne savent pas, vont le croire sur parole. Et qu'un petit nombre d'entre eux, qui savent, vont se demander à quoi bon faire de la publicité à un livre qui ne le mérite pas...

Et pourtant. A ne pas démasquer l'imposture du livre de Notin, on court le risque de le laisser prospérer comme « ouvrage de référence », comme le considère déjà l'émission « Le Dessous des Cartes » diffusée sur la chaîne de télévision franco-allemande Arte et largement ventilée dans les bibliothèques universitaires du monde entier.

Comment être « spécialiste » d'un pays qu'on ne connaît pas du tout

Accabler Gbagbo, encenser Ouattara, dédouaner la France et saupoudrer le tout « d'ivoirité ». La recette utilisée par Jean-Christophe Notin aux fins de planter le décor ivoirien n'est pas nouvelle. Mais à vouloir expliquer un contexte qu'il ne maîtrise pas, l'auteur se couvre de ridicule. Petit florilège non exhaustif.

- En page 19, Notin écrit que Ouattara a pris « un peu plus d'étoffe » en 1994 en créant le RDR. Or, c'est Djéni Kobina qui a créé le RDR en question, dont Ouattara n'a pris la tête qu'en 1999.

- En page 20, il essaie d'expliquer qu'Alassane Ouattara a été burkinabé sans vraiment l'être dans un développement confus et sacrément inexact. Pour les besoins de sa cause, il va jusqu'à dire que Ouattara doit « sa nationalité burkinabée » qui n'a tenu qu'à « des circonstances particulières » à... Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir en 1987. Alors qu'Alassane Ouattara a été enregistré comme étudiant burkinabé aux Etats-Unis dans les années 1960 et a été vice-président de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) au titre du Burkina Faso dès 1983.

- En page 36, l'auteur écrit, sans sourciller, qu'un second tour a eu lieu lors de la présidentielle de 2000, ce qui est rigoureusement faux, et que c'est suite à ce second tour que Gbagbo a été élu. Or Gbagbo a été élu, en 2000, au premier tour face au général Guei.

- En page 37, il invoque un « entre deux tours » lors des élections législatives, ce qui est d'autant plus grotesque que les lois ivoiriennes prévoient que ce scrutin soit un scrutin à un tour.

- En page 38, il prétend que Simone Gbagbo a fait plus de prison que son mari, ce qui est flatteur mais faux.

Toujours à la page 38, il écrit que le couple Gbagbo était membre de l'église Foursquare, ce qui est faux (ils étaient membres de l'église Schékina Glory de Moïse Koré). Et que le fondateur de Forsquare, c'est... « Papa nouveau », qu'il confond manifestement avec Sévérin Kacou. A la page 211, - il confond le pasteur Moïse Koré et Koné Malachie.

- A la page 75, Christophe Notin apprend au lecteur médusé que Charles Blé Goudé est « souvent secondé » par Jeannette Koudou, la sœur de Laurent Gbagbo, qui a l'âge d'être sa mère... et qui n'appartient ni de près ni de loin au mouvement des Jeunes Patriotes.

- En page 123, il indique qu'en novembre 2004, Désiré Tagro était le directeur de cabinet de Gbagbo, alors qu'il était Conseiller spécial aux Affaires juridiques et porte-parole de la présidence.

- En page 236, il affirme doctement que Marcel Gossio, alors directeur du Port autonome d'Abidjan, était ministre de l'Economie dans le gouvernement Aké N'Gbo. En réalité, par méconnaissance des hommes et du contexte, il le confond avec Désiré Dallo, directeur du Port autonome de San Pedro devenu effectivement grand argentier dans le dernier exécutif de Gbagbo.

Un Français qui ne connaît pas le mode de scrutin lors des élections législatives américaines, qui se trompe sur les fonctions officielles des collaborateurs d'Obama, sur le nom de son pasteur, sur le parcours de son épouse et la genèse d'une des principales forces politiques en présence peut-il s'ériger en spécialiste des Etats-Unis ? Non. Mais quand il s'agit de l'Afrique francophone, toutes les impostures sont possibles. N'importe qui, actionné par les réseaux les plus glauques d'une diplomatie néocoloniale qui veut se faire passer pour une oie blanche et diffuser sa propagande, peut surgir et bénéficier, à Paris, d'une « respectabilité » refusée à des auteurs africains maîtrisant mieux leur sujet, où à des Français qui tentent de pousser leurs compatriotes à se poser les bonnes questions.

Une réécriture grotesque de l'histoire récente

Il faut croire que les livres d'auteurs comme Charles Onana, les documentaires engagés comme ceux de Sidiki Bakaba (« La victoire aux mains nues ») et Hanny Tchelley (« Un homme une vision ») ainsi que le patient travail journalistique exercé localement avec fort peu de moyens dérange la France officielle, qui n'a pas été habituée, au cours des crises africaines où elle est intervenue depuis les indépendances, à un tel répondant. Le Crocodile et le Scorpion (qui cite d'ailleurs Le Courrier d'Abidjan et Le Nouveau Courrier pour les diaboliser) est un livre de « riposte ». C'est un ouvrage qui tente, même s'il s'en défend mal, de réhabiliter une version officielle de l'Histoire dans laquelle la bonne France serait un crocodile qui aurait essayé de transporter le scorpion (la Côte d'Ivoire) d'une rive à l'autre du fleuve mais se serait vue piquer par son dard ingrat. La thèse épouse donc la matrice idéologique de la « négrologie », selon laquelle l'Afrique se suicide, prise de convulsions irrationnelles, en dépit de la bonne volonté de ses sauveurs mal récompensés. La France est gentille ; le Burkina Faso innocent ; Ouattara adorable ; Gbagbo méchant et manipulateur. On connaît la chanson ! Une chanson que l'interprète Notin ne parvient pas à mettre en musique. A vouloir raconter une histoire qui n'existe pas, il défend des mensonges que leurs auteurs initiaux ont déjà abandonné, dit une chose et son contraire, ment éhontément là où des images parlent d'elles-mêmes... Son échec à bâtir un mensonge solide est réjouissant : il nous indique qu'au match de l'Histoire, la grande, les révisionnistes à la petite semaine ont déjà perdu.

Une vieille version du 19 septembre 2002 que même les rebelles ne racontent plus

Dans son « livre de référence », Notin raconte, sans trembler, une version de l'attaque du 19 septembre 2002 – qui marque le début de la rébellion armée – que les rebelles eux-mêmes ont contredite, après l'avoir laissée prospérer quand ils en avaient besoin. « Dans la nuit, 750 « zinzins », l'ancienne garde rapprochée du général Gueï, qu'il avait recrutés dans sa région natale de l'ouest et qui ont été remerciés par Gbagbo le 18 septembre, ont attaqué la caserne d'Agban à Abidjan. Mais des troubles sont aussi signalés dans le nord et le centre où le succès est foudroyant puisque les grandes villes de Bouaké et Korhogo sont investies. Le flou entoure les responsables, mais Gbagbo, lui, ne s'embarrasse pas pour les ranger dans le même sac bushien des « forces du mal » », écrit-il. Avant d'ajouter que les rebelles que découvrent (?) les Français en arrivant à Bouaké n'ont « rien à voir avec les « zinzins » d'Abidjan ».C'est sur le site de Guillaume Soro himself que cette version des « deux mouvements » est totalement infirmée. « Dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 septembre 2002, ont été attaqués simultanément le camp militaire d’Akouédo, l’école et le camp de gendarmerie d’Agban, l’école de Police, le centre émetteur d’Abobo à Abidjan par des soldats ivoiriens rentrés d’un exil forcé. Les camps militaires de Korhogo, de Bouaké n’ont pas été épargnés. Les premiers crépitements des armes ont été entendus vers 23 heures 30 à Abidjan et les combats ont duré toute la nuit jusqu’au petit matin. Après d’âpres combats dans la ville d’Abidjan, les mutins se replient sur Bouaké et Korhogo », peut-on lire sous la signature de Hussein Kouamé, un rédacteur rémunéré par l'ancien chef rebelle. Soro lui-même a écrit dans son livre « Pourquoi je suis devenu un rebelle », paru en 2005 et qui figure pourtant dans la bibliographie revendiquée par Notin : « Notre plan d'attaque du 19 septembre 2002 a ciblé trois villes ivoiriennes : Korhogo au nord, Bouaké au centre et Abidjan, la capitale économique, au sud. Un chef militaire différent a été nommé pour chacune de ces trois villes. (...) Messemba Koné dirigeait l'attaque sur Korhogo. À Bouaké, le chef militaire était Diarrassouba Oumar dit Zaga-Zaga. Il est décédé accidentellement fin septembre. À Abidjan, le responsable militaire qui coordonnait les opérations s'appelait Ouattara Yssouf, dit Kobo. Voulant surprendre, nous avons décidé l'attaque simultanée des trois villes. Plusieurs jours avant ces attaques simultanées, nous nous sommes infiltrés dans chacune de ces localités. (…) Nous avons rapidement pris Bouaké et Korhogo. (…) Mais l'attaque d'Abidjan fut un échec, notamment par manque de munitions. Le coup a été tenté avec de faibles moyens. Nous comptions nous renforcer avec des armes stockées dans les casernes des FANCI que nous envisageons de prendre. Dans la capitale économique, ce plan n'a pas suffisamment fonctionné ». Manifestement, le plan de désinformation de Notin ne fonctionne pas mieux.

Prendre Abidjan avec quelques kalachs ?

Les spin doctors de l'armée et de la diplomatie française ont bâti une bonne partie de leur communication sur le conflit ivoirien autour du postulat selon lequel c'est la France qui, en s'interposant entre « Gbagbo » et les rebelles, lui ont sauvé la mise en 2002. C'est également ce que fait Notin en mettant en exergue les propos du commandant Luc Courcelle, du groupement de commandos parachutistes, qui a « infiltré » le MPCI dès la fin de l'évacuation des Français de Bouaké. Les rebelles pouvaient « atteindre Abidjan sans la moindre difficulté » s'ils le voulaient, explique-t-il en omettant de rappeler qu'ils n'ont pas pu prendre la capitale économique ivoirienne alors qu'ils bénéficiaient de l'effet de surprise. Par la suite, tout aussi soucieux d'innocenter le Burkina Faso de Blaise Compaoré, il invoque « la modicité de l'armement des rebelles : des kalachnikovs principalement, et deux missiles sol-air SA-7 en guise de matériel de pointe » qui écartent « résolument » la thèse du « soutien massif d'un pays étranger ». L'officier supérieur français, et l'auteur qui relaie ses propos, veulent-ils nous faire croire qu'avec des kalachs, quelques centaines d'hommes peuvent prendre et conserver une ville de plusieurs millions d'habitants sur le qui-vive et qui ne les attend pas les bras ouverts ? Certes, il s'agit de l'Afrique. Mais un peu de sérieux tout de même... De contradiction en contradiction, Notin finit par relayer les propos d'un colonel de la force Licorne, racontant l'état d'esprit des Français avant l'offensive loyaliste de novembre 2004. « La valeur militaire des Forces nouvelles était nulle (…) Elles allaient déguerpir avec le trésor qu'elles avaient amassé pendant deux ans ». Alors, super soldats ou super nullards ?

La thèse de l'innocence du Burkina et de Ouattara contredites par les rebelles eux-mêmes

« Que Compaoré soit lui-même l'instigateur de la crise, qu'il ait directement armé et financé les rebelles est impensable. Il affectait depuis quelques années de se présenter comme le vieux sage de l'Afrique de l'Ouest, ce n'était pas pour fomenter un coup d'Etat », écrit Christophe Notin. Il se trouve pourtant que les principales figures de la rébellion elle-même admettent le rôle central de Compaoré dans leur aventure guerrière. Une confidence directe de Guillaume Soro au quotidien Libération, édition du 25 juillet 2012, indique pourtant que le président burkinabé était au cœur de l'affaire dès le commencement. «C’est moi qui ai trouvé le nom de notre mouvement. J’avais songé au MRCI, Mouvement révolutionnaire de Côte-d’Ivoire. Mais Blaise Compaoré m’a dit que cela rebuterait l’opinion internationale», confiait ainsi l'ancien chef rebelle au journaliste Thomas Hofnung, également spécialiste des questions militaires. Ce dernier poursuivait son article en présentant Compaoré comme le « vrai parrain des rebelles qui ont préparé leur coup à Ouagadougou ». Dans des confidences filmées avant sa mort, et largement diffusées sur YouTube, Ibrahim Coulibaly dit « IB » dit avoir « monté le 19 septembre » et « préparé ses hommes pendant près de six mois » à partir du Burkina Faso grâce à l'aide de Blaise Compaoré.

Dans la confusion de ses propos, Notin va jusqu'à admettre que le Quai d'Orsay suit « largement le chef d'Etat ivoirien dans ses accusations à l'encontre du Burkina » et qu'au sein de l'état-major français, « une tendance » imputait « la responsabilité de la rébellion au Burkina Faso et plus particulièrement à son président que certains appelaient « le tueur malin » ». Ainsi donc, en dépit de sa présence multiforme en Afrique, l'armée française se trompait du tout au tout sur les détails « techniques » de la préparation de la rébellion en Côte d'Ivoire et il faudrait plutôt croire un auteur dont les propos sont démentis par tous....

Une version des faits renversante sur les événements de novembre 2004

Bien entendu, l'auteur de « Le Crocodile et le Scorpion » tente d'imposer la thèse selon laquelle Gbagbo (ou plutôt l'un des membres de son entourage) a bel et bien donné l'ordre de bombarder des soldats français lors de l'opération « César » ou « Dignité » dont l'objectif était de détruire les infrastructures militaires de la rébellion et de l'obliger à revenir avec modestie sur le terrain de la négociation. Pourtant, tout à ses contradictions, il donne des informations qui tendent à indiquer plutôt que la France avait prémédité une action pdur empêcher toute éventuelle reconquête militaire des loyalistes.

A la page 73 de son livre, il révèle ainsi que les Français, après la mise en place de la « ligne de non-franchissement » coupant le pays en deux, avaient annoncé les couleurs dès début 2003. « Le message est plusieurs fois répété par les Français : aucune intrusion, d'un côté comme de l'autre, ne sera tolérée. Que Gbagbo en particulier s'avise de faire usage de son aviation pour bombarder des civils, ses aéronefs seront détruits ». Bien entendu, la référence aux « civils » est purement rhétorique. C'est l'interdiction de reconquérir Bouaké, territoire ivoirien, par la force armée légitime, et la menace de destruction des Sukhoï et MI-24, qu'il faut retenir. A la page 124, il raconte une conversation entre Chirac et Gbagbo le 3 novembre 2004. « Ecoute Laurent, dit le président de la République, nous sommes très ennuyés à Paris. Si tu franchis la ligne par la force, il va y avoir des morts. Je dois te dire que nous, Français, nous avons un mandat de l'ONU qui nous obligera à t'empêcher de passer. C'est ça que tu veux ? Des blindés français contre des soldats ivoiriens ? (…) On va vous tirer dessus ! », menace-t-il très explicitement.

Finalement, les menaces françaises sont mises à exécution à cause de la témérité ivoirienne. Mais Notin explique, conformément à la version officielle française, que cela n'a eu lieu que parce que des soldats français ont été tués par l'aviation ivoirienne – en dépit du caractère rocambolesque de cette thèse. De manière assez surprenante, Notin écrit, page 131, que « la vérité est que Gbagbo a lancé son offensive avec la bénédiction tacite de Licorne qui, par diverses voies, lui a garanti sa passivité à condition qu'il fasse vite et qu'il n'attente ni aux Français ni à l'ONUCI ni aux civils ». A moins que Licorne ne soit pas assujettie au chef suprême des armées françaises, Jacques Chirac, il y a là une insurmontable contradiction... Masochiste, Notin donne le bâton pour se faire battre en se servant momentanément de son cerveau. « La véritable énigme de Bouaké reste donc irrésolue : comment les aviateurs, qui viennent de bombarder des Français, osent-ils revenir se poser à quelques dizaines de mètres d'une de leurs unités équipées de missiles Milan, dont ils connaissent parfaitement la présence ? D'autres argueront des réserves de carburant, mais une fois de plus, les aviateurs ne courent pas ; ils regagnent tranquillement leurs quartiers. (…) Voilà bien la preuve ultime, pour les critiques, de la culpabilité de la France : les pilotes ont un sentiment d'impunité parce qu'ils ont obéi à un ordre plus ou moins direct des Français », écrit-il, avant de rejeter cette thèse. Et de s'accrocher au témoignage anonyme de celui qu'il présente comme « un très proche conseiller de Gbagbo » qui lui a été rapporté par « un conseiller de Chirac » sans plus de précision. Selon ce témoignage anonyme de seconde main donc, Gbagbo aurait lancé, la veille des événements de Bouaké, à la cantonade, lors d'agapes « dignement arrosées » qu'il fallait « donner une leçon » aux Français. « Dans l'énivrement et l'émulation, que les durs de son entourage aient alors imaginé le satisfaire en faisant donner les Sukhoï n'est pas invraisemblable », écrit Notin. En réalité, ce qui est le plus vraisemblable est que Paris a mis à exécution des menaces plusieurs fois réitérées en « créant » dans la précipitation une « opportunité », une « justification » pour son intervention...

Théophile Kouamouo


13/09/2013

Côte d'Ivoire : Les Profils des futurs candidats présidentiels du régime après Ouattara

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Jean-Louis Billon,
un patron ministre porté par son clan


Jean-Louis Billon est un cas d'espèce en Côte d'Ivoire. Héritier de l'empire Sifca, premier groupe privé fondé par son père, Pierre Billon, il est réputé pour ne pas cultiver de réseaux dans un pays où la cooptation et la culture du carnet d'adresses font figure de règles absolues. A 49 ans, cet homme d'affaires formé aux Etats-Unis se suffit à lui seul, son poids économique à la tête d'une société comptant 17 000 salariés en faisant l'interlocuteur incontournable de la classe politique ivoirienne comme des investisseurs étrangers.
Malgré ses connexions hétéroclites et sa volonté de rester un esprit indépendant, Jean-Louis Billon n'a eu aucune difficulté à intégrer, fin 2012, le gouvernement de Daniel Kablan Duncan comme ministre du commerce. Cette entrée au sein de l'exécutif n'a pas bouleversé son premier cercle. Ce fondu de Formule 1 continue de s'appuyer essentiellement sur sa famille, ses amis issus de son fief de Dabakala (centre) ainsi que sur des collaborateurs formés au sein de Sifca. Ces relations suffiront-elles à satisfaire un dessein politique plus ambitieux ? Rien n'est moins sûr…

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Hamed Bakayoko,
un fidèle d'ADO qui soigne ses amitiés


Actuel ministre de l'intérieur, Hamed Bakayoko a forgé ses réseaux tout au long d'une carrière l'ayant amené à siéger sans discontinuer depuis dix ans sur les plus hautes marches de l'exécutif ivoirien. Membre influent du RDR et fidèle du couple présidentiel, il se pose aujourd'hui comme l'une des figures incontournables de l'entourage d'Alassane Ouattara. Délogé du ministère des NTIC et de la communication pour diriger celui de l'intérieur après la crise postélectorale, cet ancien journaliste et patron de presse a conservé de solides amitiés dans ce secteur. Nombre de ses relations pilotent aujourd'hui les principaux médias de Côte d'Ivoire.
A 48 ans, Hamed Bakayoko fait surtout office de véritable sécurocrate du chef de l'Etat. Faisant preuve d'un certain zèle dans cette mission, il passe pour être le principal pourfendeur des pro-Gbagbo, et a placé ses hommes aussi bien au sein de la franc-maçonnerie (dont il est membre) qu'à la tête des institutions sous la tutelle de son département (surveillance du territoire, renseignement, police…). Son statut de numéro deux du gouvernement et ses ambitions présidentielles ont forcé Hamed Bakayoko à ripoliner son image ces derniers mois en réfrénant son penchant décrié pour la fête. S'il a pris ses distances avec le milieu des boîtes de nuit qu'il a longtemps côtoyé, le ministre d'Etat n'en conserve pas moins de nombreuses relations dans le show-business ou le monde du sport, dont il raffole toujours.


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Guillaume Soro,
du battle dress au complet veston


Les multiples costumes qu'il a endossés, depuis son engagement estudiantin jusqu'à la présidence de l'Assemblée nationale en passant par celui de chef rebelle, ont permis à Guillaume Soro de se forger des réseaux aussi nombreux qu'hétéroclites. Formés en une décennie à peine, ceux-ci embrassent les domaines militaire, institutionnel ainsi que les milieux d'affaires, un cas assez rare dans la Côte d'Ivoire post-Félix Houphouët-Boigny.
Au cours de sa rapide ascension, le deuxième personnage de l'Etat ivoirien, 41 ans, n'a cessé de s'entourer d'une poignée de collaborateurs ayant fait leurs premières armes à ses côtés. Si cette fidélité répond aux valeurs de loyauté sous-tendues par son ethnie Senoufo, elle sert surtout la stratégie de conquête du pouvoir entreprise par Guillaume Soro, dauphin constitutionnel d'Alassane Ouattara.
Ministres, chefs de commandement militaire ou dirigeants d'institutions publiques, ces "frères d'armes", tels Souleymane Koné, Moussa Dosso, Hervé Touré ou Issiaka Ouattara, occupent aujourd'hui des postes au sommet de l'Etat ivoirien. Tous vouent une admiration pour le combat mené par celui qui s'est opposé au concept "d'Ivoirité" puis aux régimes successifs de Robert Guéï et de Laurent Gbagbo. Ces personnalités permettent à Guillaume Soro, premier ministre sans discontinuer de 2007 à 2012, d'étendre son influence à tous les domaines stratégiques.
A cette garde rapprochée viennent se greffer des amitiés que l'histoire chaotique de la Côte d'Ivoire ces dix dernières années a scellées. Outre le couple présidentiel, la galaxie de l'ancien chef de guerre s'est enrichie de nombreuses personnalités comme Mustapha Chafi, le conseiller spécial du président burkinabè Blaise Compaoré, l'architecte Pierre Fakhoury, ou encore de plusieurs figures issues du Rassemblement des républicains (RDR), dont Guillaume Soro convoite la tête dans l'hypothèse d'une course à la présidentielle en 2020.

par la lettre du continent, le titre est de nous.

04/04/2013

Côte d'Ivoire: Com' 2.0 pour le présidentiable Soro

Livres, documentaires et forte présence sur les réseaux sociaux permettent à Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblée nationale, de continuer à occuper le terrain.

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A défaut de recourir à une agence professionnelle, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, désormais affublé du surnom de "PAN" à travers tout le pays, mobilise ses équipes pour veiller à son image de jeune présidentiable très au fait de son époque. Une vingtaine de jeunes sont chargés d'œuvrer à sa communication en animant ses différents comptes sur les réseaux sociaux. Cette stratégie de légitimation médiatique passe également par la multiplication de projets de livres et de documentaires sur ses actions passées et futures. Utilisateur frénétique de Twitter et de Facebook, l’ancien leader des Forces nouvelles (FN) s’est ainsi rapproché du cinéaste congolais Balufu Bakupa-Kanyinda en vue de réaliser un film documentaire sur son parcours d’ex-chef rebelle passé au rang de dauphin présidentiel. Le 23 mars à Paris, le réalisateur a évoqué ce projet avec l'idéologue des FN, Ibrahima Sy Savané, ex-ministre de la communication et actuel président de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA).

De son côté, l’ancien animateur vedette de la télévision ivoirienne, Yves Zogbo Jr, s’est vu confier un projet visant à créer une chaîne parlementaire sur le modèle de la chaîne d’actualité politique LCP de l’Assemblée nationale française. Après son livre d'entretiens paru chez Hachette en 2005 (Pourquoi je suis devenu un rebelle), Guillaume Soro planche actuellement sur la publication d’un nouvel ouvrage. Ce dernier visera à retracer son expérience de premier ministre de 2007 à 2012 et de chef des opérations militaires ayant permis d’installer Alassane Ouattara à la présidence en avril 2012.


par la lettre du continent n°656 du 03/04/2013